lundi 23 août 2021

Azadeh Tabib, victime du massacre de 1988

azadeh-tabib

CSDHI – Azadeh Tabib est née en 1965 à Téhéran, en Iran. Elle avait terminé ses études secondaires. Elle n’avait que 19 ans lorsque les mollahs l’ont arrêtée en 1984. L’un de ses amis a déclaré qu’ils avaient emmené Azadeh pour l’interroger et la torturer sévèrement.

À cette époque, les mollahs torturaient souvent les prisonniers politiques et les militants arrêtés pour obtenir des informations sur d’autres militants ou pour les forcer à renoncer à leurs idées et à coopérer avec le régime. Après les tortures subies, ses reins étaient gravement endommagés et elle présentait des gros problèmes de vue et d’audition.

Azadeh présentait également une infection au pied, qui avait été suturée. Pourtant, les agents interrogateurs l’ont fouetté à cet endroit précis. Elle souffrait beaucoup. Il n’y avait aucun traitement en prison. Malheureusement, les gardiens ne lui ont pas permis de se faire soigner en dehors de la prison. Pour son traitement, ils lui ont greffé la peau de ses jambes sur ses pieds. Elle est restée forte et pleine d’entrain.

En prison, Azadeh Tabib a pu apprendre et parler 5-6 langues : l’anglais, le français, l’allemand, le turc, l’arabe et l’espéranto.

Finalement, en 1988, les mollahs iraniens l’ont exécutée à l’âge de 23 ans.

Massacre de prisonniers politiques en Iran en 1988

Un crime contre l’humanité
Les faits

En 1988, le régime iranien a massacré 30 000 prisonniers politiques.

Les exécutions ont eu lieu sur la base d’une fatwa du Guide suprême Khomeini.

Des commissions de trois membres, connues sous le nom de « commissions de la mort », étaient créées en Iran. Elles prononçaient les exécutions de prisonniers politiques qui refusaient d’abandonner leurs convictions.

Les mollahs ont enterré les victimes dans des fosses communes secrètes.

Les auteurs de ces actes continuent de bénéficier de l’impunité.

Depuis 2016, les noms de près de 100 membres de « commissions de la mort » sont connus. Nombre d’entre eux occupent encore des postes à responsabilité au sein du système judiciaire ou du gouvernement iranien.

Les Nations unies et la communauté internationale doivent reconnaître le massacre de 1988 en Iran comme un génocide et un crime contre l’humanité.

Le Conseil de sécurité des Nations unies doit prendre des mesures immédiates pour organiser le procès international des dirigeants du régime, en particulier Khamenei, Raïssi et le chef du pouvoir judiciaire Ejeii, pour génocide et crimes contre l’humanité.

Source : Iran HRM

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire