Selon ce rapport, l’inflation relative pour l’ensemble des biens et services s’établit également à 73,5 %, ce qui signifie que les ménages iraniens doivent payer en moyenne plus de 70 % de plus pour se procurer le même panier de biens et services que l’an dernier.
Le Centre statistique estime par ailleurs l’inflation annuelle pour mars et avril à 53,7 %, tandis que la Banque centrale du régime iranien a récemment annoncé un chiffre de 50,6 %. Cet écart entre les statistiques officielles alimente une fois de plus l’incertitude quant à l’ampleur réelle de la crise économique.
Le Fonds monétaire international prévoit par ailleurs que le taux d’inflation en Iran atteindra 69 % cette année. Si cela se concrétisait, l’Iran se classerait, après le Venezuela et le Soudan, au troisième rang mondial des pays affichant le taux d’inflation le plus élevé.
L’inflation et la hausse des prix en Iran constituent l’une des principales crises qui affectent les moyens de subsistance du pays ces dernières années. L’effondrement de la valeur de la monnaie nationale, la corruption structurelle, le coût exorbitant des projets militaires et régionaux du régime, les sanctions et une mauvaise gestion économique chronique ont continuellement fait grimper les prix des produits de première nécessité. Ces dernières années, des produits comme la viande, le riz, l’huile de cuisson, les produits laitiers et le pain ont subi des augmentations de prix importantes et répétées, contraignant de nombreux ménages à se passer progressivement de ces produits. Les experts économiques préviennent que la poursuite de cette tendance pourrait entraîner une aggravation de la pauvreté, de la malnutrition et une montée des tensions sociales.

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