dimanche 9 août 2026

Le régime iranien fixe de nouvelles conditions pour la réouverture du détroit d'Ormuz

 Alors que les responsables du régime iranien ont annoncé samedi 8 août des progrès dans les négociations irano-omanaises concernant les routes maritimes traversant le détroit d'Ormuz, ils ont également posé de nouvelles conditions, très détaillées, pour la réouverture de cette voie navigable.

Mohammad Bagher Zolghadr, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, a déclaré samedi que le détroit d'Ormuz « ne sera pas rouvert tant que les États-Unis n'auront pas corrigé leur comportement », a-t-il affirmé. Il a souligné que le Conseil ne reviendrait pas sur cette position, « que ce soit en temps de guerre ou lors de négociations ».

Iran : la guerre, la paix et la Crise de Mojtaba Khamenei

L'ombre d'Ali Khamenei plane toujours sur Téhéran, mais c'est la présence invisible et fantomatique de son fils qui paralyse désormais l'État iranien. Propulsé au sommet du pouvoir dans le chaos qui a suivi l'assassinat de son père, le Guide suprême Mojtaba Khamenei est un homme défini – et de plus en plus prisonnier – de la guerre qui l'a intronisé.

Pour un régime qui a passé près d'un demi-siècle à justifier son existence par le renversement d'une monarchie héréditaire, l'accession au pouvoir d'un fils à la succession de son père brise son mythe idéologique fondateur. Mojtaba n'a pas accédé au pouvoir par consensus, mais par l'urgence apocalyptique d'un conflit extérieur dévastateur. À présent, alors que la guerre s'enlise et que le pays ploie sous le poids de sécheresses historiques, de coupures d'électricité et de frappes militaires, le débat interne acharné sur la question de savoir s'il faut prolonger les combats ou demander la paix est devenu une lutte par procuration pour la survie politique de Mojtaba.

Des retraités iraniens exigent des mesures concernant leurs griefs.

 Le dimanche 9 août, des retraités et des pensionnés de plusieurs villes iraniennes se sont manifestés dans les rues pour protester contre leurs conditions de vie déplorables, la hausse des prix et l'inflation, la discrimination, la violation de leurs droits et le mépris des responsables du régime iranien pour leurs revendications.

Les manifestations ont eu lieu dans les villes de Shush, Dezful, Ahvaz, Ispahan et Kermanshah. Outre leurs revendications relatives au travail et à leurs moyens de subsistance, les manifestants ont scandé des slogans contre la corruption et le pillage, les bellicismes, les exécutions et la répression des prisonniers.

Noms de 11 sympathisants de l’OMPI arrêtés dont on est sans nouvelles

 L'ONU, le Haut-Commissaire aux droits de l'homme et la Rapporteuse spéciale doivent demander des comptes au régime sur la situation de ces personnes et inspecter leurs lieux de détention

La dictature sanguinaire en Iran, craignant une intensification du soulèvement et l'accueil favorable réservé par les jeunes aux unités de résistance, a multiplié les arrestations massives parallèlement aux exécutions et aux pressions exercées sur les familles et les sympathisants des Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI). On est toujours sans nouvelles de certains arrêtés détenus en mai, juin et juillet 2026. Leur lieu de détention reste inconnu et il est à craindre qu'ils soient soumis à des interrogatoires et à la torture. Les noms et informations de certains d'entre eux sont les suivants :

Le Conseil national de la résistance iranienne nomme 11 sympathisants arrêtés, dont une femme.

 Le Secrétariat du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) a publié une déclaration nommant 11 partisans de l'Organisation des Moudjahidines du peuple d'Iran (OMPI/MEK) qui ont été arrêtés en avril, mai et juin 2026.

On ignore toujours où se trouvent certaines des personnes arrêtées et dans quelles conditions elles sont détenues. Le CNRI indique qu'elles seraient vraisemblablement soumises à des interrogatoires et à des actes de torture.

Iran : Marzieh Nayyeri, 24 ans, victime d'un mariage forcé, exécutée à Qazvin

 À l'aube du 8 août 2026, la peine de mort de Marzieh Nayyeri a été exécutée à la prison centrale de Qazvin , également connue sous le nom de prison de Choobindar. Cette jeune femme de 24 ans avait été reconnue coupable de meurtre avec préméditation et condamnée à la peine capitale.

Marzieh Nayyeri était originaire d'un village situé entre Qazvin et Karaj. Six ans auparavant, alors qu'elle n'avait que 17 ans, sa famille l'avait forcée à épouser un homme nommé Davood, malgré son refus catégorique de ce mariage.

samedi 8 août 2026

Pourquoi les auteurs du massacre iranien de 1988 n'ont-ils jamais été tenus responsables ?

 Amnesty International a documenté comment des responsables impliqués dans le massacre de 1988 ont continué d'occuper des postes à responsabilité, tandis que les familles des victimes étaient confrontées à l'intimidation, au silence et aux représailles.

Le massacre de prisonniers politiques en Iran en 1988 n'est pas un simple crime qui a pris fin avec l'arrêt des exécutions. Ses conséquences se sont prolongées pendant des décennies, notamment à travers le refus du régime de reconnaître ces meurtres, la persécution de ceux qui recherchent la vérité et la justice, et la promotion continue de responsables impliqués dans le massacre à des postes de pouvoir.

C’est la principale conclusion qui se dégage de la documentation exhaustive d’Amnesty International, notamment de son rapport historique sur le massacre de 1988, publié pour la première fois en 2018.

 https://www.amnesty.org/fr/documents/mde13/9421/2018/en/  ; Iran : Des secrets ensanglantés : Pourquoi les massacres perpétrés dans les prisons iraniennes en 1988 constituent des crimes contre l'humanité toujours en cours. 

Plus de trente ans après, la question reste inévitable :