mardi 2 juin 2026

Une grève de la faim massive, au 123e semaine dans 56 prisons iraniennes

 Dans le cadre de l’un des mouvements de protestation les plus soutenus et coordonnés au sein du système pénitentiaire iranien, des prisonniers politiques et idéologiques de 56 établissements pénitentiaires à travers le pays ont entamé une grève de la faim le mardi 2 juin 2026, marquant la 123e semaine consécutive de la campagne des Mardiq contre les exécutions en Iran.

Selon les communiqués publiés par la campagne, cette grève coordonnée a eu lieu malgré la pression croissante des autorités judiciaires et des services de renseignement. Ces dernières semaines, les responsables des prisons auraient intensifié les menaces, les interrogatoires, les mesures disciplinaires et les privations de droits fondamentaux pour briser le mouvement. Cependant, les organisateurs indiquent que la grève n’a fait que s’amplifier, ralliant chaque semaine un nombre croissant de détenus.

Des experts mettent en garde contre la baisse de la consommation de produits laitiers et le risque d'aggravation de la malnutrition en Iran

 Face à la nouvelle hausse des prix des produits laitiers et à la baisse de la consommation en Iran, les experts ont mis en garde contre la propagation de l'anémie, de l'ostéoporose, de la malnutrition et du retard de croissance chez les générations futures.

Le site d'information étatique Khabar Online a rapporté le 31 mai que la hausse des prix des produits laitiers, combinée à la baisse du pouvoir d'achat des ménages, a réduit la consommation de produits laitiers en Iran à des niveaux inférieurs aux normes recommandées.

Les coûts funéraires à Téhéran augmentent jusqu'à 50 % en raison de la flambée de l'inflation en Iran.

 Une nouvelle résolution du conseil municipal de Téhéran montre que le coût des services funéraires dans la capitale — du transport et de la toilette mortuaire à l'inhumation, en passant par l'enveloppement et les cérémonies funéraires — a augmenté en moyenne de 40 à 50 %, rendant les derniers adieux beaucoup plus coûteux pour les familles endeuillées.

Le site d'information étatique Didban Iran a publié le 31 mai, dans un article intitulé « Adieu à un million de rials aux morts ; même les morts ne sont pas à l'abri de l'inflation et de la hausse des prix », les détails de la nouvelle résolution du conseil municipal de Téhéran concernant les frais de service des cimetières pour 2026.

Que se passe-t-il avec les prisonniers politiques en Iran ?

 Le 1er juin, la toute première nouvelle de la journée fut l’annonce sinistre de l’exécution de deux nouveaux prisonniers politiques ; deux manifestants du soulèvement de janvier 2026, nommés Mehrdad Mohammadi-Nia et Ashkan Maleki. La veille encore, des organisations de défense des droits humains avaient lancé des avertissements urgents concernant l’exécution imminente de ces deux manifestants dans une affaire connue sous le nom de « l’affaire de Koy-e Nasr ». Pourtant, le silence assourdissant de la communauté internationale et l’absence de toute intervention concrète et matérielle ont également coûté la vie à ces deux jeunes hommes. Nous sommes amenés à nous interroger : pourquoi cette offensive continue contre l’humanité, que le régime iranien mène contre les prisonniers politiques depuis des décennies, demeure-t-elle sans réponse de la part de la communauté internationale et des organismes de défense des droits humains, totalement dépourvue de toute action pratique en matière de responsabilité et de limitation des abus ?

Mehrdad Mohammadi-Nia (à droite) et Ashkan Maleki.

lundi 1 juin 2026

L'effondrement de la résilience économique de l'Iran

 Les derniers rapports internationaux montrent que l'économie du régime iranien se classe parmi les dernières sur 130 économies mondiales. Ce classement ne reflète pas seulement sa vulnérabilité à la guerre ou aux catastrophes naturelles ; il témoigne plutôt de l'épuisement des structures économiques, institutionnelles et sociales, structures qui, après des décennies de gestion par le régime iranien, sont devenues extrêmement fragiles.

Rapport de Mai 2026 : la résistance inébranlable des femmes iraniennes

 Selon le rapport de CNRI Femmes Les prisonnières politiques restent insoumises malgré l’escalade de la répression et des conditions inhumaines

Rapport de Mai 2026 : Des lignes de front aux cellules de prison : la résistance inébranlable des femmes iraniennes

Nouvelles victimes confirmées de la répression de janvier 2026 en Iran

Pourquoi Ghazal Marzban, chrétienne convertie, est-elle en grève de la faim à Evin ?

 En mai 2026, la prisonnière d’opinion Ghazal Marzban, une chrétienne convertie détenue à la prison d’Evin à Téhéran, entame son septième jour de grève de la faim. Elle proteste contre la lourde peine de prison qui lui a été infligée en raison de ses convictions et de ses activités civiles. Après une semaine, son état de santé physique s’est considérablement dégradé, suscitant de vives inquiétudes.

Ghazal Marzban a commencé son mouvement le 25 mai pour contester le verdict rendu à son encontre par le tribunal révolutionnaire de Téhéran, qui l’a condamnée à neuf ans et huit ans de prison. Les chefs d’inculpation retenus incluent la « propagande contre l’État » ainsi que le « rassemblement et la collusion contre la sécurité nationale ».