Des informations font état d'une pression et de restrictions croissantes à l'encontre des prisonnières politiques en Iran, notamment celles arrêtées pour soutien à l'Organisation des Moudjahidines du peuple d'Iran (OMPI/MEK). Selon ces informations, le processus d'imposition de nouvelles restrictions, d'ouverture de nouvelles procédures judiciaires et de prononcé de peines supplémentaires à leur encontre s'est intensifié ces dernières semaines.
Dans ce contexte, Shiva Esmaeili et Elaheh Fouladi, deux prisonnières politiques détenues à la prison d'Evin à Téhéran, ont été inculpées pour avoir protesté contre la mort de Somayeh Rashidi et condamnées chacune à six mois de prison supplémentaires pour outrage au Guide suprême. Somayeh Rashidi, âgée de 42 ans, était décédée en octobre 2025 à la prison de Qarchak à Varamin, faute de soins médicaux, un événement qui avait alors suscité de vives réactions parmi les prisonniers politiques.
Il a également été rapporté que sept prisonnières politiques — dont Zahra Safaei, Forough Taghipour, Marzieh Farsi, Elaheh Foladi, Arghavan Fallahi, Shiva Esmaeili et Golrokh Iraee — se sont vu refuser le droit de visite de leur famille pour avoir participé à des activités de protestation en prison et à la campagne « Mardis non aux exécutions », notamment en chantant des chansons et en scandant des slogans contre les exécutions.
À la prison de Yazd, une autre prisonnière politique et sympathisante de l'OMPI/MEK, Parisa Kamali, serait soumise à de fortes pressions. Selon des sources bien informées, les autorités pénitentiaires, invoquant des circonstances particulières, refuseraient de lui fournir les médicaments nécessaires et de la transférer dans des centres médicaux, ce qui suscite des inquiétudes quant à son état de santé. Des informations indiquent également qu'elle ferait l'objet d'un ordre de transfert à la prison de Khash, dans la région du Baloutchistan, au sud-est de l'Iran.
Face à ces développements, plusieurs organisations de défense des droits humains et groupes de plaidoyer ont appelé à une plus grande attention internationale à la situation des prisonniers politiques en Iran, en particulier des femmes, et ont souligné la nécessité d'une enquête indépendante sur les conditions de détention.

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