mardi 6 janvier 2026

Le grand soulèvement du bazar de Téhéran : Affrontements de rue et courses-poursuites avec les cris de « Liberté ! Liberté ! Liberté ! », « C’est l’année du sang, Seyed Ali (Khameneï) sera renversé ! »

 • Les commerçants du bazar résistent aux attaques brutales et aux gaz lacrymogènes des forces répressives et manifestent dans différents quartiers de Téhéran.

• Funérailles des martyrs Malekshahi : une foule nombreuse se rassemble en lançant : « A bas Khamenei ! ». Grèves et affrontements à Shahrekord.

Le mardi 6 janvier 2026, dixième jour du soulèvement national, la flamme de l’insurrection, portée par la gronde des commerçants du Bazar et la révolte de la jeunesse au cœur de la capitale, marque une nouvelle étape dans l’insurrection contre la dictature religieuse. Ce soulèvement a jusqu’à présent touché 110 villes et 32 martyrs ont été identifiés. Une grande partie du Grand Bazar de Téhéran, incluant Sarayé Melli, bazar Soltani, bazar Parsian, bazar des orfèvres, Bayn-ol-Harameen et Sabzemeidan, s’est mise en grève générale. Les commerçants ont entamé leurs manifestations en fermant leurs boutiques. Les forces répressives, qui tentaient d’empêcher les manifestations depuis le matin en déployant des canons à eau, des agents en civil et une vingtaine de bus de police devant le passage Alaeddin et à divers endroits du marché, ont été débordées par l’afflux massif de manifestants.

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Les manifestants ont défilé en scandant « Liberté ! Liberté ! Liberté ! » et « C’est le mois du du sang, Seyed Ali (Khameneï) sera renversé ! ». Les milices du régime ont brutalement agressé des passants et tenté de disperser la foule en tirant sans relâche des gaz lacrymogènes et en faisant exploser des bombes sonores dans le marché Bouzarjomehri. La quantité de gaz lacrymogène était telle qu’elle rendait la respiration impossible, mais les jeunes, courageux, ont riposté en allumant des feux et en brûlant des poubelles. Les violents affrontements entre la population et les forces de l’ordre se sont étendus du carrefour de Galoubandak jusqu’aux marches de Nowruz Khan et au Bazar d’Ahangaran (Marcher des ferrailleurs). Des affrontements ont également eu lieu entre la population et les forces de sécurité dans la rue des Karbalaïha.

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Parallèlement, d’importantes manifestations se sont déroulées à Sari, Choghamish à Dezful, Bojnourd et Shahrekord. À Shahrekord, des affrontements ont éclaté entre la population et les forces spéciales, tandis que les manifestants scandaient des slogans antigouvernementaux. La police avait bloqué tous les axes routiers pour empêcher les rassemblements, et la population, en réponse, a bloqué les rues avec des feux pour empêcher les forces de sécurité d’intervenir. Les bazars de Shahrekord et le marché du meuble de Chiraz étaient également en grève. À Yazdanshahr, près d’Ispahan, la foule scandait : « C’est l’année du sang, Seyed Ali sera renversé » et « Le premier mot est le dernier mot du renversement ».

Par ailleurs, de jeunes rebelles ont incendié le bâtiment du conseil municipal de Fardis à Karaj, mardi à 2h30 du matin. Lundi soir, des affrontements ont éclaté à Bojnourd entre la population et des mercenaires, qui ont été repoussés. Des affrontements et des gaz lacrymogènes ont également été utilisés à Islamabad Gharb, tandis que des étudiants de l’université Al-Zahra de Téhéran scandaient des slogans antigouvernementaux.
Ce matin, à Ilam, les martyrs du soulèvement Malekshahi ont été enterrés en présence d’une foule nombreuse qui scandait « A bas Khamenei ».

Suite aux menaces de Khamenei et d’Ejei, chef du pouvoir judiciaire, le chef de la police, le pasdar Radan, a proféré des menaces à son tour, contre la population : « Jusqu’au dernier de ces gens seront arrêté et puni, n’importe où et n’importe quand. » (Agence de presse Mizan – 6 janvier 2026)

Source : CNRI 

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