vendredi 3 avril 2026

35e jour du conflit iranien : les hostilités s’intensifient, passant du centre de Téhéran aux infrastructures énergétiques régionales.

 Le 35e jour du conflit à grande échelle a été marqué par une intensification sans précédent des frappes visant les infrastructures militaires, scientifiques et économiques en Iran, avec des répercussions de plus en plus importantes sur les pays voisins. Les événements d'aujourd'hui soulignent la complexité d'une guerre sur plusieurs fronts. D'une part, des bombardements de précision sur la capitale iranienne et sur des bases militaires dans diverses provinces ont causé d'importants dégâts et de nombreuses victimes. D'autre part, des frappes de représailles et des débris de projectiles interceptés ont provoqué des incendies dans des installations énergétiques aux Émirats arabes unis et au Koweït.

L’impact des coupures d’Internet sur la vie quotidienne des Iraniens

Depuis le début du conflit militaire le 28 février 2026, la société iranienne fait face à une réalité terrifiante : une guerre sur deux fronts.
L’un vient du ciel, avec les missiles. L’autre vient de l’intérieur, à travers la privation du droit à la communication — tous deux frappant directement la vie quotidienne.

La coupure d’Internet, imposée dès les premières heures de l’attaque, est désormais entrée dans son deuxième mois et a établi un record inédit d’isolement pour toute une nation.
Alors que la population cherche à se protéger des bombardements et à assurer sa sécurité physique, le blocage total de l’espace numérique a rompu ses liens économiques et informationnels, poussant des millions de foyers au bord de l’effondrement.

Des accidents de la route effroyables font rage en Iran face à l'inaction du régime

 Les accidents mortels de la route en Iran ne sont plus le fruit du hasard ; ils constituent un problème structurel. Les statistiques montrent que le pays figure parmi les plus dangereux au monde. Selon les données du Centre de recherche sur les assurances, l’Iran se classe 188e sur 190 pays en matière de sécurité routière. Cette situation est le résultat de décennies de politiques corrompues et d’un manque de transparence.

Fabriquer la réalité : comment la désinformation des médias officiels iraniens reflète l’aggravation de la crise à Téhéran


 Une campagne systématique de reportages fabriqués dans les médias officiels iraniens révèle comment le régime tente de projeter une image de force, de réprimer la dissidence et de gérer une instabilité interne croissante.

En période de crise—et particulièrement en temps de guerre—les médias officiels iraniens (contrôlés par le régime des mollahs) deviennent souvent non pas des outils d’information, mais des instruments de fabrication du récit. En Iran, ce phénomène a évolué en une pratique systématique. Ces dernières années, la fabrication de l’information est passée d’une distorsion ponctuelle à un pilier central de la stratégie médiatique officielle, s’intensifiant parallèlement aux tensions régionales et aux troubles internes. Il ne s’agit plus simplement de propagande, mais d’un effort coordonné visant à façonner la perception publique face à une instabilité croissante.

Pourquoi le régime des mollahs intensifie-t-il les exécutions de prisonniers politiques en pleine guerre ?

  Le 2 avril 2026, le régime iranien a exécuté Amirhossein Hatami, un manifestant de 18 ans arrêté lors du soulèvement de janvier 2026. Condamné à l’issue d’un procès manifestement inéquitable pour « inimitié envers Dieu » (moharebeh), pour avoir prétendument incendié une base du Bassidj à Téhéran, Hatami a été pendu à l’aube à la prison de Ghezel Hesar. Il est le dernier d’une longue liste de prisonniers politiques que le régime précipite à la potence, alors même qu’il mène une guerre régionale.

Le régime iranien a exécuté les deux derniers prisonniers politiques d'un groupe de six

 Le régime iranien a exécuté les deux derniers prisonniers politiques d'un groupe de six, tous pendus cette semaine pour leur soutien indéfectible à l'OMPI (MEK). Quatre autres membres de l'OMPI avaient déjà été exécutés les 30 et 31 mars. Treize autres membres de l'MEK sont dans le couloir de la mort.

Vahid Bani Amerian et Abolhassan Montazer ont été exécutés ce matin à la prison de Ghezel Hesar, marquant une nouvelle escalade de la brutalité dans la vague d'exécutions politiques perpétrée par le régime.

Disparitions, exécutions et justice fabriquée : la guerre croissante de l’Iran contre les prisonniers politiques

 Une hausse des transferts secrets, des exécutions accélérées et des aveux forcés révèle un système judiciaire de plus en plus instrumentalisé pour réprimer la dissidence.

Dans l’appareil répressif en expansion du régime iranien, le système carcéral est devenu un instrument de première ligne pour faire taire toute opposition. Les récents événements à la prison de Qezel Hesar illustrent un schéma profondément préoccupant—combinant secret, exécutions accélérées et violations systématiques des droits de la défense dans une campagne coordonnée contre les prisonniers politiques.