jeudi 21 mai 2026

Éditorial | La rue : le front que le régime iranien craint plus que le ciel

 Depuis la récente confrontation impliquant les États-Unis, Israël et le régime clérical en Iran, une scène se répète presque chaque soir : le régime fait descendre dans la rue sa propre base sociale, par ailleurs limitée. Rassemblements nocturnes, convois de motos et de voitures, cérémonies de brandissement de drapeaux, chants religieux, slogans belliqueux, distributions de nourriture, mobilisation d’adolescents et de familles liés aux institutions étatiques, et même entraînements au maniement des armes diffusés à la télévision publique : tout cela fait désormais partie de ce spectacle orchestré.

Exécution secrète de deux prisonniers politiques kurdes à la prison de Naqadeh, en Iran

 Aux premières heures du mercredi 20 mai, les condamnations à mort de deux prisonniers politiques kurdes, Ramin Zeleh et Karim Maroufpour, ont été exécutées en secret à la prison centrale de Naqadeh. Selon des sources de défense des droits humains, les exécutions ont eu lieu sans que leurs familles en soient informées et sans qu'elles aient pu leur rendre un dernier hommage.

Zeinab Jalalian : une prisonnière politique privée de soins à la prison de Yazd

 D’après des informations émanant de la prison de Yazd, la prisonnière politique Zeinab Jalalian, qui purge actuellement sa vingtième année de réclusion à perpétuité, se trouve dans un état physique critique après que les autorités de sécurité ont bloqué son accès à des soins médicaux spécialisés. Les responsables de l’établissement auraient refusé de la transférer vers un hôpital, invoquant des impératifs de sécurité et le contexte régional pour justifier cette décision.

Iran Regime Makes Massive Arrests to Intimidate Society

 Le régime iranien arrête des femmes et des jeunes filles pour intimider la société

Rapport sur l’arrestation et la condamnation de sept femmes en Iran en mai 2026

L’appareil de répression du régime iranien s’est de nouveau emballé alors que l’État fait face à une profonde crise de légitimité et à la hantise d’un nouveau soulèvement national.

Un examen attentif de la récente vague de détentions, des lourdes peines judiciaires et du maintien au secret prolongé des manifestants révèle une stratégie sécuritaire précise : l’arrestation systématique des femmes et des adolescentes, qui constituent le cœur progressiste de la société, afin d’imposer une intimidation publique préventive.

mercredi 20 mai 2026

Reza Pahlavi est l'obstacle au changement de régime en Iran

 Comment l'interventionnisme et la propagande monarchiste de Reza Pahlavi sapent le mouvement de résistance intérieure iranien

Certains gouvernements et analystes occidentaux s'accrochent encore à une fiction rassurante : celle que la voie de sortie de la théocratie en Iran passe par une figure royale familière, en exil. Ils présentent Reza Pahlavi – fils du dernier shah – comme une alternative rassembleuse, tout comme Washington saluait jadis le régime Pahlavi lui-même comme un « îlot de stabilité » dans une région turbulente. Cette illusion s'est effondrée de façon spectaculaire en 1979. Aujourd'hui, elle reproduit la même erreur, en donnant la priorité à une voix marginale de la diaspora plutôt qu'à la résistance locale, déterminée et authentique, qui menace réellement l'État clérical. Le soulèvement de l'hiver 2025-2026 a révélé le danger. Ce sont des Iraniens ordinaires qui ont lancé les protestations. La tentative de Pahlavi de les orchestrer n'a pas accéléré la victoire ; elle a fourni au régime un prétexte idéal pour des massacres. Et ce schéma se répète.

L’effondrement économique orchestré en Iran : comment le régime utilise l’inflation et la dévaluation monétaire pour se maintenir au pouvoir

 L’inflation galopante et l’effondrement de la monnaie nationale iranienne ne sont pas des conséquences imprévues de la guerre ou des sanctions, mais font partie d’une stratégie délibérée du pouvoir en place pour financer la répression, compenser la faillite structurelle et retarder l’effondrement politique aux dépens des citoyens ordinaires.

La crise économique dévastatrice et l'inflation galopante qui frappent l'Iran ne sont ni le fruit du hasard, ni la simple conséquence des tensions militaires régionales. Elles résultent directement d'une stratégie politique systématique visant à préserver le pouvoir en détruisant les moyens de subsistance de la population. Si l'appareil de propagande du régime s'efforce sans cesse d'imputer l'effondrement de la monnaie nationale à des facteurs externes et à des conflits étrangers, même les économistes iraniens reconnaissent de plus en plus que les racines de cette catastrophe résident dans les politiques et la structure même du pouvoir mis en place par le régime.

Craignant une guerre étrangère ou un soulèvement armé, le régime iranien arme sa base loyale en pleine débâcle économique

 Diffusion de la télévision d’État IRIB depuis Zahedan, le 16 mai 2026, montrant une femme affiliée au régime interviewée avec un fusil d’assaut.

La télévision d’État iranienne IRIB a diffusé, le 18 mai 2026, des images de civils — incluant des femmes, des adolescents et des enfants — recevant une formation pratique sur l’assemblage, le chargement et le tir d’armes individuelles, lors de rassemblements nocturnes pro-régime organisés sur les places publiques. Le site *Khabar Online* a rapporté le même jour que des stands similaires de « préparation à la défense » avaient été installés dans des mosquées et des espaces publics, afin d’enseigner la manipulation élémentaire des armes à feu aux citoyens ordinaires. Ces diffusions et ces événements coïncident avec des spéculations croissantes concernant la possibilité d’une reprise des opérations terrestres à l’intérieur de l’Iran.

Pauvreté urbaine en Iran : l'effondrement de l'économie de la vie dans les grandes villes

 La pauvreté urbaine en Iran a atteint un stade où elle ne peut plus s'expliquer uniquement par des indicateurs de revenus. À Téhéran, Mashhad, Ahvaz, Karaj et dans d'autres grandes villes, on observe désormais une conjonction de facteurs : crise du logement, précarité de l'emploi, migrations forcées, marginalisation et érosion du tissu social. Des dizaines de milliers de personnes sont contraintes de choisir entre rester en ville et préserver un minimum de dignité humaine.

Iran : Confirmation de la peine de mort de Manouchehr Fallah pour appartenance à l’OMPI

 Harcèlement et privation de soins médicaux à l’encontre de Rouzbeh Alipour à la prison de Ghezel-Hessar

• Affaire montée de toutes pièces et nouveau procès pour la prisonnière politique Forough Taghipour

Début mai, le tribunal de Racht, présidé par le juge Ahmad Darvish-Goftar, a une nouvelle fois confirmé la condamnation à mort du prisonnier politique Manouchehr Fallah, accusé d’appartenance à l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI/MEK). La Cour suprême des mollahs avait renvoyé l’examen de son dossier devant ce tribunal. Manouchehr Fallah, 36 ans, arrêté en juin 2023, est détenu dans le quartier Missaq de la prison de Lakan à Racht.

L'OMPI confirme la perte de nouveaux membres de l'Unité de résistance lors du soulèvement historique iranien de 2025-2026

 Alors que de nouvelles informations émergent concernant le soulèvement historique qui a secoué l'Iran de fin 2025 à début 2026, l'Organisation des Moudjahidines du peuple d'Iran (OMPI/MEK) a confirmé la mort de trois autres membres de son unité de résistance. Ces courageux individus, précédemment portés disparus, sont tombés en martyrs au plus fort de la répression sanglante, il y a quatre mois. Leurs sacrifices témoignent du lourd tribut payé par la résistance iranienne dans sa lutte pour renverser le régime clérical.

mardi 19 mai 2026

Exécutions massives en Iran : 309 experts internationaux réclament une action urgente de l’ONU

 Plus de 300 juristes internationaux, défenseurs des droits humains et lauréats du prix Nobel ont publié une lettre ouverte commune adressée au Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, et initiée par l’organisation Justice pour les victimes du massacre de 1988 en Iran (JVMI). Cette lettre tire la sonnette d’alarme face à une augmentation sans précédent des exécutions en Iran et met en garde contre l’émergence d’une nouvelle série de crimes atroces.

La campagne des mardis contre les exécutions en Iran s’étend à 56 prisons en Iran

 Dans un acte de résistance coordonné et empreint de défi face à l’escalade du recours à la peine de mort, des prisonniers politiques à travers l’Iran ont marqué, le 19 mai 2026, la 121e semaine consécutive de la campagne des Mardis contre les exécutions en Iran. Les détenus grévistes ont publié une déclaration commune cinglante, qualifiant les exécutions cautionnées par l’État d’outil principal du régime pour étouffer la dissidence publique et conjurer son propre effondrement.

La grève de la faim s’est étendue rapidement, englobant désormais 56 établissements de détention différents à travers le pays. Les détenus grévistes soulignent que s’opposer à la peine de mort constitue une nécessité absolue pour défendre le droit fondamental à la vie en Iran.

Bahar Sahraeian : une avocate arrêtée en plein tribunal à Chiraz

 Bahar Sahraeian, avocate et membre du barreau de la province du Fars, a été arrêtée par les autorités iraniennes le 16 mai 2026, alors qu’elle exerçait ses fonctions au sein du complexe du tribunal révolutionnaire de Chiraz. Interpellée par les forces de sécurité, elle a été transférée au quartier des femmes de la prison d’Adelabad, à Chiraz.

lundi 18 mai 2026

Le régime iranien en tête de la vague mondiale d'exécutions, Amnesty International met en garde contre un « règne de la peur ».

 Un nouveau rapport d'Amnesty International indique que l'Iran a procédé à au moins 2 159 exécutions en 2025, soit le chiffre le plus élevé enregistré depuis plus de quatre décennies.

Un nouveau rapport d' Amnesty International révèle que le régime iranien est responsable de la grande majorité des exécutions recensées dans le monde en 2025, avec au moins 2 159 exécutions au cours de cette année. Selon l'organisation, il s'agit du chiffre le plus élevé d'exécutions documentées en Iran depuis plus de quarante ans, soit plus du double du nombre enregistré en 2024.

L'UE lance une vaste opération de répression contre le réseau de propagande en ligne des Gardiens de la révolution islamique

 L'opération menée par Europol cible plus de 14 200 liens avec les Gardiens de la révolution iraniens et les réseaux extrémistes qui leur sont affiliés.

Une opération de sécurité européenne de grande envergure a ciblé l'écosystème de propagande en ligne du Corps des gardiens de la révolution islamique iranien (CGRI), aboutissant à l'identification de plus de 14 200 liens en ligne liés aux activités numériques de l'organisation.

Le régime iranien intensifie la répression sécuritaire, plongeant les familles dans la peur et le silence

 Des arrestations massives aux exécutions imminentes, en passant par les pressions exercées sur les femmes, les enfants, les avocats et les familles endeuillées, l'appareil sécuritaire iranien intensifie la répression tout en isolant les prisonniers du monde extérieur.

Alors que la crise politique et sociale s'aggrave en Iran, les autorités du régime ont lancé une nouvelle vague d'arrestations, d'exécutions et de mesures de sécurité ciblant les prisonniers politiques, les militants civiques, les minorités ethniques, les femmes et même les enfants à travers le pays.

Broyées par dessein : les crises structurelles et les politiques inéquitables poussent les femmes chefs de famille vers l’abîme

 Sous la dictature religieuse, la vie du peuple iranien est jalonnée de souffrances et de périls à tous les égards. Qu’il s’agisse de la privation économique, de la pauvreté et du chômage, de la dégradation de l’environnement et des infrastructures, des crises de l’eau et de l’électricité, de la pollution atmosphérique, ou encore des inondations et séismes dévastateurs, les générations actuelles d’Iraniens vivent un véritable enfer. Ces souffrances sont aggravées par une violation généralisée des droits humains, marquée par la répression, la torture et les exécutions, ainsi que par le gaspillage de la richesse nationale dans des projets nucléaires, balistiques et terroristes qui ont conduit à des conflits extérieurs.

Le spectacle de la violence télévisée du régime

 Le 16 mai 2026, la télévision d’État iranienne a basculé dans le grand spectacle. Sur la chaîne Ofogh, le présentateur Hossein Hosseini a démonté et remonté un Kalachnikov avant de tirer à balles réelles sur un drapeau des Émirats arabes unis en studio. Le même jour, Mobina Nasiri, de la chaîne 3, a promis qu’« en cas de besoin, elle et toutes les femmes rejoindraient la guerre comme chair à canon ».

dimanche 17 mai 2026

Les Gardiens de la révolution iraniens intensifient leurs activités terroristes dans les pays arabes du Golfe

 Alors que le régime iranien poursuit une politique de militarisme régional, une vaste vague d'activités terroristes présumées liées aux Gardiens de la révolution iraniens s'intensifie dans les pays arabes du Golfe.

Un récent article du New York Times a de nouveau mis en lumière les activités extraterritoriales de l'Iran et les réseaux liés au Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) dans les États arabes du Golfe persique. L'article décrit une vague d'arrestations massives dans plusieurs pays de la région. Les responsables de la sécurité de ces États ont accusé les détenus d'avoir des liens avec le CGRI et de coopérer avec le régime iranien en matière de sécurité. Parallèlement, le climat politique et médiatique de la région est également affecté par les inquiétudes croissantes concernant le terrorisme lié au CGRI.

Le Nouvel Obs : Une enquête dépeint l’ascension de Reza Pahlavi comme médiatique, soutenue par l’étranger et de plus en plus extrémiste

 Le Nouvel Observateur , revue française de renom , a publié une enquête approfondie de Marie Vaton révélant les rouages ​​de la « fabrique à Shah ». L'article met en lumière la manière dont le fils du Shah, figure marginale et sans influence politique il y a à peine trois ans, a été propulsé sur le devant de la scène. Cette ascension artificielle est le fruit de réseaux agressifs et multiformes, dont certains entretiennent des liens étroits avec l'extrême droite.  Le retour de la tristement célèbre police secrète royale du Shah dans les rues d'Europe

L’écrivaine Golrokh Iraee : un cri depuis la prison d’Evin

 L’écrivaine incarcérée Golrokh Iraee, au quartier des femmes de la prison d’Evin, a adressé une lettre au PEN America en mai 2026. Elle y souligne le rôle crucial de l’écriture et de la liberté d’expression dans la résistance contre la répression d’État.

Dans sa missive, Golrokh Iraee met en exergue la peur qu’éprouvent les autorités face à « la plume » et à la révélation de la vérité, décrivant l’acte d’écrire comme un outil puissant pour briser le silence et affronter la censure. Cette prisonnière politique évoque également la répression systématique, la pauvreté généralisée, les exécutions, les soulèvements populaires, les manifestations nationales et la souffrance des familles en quête de justice pour les victimes de la violence étatique. Elle dénonce en outre la pression constante exercée sur les manifestants et les critiques du gouvernement.

Un commandant de milice irakien arrêté pour avoir prétendument planifié des attentats terroristes aux États-Unis et en Europe

 Un commandant de milice irakien a été arrêté, accusé d'implication dans la planification de plus de 12 attentats « terroristes » en Amérique du Nord et en Europe, attentats que les autorités judiciaires affirment avoir été planifiés en réponse à une guerre contre l'Iran.

Répression ciblée des femmes iraniennes : des arrestations massives aux condamnations à mort

 En Iran, les femmes ont été confrontées à une vague d'arrestations massives et à une répression ciblée, signe d'une intensification planifiée du contrôle dans le contexte de la crise. Cette période a notamment été marquée par des arrestations de masse, le prononcé de lourdes peines et une recrudescence du harcèlement et des pressions exercées sur les familles des prisonniers politiques, des personnes exécutées et de celles tuées lors du soulèvement de janvier 2026.

Victimes silencieuses en Iran : la répression des convertis chrétiens

 En ces temps où des êtres humains éveillés s'insurgent contre les violations flagrantes des droits de l'homme en Iran sous le régime de la République islamique — et à une époque où un silence assourdissant d'inaction enveloppe le monde face à ces violations odieuses, qui constituent des crimes contre l'humanité et des massacres —, nous devons aussi nous souvenir des chrétiens, victimes silencieuses de ce régime.

samedi 16 mai 2026

Les courageux Moradi et Younesi rejettent la clémence du bourreau

 Dans le registre moral de la tyrannie, l’offre de « clémence » d’un régime qui a trempé ses potences dans le sang des innocents n’est pas de la compassion, mais du mépris. Le 12 mai 2026, deux étudiants brillants de l’Université de technologie Sharif, Amirhossein Moradi et Ali Younesi, prisonniers politiques accusés d’appartenance à l’Organisation des Moudjahidines du peuple d’Iran (OMPI/MEK), ont remis des lettres dont l’écho résonnera longtemps après que l’encre sera sèche. Leurs mots ne sont pas des appels à la clémence ; ce sont des verdicts prononcés contre les bourreaux eux-mêmes.

Amirhossein Moradi, étudiant en physique et médaillé d’argent aux Olympiades nationales d’astronomie, écrit depuis la prison d’Evine :

Forough Taghipour : une année de prison supplémentaire à Evin

 Forough Taghipour, prisonnière politique détenue à la prison d’Evin, a été condamnée à une peine supplémentaire d’un an d’emprisonnement ferme dans le cadre de la répression judiciaire et sécuritaire continue exercée par le régime iranien contre les détenus politiques.

Selon des informations de presse, cette condamnation fait suite à la publication d’un communiqué à l’occasion de la Journée de l’étudiant. La sentence lui a été officiellement notifiée au sein de l’établissement.

Prison de Vakilabad : le sort des manifestantes et des familles

 Publication de l’identité de 30 femmes détenues à la prison de Vakilabad à Machhad

Dans le sillage de la vague d’arrestations arbitraires menée par le régime iranien, les familles des victimes tuées lors des manifestations nationales de janvier 2026, ainsi que plusieurs participantes aux récentes contestations dans les villes de la province du Khorassan-e Razavi, notamment à Machhad et Sabzevar, ont été interpellées et incarcérées par les forces de sécurité. La situation est particulièrement alarmante à la prison de Vakilabad.

Une étudiante iranienne raconte l’enfer carcéral : « Mon frère a été torturé sous mes yeux »

 Le 10 mai 2026, le Daily Mail a publié un entretien avec Shabnam Madadzadeh, ancienne prisonnière politique, membre de l’Organisation des Moudjahidines du Peuple d’Iran (OMPI) et militante des droits humains. L’entretien a été mené par Eliana Silver, grand reporter pour le service étranger. Lors de cet échange, Shabnam Madadzadeh revient sur son calvaire dans les geôles du régime des mollahs et dénonce les mécanismes de la violence, de la torture et des violations massives des droits humains dans ces centres de détention.

vendredi 15 mai 2026

Le régime iranien détient les prisonnières politiques à la prison d’Evin dans des conditions insalubres

 Alors que les températures augmentent et que les conditions de crise persistent à l’intérieur de la prison d’Evin, de nouvelles informations font état d’une grave détérioration des conditions sanitaires et d’une prolifération d’insectes et de nuisibles dans les quartiers carcéraux. Cette situation engendre de graves risques pour la santé des détenus, et particulièrement pour les prisonnières politiques.

Iran : Exécution brutale de l’insurgé, Mohammad Abbasi à la prison de Ghezel Hessar pour participation au soulèvement et meurtre d’un colonel des forces de sécurité de l’État (FSE) à Malard

 • La fille de Mohammad, Fatemeh Abbasi, condamnée à 25 ans de prison

• Mme Maryam Radjavi : Les exécutions quotidiennes témoignent de la peur du régime face à la colère populaire grandissante. Mais la tempête du soulèvement est imminente et le régime ne pourra échapper à sa chute

Le pouvoir judiciaire du régime a annoncé que le courageux insurgé Mohammad Abbasi, 55 ans, arrêté lors du soulèvement de janvier à Malard, a été exécuté par pendaison tôt ce matin, mercredi 13 mai, à la prison de Ghezel Hessar. Il était accusé de participation à des « rassemblements séditieux et à des actions contre la sécurité intérieure » et d’implication dans le meurtre du colonel Shahin Dehghan, qui a joué un rôle actif dans la répression du soulèvement. Selon l’agence de presse judiciaire du régime, Mohammad Abbasi a attaqué le colonel susmentionné à la baïonnette le 7 janvier dans le quartier de Sarasiab, à Malard.

jeudi 14 mai 2026

La machine à exécuter du régime iranien alimente la défiance plutôt que la peur

 Malgré l'intensification de la répression, les actes anti-régime et la résistance publique continuent de se propager dans les villes iraniennes.

Le régime iranien s'appuie depuis longtemps sur la peur comme principal instrument de survie. Par la surveillance de masse, un appareil sécuritaire en expansion, les exécutions publiques et une intimidation implacable, Téhéran croit pouvoir étouffer la dissidence et éteindre les braises grandissantes du mécontentement à travers le pays. Pourtant, les événements récents laissent penser que c'est l'inverse qui se produit : chaque exécution semble exacerber la colère populaire, et chaque acte de répression engendre de nouvelles vagues de résistance.

Vague croissante d’exécutions en Iran

 Le régime criminel des mollahs, cerné par des crises intérieures et extérieures et terrifié à l’idée d’un soulèvement, continue de procéder à des exécutions sans relâche au quotidien. Le nombre de pendaisons recensées entre le 3 et le 13 mai s’élève à 20, mais le chiffre réel est sans aucun doute plus élevé, car le régime garde secrets les noms et le nombre des personnes exécutées, sauf dans des cas particuliers.

Le testament impérissable de Vahid Bani-Amerian

 Dans le calcul du pouvoir, les régimes qui gouvernent par la peur finissent par se heurter à une vérité simple : aucun mur de prison, aucun verdict prédéterminé et aucune tombe cachée ne peuvent réduire au silence un homme qui a déjà choisi le camp de l’Histoire. À la veille de son exécution à la prison de Ghezel Hesar, en avril 2026, le prisonnier politique Vahid Bani-Amerian — ingénieur électricien, diplômé d’une université d’élite et membre inébranlable des Unités de résistance de l’Organisation des Moudjahidines du peuple d’Iran (OMPI/MEK) — a enregistré un ultime message qui a, depuis, voyagé bien au-delà des murs qui l’enfermaient. Prononcé en persan avec la calme précision d’un homme qui avait mesuré le prix à payer et l’avait accepté, cet enregistrement n’est pas la complainte d’une victime, mais l’acte d’accusation mesuré d’un système qui a épuisé son capital moral.

Message d’un prisonnier politique détenu dans les prisons iraniennes

 L’étudiant emprisonné Amirhossein Moradi, répondant à une offre du pouvoir judiciaire du régime iranien de lui accorder une grâce, a déclaré qu’il ne voulait pas de leur grâce honteuse. Selon certaines informations, au cours des trois dernières semaines, l’étudiant d’élite emprisonné Amirhossein Moradi a été convoqué à plusieurs reprises au bureau de la prison d’Evin pour recevoir une notification officielle ; toutefois, le prisonnier politique a refusé de se présenter et de l’accepter. D’après les rapports reçus, suite à des rumeurs concernant la possibilité de la libération de Moradi sous le couvert d’une grâce, ce dernier a réagi en publiant une lettre. Il convient de noter que deux étudiants d’élite de l’Université de technologie Sharif, Amirhossein Moradi et Ali Younesi, ont été condamnés chacun à 16 ans de prison pour des chefs d’accusation liés au soutien à l’Organisation des Moudjahidines du peuple d’Iran (OMPI/MEK).

Détention de la famille d’Abolfazl Paydar, victime du soulèvement national de janvier 2026

La République islamique ne s’est pas seulement livrée à un massacre sans précédent et à des crimes de guerre contre son propre peuple durant les soulèvement national de décembre 2025 / janvier 2026 (Dey 1404), elle refuse depuis également de mettre fin aux arrestations et au harcèlement des familles des personnes tuées, tentant par tous les moyens de réduire au silence leurs revendications de justice. De nombreuses familles ont été empêchées d’organiser des cérémonies publiques, de parler aux médias ou d’annoncer les noms de leurs proches sous la menace et l’intimidation. Dans certains cas, des familles ont signalé qu’un manque de coopération avec les agences de sécurité avait entraîné des conséquences telles que des convocations, des arrestations ou des privations sociales.

Nombre record d'écrivains emprisonnés dans le monde. L'Iran se classe deuxième avec 53 écrivains incarcérés

 PEN America a annoncé dans son dernier rapport annuel sur l'état de la liberté d'expression dans le monde que le nombre d'écrivains emprisonnés en 2025 a dépassé les 400 pour la première fois depuis le début de la publication de cet index en 2019.

Le rapport souligne également une augmentation significative des arrestations d'écrivains et de militants culturels en Iran.

mardi 12 mai 2026

Les boucliers contre le black-out internet en Iran entraînent une recrudescence des exécutions secrètes

 Alors que le silence numérique s'intensifie en Iran, des rapports révèlent une escalade parallèle des exécutions clandestines, des intimidations envers les familles et de la répression systématique menée à huis clos.

Un nouveau rapport publié par le quotidien britannique The Guardian apporte un éclairage nouveau sur l'escalade des exécutions secrètes et de la répression interne menée par le régime iranien, qui se déroule en parallèle de l'une des coupures d'internet les plus longues et les plus graves qu'ait connues le pays ces dernières années. S'appuyant sur des témoignages d'organisations de défense des droits humains et de sources proches des familles de prisonniers, le rapport décrit un système où les exécutions sont de plus en plus souvent perpétrées dans le plus grand secret, souvent sans préavis aux proches et sous haute sécurité.

Iran : Salaires inférieurs au seuil de survie

 Pauvreté structurelle et érosion des droits de l'homme

Ce rapport ne porte pas sur les indicateurs économiques habituels ni sur les fluctuations ordinaires du marché. Il concerne la violation des droits humains les plus fondamentaux de millions de personnes en Iran : le droit à l’alimentation, au logement, aux soins de santé, au travail, à la sécurité sociale et aux conditions minimales nécessaires à une vie digne.

Inflation alimentaire et érosion de la classe moyenne dans l'économie iranienne

 Le marché iranien est désormais instable. Les prix augmentent à un rythme que les salaires ne peuvent suivre. L'inflation alimentaire a dépassé les 110 % et le prix de nombreux produits de première nécessité a explosé en moins d'un an. Dans ces conditions, l'effondrement de l'économie n'est pas qu'une simple figure de style médiatique ; c'est la description fidèle d'une réalité que des millions d'Iraniens vivent au quotidien.

La grève de la faim des mardis contre les exécutions en Iran : 120e semaines dans 56 prisons

Le mardi 12 mai 2026, des prisonniers politiques incarcérés dans 56 prisons iraniennes ont entamé une nouvelle grève de la faim, marquant la 120e semaine consécutive de la campagne « Non aux mardis des exécutions ».

Malgré la pression sécuritaire croissante et les restrictions sévères imposées par l’administration pénitentiaire, les détenus poursuivent leur résistance. Chaque journée de grève est pour la campagne un témoignage de la conscience collective, brisant le silence mortel et faisant entendre la voix de la communauté internationale en faveur du droit à la vie et des droits humains. Le régime iranien intensifie les exécutions de prisonniers politiques baloutches pour contrôler la société

Exécution à Zahedan du prisonnier politique Abdoljalil Shahbakhsh, un compatriote baloutche

 •Accusé de repérage et d’attaque armée contre des postes des forces de sécurité à des fins de représailles et d’appartenance au groupe Ansar al-Furqan

• Des agents du renseignement ouvrent le feu sur un véhicule sur la route de Sarbaz, faisant 4 morts
• Maryam Radjavi condamne fermement les crimes contre les compatriotes baloutches et appelle à une action urgente pour mettre fin aux exécutions de prisonniers politiques en Iran

À l’aube de ce mardi 12 mai, le régime des mollahs a pendu Abdoljalil Shahbakhsh, prisonnier politique baloutche, à la prison de Zahedan, sous l’accusation de « rébellion armée par attaque contre de postes des forces de sécurité et appartenance au groupe Ansar al-Furqan ».

Détroit d'Ormuz : démonstration de force ou début de nouvelles tensions ?

 Alors que les tensions s'intensifient au Moyen-Orient, le gouvernement britannique a annoncé être prêt à déployer le destroyer HMS Dragon dans la région. Cette mesure s'inscrit dans le cadre d'un plan multinational visant à garantir la sécurité maritime dans le détroit d'Ormuz. Les autorités britanniques ont précisé que cette décision fait partie de la planification militaire et sécuritaire de Londres en vue de sa participation à une coalition franco-britannique.