mardi 12 mai 2026

Les boucliers contre le black-out internet en Iran entraînent une recrudescence des exécutions secrètes

 Alors que le silence numérique s'intensifie en Iran, des rapports révèlent une escalade parallèle des exécutions clandestines, des intimidations envers les familles et de la répression systématique menée à huis clos.

Un nouveau rapport publié par le quotidien britannique The Guardian apporte un éclairage nouveau sur l'escalade des exécutions secrètes et de la répression interne menée par le régime iranien, qui se déroule en parallèle de l'une des coupures d'internet les plus longues et les plus graves qu'ait connues le pays ces dernières années. S'appuyant sur des témoignages d'organisations de défense des droits humains et de sources proches des familles de prisonniers, le rapport décrit un système où les exécutions sont de plus en plus souvent perpétrées dans le plus grand secret, souvent sans préavis aux proches et sous haute sécurité.

Iran : Salaires inférieurs au seuil de survie

 Pauvreté structurelle et érosion des droits de l'homme

Ce rapport ne porte pas sur les indicateurs économiques habituels ni sur les fluctuations ordinaires du marché. Il concerne la violation des droits humains les plus fondamentaux de millions de personnes en Iran : le droit à l’alimentation, au logement, aux soins de santé, au travail, à la sécurité sociale et aux conditions minimales nécessaires à une vie digne.

Inflation alimentaire et érosion de la classe moyenne dans l'économie iranienne

 Le marché iranien est désormais instable. Les prix augmentent à un rythme que les salaires ne peuvent suivre. L'inflation alimentaire a dépassé les 110 % et le prix de nombreux produits de première nécessité a explosé en moins d'un an. Dans ces conditions, l'effondrement de l'économie n'est pas qu'une simple figure de style médiatique ; c'est la description fidèle d'une réalité que des millions d'Iraniens vivent au quotidien.

La grève de la faim des mardis contre les exécutions en Iran : 120e semaines dans 56 prisons

Le mardi 12 mai 2026, des prisonniers politiques incarcérés dans 56 prisons iraniennes ont entamé une nouvelle grève de la faim, marquant la 120e semaine consécutive de la campagne « Non aux mardis des exécutions ».

Malgré la pression sécuritaire croissante et les restrictions sévères imposées par l’administration pénitentiaire, les détenus poursuivent leur résistance. Chaque journée de grève est pour la campagne un témoignage de la conscience collective, brisant le silence mortel et faisant entendre la voix de la communauté internationale en faveur du droit à la vie et des droits humains. Le régime iranien intensifie les exécutions de prisonniers politiques baloutches pour contrôler la société

Exécution à Zahedan du prisonnier politique Abdoljalil Shahbakhsh, un compatriote baloutche

 •Accusé de repérage et d’attaque armée contre des postes des forces de sécurité à des fins de représailles et d’appartenance au groupe Ansar al-Furqan

• Des agents du renseignement ouvrent le feu sur un véhicule sur la route de Sarbaz, faisant 4 morts
• Maryam Radjavi condamne fermement les crimes contre les compatriotes baloutches et appelle à une action urgente pour mettre fin aux exécutions de prisonniers politiques en Iran

À l’aube de ce mardi 12 mai, le régime des mollahs a pendu Abdoljalil Shahbakhsh, prisonnier politique baloutche, à la prison de Zahedan, sous l’accusation de « rébellion armée par attaque contre de postes des forces de sécurité et appartenance au groupe Ansar al-Furqan ».

Détroit d'Ormuz : démonstration de force ou début de nouvelles tensions ?

 Alors que les tensions s'intensifient au Moyen-Orient, le gouvernement britannique a annoncé être prêt à déployer le destroyer HMS Dragon dans la région. Cette mesure s'inscrit dans le cadre d'un plan multinational visant à garantir la sécurité maritime dans le détroit d'Ormuz. Les autorités britanniques ont précisé que cette décision fait partie de la planification militaire et sécuritaire de Londres en vue de sa participation à une coalition franco-britannique.

Le retour de la tristement célèbre police secrète royale du Shah dans les rues d'Europe

 Le régime terroriste iranien vacille sous le poids de la crise économique, des humiliations militaires et de la colère croissante d’une population épuisée par près d’un demi-siècle de règne théocratique. Pourtant, sa stratégie de survie a toujours reposé sur une idée simple : convaincre les Iraniens que l’alternative serait pire encore. C’est précisément dans ce vide politique que s’engouffrent aujourd’hui les monarchistes, appelant au retour de l’ancienne dictature et de sa redoutable police politique, la SAVAK.