Malgré la pression sécuritaire croissante et les restrictions sévères imposées par l’administration pénitentiaire, les détenus poursuivent leur résistance. Chaque journée de grève est pour la campagne un témoignage de la conscience collective, brisant le silence mortel et faisant entendre la voix de la communauté internationale en faveur du droit à la vie et des droits humains. Le régime iranien intensifie les exécutions de prisonniers politiques baloutches pour contrôler la société
La guerre comme écran de fumée pour les exécutions
Le dernier communiqué de la campagne souligne comment le régime iranien a instrumentalisé les récents conflits extérieurs pour intensifier sa répression intérieure.
Alors que le peuple iranien réclamait un changement de régime systémique fin mars, l'État a accéléré le rythme des exécutions. Sous couvert de guerre, les autorités ont exécuté 23 prisonniers politiques et sécuritaires depuis le début de l'année iranienne en cours (20 mars 2026).
Comble de l'horreur pour les familles endeuillées, le régime continue d'instrumentaliser la douleur en refusant de leur remettre les corps des prisonniers exécutés. Parmi eux figurent six membres de la campagne – Vahid Bani-Amerian, Pouya Ghobadi, Babak Alipour, Akbar (Shahrokh) Daneshvarkar, Mohammad Taghavi et Abolhassan Montazer – dont les corps sont toujours retenus 40 jours après leur exécution.
Par ailleurs, les forces de sécurité ont arrêté les deux sœurs de Shahrokh Daneshvarkar, Azam et Akram, le 18 avril 2026, simplement parce qu'elles s'étaient renseignées sur le corps de leur frère auprès des services médico-légaux et judiciaires. La campagne a condamné leur transfert vers un lieu tenu secret, y voyant un cas flagrant de disparition forcée, une pratique courante du régime.
Menace imminente contre les manifestants et les détenus appartenant à des minorités
La vague meurtrière d'exécutions ne montre aucun signe de ralentissement. La semaine dernière, les autorités de la prison de Vakilabad à Mashhad ont pendu trois prisonniers politiques ayant participé au soulèvement de janvier 2026 : Ebrahim Dolatabadi, Mehdi Rasouli et Mohammad Reza Miri – un dénouement que la campagne avait dénoncé avec insistance le 5 mai. Par ailleurs, un autre prisonnier, Erfan Shakourzadeh, a été exécuté à la prison de Ghezel Hesar pour espionnage.
La campagne a lancé un appel urgent pour sauver la vie des autres prisonniers politiques, notamment les manifestants récents et les détenus appartenant à la minorité baloutche.
Des individus tels qu'Amir-Mohammad Zare et Mohammad-Reza Abdollahpour à Ghezel Hesar, Ali Pishevarzadeh à Lakan (Rasht), et les prisonniers baloutches Adham Naroui, Farshid Hassan-Zehi, Hossein Shahouzehi, Nasimeh Eslam-Zehi et Soleiman Shahbakhsh font face à une exécution imminente à la suite de procès opaques et profondément injustes.
Surpopulation et confiscations d'État
Des informations récentes indiquent qu'au moins 100 manifestants détenus ont été transférés au quartier 37, unité 3 de la prison de Ghezel Hesar. Ils y subissent une surpopulation extrême, un manque de produits de première nécessité et font face à de lourdes accusations qui mettent leur vie en danger.
Parallèlement, les médias d'État rapportent que le régime a confisqué les biens de dizaines de manifestants. La campagne affirme que ces mesures de terreur désespérées sont des tentatives vaines de prolonger la survie du régime, car la résilience de la jeunesse iranienne prouve que l'aube de la liberté et de l'égalité est plus proche que jamais. Les
membres de la campagne ont réaffirmé que la véritable justice ne naît pas dans les chambres d'exécution, mais dans l'éveil des consciences, l'éducation et des procès équitables. La campagne « Non aux mardis de la peine de mort » soutient fermement le peuple iranien jusqu'à l'abolition de la peine capitale.
Le 12 mai 2026, des détenus de 56 prisons iraniennes ont participé à une grève de la faim.
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