mercredi 8 juillet 2026

Le bilan sanglant d’Ali Khamenei : Trente-six ans de massacre prendra fin

 Lorsqu’Ali Khamenei a accédé au titre de Guide suprême en juin 1989, les prisons étaient encore imprégnées du sang du massacre de 1988 – un carnage qu’il avait contribué à orchestrer, mais dont la responsabilité a été imputée à son prédécesseur. Dès lors, chaque balle tirée dans la foule, chaque corde de potence serrée dans l’obscurité de l’aube, et chaque sac mortuaire affiché sur les réseaux sociaux porte sa seule signature. La chronologie qui suit n’est pas une abstraction. C’est une accusation fondée sur les dossiers d’Amnesty International, les sources de renseignement de Reuters et les cris de mères qui n’ont jamais pu faire leur deuil.

Linda Chavez appelle à la souveraineté du peuple iranien lors du sommet « Iran libre 2026 »

 Intervenant le 21 juin lors de la deuxième journée du sommet mondial « Iran libre 2026 » à Paris, Linda Chavez, ancienne directrice des relations publiques de la Maison Blanche, a prononcé un discours passionné appelant à donner au peuple iranien les moyens d’agir dans sa quête de liberté. Dans son allocution, Mme Chavez a reconnu être arrivée au sommet avec un profond pessimisme et un sentiment de « honte », suscités par les récents développements de la politique internationale à l’égard du régime clérical iranien et par les restrictions imposées aux manifestations prévues en France.

Les groupes supplétifs irakiens du régime iranien pris au piège de l'arrestation et de la loi

 Suite à l'arrestation en Irak d'un agent infiltré du régime iranien, également visé par des sanctions américaines, une importante somme d'argent liquide a été découverte et saisie à son domicile. Il était impliqué dans le blanchiment d'argent et facilitait la contrebande de pétrole iranien soumis aux sanctions.

Les groupes interposés constituaient l'un des piliers et des remparts que le régime iranien avait mis en place au cours des dernières décennies pour se protéger. L'ancien guide suprême du régime, Ali Khamenei, par l'intermédiaire de Qassem Soleimani, a créé, armé et approvisionné des groupes interposés alliés dans divers pays pendant plusieurs décennies.

Six mois après les manifestations de janvier 2026 en Iran, le nombre réel de victimes demeure sans réponse

Amnesty International : La répression sanglante des manifestations de janvier en Iran reste impunie, et Amnesty International a averti que l'impunité dont bénéficient toujours les responsables ouvre la voie à d'autres crimes et à une répression encore plus généralisée en Iran.

Six mois après la répression sanglante des manifestations nationales de janvier 2026 en Iran, Amnesty International a déclaré dans un communiqué que, compte tenu de l'absence totale de perspectives de justice en Iran, la recherche de la responsabilité pour les victimes par le biais des mécanismes de justice pénale internationale devait être considérée comme une priorité urgente et non négociable.

Signez notre déclaration pour arrêter la condamnation à mort de la prisonnière politique de 25 ans, Arghavan Fallahi

 Déclaration appelant à une action immédiate pour arrêter la condamnation à mort de la prisonnière politique de 25 ans, Arghavan Fallahi

Nous exprimons notre profonde inquiétude face à la condamnation à mort prononcée contre Arghavan Fallahi, prisonnière politique iranienne de 25 ans.

Chrétiens convertis en Iran : 55 ans de prison pour cinq croyants

 Le dimanche 5 juillet 2026, la cour d’appel de Téhéran a confirmé de lourdes peines de prison totalisant 55 ans à l’encontre de cinq chrétiens convertis en Iran, dont deux femmes.

Accusés d’atteinte à la sécurité nationale et de propagande contre l’État, Ayda Najaflou a été condamnée à 17 ans de réclusion et Lida Alexani à huit ans, tandis que trois autres co-accusés ont écopé de 10 ans chacun. Cette décision judiciaire illustre l’intensification de la persécution religieuse menée par le régime des mollahs contre les musulmans convertis au christianisme au cœur de la capitale iranienne.

mardi 7 juillet 2026

Iran : Du soulèvement des étudiants en 1999, au spectacle des funérailles de Khamenei

 Le soulèvement de 1999 a éclaté le 9 juillet, lorsque des étudiants de l’université de Téhéran se sont rassemblés pour protester contre la fermeture du journal « Salam » par le pouvoir judiciaire. Ce qui avait commencé par un sit-in sur le campus réclamant la liberté de la presse s’est rapidement transformé en un soulèvement national. Des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue, ébranlant la dictature cléricale jusque dans ses fondations.