vendredi 27 mars 2026

28e jour de la guerre Iran-Iran : évacuation d'urgence du personnel russe de la centrale nucléaire de Bushehr

 Le vendredi 27 mars, la guerre entre le régime iranien et les États-Unis et Israël entrait dans son 28e jour.

Suite à l'escalade des tensions militaires au Moyen-Orient, une série d'événements sécuritaires, politiques et militaires se sont produits le vendredi 27 mars, témoignant d'une extension du conflit et d'une inquiétude internationale croissante. Les plus importants sont présentés ci-dessous :

Le régime iranien se nourrit d’extorsion

 Le 24 mars 2026, les représentants du régime ont déclaré aux Nations Unies et à l’Organisation maritime internationale que seuls les navires « non hostiles » pouvaient emprunter le détroit d’Ormuz, et ce, uniquement en coordination avec les autorités iraniennes. Près d’un cinquième du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux transitent par cette voie maritime. Reuters a cité le directeur de Kuwait Petroleum, affirmant que l’Iran « prenait l’économie mondiale en otage ». Il ne s’agissait pas d’une exagération, mais bien d’une description de la méthode employée.

La doctrine du « détroit des rues » en Iran

 Ingénierie de crimes contre l’humanité et de meurtres politiques sous le couvert de la guerre

Alors que les tensions régionales ont atteint leur paroxysme, les récits internes de la République islamique révèlent que « l’ennemi principal » ne se trouve pas aux frontières, mais dans les rues d’Iran, le « détroit des rues ».

Alerte urgente : une vague d’exécutions des manifestants de janvier 2026 débute comme outil de dissuasion systématique

 Le 23 mars 2026 (3 Farvardin 1405), seulement trois jours après le début de la nouvelle année iranienne, Hamzeh Khalili, premier vice-président du pouvoir judiciaire de la République islamique (selon un rapport de l’agence ILNA), a annoncé la phase opérationnelle de l’exécution des peines des manifestants.

Il a déclaré : « Les dossiers des agents terroristes de l’ennemi et des émeutiers de janvier ont été traités. Certains cas ont abouti à des verdicts définitifs et sont en cours d’exécution, et plusieurs ont été exécutés ces derniers jours… Aucune indulgence ne sera accordée aux personnes condamnées dans ces affaires. »

Un regard analytique sur une année de persévérance du peuple iranien

 L’année persane 1404 (qui a commencé le 21 mars 2025) s’est achevée pour le peuple iranien après de nombreux hauts et bas, laissant place à l’année 1405 (à partir du 21 mars), une année qui, dès son début, porte un sentiment de transformation et de victoire inévitable.

L’année passée a débuté avec une vague étendue et continue de plus de 4 200 manifestations et grèves de travailleurs, de retraités, d’enseignants et de personnes touchées par les pillages économiques, et en janvier, elle s’est transformée en un soulèvement national.

Batoul Gerami, mère d’un manifestant tué, violemment agressée à Gonabad

 Batoul Gerami, mère de Sajad Samadi, tué lors des manifestations nationales de janvier 2026, a été violemment agressée par les forces de sécurité alors qu’elle assistait à une cérémonie sur la tombe de son fils dans la ville de Gonabad, située dans la province du Khorassan-e Razavi.

L’incident s’est produit lors du dernier jeudi de l’année iranienne, une journée traditionnellement consacrée au recueillement dans les cimetières. Selon plusieurs témoignages, Mme Gerami, mère endeuillée en quête de justice, a été rouée de coups sur la sépulture de son fils. Elle a subi de graves blessures, a perdu connaissance et a été transférée vers un centre hospitalier. Les rapports médicaux font état d’un traumatisme physique important, incluant une fracture de l’omoplate, et confirment qu’elle demeure hospitalisée.

Iran : le sort de trois jeunes femmes détenues demeure inconnu

 L’Iran détient trois femmes, dont deux adolescentes, après les manifestations de janvierni, leur sort reste inconnu

À la suite de la vague de répression organisée après les manifestations nationales de janvier 2026, trois femmes, dont deux adolescentes, ont été arrêtées, et leur situation demeure inconnue. Ces interpellations illustrent la pratique des détentions de femmes et d’adolescentes durant les protestations, plongeant leurs familles dans une incertitude totale.