samedi 7 février 2026

Un rassemblement à Berlin mobilise la diaspora iranienne en soutien au soulèvement et aux réformes démocratiques

 Berlin — 7 février 2026

Des milliers d'Iraniens et de sympathisants de la Résistance iranienne se sont rassemblés samedi à Berlin lors d'un grand rassemblement organisé pour exprimer leur solidarité avec les manifestations en cours en Iran et appeler à une plus grande attention internationale sur la situation des droits humains et l'évolution de la situation politique dans le pays. Cet événement, qui s'est tenu dans la capitale allemande, a réuni des membres des communautés iraniennes de toute l'Europe et a coïncidé avec l'anniversaire de la révolution antimonarchique de 1979, plaçant le rassemblement au cœur de l'opposition à la dictature et des revendications pour un avenir démocratique déterminé par le peuple iranien.

Le régime iranien a utilisé des mercenaires étrangers pour réprimer les manifestations de 2026

 Le soulèvement national de janvier 2026, avec son ampleur géographique sans précédent et ses slogans subversifs, a placé le régime iranien face à un défi existentiel et une situation de survie critique. L'intensité de ce soulèvement populaire fut telle qu'elle a érodé et affaibli l'appareil répressif traditionnel du régime. Des rapports de terrain crédibles et des analyses stratégiques montrent que les autorités, craignant la désobéissance des forces intérieures et les défections au sein des forces répressives, ont eu recours à une mesure inédite et dangereuse : le déploiement de forces armées et de milices supplétives extraterritoriales pour affronter directement le peuple iranien.

Hausse alarmante des condamnations à mort et exécutions extrajudiciaires de manifestants en Iran

 Suite à la répression sanglante des manifestations à travers le pays, des milliers de personnes ont été arrêtées en lien avec ces manifestations.

La plupart des détenus sont actuellement incarcérés dans des centres de détention, des prisons et des installations non officielles ou secrètes sous le contrôle du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) et du ministère du Renseignement. Nombre d'entre eux sont maintenus en isolement complet, sans aucune information sur leur état, sans accès à leurs familles ni à leurs avocats, et totalement hors de tout contrôle judiciaire effectif.

Arrestation et disparition forcée de quatre sœurs à Téhéran

 Dans le contexte de la poursuite de la vague d’arrestations faisant suite aux manifestations nationales en Iran, des rapports font état de l’arrestation et de la disparition forcée continue de quatre sœurs à Téhéran. Des semaines après leur arrestation, leur lieu de détention et leur situation juridique demeurent inconnus.

jeudi 5 février 2026

Des responsables du régime iranien ont perpétré des massacres de masse, selon un rapport d'un organisme de défense des droits humains.

 Human Rights Watch, une organisation internationale de défense des droits humains, a déclaré dans son rapport annuel que les responsables du régime iranien, en 2025, faisant référence aux massacres de masse survenus à la suite de manifestations nationales en Iran, ont procédé à des arrestations massives et arbitraires et intensifié la répression sous prétexte de sécurité nationale.

Dans son rapport publié le mercredi 4 février , Human Rights Watch, faisant référence à la répression meurtrière des manifestations à travers le pays, notamment aux massacres de manifestants et de passants par les forces de sécurité du régime iranien, a écrit :

Le régime iranien renforce l’étau sécuritaire, tout en tolérant quelques « critiques autorisées »

 La réponse de l’État aux récentes manifestations est de plus en plus marquée par une contradiction fondamentale et déstabilisatrice : les autorités affirment rétablir l’ordre, mais leur propre rhétorique et leurs choix politiques trahissent un système qui perçoit la société comme une menace, un « ennemi » à contenir plutôt que comme des citoyens à représenter. Ces dernières 48 heures, les responsables de la sécurité et du système judiciaire ont amplifié un discours présentant la colère populaire comme une violence organisée, tandis que des membres influents du pouvoir mettent en garde contre le risque que la répression de la dissidence transforme les manifestations en un phénomène bien plus dangereux.

Ahwaz a connu des jours de soulèvement et de bain de sang alors que les forces du régime réprimaient la population

 Du 31 décembre 2025 au 13 janvier 2026, la ville d’Ahwaz a été le théâtre d’affrontements de rue prolongés, d’un soulèvement massif et d’une répression croissante, alors que les habitants défiaient ouvertement l’autorité du régime iranien.

Le bâtiment du gouvernorat incendié

Le 31 décembre 2025, les habitants d’Ahwaz ont organisé une vaste manifestation qui a rapidement dégénéré en confrontation ouverte avec les forces de sécurité du régime. Les manifestants ont bloqué plusieurs rues en allumant des feux et, à la suite d’affrontements avec les agents du régime, ont incendié le bâtiment du gouvernorat d’Ahwaz. Cet acte a marqué une escalade décisive du soulèvement dans la ville et un défi direct à l’autorité administrative du régime.