Dans une vidéo diffusée dimanche 4 janvier, filmée devant le centre commercial Alaeddin de Téhéran, on voit des agents de sécurité s'affronter à des commerçants et leur lancer des gaz lacrymogènes. Un important dispositif de sécurité est également déployé au Grand Bazar de Téhéran, où des agents du régime iranien et d'autres forces répressives ont été déployés dans la zone des vendeurs de tissus et dans plusieurs autres parties du bazar. Ils tentent, par des menaces et des intimidations, de contraindre les commerçants à rouvrir leurs boutiques.
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Lors de la plus importante vague de manifestations antigouvernementales en Iran ces trois dernières années — déclenchée par la détérioration des conditions économiques et la hausse du coût de la vie, au cours de laquelle plusieurs personnes ont été tuées et des centaines arrêtées par le régime iranien —, le président américain Donald Trump a déclaré que si des manifestants en Iran étaient pris pour cible, les États-Unis interviendraient pour les sauver.
La réaction du régime iranien fut extrêmement virulente. Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, a insisté sur le fait que Donald Trump devait savoir que toute intervention américaine dans cette « affaire intérieure » engendrerait une instabilité dans toute la région et nuirait aux intérêts de Washington. Parallèlement, Ali Shamkhani, conseiller du guide suprême, a averti que la sécurité nationale de l'Iran constituait une « ligne rouge » et que toute ingérence visant ce pays sous de faux prétextes se verrait imposer une riposte cinglante avant même d'avoir atteint son but.
Dans ce contexte, la question se pose de savoir où mènent les développements actuels et quels scénarios attendent l'Iran.
Ce n'est pas la première fois que le peuple iranien exprime son mécontentement envers le régime en place. Les fortes pressions économiques, d'une part, et les conflits et interventions coûteux du régime iranien dans des situations régionales comme au Liban, au Yémen et à Gaza, d'autre part, ont entraîné des sanctions et un isolement international, imposant de lourdes conséquences sur le quotidien des Iraniens.
Le programme de bombe nucléaire du régime iranien a englouti des centaines de milliards de dollars de ressources nationales au cours des dernières années.
Bien que les manifestations actuelles aient pris une nouvelle forme, elles restent fidèles aux manifestations précédentes qui réclamaient la liberté, une participation politique plus large, l'amélioration des conditions économiques et la fin du régime des mollahs. Pour réprimer les mouvements de protestation, le régime iranien recourt à ses méthodes habituelles : répression, exécutions et violences meurtrières à l'encontre des manifestants.
Il s'agit de la première vague de manifestations suite à la récente guerre entre le régime et Israël, un conflit qui a engendré d'importants dégâts, des assassinats ciblés et une vague d'indignation populaire. Ces manifestations interviennent dans un contexte de pression internationale croissante sur le régime en raison de son intervention terroriste dans la région.
Aujourd’hui, le régime iranien se trouve dans une situation extrêmement critique et fragile ; il est assiégé économiquement et diplomatiquement, et ses relations, non seulement avec les pays de la région mais aussi avec de nombreux acteurs internationaux, sont marquées par la tension. Les attaques contre des navires, leur saisie et ce que l’Occident appelle des « actions maritimes déstabilisatrices » ont accentué cet isolement.
Dans ce contexte, l’avertissement américain signale l’entrée dans une nouvelle phase qui ne permet plus au régime d’intervenir librement où bon lui semble ni de continuer à réprimer impunément les manifestations intérieures tout en se considérant comme la puissance incontestée de la région.
La position de la communauté internationale concernant le programme balistique, le dossier nucléaire et le réseau de forces supplétives de Téhéran dans la région est indissociable de la récente vague de protestations. Si les mouvements de protestation précédents ont également été réprimés avec violence, la réaction récente des autorités iraniennes aux manifestations actuelles montre que Téhéran tente de reprendre l'ascendant en recourant à des mesures de contre-pression. L'expérience a démontré que le régime iranien n'abandonnera jamais la répression de son peuple, l'ingérence dans les affaires des pays de la région et l'exportation du terrorisme.
Le régime est entré dans une phase de grave instabilité et d'incapacité à rétablir l'équilibre. Cette situation se déroule dans un contexte de convergence d'intérêts régionaux et internationaux qui s'étendent progressivement, contraignant le régime iranien à en tenir compte, car le sort de tels systèmes est clair pour tous.
Contrairement à l'opinion publique, le régime de Bachar el-Assad s'est effondré rapidement, alors même que, jusqu'à quelques semaines avant sa chute, beaucoup le croyaient invincible. Aucun régime dictatorial, qu'il soit religieux ou militaire, ne peut résister à la volonté de son peuple.
L'histoire a montré que les peuples ne retourneront à aucune forme de dictature, qu'elle soit monarchique ou religieuse.
Le régime est sur la voie de l'effondrement et l'Iran se prépare progressivement à une nouvelle ère. Le changement ne se fera peut-être pas du jour au lendemain, mais les événements actuels montrent que le peuple iranien n'est pas seul.
En conséquence, on peut dire que le régime iranien est entré dans une période comparable à l'agonie, une période qui mènera inévitablement à des transformations structurelles, au démantèlement des fondements idéologiques et de la structure globale du système dirigeant, et qui poussera l'Iran vers la démocratie.
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