samedi 21 février 2026

Clameur nationale à l’occasion du 40e jour de deuil des martyrs du soulèvement de 2026 : des cris des Mères pour la Justice aux grèves scolaires et universitaires

À la fin du mois de Bahman 1404 (21 janvier à 21 février 2026), concordant avec les 40e jours de deuil pour les martyrs du soulèvement du janvier, plusieurs villes du pays ont été les scènes du renouvèlement des engagements envers les martyrs de la liberté.

Des citoyens courageux et des jeunes insurgés, dans les villes de Machhad, Ispahan, Najafabad, Karaj, Chiraz, Hashtgerd, Chahreza, Borazjan, Ghir et Karezin, Hamedan et les villes de la province de Mazandaran, se sont rassemblés sur les tombes des martyrs et ont scandé des slogans tels que « A bas Khamenei », « Cette fleur fauchée en pleine vie est offerte à la patrie. » et « Je jure sur le sang de mes compagnons, nous tiendrons bon jusqu’au bout ». La cérémonie commémorative de ces martyrs a été marquée par des scènes émouvantes de résistance des familles.

Le soulèvement audacieux des universités, le soulèvement du peuple d’Abdanan et l’écho du slogan de renversement à l’occasion du 40e jour du deuil des martyrs

 
Des mercenaires Bassidj ont attaqué la manifestation étudiante à l’université Sharif en reprenant le slogan fasciste de Javid Shah (Vive le Chah)

Le samedi 21 février 2026, le premier jour de la réouverture des universités coïncidant avec le 40e jour du deuil pour la jeunesse insurgée tombée durant le soulèvement. Les universités ont été le théâtre d’une confrontation entre des étudiants courageux et combattants contre la dictature des mollahs.

L'influence clandestine et les réseaux d'infiltration du régime iranien en Europe

 D'après une enquête approfondie publiée par le quotidien français « Le Diplomate », un vaste réseau d'influence clandestin, finement structuré et mis en œuvre par le régime iranien, a profondément infiltré les sociétés, les élites et les centres de décision européens. Cette enquête détaillée révèle comment Téhéran, notamment depuis les négociations nucléaires de 2013-2015, a habilement combiné diplomatie traditionnelle et tactiques d'infiltration secrètes, utilisant les milieux universitaires, les think tanks, les associations culturelles et les groupes d'amitié parlementaires pour façonner la politique occidentale. Cette manœuvre stratégique intervient à un moment critique : alors que les alliés régionaux de l'Iran sont fortement affaiblis par les bouleversements géopolitiques de l'été 2025, et que le régime fait face à un isolement interne sans précédent suite au massacre sanglant de manifestants lors des soulèvements populaires de décembre 2025 et janvier 2026, Téhéran s'appuie de plus en plus sur ses réseaux européens pour rompre son isolement diplomatique, contourner les sanctions et légitimer son emprise sur le pouvoir.

Quarante-cinq pour cent des manifestants étaient des étudiants de moins de 20 ans ; des enfants soumis à la torture et menacés d’exécution

 Une proportion significative des participants aux manifestations nationales de janvier en Iran était composée de lycéens et de mineurs. Un responsable gouvernemental a reconnu que, dans certaines provinces, jusqu’à 45 % des manifestants avaient moins de 20 ans. Dans certaines écoles, des classes entières auraient pris part aux manifestations de janvier.

Aujourd’hui, d’innombrables familles errent entre centres de détention, services de sécurité et prisons à la recherche de leurs enfants, espérant obtenir des nouvelles ou pouvoir les voir quelques brèves minutes.

vendredi 20 février 2026

Iran : Les travailleurs iraniens écrasés par la pauvreté, l’inflation et la répression

 Les travailleurs iraniens traversent l’une des périodes les plus dures de leur histoire. La pauvreté s’étend, l’inflation continue d’éroder le pouvoir d’achat et la sécurité de l’emploi a largement disparu. Dans le même temps, toute voix de protestation se heurte à l’intimidation et à la répression. Même les médias officiels reconnaissent désormais la gravité de la crise.

Cérémonies commémoratives pour les manifestants tués : une vague de contestation déferle sur l’Iran

 Un cycle de deuil traditionnel, censé être un moment de recueillement, s’est transformé en un cauchemar récurrent pour les forces de sécurité iraniennes. Le 20 février 2026, quarantième jour après la mort de ces courageux manifestants tombés lors du soulèvement de janvier, des milliers de citoyens se sont rassemblés dans les villes du pays, faisant des rites funéraires une démonstration de force. Ces rassemblements témoignent d’un cycle persistant de mobilisation que l’État peine à contenir malgré la montée des menaces de recours à la force et le renforcement des forces de sécurité sur les places publiques.

Les experts des droits de l’homme des Nations Unies appellent les autorités iraniennes à révéler le sort des détenus et à mettre fin aux exécutions liées aux manifestations

 Mai Sato, rapporteuse spéciale sur la situation des droits de l’homme en Iran, a déclaré : Avec les experts des droits de l’homme des Nations Unies, j’appelle les autorités iraniennes à révéler le sort et le lieu de détention des personnes arrêtées, disparues ou tuées à la suite des manifestations nationales — et à mettre fin à toutes les exécutions liées à ces protestations.