mardi 25 août 2026

Sanctions occidentales contre le régime iranien et ses relais dans la région

 Jeudi 20 août, le Bureau du contrôle des avoirs étrangers (OFAC) du département du Trésor américain a annoncé, dans un communiqué officiel, l’imposition de nouvelles sanctions contre un vaste et complexe réseau de transfert illicite de fonds géré par le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) et le Hezbollah libanais. Parallèlement, le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a promis l’application, pour le lundi suivant, des sanctions les plus sévères de l’histoire à l’encontre du régime iranien.


Le département du Trésor américain a précisé que ces sanctions visent dix personnes pour avoir facilité et assuré le transfert physique de centaines de millions de dollars en espèces au profit de la « Force Al-Qods du CGRI » et du « Hezbollah libanais ».

Les manifestations pour les moyens de subsistance déferlent à nouveau sur les rues d'Iran

 Lundi 24 août, des groupes de travailleurs, de retraités, de chauffeurs, d'acheteurs de voitures et de personnes réclamant l'accès à l'eau ont organisé des manifestations et des grèves dans plusieurs villes iraniennes pour protester contre des factures impayées, des problèmes de subsistance, l'incertitude économique et le fait que leurs demandes soient restées sans réponse.

Iran : Les factures d'eau et d'électricité augmentent jusqu'à cinq fois

 En juin et juillet 2026, les factures d’eau et d’électricité de millions de foyers iraniens ont soudainement grimpé en flèche, étant parfois multipliées par quatre. Cette hausse est survenue alors que le régime iranien était confronté à un déficit budgétaire massif, soulevant la question de savoir si le gouvernement renflouait ses caisses aux dépens de la population.

Cette augmentation soudaine des factures a pris de court de nombreux foyers. Certains usagers ont signalé que leurs factures étaient passées d’environ 3 millions de rials (environ 2 dollars) en juin à une fourchette comprise entre 8 et 10 millions de rials en juillet. La hausse a atteint 300 %, voire davantage dans certains cas. Les responsables du régime ont attribué cette augmentation au dépassement, par les ménages, du seuil de consommation officiel. Toutefois, plusieurs rapports indiquent que la structure tarifaire par paliers et la pression exercée par l’énorme déficit budgétaire du régime ont également joué un rôle.

135e campagne « Mardi non aux exécutions » dans 61 prisons à travers l’Iran

 La campagne « Les mardis contre les exécutions » a publié un communiqué le 25 août 2026, marquant sa 135e semaine de protestation et signalant que ses grèves de la faim se sont étendues à 61 prisons à travers l’Iran.

Les organisateurs ont directement lié la recrudescence de la peine capitale aux tentatives du régime d’étouffer la contestation publique dans un contexte de détérioration de la situation économique.

Une mère de 43 ans exécutée dans une prison de Rasht

 La condamnation à mort a été exécutée à l’aube aujourd’hui, le 25 août, à la prison de Lakan, dans la ville de Rasht, au nord du pays.

La prisonnière a été identifiée comme Zahra Azizpour, âgée d’environ 43 ans, mère d’un enfant, originaire d’Ardabil et résidant à Rasht, qui avait auparavant été condamnée à mort pour des accusations de meurtre. Au moment de la rédaction de cet article, l’affaire de cette femme exécutée à Rasht n’a pas été officiellement annoncée par les autorités pénitentiaires ou les agences responsables.

Avec l’exécution de Zahra Azizpour à la prison de Lakan, à Rasht, le nombre de femmes exécutées dans les prisons iraniennes depuis le début de l’année civile en cours (2026) a atteint au moins 23.

Exécution de Majid Adineh, détenu lors du soulèvement de janvier 2026

 Majid Adineh, arrêté lors des manifestations de janvier 2026 à Mohammadshahr, Karaj, a été exécuté aux premières heures du dimanche 23 août, alors que des détails clés concernant son interrogatoire, le déroulement de son procès, les preuves à charge et son accès à un avocat de son choix n'ont toujours pas été rendus publics.

Majid Adineh a été arrêté le soir du 9 janvier 2026, lors de la répression des manifestations, par les services de renseignement du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) dans la province d'Alborz. Le pouvoir judiciaire iranien a affirmé que des armes, des munitions et d'autres équipements ont été découverts lors de son arrestation.  Exécution d’un jeune Afghan de 21 ans à la prison centrale d’Ispahan : au moins 30 manifestants exécutés depuis le 19 mars

Les femmes et l'esclavage moderne en Iran; Exploitation du travail, traite des êtres humains et exploitation sexuelle

 Commémoration du 23 août, Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition

Dans la nuit du 22 au 23 août 1791, des personnes réduites en esclavage se soulevèrent à Saint-Domingue (actuel Haïti), un événement qui marqua un tournant dans la lutte historique contre la traite négrière. L’UNESCO a proclamé le 23 août Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition afin d’honorer les victimes et d’examiner les mécanismes qui privaient les êtres humains de la maîtrise de leur corps, de leur travail et de leur destin.