jeudi 6 août 2026

La pénurie de gaz plane sur l'Iran, des milliards étant gaspillés par le torchage du gaz

 Avant même la fin de l'été, et alors que les conséquences des coupures de courant à répétition continuent de peser lourdement sur la vie des citoyens et les entreprises, des alertes concernant des pénuries de gaz pour l'hiver prochain ont déjà été lancées. Dans ce contexte, Mohammad Jafar Ghaem Panah, adjoint exécutif du président iranien Massoud Pezeshkian, a récemment annoncé que l'Iran serait confronté à un déficit quotidien de gaz naturel d'environ 100 millions de mètres cubes cet hiver. Il a souligné que même en l'absence de températures anormalement basses, le pays sera néanmoins confronté à un déséquilibre énergétique qui exigera une gestion rigoureuse.

Effondrement économique, pénurie d’eau et résistance : le régime clérical iranien est paralysé

 Le régime clérical iranien est confronté à une crise composite sans précédent, alors que les principaux indicateurs macroéconomiques chutent à des niveaux historiquement bas. Selon le site d’information Tejarat News, proche du gouvernement, l’indice national de misère en Iran a atteint 90 % au printemps 2026 et a grimpé à 96 % en juillet. Le nombre de provinces affichant un indice de misère à trois chiffres est passé de 13 à 19 durant cette période. Avec une inflation galopante atteignant 88,6 % et un chômage s’élevant à 9,1 %, les fondements économiques du régime s’effondrent sous le poids de graves pressions structurelles.

Des experts de l’ONU exhortent l’Iran à mettre fin à l’escalade des persécutions visant les minorités ethniques

 OHCHR, GENÈVE – Des experts des Nations unies* ont appelé aujourd’hui les autorités iraniennes à mettre fin à l’intensification des détentions arbitraires, des disparitions forcées, de la torture et d’autres formes de mauvais traitements, ainsi qu’aux exécutions arbitraires visant les minorités ethniques, en particulier les minorités ethniques, kurde et baloutche.

Des clubs sportifs féminins fermés en Iran en raison de la crise du chômage

 Quatre clubs sportifs féminins de la ville de Yazd ont été fermés par la police de surveillance des lieux publics. Cette mesure répressive intervient alors que la fermeture d'entreprises dirigées par des femmes, conjuguée à une crise du chômage qui s'aggrave, fragilise encore davantage leurs moyens de subsistance. Les autorités n'ont pour l'instant fourni aucune explication claire quant aux raisons exactes de cette action.

Iran : Volker Türk affirme que les exécutions sont utilisées pour instiller la peur et réprimer la dissidence

 OHCHR – Déclaration du Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, sur les exécutions en Iran

Je suis alarmé par l’augmentation du nombre d’exécutions et de condamnations à mort prononcées en Iran depuis le mois de mars, ainsi que par le fait que la peine capitale continue d’être utilisée pour instiller la peur au sein de la population et réprimer toute forme de dissidence. J’exhorte les autorités iraniennes à mettre immédiatement fin à toutes les exécutions et à s’engager sur la voie de l’abolition de la peine de mort.

Iran. Il faut mettre un terme à la campagne d’exécutions et de condamnations à mort arbitraires de manifestant·e·s

 Amnesty International – Les exécutions publiques de deux manifestants mardi 28 juillet 2026, après celle d’au moins trois autres la semaine précédente, marque une nouvelle escalade dans le recours à la peine capitale par les autorités pour étouffer la dissidence, a déclaré Amnesty International. L’organisation craint qu’au moins 60 autres personnes, dont trois arrêtées alors qu’elles étaient mineures, soient sous la menace d’une exécution après leur condamnation à mort, tandis que de nombreuses autres font encore l’objet de poursuites pour des infractions passibles de la peine capitale en lien avec les manifestations.

mercredi 5 août 2026

La prisonnière politique Parisa Kamali dénonce la politique d’exécutions de l’Iran dans un message adressé depuis la prison de Yazd

 Dans un message audio enregistré depuis sa prison, la prisonnière politique Parisa Kamali affirme que les exécutions ne permettront pas d’assurer la survie du régime et appelle la communauté internationale à agir pour mettre un terme à la vague de mises à mort orchestrées par l’État.