· Blocage des voies de renfort de l’ennemi à Tabriz aux cris de : « les Iraniens ont de l’honneur ; mollahs et shah sont des ordures » et « À bas le tyran, qu’il soit chah ou mollahs »
· Ralentissement massif d’Internet et déclaration du gouverneur de Téhéran affirmant que la police a l’autorisation de tirer sur les “émeutiers”
Le mercredi 7 janvier, au onzième jour du soulèvement national, les commerçants du bazar de Téhéran, notamment à Beinolharamein, au marché des cordonniers, au marché de l’or et de la joaillerie, à Patchenar, Hammam-Tchal, etc., se sont mis en grève et ont manifesté en scandant : « L’Iranien préfère la mort à l’humiliation ». Le régime des mollahs, pris de panique face à l’extension du soulèvement, a fermé la station de métro 15 Khordad.
Outre Téhéran, les commerçants et d’autres catégories sociales ont mené des grèves et des actions de protestation dans de nombreuses villes, dont Bojnourd, Tabriz, Chahr-e-Kord, Lordegan, Sabzevar, Ahwaz, Ispahan, Kerman, Kermanchah, Malekshahi, Falavardjan, Soroushjan (Farsan), Bouchehr, Qom, Lahidjan, Yazdanchahr, Chiraz, Kerman, Bandar Abbas, Nichapour, Qazvine, Tchaboksar (Guilan), Gonabad, Racht, Karadj, Abadan, Pardandjan (Farsan), Boroudjen et Masjed-Soleyman. Dans la majorité des villes, les manifestations ont dégénéré en affrontements à la suite des attaques des forces répressives. Aujourd’hui, les ouvriers des raffineries de Pars Sud ont également rejoint la grève.
À Kermanchah, étudiants et habitants se sont heurtés aux forces répressives dans les rues Modarresse, Nobahar et au carrefour Odjaq, en scandant « Unité, unité » et « L’étudiant préfère la mort à l’humiliation». Les agents ont tiré des gaz lacrymogènes et des balles en direction de la population. Les gens ont riposté et, à l’université Azad, de jeunes courageux ont infligé une correction à un milicien du Bassidj.
À Chiraz, les jeunes ont bloqué les rues Dariuch, Bahonar et Nader en incendiant des pneus et ont affronté les véhicules lance-eau à coups de pierres.
À Lordegan (province de Chaharmahal-Bakhtiari), les forces de répression ont ouvert le feu sur la population et ont essuyé une riposte ; selon les informations, quatre agents auraient été tués. L’agence Fars, affiliée aux pasdarans, a annoncé que deux policiers ont été tués et 30 personnes blessées lors des affrontements d’aujourd’hui, et que le bâtiment du gouvernorat et plusieurs édifices administratifs ont été endommagés.
Dans la soirée du mardi 6 janvier, à Machhad, de jeunes insurgés ont désarmé le poste de police de l’avenue Salman Farsi, qui avait ouvert le feu sur la population. À Téhéran, les jeunes ont mis en échec les attaques des agents à Nezam-Abad, Haft-Hoz et Tehranpars.
Dans les nuits de lundi et de mardi, des jeunes insurgés ont également coupé les voies des renforts ennemis en allumant des feux à Téhéran (avenue Helal-e Ahmar), Tabriz, Ahwaz et Ispahan, et ont attaqué au cocktail Molotov la base du Bassidj d’Aghdassiyeh à Machhad. Lundi soir, à Ahwaz, ils ont bloqué la voie de renfort de l’ennemi sur la route du littoral en incendiant des pneus. À Tabriz, ils ont coupé les axes des renforts ennemis en lançant des cocktails Molotov et en incendiant des poubelles aux cris de « Iranien, tu as de l’honneur ; mollahs et chah sont des ordures » ; dans la rue Ghayour de Tabriz, ils ont également bloqué ces axes en scandant « À bas le tyran, qu’il soit chah ou mollah ».
Par ailleurs, le régime a ralenti Internet dans de nombreuses régions du pays afin d’empêcher la diffusion des informations sur le soulèvement et de perturber les communications entre les jeunes insurgés. Les VPN sont ralentis ou perturbés ; les opérateurs Hamrah-e Aval et Irancell sont les plus touchés. À Téhéran en particulier, depuis le 3 janvier, la vitesse d’Internet a fortement chuté et l’accès aux sites étrangers et aux applications de messagerie comme Telegram est devenu difficile, notamment dans des quartiers tels que Sadeghieh (ouest de Téhéran) et Haft-Tir (centre).
Dans les villes et les provinces, les perturbations d’Internet varient selon les régions, en fonction de l’intensité des protestations. Dans la province de Fars, les perturbations sont étendues et les utilisateurs n’ont pas accès aux sites étrangers, aux réseaux sociaux ni aux applications étrangères. Les restrictions d’Internet dans les provinces d’Alborz, Kermanchah, Ilam et Lorestan ont commencé il y a une semaine.
Dans ce contexte, Mo’tamedian, gouverneur de Téhéran, a lancé des menaces comme quoi « la police a l’autorisation d’utiliser des armes contre les émeutiers », ajoutant que « si les rassemblements se transforment en destructions, affrontements et attaques contre des lieux publics ou policiers, la police est autorisée par la loi à faire usage de ses armes » (Asr-e Iran, 7 janvier).
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