jeudi 9 avril 2026

Pourparlers entre les États-Unis et le régime iranien dans un climat d'incertitude

 Le deuxième jour du cessez-le-feu entre les États-Unis et le régime iranien, face au maintien des restrictions de transit dans le détroit d'Ormuz et à la montée des tensions entre le Liban et Israël, les marchés boursiers asiatiques ont revu leur optimisme à la baisse concernant le cessez-le-feu et ont amorcé une baisse.

En début de séance, l'indice global du marché asiatique a reculé d'environ 0,7 %, la bourse japonaise restant inchangée, tandis que la Chine enregistrait une baisse de 0,6 % et la Corée du Sud une chute de 0,4 %.

La fin de la guerre sera fatale pour le régime iranien

 Dans les chambres d’écho contrôlées de la télévision d’État et les flux filtrés réservés aux fidèles du régime – ceux qui possèdent des cartes SIM vierges et un accès privilégié au monde extérieur – l’establishment clérical iranien met en scène une méticuleuse mise en scène de sa survie. Les rites de deuil de quarante jours pour un Guide suprême assassiné, jadis le centre névralgique du pouvoir militaire et politique, sont diffusés comme des rituels de continuité inébranlable. Les experts analysent le triomphe de l’État sur « la plus grande offensive du siècle ». Les généraux ont promis une riposte écrasante aux violations présumées au Liban. L’ambassade d’Espagne rouvre ses portes en grande pompe, comme si la diplomatie n’avait été interrompue que par un orage d’été. Les porte-parole militaires insistent sur le fait que le cessez-le-feu a été accepté aux conditions de Téhéran ; les gouverneurs de province promettent une reconstruction rapide des infrastructures dévastées. Le message est complexe, insistant, presque incantatoire : Nous résistons. Le monde n’a pas pu nous abattre. Ne prêtez aucune attention aux fissures sous les bannières de la victoire.

Structure du pouvoir judiciaire iranien ; un instrument juridique de répression sous l’autorité du Guide suprême

 Comment le régime des mollahs centralise le pouvoir judiciaire iranien et restreint son indépendance par un contrôle structurel

Le pouvoir judiciaire iranien est une institution fondamentale dans les systèmes juridiques du monde entier, chargée de protéger les droits des citoyens, de traiter les litiges et de rendre la justice. Un principe essentiel qui sous-tend cette institution est son indépendance vis-à-vis des autres branches du pouvoir ; une telle indépendance ne peut être réalisée sans le principe de séparation des pouvoirs. Selon ce principe, l’autorité politique est répartie entre différentes institutions afin d’éviter la concentration du pouvoir et de permettre un contrôle mutuel.

Ordre d’accélérer les exécutions et répression systématique en Iran

 Analyse juridique des nouvelles directives du chef du pouvoir judiciaire, exécutions imminentes et violations des conventions internationales

La doctrine de la « priorité de la répression interne sur la guerre extérieure »

Contrairement aux normes internationales selon lesquelles les gouvernements se concentrent sur la protection des frontières en période de conflit militaire, les récentes déclarations de hauts responsables de la République islamique révèlent que « les rues de l’Iran » et les « dissidents politiques » constituent les cibles principales et ultimes du pouvoir.

mercredi 8 avril 2026

Se félicitant du cessez-le-feu, Mme Radjavi espère qu’il conduira à la fin de la guerre et ouvrira la voie à la paix et la liberté

 Mme Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) pour la période du transfert de la souveraineté au peuple iranien, s’est félicitée du cessez-le-feu, en particulier de la suspension des attaques contre les infrastructures et les installations civiles. Elle a déclaré qu’il s’agissait là de la décision la plus appropriée prise par les États-Unis à ce moment particulièrement sensible. Elle a souligné que le mot d’ordre de la Résistance iranienne et du gouvernement provisoire a toujours été, et reste, la paix et la liberté.

Le rôle du régime théocratique et des monarchistes dans la crise de 2026 en Iran

 La guerre iranienne de 2026, qui a éclaté le 28 février et s’est conclue par les fragiles accords d’Islamabad début avril, a mis en lumière une dure réalité : les deux principaux prétendants au pouvoir en Iran ne partagent pas une vision commune, mais ils n’hésitent à sacrifier le pays lui-même pour asseoir leur pouvoir.

D’un côté, l’establishment clérical a démontré – une fois de plus – que son seul principe directeur est la survie à tout prix. De l’autre, Reza Pahlavi et son camp monarchiste ont montré que leur accession au pouvoir repose non pas sur la société iranienne, mais sur la force militaire étrangère – même au prix de la destruction totale du pays, y compris ses infrastructures et sa population.

Aucun des deux ne représente un avenir viable. Tous deux sont prêts à voir l’Iran s’embraser pour régner sur ses cendres.

La machine à exécuter du régime iranien fonctionne sans relâche.

 Moins de trois semaines après le début des attaques américaines et israéliennes contre l'Iran, une vague d'exécutions de prisonniers politiques a commencé avec la pendaison de Kourosh Keyvani, un Iranien de nationalité suédoise, accusé d'espionnage. Il a été exécuté le 18 mars, deux jours avant le Nouvel An iranien (Nowruz).

Le lendemain, la veille de Nowruz, trois détenus des manifestations nationales de janvier à Qom — Mehdi Ghasemi, Saleh Mahmoudi et Saeed Davoodi — ont été exécutés.