dimanche 13 septembre 2026

Un projectile atteint un navire du régime iranien dans le détroit d'Ormuz ; un mort et quatre blessés

 Un navire marchand du régime iranien a été touché par un projectile tôt dimanche 13 septembre dans le détroit d'Ormuz, près de l'île de Hengam et de la côte de Shib Deraz, sur l'île de Qeshm. Selon les dernières informations, l'incident a fait au moins un mort et quatre blessés.

L'agence britannique UKMTO (United Kingdom Maritime Trade Operations), chargée du suivi des incidents de sécurité maritime, a indiqué dans son alerte 134-26 avoir reçu un rapport confirmant qu'un projectile non identifié avait heurté un navire traversant le détroit d'Ormuz. Dans son rapport initial, l'agence n'a pas identifié l'auteur de l'incident, ni fourni de détails sur l'état de l'équipage, ni précisé l'étendue des dégâts subis par le navire.

Transfert de 30 prisonniers politiques vers le sud-est de l’Iran

 Des informations fournies à la Société iranienne des droits de l’homme par un détenu de la prison de Zahedan révèlent de nouveaux détails sur le transfert secret d’une trentaine de prisonniers politiques de Téhéran vers cet établissement et sur les conditions de détention déplorables dans lesquelles ils sont incarcérés. Afin d’éviter toute pression sur la source ou des poursuites judiciaires à son encontre, tous les éléments permettant de l’identifier ont été supprimés.

Interview d’Azadeh Alemi sur la RTBF (Radio)

 L’Iran vit depuis plus de 47 ans sous la barbarie d’un régime ultrareligieux qui réprime dans le sang sa propre population révoltée. Il n’y a jamais eu autant d’exécutions barbares. Après les fusillades de rue organisées par le régime contre les manifestants en janvier, ce sont les pendaisons publiques de jeunes gens qui se multiplient. Témoignages et analyse d’Azadeh Alémi, porte-parole du Comité de soutien aux droits de l’Homme en Iran.

Une mère sunnite de deux enfants condamnée à 25 ans de prison sans preuve

 La 15e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran, présidée par Abolqasem Salavati, a condamné Nasimeh Eslamzehi à 25 ans de prison pour « complicité dans le crime de baghy » (rébellion armée). La peine a été prononcée alors même qu’aucune preuve spécifique et vérifiable de son appartenance à un groupe armé ou de sa coopération avec celui-ci n’a été présentée.

Restrictions prisonnières à Evin : les familles protestent

 Les pressions et les restrictions visant les femmes emprisonnées dans la prison d’Evin et leurs familles se sont intensifiées ces derniers mois. À la suite du remplacement du responsable du parloir du quartier des femmes, les durées de visite, qu’elles soient en cabine ou en présentiel, ont été réduites. De plus, les familles, contraintes à plusieurs heures d’attente, subissent des traitements insultants et inappropriés de la part du nouveau responsable du parloir, un homme identifié sous le nom de « Rezaei ». Ces conditions ont provoqué des protestations de la part des familles et des détenues dans le climat tendu du parloir le dimanche 6 septembre 2026.

Les affrontements à Saravan et les discussions sur une éventuelle éviction de Pezeshkian révèlent les tensions croissantes en Iran

 L’appareil dirigeant iranien fait face à un cocktail de plus en plus explosif de pressions sécuritaires, politiques et économiques. Un affrontement armé majeur a éclaté à Saravan, dans le sud-est de l’Iran, tandis que les luttes intestines à Téhéran se sont intensifiées au point de susciter des discussions ouvertes sur l’éviction du président du régime, Massoud Pezeshkian. Parallèlement, le taux de change du dollar sur le marché libre a de nouveau franchi la barre des 238 000 tomans, maintenant la pression économique au cœur des préoccupations des autorités.

Les travailleurs et les groupes les plus vulnérables d’Iran confrontés à la pression inflationniste

 En Iran, l’inflation ne se résume plus à un simple indicateur économique figurant dans les rapports officiels. Elle est devenue une réalité quotidienne pour des millions de travailleurs, de retraités et de ménages à faibles revenus. La hausse des prix des denrées alimentaires, des loyers, des médicaments et des services a progressivement érodé le pouvoir d’achat des salariés. Chômage, guerre et statistiques trompeuses de Téhéran