jeudi 28 mai 2026

Blocages d'Internet : Internet en Iran fortement censuré malgré le rétablissement de la connectivité

 NetBlocks, l'organisation mondiale de surveillance d'Internet, affirme qu'en Iran, malgré le rétablissement de la connexion Internet, l'accès à Internet reste soumis à un filtrage sévère.

NetBlocks a annoncé sur la plateforme de médias sociaux X qu'il y a trois mois, jour pour jour, l'Iran avait coupé l'accès à Internet mondial.

Le cercle vicieux de la pauvreté en Iran

 Depuis plus d'une décennie, l'économie iranienne est engluée dans une stagnation chronique, une inflation structurelle et un déclin continu du pouvoir d'achat. Les rapports de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international et même des médias nationaux indiquent que la société iranienne est entrée dans une phase de pauvreté persistante. Dans ce contexte, les ménages n'ont ni la capacité d'épargner, ni la possibilité d'investir, ni l'espoir d'une amélioration durable de leurs conditions de vie.

La pauvreté comme outil de contrôle étatique en Iran

 Pendant des décennies, la dévastation économique de l’Iran a été présentée par les observateurs extérieurs comme une conséquence de la corruption systémique, de la rigidité idéologique et d’une mauvaise gestion structurelle. Cependant, une analyse des politiques intérieures du régime, de l’escalade de l’ingénierie sociale et des données récentes des médias d’État révèle une réalité bien plus calculée : la pauvreté en Iran n’est pas un échec accidentel de la gouvernance. Il s’agit d’une stratégie de survie étatique délibérée et savamment orchestrée.

La crise du système de santé iranien s'aggrave : les travailleurs perdent l'accès aux soins médicaux malgré leur assurance maladie.

 Des millions de travailleurs iraniens continuent de payer des primes d'assurance chaque mois, et pourtant, beaucoup se voient refuser des soins médicaux de base lorsqu'ils en ont le plus besoin.

En Iran, des millions de travailleurs voient chaque mois une partie de leurs salaires, déjà insuffisants, déduite pour l'assurance et la couverture médicale. Pourtant, aujourd'hui, nombre d'entre eux se retrouvent abandonnés à leur sort lorsqu'ils tombent malades, errant entre pharmacies et centres de soins sans avoir accès aux services de santé les plus élémentaires.

Semnan : 53 ans de prison pour deux prisonnières politiques

 Le samedi 23 mai 2026, les autorités judiciaires de la province de Semnan, en Iran, ont annoncé une peine cumulée de 53 ans de prison pour deux prisonnières politiques, Leila Ramezani et Fatemeh Malek-Ahmadi.

Les chefs d’accusation retenus contre elles incluent l’« envoi de vidéos à des chaînes de télévision d’opposition » et la « transmission de contenus et d’informations ».

16 ans de prison pour Kimia Davoudi et sa sœur Tara en Iran

 Le régime iranien a condamné deux sœurs, Kimia Davoudi et Tara Davoudi, à une peine totale de 16 ans de prison à Téhéran en mai 2026. Actuellement détenues à la prison d’Evin, elles ont été arrêtées lors des manifestations nationales de janvier 2026. Ce verdict illustre l’intensification de la répression judiciaire contre les participantes au soulèvement.

D’après des informations de presse, le tribunal révolutionnaire de Téhéran a condamné Kimia Davoudi à 10 ans d’emprisonnement et sa sœur Tara Davoudi à une peine de 6 ans. Les deux prisonnières politiques sont désormais incarcérées dans le quartier des femmes de la prison d’Evin.

mercredi 27 mai 2026

Le pouvoir judiciaire du régime iranien annonce la « peine maximale » pour les accusés dans l'affaire d'Ekbatan

 L'agence de presse Mizan, affiliée au pouvoir judiciaire du régime iranien, a rapporté que le tribunal révolutionnaire de Téhéran avait condamné plusieurs accusés dans l'affaire Ekbatan aux peines les plus sévères pour des chefs d'accusation incluant la « corruption sur terre », la collusion et l'assemblée en vue de commettre des crimes contre la sécurité nationale, et les activités de propagande contre le régime.