mardi 17 mars 2026

18e jour de guerre ; les commandants et dirigeants du régime iranien sous le feu des attaques

 Le mardi 17 mars, dix-huitième jour du conflit armé de grande ampleur entre les États-Unis, Israël et l'Iran, l'évolution de la situation militaire et diplomatique se poursuit à un rythme soutenu. Ce conflit, qui a débuté fin février, est entré dans une phase critique et se caractérise par des attaques ciblées contre les dirigeants du régime iranien, un renforcement des restrictions intérieures et des inquiétudes internationales quant à une crise énergétique.

Nouveau dictateur à la tête du régime iranien, même répression : la réalité de l’après-Khamenei

L’ascension de Mojtaba Khamenei marque la transformation de la théocratie iranienne en une véritable dictature dynastique.

La mort de Ali Khamenei, ancien guide suprême du régime iranien, le 28 février 2026, constitue un tournant historique pour l’Iran. Pourtant, au lieu d’ouvrir la voie à des réformes ou à un changement structurel, l’ascension rapide de Mojtaba Khamenei a renforcé ce que de nombreux critiques décrivent comme l’instinct fondamental du régime : survivre par la continuité, et non par la transformation.

Dans l’une des premières réactions internationales majeures, le président du Parlement européen a déclaré que la mort de Khamenei devait marquer la fin de la dictature en Iran. Ce sentiment reflète une attente plus large — mais pas nécessairement la réalité actuellement en train de se dessiner.

La « sécurité nationale » comme prétexte à des crimes organisés en Iran

 Une faille exploitée par la République islamique pour des violations massives des droits humains

Les récentes déclarations d’Abbas Araghchi, ministre des Affaires étrangères de la République islamique, justifiant les coupures d’internet sous prétexte de « raisons de sécurité et de protection du peuple en temps de guerre », dévoilent une stratégie systématique visant à masquer une répression intérieure généralisée. Les analyses sur le terrain et les rapports crédibles indiquent que ce que la machine diplomatique du régime qualifie de « mesures de protection en temps de guerre » constitue en réalité une campagne coordonnée de détentions arbitraires, de répressions préventives contre les manifestants, de falsification de dossiers de sécurité et de mise délibérée en danger de la vie des prisonniers. S’appuyant sur des événements documentés de mars 2026 (Esfand 1404), ce rapport démontre comment la République islamique exploite l’état de conflit armé comme un « vide légal et de supervision » pour violer ses obligations internationales fondamentales, notamment le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP).

À l’intérieur de la grande prison de Téhéran : des détenus décrivent des pénuries d’eau, des coupures d’électricité et des portes de cellules soudées

 Des organisations de défense des droits humains signalent une détérioration des conditions dans la grande prison de Téhéran, où les détenus affirment que l’accès à l’eau, à la nourriture et aux contacts avec l’extérieur est de plus en plus restreint.

De nouveaux rapports émanant d’organisations de défense des droits humains révèlent une dégradation rapide des conditions à l’intérieur de la grande prison de Téhéran (Fashafouyeh), où les détenus indiquent que l’accès aux besoins essentiels — tels que l’eau, la nourriture, l’électricité et la communication avec l’extérieur — s’est fortement détérioré. Les témoignages décrivent un établissement confronté à de graves pénuries, à des infrastructures défaillantes et à des inquiétudes croissantes quant à la sécurité des milliers de personnes qui y sont détenues.

Prison d’Evin : coupure d’eau chaude, pénuries graves de produits essentiels et de médicaments signalées

 Selon des informations reçues des familles de prisonniers, les conditions à la prison d’Evin se sont considérablement détériorées ces derniers jours. Les détenus font face à des pénuries aiguës de produits de première nécessité et à des conditions de vie de plus en plus alarmantes.

Environ 200 femmes sont actuellement détenues à la prison d’Evin. Elles ont été particulièrement affectées par la suspension de l’eau chaude et les perturbations répétées de l’approvisionnement en électricité.

lundi 16 mars 2026

Le Japon devrait exhorter l’Iran à libérer les personnes détenues

 Les frappes américaines et israéliennes accroissent le danger pour les prisonniers politiques et d’autres détenus

Lors d’un programme d’information diffusé le 14 janvier par NHKShinnosuke Kawashima, chef du bureau de Téhéran de la chaîne publique du Japon, a décrit l’atmosphère dans la capitale iranienne après les massacres de manifestants survenus à l’échelle nationale les 8 et 9 janvier.

Les prisonniers iraniens sont confrontés à de graves risques dans un contexte de guerre, avertit une coalition d'opposition

 Le Conseil national de la résistance iranienne affirme que des milliers de prisonniers, notamment des détenus politiques, sont exposés à un grave danger en raison des bombardements, du surpeuplement et de l'intensification de la répression à l'intérieur des prisons.

Le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) a lancé un avertissement concernant les dangers croissants auxquels sont confrontés les prisonniers à travers le pays dans le contexte de guerre actuelle, déclarant que des milliers de détenus — en particulier des prisonniers politiques — courent un grave danger en raison de l'absence d'abris, de graves pénuries de produits de première nécessité et d'une répression accrue de la part des forces de sécurité.