Soheila Azizi avait auparavant été arrêtée pour des accusations liées à des infractions en matière de stupéfiants et, à l’issue de procédures judiciaires devant le tribunal révolutionnaire, elle avait été condamnée à mort.
Aucune déclaration officielle ni notification publique n’a été publiée par les autorités de la prison de Vakilabad à Machhad ni par les instances judiciaires et exécutives compétentes concernant cette exécution.
Sous le régime des mollahs en Iran, les agents du réseau des Gardiens de la révolution, qui trafiquent d’énormes quantités de narcotiques et rendent dépendante la jeunesse de l’Iran et du Moyen-Orient, fournissent ouvertement des drogues aux prisonniers dans les geôles du régime afin de briser leur résistance. Les responsables non seulement ne font face à aucune sanction, mais mènent des vies d’un luxe extrême, tandis que des personnes vulnérables comme Soheila Azizi, poussées par l’extrême pauvreté et le chômage, sont condamnées à mort et exécutées.
L’Iran, détenteur du record mondial d’exécutions de femmes
Selon les données enregistrées par la Commission des Femmes du CNRI, au moins 329 femmes ont été exécutées en Iran depuis 2007.
Depuis l’entrée en fonction de Massoud Pezeshkian, le régime clérical a exécuté 2 983 prisonniers, dont 89 femmes. Pour la seule année 2025, 2 201 exécutions ont été recensées en Iran, soit plus du double de celles de 2024, qui s’élevaient à 1 006.
La Commission des Femmes du CNRI appelle une nouvelle fois les Nations unies et les agences compétentes, l’Union européenne et ses États membres, ainsi que tous les défenseurs des droits humains, à prendre des mesures immédiates pour sauver la vie des prisonniers condamnés à mort et mettre fin à la vague d’exécutions en Iran.

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