dimanche 29 mars 2026

30e jour de la guerre en Iran : Escalade sans précédent des affrontements et des attaques contre les infrastructures économiques

 Des informations publiées ces derniers jours indiquent que la crise militaire impliquant l'Iran a dépassé le stade des affrontements limités et touche désormais des infrastructures vitales, des routes commerciales et des zones résidentielles.

Un événement majeur s'est produit aux premières heures du dimanche 29 mars : le quai de Bandar Pol, dans la province d'Hormozgan (sud de l'Iran), a été la cible d'une attaque. Selon l'agence de presse officielle du régime iranien, cinq personnes ont été tuées et quatre autres blessées. Deux navires et un véhicule ont également été endommagés. Cependant, les sources officielles n'ont pas fourni davantage de détails sur l'ampleur de l'attaque. De son côté, l'armée israélienne, sans faire directement référence à cet incident, a déclaré avoir ciblé des infrastructures du régime à Téhéran et dans d'autres régions. Les autorités locales d'Hormozgan ont souligné que, malgré l'attaque, les opérations à Bandar Pol et dans le port voisin de Laft se poursuivent normalement.

Le prochain soulèvement iranien se prépare en marge de la guerre

 Un silence imposé par la guerre

L’Iran d’aujourd’hui peut sembler plus calme qu’au cours des précédentes vagues de protestation, mais ce calme n’est ni spontané ni durable. Il est imposé par la guerre. Sous le joug des bombardements aériens et dans un contexte d’alerte militaire renforcée, les mécanismes fondamentaux de la protestation s’effondrent. Les civils évitent de se rassembler parce que la proximité des installations étatiques — souvent des cibles — représente un risque mortel. Dans le même temps, l’appareil sécuritaire de l’État bénéficie d’une plus grande latitude d’action : la dissidence est plus facilement assimilée à une collaboration avec des ennemis étrangers, et les forces de sécurité, de concert avec les milices alliées, réagissent avec une force à la fois immédiate et violente.

Il en résulte un calme forcé. Ce n’est pas que les griefs aient diminué, mais plutôt que le coût de leur expression a fortement augmenté. La société ne se stabilise pas ; elle se comprime.

L’erreur qui a scellé le destin de l’Iran

 Le 13 août 2018, Ali Khamenei s’adressait à un auditoire trié sur le volet et prononçait une phrase qui allait définir sa doctrine stratégique : « Il n’y aura ni guerre, ni négociations.» C’était une affirmation péremptoire, sans ambiguïté et, rétrospectivement, profondément révélatrice.

Des années plus tard, le matin du 28 février 2026, Khamenei réunit ses plus hauts responsables militaires et sécuritaires dans l’un des complexes les plus fortifiés de Téhéran. La question qui se posait à lui n’était plus celle de la désobéissance civile, mais celle de la consolidation des acquis des négociations indirectes avec Washington. À la fin de cette journée, les événements avaient pris le pas sur les délibérations. La guerre avait commencé et, avec sa propre mort, s’effondrait la certitude qu’il avait jadis affichée.

29e jour de la guerre en Iran : les Houthis entrent en guerre, les attaques s'intensifient au Moyen-Orient

 Le samedi 28 mars, alors que la guerre se poursuit et que les tensions s'intensifient au Moyen-Orient, et face à l'élargissement du champ des conflits, une série d'événements militaires et politiques survenus dans différentes parties du monde – du Yémen et du Golfe persique à l'Europe et à l'Ukraine – indiquent l'entrée en scène de nouveaux acteurs et une escalade de la crise.

Des personnalités américaines de premier plan soutiennent la feuille de route démocratique du CNRI

 Un groupe d’anciens responsables américains, de chefs militaires et de décideurs politiques de haut rang a publié une déclaration commune exprimant son ferme soutien à la lutte du peuple iranien pour la liberté et approuvant une alternative démocratique au régime actuel de Téhéran. S’appuyant sur l’héritage des « Quatre Libertés » du président Franklin D. Roosevelt, la déclaration affirme que les Iraniens sont systématiquement privés de leurs droits fondamentaux depuis la révolution de 1979, la répression étant exercée par des institutions étatiques telles que le Corps des gardiens de la révolution islamique et les services de renseignement.

Droit de réponse à l’article d’Abnousse Shalmani, du magazine Le Point

 Sept mensonges flagrants contre la résistance iranienne pour la paix et la liberté ; Déconnexion flagrante avec la réalité ; quand on marchande son honneur pour des intérêts mesquins

Monsieur le directeur de la publication du Point,
Madame la directrice de rédaction du Point,

Veuillez publier la réponse suivante, conformément au principe d’impartialité journalistique et au droit légal de réponse, en réaction à l’article d’Abnousse Shalmani, iranienne qui défend la dictature du Shah et la SAVAK dans les pages du Point du 25 mars 2026. Afin qu’il n’y ait aucun prétexte de sa part, nous sommes disposés à faire paraître le texte intégral de cette réponse sous forme d’une publicité. (Afchine Alavi -Porte-parole pour la presse de l’OMPI)

Dégradation de l’état de santé de Massoumeh Yavari à la prison de Golpayegan

 Selon plusieurs sources d’information, l’état physique de Massoumeh Yavari, prisonnière politique détenue à la prison de Golpayegan, connaît une détérioration significative. Celle-ci continue de se voir refuser l’accès à un traitement médical spécialisé dont elle a pourtant un besoin urgent. Des sources proches de sa famille alertent sur le fait que la persistance de cette situation pourrait entraîner des conséquences graves et irréversibles pour sa santé.