mardi 23 juin 2026

L’effondrement de l’économie non pétrolière de l’Iran : les manifestations de juin annoncent un soulèvement plus radical que celui de janvier

 Le régime clérical iranien est confronté à une convergence dangereuse d’effondrement économique, d’extension des mouvements de protestation et de fractures internes susceptibles de déclencher un soulèvement encore plus radical que celui de janvier 2026.

Le Centre statistique d’Iran a indiqué que la croissance économique pour l’année 1404 (2025-2026) n’a atteint que 0,2 %, pétrole compris, contre 3,1 % l’année précédente. Hors pétrole, le PIB s’est contracté de 0,3 %. Le secteur agricole a reculé de 2,9 %, l’industrie de 1,5 % et les secteurs de l’eau et de l’électricité de 6,5 %.

L’accord États-Unis–Iran doit placer les droits humains au centre et permettre une fin réelle et durable des hostilités dans la région

 AMNESTY INTERNATIONAL – Déclaration d’Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International, à la suite de la signature d’un mémorandum d’entente entre les États-Unis et l’Iran visant à mettre fin à plusieurs mois de guerre.

Agnes Callamard a déclaré :

« Les responsables américains et iraniens ont signé un accord pour mettre fin à une guerre qui a commencé par des attaques américano-israéliennes illégales, en violation de la Charte des Nations unies, et qui a entraîné des actes illégaux de la part des autorités iraniennes. Cette guerre a provoqué des mois de souffrances pour les civils et de violations du droit international humanitaire, y compris des crimes de guerre.

Violations des droits humains dans les centres de détention iraniens : secrets et torture systématique des manifestants

 L’oubli des violations des droits humains en Iran au profit des négociations diplomatiques

Alors que l’attention internationale reste largement concentrée sur les négociations politiques et diplomatiques entre l’Iran et les États-Unis, une question cruciale est reléguée au second plan : la situation dramatique des droits humains en Iran et les violations continues commises dans le pays, dans un contexte marqué par l’inaction de la communauté internationale.

Fréquence de la radio lancée par RSF brouillée en Iran : nouvelle offensive contre la liberté d’informer

 Reporters sans frontières – 

Fréquence de la radio lancée par RSF brouillée en Iran : nouvelle offensive contre la liberté d’informer

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Reporters sans frontières – RSF dénonce le brouillage de la fréquence 15 500 kHz utilisée pour diffuser en Iran des contenus d’information indépendants en persan. Lancée en partenariat avec Radio For Peace International (RFPI), cette diffusion en ondes courtes vise à permettre à la population iranienne d’accéder à une information fiable malgré les restrictions imposées aux médias et aux communications. Plus d’un mois après sa mise en service et la diffusion du contenu produit par le site d’information IranWire, la fréquence fait désormais l’objet d’interférences vraisemblablement de la part des autorités iraniennes altérant sa réception dans plusieurs régions du pays.

“La tentative de brouillage de cette fréquence démontre à quel point les autorités iraniennes craignent l’accès de leur population à une information libre et indépendante. En s’attaquant à un moyen de diffusion conçu précisément pour contourner les coupures d’Internet et la censure numérique, le régime confirme sa volonté de priver les Iraniens de toute source d’information échappant à son contrôle. RSF condamne fermement cette tentative de réduire au silence les journalistes indépendants et poursuivra tous les efforts nécessaires pour garantir le droit à l’information. RSF et RFPI mettent en œuvre les solutions techniques qui permettent de poursuivre la diffusion de contenus journalistiques indépendants à destination de la population iranienne malgré ces tentatives de brouillage.

Jonathan Dagher
Responsable du bureau Moyen-Orient de RSF

« Les émissions en ondes courtes sont conçues pour rester accessibles dans des environnements où les communications peuvent être perturbées ou restreintes. Malgré des tentatives d’interférence, nous poursuivons notre mission de diffusion en utilisant des techniques rendant inefficaces les brouillages, RFPI et RSF restent et resteront pleinement engagés au côté du peuple Iranien.

Sylvain Clament
Président de Radio For Peace International

Cette tentative de brouillage passe par une déstabilisation de la qualité sonore dans certaines zones et le brouillage total de la fréquence dans d’autres. La radio diffuse quotidiennement des bulletins d’information et des chroniques d’actualité produits notamment par le média indépendant en exil IranWire. Accessible sur les ondes courtes, elle constitue une alternative essentielle dans un contexte marqué par les restrictions d’accès à Internet, le blocage des médias internationaux et l’intensification de la répression contre les journalistes.

Le recours au brouillage radio s’inscrit dans une stratégie plus large de contrôle de l’information menée par les autorités iraniennes. Depuis plusieurs années, les journalistes indépendants, les médias étrangers et locaux sont confrontés à des mesures croissantes de censure, de surveillance et d’intimidation. En essayant en vain de limiter l’accès à cette fréquence, les autorités cherchent à couper les rares canaux permettant à la population d’accéder à des informations vérifiées et pluralistes.

Boris Johnson dénonce l’interdiction du rassemblement en France et soutient l’opposition démocratique iranienne

 L’ancien Premier ministre britannique Boris Johnson s’exprime lors du Sommet mondial « Iran libre » 2026, le 20 juin 2026.

PARIS — L’ancien Premier ministre britannique Boris Johnson a vivement critiqué la décision du gouvernement français d’interdire un grand rassemblement prévu en soutien à l’opposition iranienne. S’exprimant lors du Sommet mondial « Iran libre » 2026 à Paris, le 20 juin 2026, Johnson a qualifié les justifications officielles des autorités — allant de préoccupations météorologiques à des menaces pour la sécurité — d’« absurdités totales » et de « pathétiques ».

126e semaine de la campagne « Non aux exécutions le mardi » dans 57 prisons

 Lors de la 126e semaine de la campagne de protestation « Mardi sans exécutions », des prisonniers politiques de 57 prisons à travers l'Iran ont de nouveau exprimé leur opposition au maintien des condamnations à mort par une grève de la faim le mardi 23 juin. Avec l'adhésion de la prison de Kerman à ce mouvement, le nombre de prisons participantes atteint désormais 57, un chiffre qui témoigne de l'ampleur et de l'influence croissante de cette revendication parmi les détenus dans différentes régions du pays.

Iran : Entraînement militaire de mineurs – le programme des « Adolescents Combattants » au service de la survie du régime

 Comment la République islamique d’Iran viole-t-elle les conventions internationales et les droits fondamentaux des enfants pour assurer sa propre pérennité ? Des rapports alarmants font à nouveau état de violations systématiques des droits de l’enfant sous une forme particulièrement préoccupante. L’affaire de la formation au maniement des armes de jeunes adolescents à Dishmok (ville de la province de Kohguilouyeh-et-Boyer-Ahmad) met en lumière un programme gouvernemental structuré connu sous le nom de « Adolescents Combattants » (Combatant Youths).