jeudi 5 mars 2026

L'avenir de l'Iran après Khamenei : démocratie, dictature ou dépendance étrangère ?

 Face à une crise sans précédent, le régime clérical est de plus en plus confronté à un choix radical entre une république démocratique et le retour d'un régime autoritaire.

Alors que la guerre extérieure impliquant l'Iran entre dans une phase critique et que la mort d'Ali Khamenei supprime le pilier central de la doctrine du velayat-e faqih , une question pressante domine les discussions politiques : quel système politique remplacera la dictature actuelle ?

À ce moment historique, l'Iran est confronté à plusieurs avenirs possibles, mais en réalité, seules trois voies sont envisageables.

Un membre de la Commission des affaires étrangères du CNRI s’exprime sur CNN : Le changement en Iran doit venir de l’intérieur

 Ali Safavi, membre de la Commission des affaires étrangères du CNRI, a déclaré lors d’un entretien avec Jim Sciutto de CNN que l’avenir politique de l’Iran devait se décider à l’intérieur du pays, arguant qu’une action militaire extérieure à elle seule ne permettrait pas un changement de régime.

  1. Safavi a déclaré à M. Sciutto que la mort annoncée du guide suprême iranien marquait un tournant, affirmant : « La mort de Khamenei marque la fin de la tyrannie religieuse qui a régné sur l’Iran pendant 47 ans. » Mais il a souligné que toute transition devait être menée par le peuple iranien : « Le changement en Iran doit venir de la base, du peuple iranien et de l’opposition organisée et structurée à ce régime. »

Iran : Les unités de résistance mènent 31 opérations et attaques audacieuses à Téhéran et dans 19 autres villes

 Fin février 2026, alors que les tensions s'intensifiaient entre le régime iranien et les puissances étrangères, des événements survenus en Iran révélaient une autre dynamique à l'œuvre dans tout le pays. Suite à l'annonce d'un gouvernement provisoire par le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) , des réseaux liés à l'Organisation des Moudjahidines du peuple d'Iran (OMPI) ont signalé une série d'activités coordonnées dans plusieurs villes iraniennes.

Le 28 février, le CNRI a proclamé la formation d'un gouvernement provisoire destiné, selon l'organisation, à instaurer un cadre pour le transfert de souveraineté au peuple iranien. À peu près au même moment, des activistes affiliés au réseau interne de l'OMPI – communément appelés « Unités de résistance » – ont mené des opérations à Téhéran et dans au moins 18 autres villes.

Iran : Frappes sur la prison d’Evin et danger pour les détenus

 Prison d’Evin : les frappes aériennes font craindre pour la sécurité des détenus

Aux premières heures du mardi 3 mars 2026, les environs de l’université Imam Hossein à Téhéran et une partie du mur d’enceinte de la prison d‘Evin ont été la cible de frappes aériennes. Des sections du mur de la prison ont été endommagées. À l’heure où nous écrivons ces lignes, aucune information vérifiée n’a été communiquée concernant l’état des prisonniers ou d’éventuelles victimes.

Cet incident place une nouvelle fois la sécurité des personnes incarcérées à Evin, tout particulièrement celle des prisonniers politiques, notamment quelque 200 prisonnières politiques et des personnes interpellées lors du soulèvement de janvier, au cœur des préoccupations du public face à l’escalade des menaces militaires.

Prison de Qarchak : Pénurie d'eau et incertitude en temps de guerre pour les femmes détenues

 Les informations reçues indiquent que la prison de Qarchak à Varamin , qui détient des prisonnières, se trouve dans une situation critique en raison des conditions de guerre actuelles.

Plusieurs membres du personnel de différents services de la prison, notamment le personnel médical, infirmier, administratif et même les gardiens, auraient démissionné. De ce fait, de nombreuses questions relatives à la gestion et au bien-être des détenus sont désormais dans l'incertitude.

mercredi 4 mars 2026

Cinquième jour de frappes américaines et israéliennes contre l'Iran : les infrastructures militaires touchées alors que le conflit s'étend à toute la région

 L'affrontement militaire entre le pouvoir iranien, les États-Unis et Israël entrait dans son cinquième jour, le mercredi 4 mars 2026, marqué par des bombardements continus et des répercussions régionales croissantes. Cette escalade fait suite à quatre jours de frappes sans précédent qui ont éliminé le Guide suprême Ali Khamenei, tué de hauts commandants militaires et ciblé des éléments clés de l'infrastructure nucléaire et balistique iranienne, notamment l'usine d'enrichissement de combustible de Natanz.

Mercredi matin, l'attention s'est portée sur une vaste campagne contre les installations militaires et de sécurité à Téhéran et dans plusieurs provinces, tandis que les forces iraniennes intensifiaient leurs attaques de représailles contre les intérêts américains et alliés dans le Golfe.

Iran : Les enfants ne doivent jamais être des dommages collatéraux, déclare un comité de l’ONU

 OHCHR – GENÈVE  Le UN Committee on the Rights of the Child s’est dit profondément bouleversé par la perte de vies d’enfants innocents et gravement préoccupé par l’escalade des violences au Moyen-Orient ainsi que par leurs conséquences dramatiques sur les enfants.

Le Comité se dit alarmé par des informations faisant état de frappes contre des infrastructures civiles, notamment des écoles et des hôpitaux, qui ont blessé et traumatisé des enfants et coûté la vie à de nombreux jeunes. Il mentionne en particulier le bombardement de l’école de filles Shajareh Tayyebeh à Minab, en Iran, où plus de 160 enfants auraient été tués.