samedi 22 août 2026

Le régime iranien craint le retour des soulèvements nationaux

 Les mises en garde croissantes émanant du régime révèlent une inquiétude plus profonde : les difficultés économiques et la colère accumulée de la population pourraient transformer des soulèvements nationaux récurrents en un processus durable échappant au contrôle des autorités.

Depuis des années, les dirigeants iraniens présentent les pressions étrangères et les prétendues conspirations extérieures comme les principales causes des troubles. Chaque fois que la population descendait dans la rue pour protester contre la pauvreté, la corruption, la répression ou la mauvaise gestion économique, le régime cherchait à minimiser ses revendications en attribuant les manifestations à l’ingérence étrangère.

Arrestation de deux citoyens bahá’ís en Iran

Le samedi  22 août 2026, deux citoyens bahá’ís, Soraya Monouchehrzadeh, à Sari, et Arsalan Yazdani, à Téhéran, ont été arrêtés par les forces de sécurité et transférés vers des lieux inconnus.

À Sari, des agents du ministère du Renseignement ont escaladé le mur de la maison familiale de Soraya Monouchehrzadeh et l’ont arrêtée sans présenter de mandat judiciaire.

Iran : deux prisonnières politiques bloquées par un flou juridique

 En août 2026, des informations font état d’une intensification des pressions judiciaires et sécuritaires contre deux prisonnières politiques, Masoumeh Azhini et Masoumeh Sarbanzadeh, détenues respectivement dans les prisons de Gorgan et de Dowlatabad à Ispahan. Malgré le versement de cautions ou des motifs de santé, le régime clérical maintient ces femmes dans un flou juridique total et leur refuse toute permission de sortie, illustrant le harcèlement continu contre les familles en quête de justice en Iran.

Mettez fin au meurtre d'État progressif des prisonniers en Iran

Iran HumanRights Momitor : Les rapports reçus des prisons d'Evin, du Grand Téhéran (Fashafuyeh), de Qezel Hesar, de Dastgerd (Ispahan), de Karaj Central, de Malayer et de Gonbad-e Kavus font état d'une grave détérioration des conditions de vie, de négligences médicales et de non-respect du règlement pénitentiaire. Collectivement, ces conditions mettent en péril la santé et la vie des détenus et pourraient constituer un « meurtre d'État progressif » et une privation progressive du droit à la vie .

La crise des moyens de subsistance en Iran et l'impasse du régime quant à la couverture des coûts

 Les éditions du 18 août des journaux Tosee Irani et Ham-Mihan titraient : « Le panier de subsistance mensuel a atteint 900 millions de rials », tandis que « les salaires des travailleurs pour le mois de Tir n'étaient même pas suffisants pour couvrir 10 jours du mois ». Crise économique : le vrai visage d'un régime qui se présente comme puissant 

Iran : La peine de mort d'Arghavan Fallahi confirmée malgré l'indignation générale

 La Cour suprême du régime iranien a confirmé la peine de mort d'Arghavan Fallahi, un prisonnier politique de 25 ans et partisan de l'Organisation des Moudjahidines du peuple d'Iran (OMPI/MEK).

Cette sentence a été initialement prononcée le 1er juillet dernier par la 15e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran, présidée par le juge Abolqasem Salavati, pour « rébellion » ( Baghi ), et communiquée par l'intermédiaire de son avocat. Confirmée par la plus haute autorité judiciaire, son exécution est désormais imminente.

vendredi 21 août 2026

Iran : L’absence d’équipements sanitaires et de moyens de base en prison met en danger la vie des détenus

 Manifestations de la famille et d’habitants de Khorramabad pour empêcher l’exécution d’un prisonnier

La détérioration des conditions sanitaires dans diverses prisons d’Iran et l’absence d’équipements de base nécessaires mettent gravement en danger la santé et la vie de nombreux détenus.

À la prison d’Evine, ces derniers jours, une maladie virale s’est propagée dans plusieurs sections du quartier 7, contaminant un grand nombre de prisonniers. En raison de la surpopulation, des espaces confinés et de l’absence d’installations sanitaires minimales, le virus s’est propagé rapidement. Les personnes infectées présentent des symptômes tels qu’un mal de gorge intense, une léthargie et une faiblesse extrême. L’année dernière, les gardiens avaient confisqué et s’étaient approprié les équipements de climatisation de ce quartier. Actuellement, malgré la chaleur insupportable, ils empêchent l’entrée de tout climatiseur. Pour obtenir les équipements les plus élémentaires, les détenus sont contraints de payer plusieurs fois le prix réel à des gangs mafieux liés aux gardiens.