samedi 26 octobre 2013

Obstacle à l’hospitalisation de malades de Liberty pour le sixième jour consécutif

                               
Appel aux USA et à l’ONU pour mettre fin au blocus médical de Liberty et pour expulser les assassins de Liberty

CNRI - Le blocage d’hospitalisation de malades de Liberty à Bagdad entre dans sa 6e journée. Cela s’inscrit dans la montée des pressions et des mesures répressives contre les habitants de Liberty ordonnée par Maliki après le massacre, les exécutions collectives et les enlèvements qui ont eu lieu à Achraf le 1er septembre.   Les obstacles sont le fait du commandant Ahmad Khozair, un criminel affilié au comité chargé de la répression des Achrafiens dans les services du premier ministre. Alors que tous les arrangements pour le transport à l’hôpital avaient été faits par la clinique du camp et que le rendez-vous avec les médecins avaient été pris, ce criminel a empêché les ambulances de quitter le camp.

Quelques semaines avant le massacre du 1er septembre à Achraf, Ahmad Khozair et Haydar Azab impliqués dans les précédents massacres, s’étaient rendus à Achraf pour préparer le terrain à la tuerie du 1er septembre. Ils sont depuis revenus à Liberty pour intensifier les pressions.  

Ce blocus médical inhumain vient de prendre de nouvelles dimensions. Ces cinq dernières années, une quinzaine d’habitants d’Achraf et de Liberty sont décédés en raison de l’absence de soins. Depuis le début 2009 et le transfert de la protection d’Achraf au gouvernement irakien, le comité chargé de la répression d’Achraf dans les services du premier ministre, procède à des sabotages systématiques de l’accès des habitants aux soins médicaux ou cause délibérément des retards dans ces soins.  

En soulignant qu’il s’agit là d’un exemple manifeste de crimes contre l’humanité, la Résistance iranienne met en garde contre les conséquences de ce blocus médical et contre la présence de criminels comme Ahmad Khozair à Liberty qui préparent le terrain à un autre massacre. Elle appelle le gouvernement américain et l’ONU à agir immédiatement pour mettre fin à ce siège inhumain et à la présence de ces criminels à Liberty. 

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne

Le 26 octobre 2013 

56e jour de grève de la faim des opposants iraniens dans six pays

                                
CNRI - La grève de la faim des opposants iraniens au camp Liberty en Irak en est à son 56e jour. Les manifestants réclament la libération des sept Achrafiens pris en otage.
La grève de la faim a commencé le 1er septembre, après le massacre perpétré au camp d'Achraf au cours duquel les forces irakiennes, sous le commandement de Nouri al –Maliki, ont tué 52 membres des Moudjahidines du Peuple d'Iran (OMPI) et ont pris sept habitants en otage.
Les grévistes de la faim du camp Liberty, qui ont perdu en moyenne 14 kg, rencontrent de graves problèmes de santé tels que la baisse sévère de la vue et de l'ouïe, des troubles digestifs et du sommeil.
Ils exigent une action internationale pour libérer les sept habitants du camp d'Achraf pris en otage par les forces irakiennes.
Parmi les grévistes de la faim se trouvent de nombreux membres des familles des otages et des victimes du massacre du 1er septembre.
Simultanément à la grève de la faim au camp Liberty, des mouvements similaires ont lieu à Berlin, Genève, Ottawa et Melbourne. Les manifestants réclament également une enquête indépendante sur le massacre commis au camp d'Achraf.

Rapport sur les violations des droits humains en Iran et l’affrontement de Rohani avec l’ONU

                           
Le MAE des mollahs : Désigner un rapporteur est une insulte au régime et ce rapporteur n’est pas impartial

CNRI - A la suite de la publication du Rapport du rapporteur spécial de l’ONU sur les droits humains en Iran qui révèle une partie infime des crimes du fascisme religieux, la faction de Rohani a mis de côté son slogan de « modération » et d’ « engagement » pour fustiger le Conseil des droits de l’homme de l’ONU. La porte-parole du ministère des Affaires étrangères (MAE) de Rohani a affirmé que « désigner un rapporteur spécial des droits de l’Homme pour l’Iran est une insulte à la grande nation iranienne (lire la dictature religieuse) » et que le régime « ne lui accorde pas de reconnaissance officielle (...) Le mécanisme de désignation d’un rapporteur est totalement politique et le résultat d’un processus sélectionné par des pays particuliers au Conseil des droits de l’homme. Par conséquent, le rapport est politiquement motivé et aborde la situation des droits de l’homme en Iran de manière tout à fait déloyale. » Or nul n’ignore que les plus graves violateurs des droits humains ont essayé au Conseil des droits de l’homme d’empêcher la nomination d’un rapporteur spécial pour l’Iran. Toutefois l’ampleur des crimes est telle que les efforts du régime et de ses acolytes n’ont pu aboutir.

La porte-parole du régime n’a pas hésité à dire que « des groupes terroristes et partisans de la violence dont les mains sont trempées dans le sang des innocents servent en général de source à ce rapport et c’est pourquoi il n’a aucune crédibilité ni justification juridique ». Or, malgré les demandes répétées de la communauté internationale, la dictature religieuse ne donne pas à M. Ahmed Shaheed ni aux rapporteurs dans le domaine des droits humains de l’ONU l’autorisation d’entrée en Iran.

Le dernier rapport d’Ahmed Shaheed au 3e comité de l’Assemblée générale de l’ONU, publié le 23 octobre met en avant 724 exécutions de janvier 2012 à juin 2013 en Iran. Il précise que la situation des droits humains y demeure préoccupante et il n’y a pas de signe d’amélioration. Il fait aussi référence à la vague d’exécutions, aux discriminations sexuelles, aux violations constantes des droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels du peuple iranien, pour beaucoup du fait de la loi.

La poursuite et la montée des exécutions et des exactions dont le rapport de l’ONU ne dévoile qu’une partie, comme le montre l’attitude du ministère des Affaires étrangères des mollahs, sont le dénominateur commun de toutes les factions du régime et nécessaires à sa survie.  Il faut renvoyer le dossier des crimes de ce régime devant le Conseil de sécurité de l’ONU pour faire juger ses dirigeants pour crimes contre l’humanité. Tant que les mollahs seront au pouvoir, les violations des droits humains se poursuivront en Iran. Faire de la propagande pour la modération dans le fascisme religieux, ne vise qu’à tromper la communauté internationale ou à justifier les marchandages et la complaisance avec ce régime barbare.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 26 octobre 2013 

vendredi 25 octobre 2013

URGENT: 150 eurodéputés appellent à la libération des otages iraniens d’Achraf

                           
CNRI – 150 membres du Parlement européens viennent d’appeler dans une déclaration la baronne Ashton, au président Barroso, au Président van Rompuy et aux États membres de l'UE de prendre des mesures immédiates pour obtenir la libération des sept otages d’Achraf : Libérez les sept otages du Camp Achraf!


Plus de 50 jours se sont écoulés depuis l'attaque criminelle, perpétrée le 1er septembre contre le camp Achraf en Irak, au cours de laquelle 52 réfugiés iraniens sans défense ont été brutalement exécutés par l'armée irakienne et sept autres, dont six femmes, ont été pris en otage.

Le 10 octobre, le Parlement européen a adopté à l'unanimité une résolution sur la situation en Irak qui fait explicitement référence à cette tragédie et appelle à la " libération immédiate et inconditionnelle " des sept otages.

Dans six différents pays, des partisans et des proches des résidents d'Achraf ont entamé une grève de la faim depuis l'attaque. Ces personnes se trouvent à Londres, Genève, Berlin, Ottawa, Melbourne et dans le camp Liberty. Beaucoup d'entre eux sont maintenant entrés dans une phase critique après 8 semaines de refus de s’alimenter. Leur demande est la même que la résolution du Parlement européen : que les otages soient immédiatement libérés et rendus sains et saufs à leurs familles.

Nous demandons à la baronne Ashton, au président Barroso, au Président van Rompuy et aux États membres de l'UE de prendre des mesures immédiates pour obtenir de l’Irak d’honorer cette demande ; toute perte de vie supplémentaire est inacceptable. Nous réitérons également notre appel pour qu’une enquête complète et indépendante soit menée à propos du massacre du 1er septembre et pour que les résultats soient immédiatement rendus publics. L’ONU devrait également envoyer des Casques Bleus pour protéger les 3000 autres habitants, se trouvant au camp Liberty, de toutes nouvelles attaques par les forces irakiennes.

jeudi 24 octobre 2013

L’ONU ne voit pas d’amélioration de la situation des droits humains en Iran

                             
 Dans le rapport qu’il a présenté à l’Assemblée générale, Ahmed Shaheed, le rapporteur spécial de l’ONU sur les droits humains en Iran, met en avant que « la situation des droits de l’homme en Iran reste préoccupante et ne montre aucun signe d’amélioration ».

Ahmed Shaheed présente son rapport en sept parties sur les exactions de la dictature religieuse.

Il indique notamment que le pouvoir en Iran a accusé 600 journalistes de faire partie d’un réseau opposé au régime et qu’il exerce sur eux et leurs familles des pressions.  Le rapport fait aussi mention de la fermeture de 67 cafés-nets en juillet 2013 et de la fermeture d’environ 5 millions de sites internet.

Le rapport parle de 40 journalistes et de 29 blogueurs actuellement derrière les barreaux.  L’incarcération d’environ 39 secouristes lors d’un séisme en Azerbaïdjan durant l’été de l’an dernier, vient illustrer un autre cas de violations en Iran. 
A propos de l’ampleur des exécutions, il avance le chiffre de 724 pendaisons de janvier 2012 à juin 2013, et s’inquiète en particulier des exécutions clandestines dans la prison de Vakil Abad à Machad dans le nord-est de l’Iran, et celles de centaines de ressortissants afghans. 
La répression et les discriminations contre les minorités religieuses sont aussi au nombre des cas signalés dans son rapport.  Il évoque l’arrestation d’au moins 109 adeptes de la foi Bahaï depuis le mois de mai 2013. 
De même au moins 20 chrétiens ont été emprisonnés en juillet 2013 et des centres religieux des derviches Nemat-Ellahi (une minorité chiite) ont été la cible d’agressions et de destruction. 

54e jour de grève de la faim des opposants iraniens dans six pays

                                 
La grève de la faim des opposants iraniens au camp Liberty en Irak en est à son 54e jour. Les manifestants réclament la libération des sept Achrafiens pris en otage.
La grève de la faim a commencé le 1er septembre, après le massacre perpétré au camp d'Achraf au cours duquel les forces irakiennes, sous le commandement de Nouri al –Maliki, ont tué 52 membres des Moudjahidines du Peuple d'Iran (OMPI) et ont pris sept habitants en otage.
Les grévistes de la faim du camp Liberty, qui ont perdu en moyenne 14 kg, rencontrent de graves problèmes de santé tels que la baisse sévère de la vue et de l'ouïe, des troubles digestifs et du sommeil.
Ils exigent une action internationale pour libérer les sept habitants du camp d'Achraf pris en otage par les forces irakiennes.
Parmi les grévistes de la faim se trouvent de nombreux membres des familles des otages et des victimes du massacre du 1er septembre.
Simultanément à la grève de la faim au camp Liberty, des mouvements similaires ont lieu à Berlin, Genève, Ottawa et Melbourne. Les manifestants réclament également une enquête indépendante sur le massacre commis au camp d'Achraf.

mercredi 23 octobre 2013

Nous devons obtenir la libération des otages d’Achraf - Michèle Alliot-Marie

                                                 
« Chère, courageuse et talentueuse Maryam Radjavi. Trop souvent nous voyons à travers le monde de grandes et belles déclarations, de nobles regrets, de profondes condamnations, et puis rien ne se passe. Est-ce pour cela que le monde peut tomber dans des crises et devient de plus en plus dangereux », s’est interrogée Michèle Alliot-Marie dans une conférence internationale à Paris le 19 octobre.
L’ancien ministre se tenait aux côtés de Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne, et d’anciens hauts responsables américains et internationaux, venus réclamer la libération des 7 otages d’Achraf, une protection pour les réfugiés iraniens du camp Liberty et une enquête internationale sur le massacre d’Achraf le 1er septembre. Ils ont aussi tous rejeté la mascarade de modération du mollah Rohani en Iran.
 Voici les moments forts de l’intervention de Mme Alliot-Marie :
« Il est temps que les mauvaises expériences du passé empêchent non pas de rechercher des solutions, non pas de rechercher une amélioration de la situation, non pas de rechercher ce qui peut aller vers la paix, mais qu'elles nous servent à éviter d'être les dupes d’un discours qui une fois de plus ne chercherait à donner au gouvernement iranien qu'un répit supplémentaire qui lui servirait simplement à poursuivre son action.
Il ne s'agit pas que des discussions diplomatiques donnent un répit à un régime assez par des sanctions économiques pour lui permettre une fois de plus de renforcer ses positions pendant des discussions.
Sur le nucléaire, depuis quelques mois le nouveau gouvernement iranien dit accepter de discuter. Et certains y voient une formidable avancée. Je me pose la question de savoir si ça n'est pas simplement parce que ce qu'il désire le plus c’est de se désengager des responsabilités, c’est finalement de tourner le dos à une situation qui n'est pas très confortable. Moi je pense, que nous devons être très prudents, nous ne devons pas relâcher la pression avant l'obtention de réponses concrètes, durables, réelles, vérifiées, contrôlées.
N’oublions pas chers amis, 2003 et 2004 ; je m'en souviens, j'étais ministre de la Défense de la République française à l'époque, le régime a fait semblant d'assouplir sa position alors même qu'il a profité de cette période pour compléter le cycle qui lui permettait d'avancer dans l'enrichissement à des fins militaires.
Ayons bien conscience que sans les sanctions qui contribuent à la situation actuelle, le régime de bougerait pas aujourd'hui en Iran. Ne confondons pas des avancées et le simple respect des obligations internationales. Et notre prudence et ce qui doit être notre exigence en matière nucléaire sont d'autant plus de mise, que dans le domaine de la démocratie, nous ne voyons aucune avancée en Iran.
Vous avez rappelé tout à l'heure des exécutions, les emprisonnements, les pressions qui existent dans ce pays. Nous ne pouvons pas, nous Occidentaux, nous qui négocions, l'ignorer. Nous ne pouvons pas ignorer ce qui se passe en Iran. Nous ne pouvons pas ignorer ce qui se passe dans toute la région. Ce qui s'est passé Achraf et à Liberty le 1er septembre dernier doit être montré comme quelque chose d'intolérable, d'insoutenable pour l'ensemble de la communauté internationale. Comment pouvons-nous regarder dans une glace quand nous voyons sans réagir la violation de toutes les règles humanitaires internationales, quand nous voyons un régime qui aujourd'hui bénéficie de l'aide internationale, de l'aide américaine dans une large partie,  et qui agit comme a agi le gouvernement irakien ?
L'ONU et les pays membres se doivent de réagir fortement, de réagir réellement. On ne peut se contenter de paroles face aux images que nous savons vues. On ne peut se contenter de paroles quand c'est la vie, la liberté et la démocratie qui sont ainsi en jeu. Il faut agir et on peut agir concrètement. C'est pour nous tous, pour la France comme pour les États-Unis, comme pour tous les pays membres de l'Union européenne et de l’ONU, un élément essentiel de dignité et de crédibilité. C'est une question de légitimité, c'est une question d'honneur pour chacune et pour chacun. Il est malheureusement trop tard pour les victimes. Nous leur devons au moins par respect pour leur sacrifice de traduire devant la justice internationale tous ceux, quel que soit leur niveau, qui ont laissé faire, qui ont contribué, qui ont permis ce massacre. C'est la moindre des choses.
Et pour les otages il est encore temps d'agir. Alors oui, c’est aussi notre devoir. La communauté internationale se déconsidère si elle ne m'est pas une pression maximale sur le gouvernement irakien. Nous en avons les moyens puisque nous soutenons ce gouvernement et il sait très bien qu’il n’ira pas très loin, mais sur le plan économique, sur le plan social, ni sur le plan politique si effectivement il est lâché par ceux qui le soutiennent. Nous devons obtenir la libération des otages. Nous ne pouvons pas accepter les mensonges. Nous ne devons pas accepter les fuites de responsabilité. Là aussi, il y a une justice internationale et je peux vous dire, y compris comme ancien ministre des Affaires étrangères, que ceux qui sont à la tête des Etats redoutent ce qui peut se passer quand on met en œuvre la justice internationale. Alors, que cela soit dit et que cela soit fait, s'il ne répond pas à la demande.
Vous le savez mieux que quiconque, quand on a la volonté les moyens ne manquent pas, et quand on obtient ce que l'on veut. Alors après trop de discours diplomatique creux, après trop de dramaturgie non suivie d'effet, il est temps que des actes concrets, réels, de la part de la France, de la part États-Unis, de la part de chacun des pays de l'Union européenne, de la part de chacun des pays du Conseil de sécurité de l'ONU, rappelle au gouvernement iranien et au gouvernement irakien que le droit et les principes généraux des droits de l'homme et citoyen doivent être respectés sous peine de sanctions lourdes. Parce que la sanction, c'est aussi un moyen de prévention. Notre action doit être un message à tous.
La sécurité du camp Liberty et des 3000 personnes qui y vivent n'est prise à la légère par aucun d'entre nous. Nos actions doivent être un signal à tous ceux qui voudraient y porter atteinte, quel qu'il soit. L'ONU, l'Union européenne, les grands pays ont besoin de retrouver leur crédibilité aux yeux des peuples. »