vendredi 3 juillet 2026

Ingrid Betancourt dénonce l’interdiction du rassemblement à Paris contre les exécutions en Iran et soutient Maryam Radjavi au sommet « Iran libre 2026 »

 Intervenant lors de la deuxième journée du sommet mondial « Iran libre 2026 » à Paris, l’ancienne sénatrice et candidate à la présidence colombienne, Ingrid Betancourt, a prononcé un discours passionné axé sur le coût humain de la tyrannie de Téhéran. Mme Betancourt a dénoncé la terreur psychologique quotidienne que subissent les prisonniers politiques en Iran. Elle a rendu un hommage particulier à Babak Alipour et Pouya Ghobadi — deux des six jeunes hommes exécutés par le régime le 31 mars 2026 — en citant leurs derniers messages par lesquels ils rejetaient tant les mollahs que la monarchie au profit d’une république démocratique.

Carla Sands critique le fils du Shah et soutient la « troisième voie » de Maryam Radjavi pour un changement démocratique

 Intervenant lors de la deuxième journée du Sommet mondial « Iran libre 2026 » à Paris, l’ancienne ambassadrice des États-Unis au Danemark, Carla Sands, a déclaré que le régime iranien en place est « aux abois » après près de cinq décennies d’échecs. L’ambassadrice Sands a souligné qu’une fenêtre d’opportunité cruciale s’offre désormais à la communauté internationale pour dépasser la fausse dichotomie entre guerre et apaisement. Elle a plutôt exhorté les puissances occidentales à adopter la « troisième voie » prônée par Maryam Radjavi : un changement démocratique porté de l’intérieur par le peuple iranien et sa résistance organisée sur le sol national.

Iran : Condamnation à mort d’Arghavan Fallahi, prisonnière politique et sympathisante de l’OMPI

 Appel à une action immédiate pour sauver Arghavan Fallahi et les autres condamnés à mort

Le 1er juillet 2026, le pouvoir judiciaire des mollahs a condamné à mort Arghavan Fallahi, prisonnière politique et sympathisante de l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI/MEK). La sentence, communiquée à son avocat, a été prononcée par la 15e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran, présidée par le sinistre juge Abolqassem Salavati.

La seule politique constante du régime iranien : l’escalade des exécutions et la répression institutionnalisée

 L'incertitude politique est devenue la caractéristique principale du régime iranien. Les luttes de pouvoir internes, les signaux contradictoires concernant les négociations avec l'Occident, les crises économiques croissantes et le mécontentement populaire grandissant ont engendré un système politique qui apparaît de plus en plus instable. Pourtant, au milieu de cette instabilité, une politique d'État est restée remarquablement constante : le recours systématique aux exécutions, à l'intimidation judiciaire et à la répression pour assurer la survie du régime.

Le récent message publié par Mojtaba Khamenei, le nouveau guide suprême du régime, à l'occasion de la « Semaine de la justice », suivi presque immédiatement par l'engagement de loyauté totale du chef du pouvoir judiciaire, Gholamhossein Mohseni Ejei, a rappelé une fois de plus que les dirigeants du régime considèrent la répression non pas comme une réponse temporaire à la crise, mais comme le pilier central de leur stratégie de gouvernement.

Concept de hausse continue des prix du pain dans une chaîne de crises économiques et politiques extrêmes

 Les crises qui secouent l'Iran sous le régime des mollahs sont interconnectées comme les maillons d'une chaîne, formant une hyper-crise généralisée qui embrase le pays. Un bref aperçu des gros titres mis en avant par les médias d'État.

Le poids le plus lourd de la crise croissante, qui n'a connu aucun répit au cours de la dernière décennie, réside dans l'hypercrise économique. Il ne faut pas négliger une réalité constante : la crise économique est toujours le fruit légitime de la crise politique – une politique fondée sur la tromperie, le mensonge, le vol et les promesses vaines qui caractérisent le pouvoir en place, dont le gouvernement n'hésite pas à augmenter les salaires de 60 % tout en faisant grimper le prix du pain de 140 %.

Les coupures d'électricité estivales en Iran révèlent les défaillances des infrastructures du régime

 Chaque été, le régime iranien avance les mêmes explications aux pénuries d'électricité du pays : températures exceptionnellement élevées, hausse de la consommation ou demande excessive de climatisation. Pourtant, chaque été confirme une vérité dérangeante : la crise énergétique récurrente en Iran n'est plus un simple désagrément saisonnier, mais le fruit de décennies de mauvaise gestion structurelle, de sous-investissement chronique et d'une gouvernance qui a systématiquement privilégié les ambitions politiques au détriment des infrastructures publiques.

Alors qu'un nouvel été caniculaire s'annonce, des millions d'Iraniens subissent une fois de plus le cycle prévisible des coupures de courant, des pénuries d'eau, des perturbations économiques et d'une dégradation de leur qualité de vie. Cette crise est devenue si banale qu'elle n'est plus perçue comme une urgence, mais comme une fatalité sous le régime.

Le régime des mollahs laisse les travailleurs iraniens touchés par la guerre sans logement, alors que les inégalités se creusent

 Un rapport issu des propres médias officiels du régime révèle que des familles ouvrières déplacées par la guerre ont été abandonnées, mettant en lumière des discriminations, des promesses non tenues et l’aggravation de la crise sociale qui frappe les travailleurs iraniens.

Un rapport remarquable publié par l’agence de presse d’État iranienne ILNA a mis en évidence les graves difficultés auxquelles sont confrontées les familles ouvrières à la suite de la récente guerre. Loin de bénéficier d’une aide gouvernementale significative, de nombreux travailleurs iraniens dont les logements ont été endommagés ou détruits restent sans abri plusieurs mois après les événements, tandis que les autorités ont proposé, selon les propres termes des médias d’État, un traitement inégal et discriminatoire.