mardi 10 février 2026

Le pouvoir judiciaire du régime iranien annule les grâces accordées aux manifestants emprisonnés.

 Le chef du pouvoir judiciaire du régime iranien a ordonné que les noms des personnes arrêtées lors des récentes manifestations soient retirés de la liste annuelle des grâces.

Chaque année, en Iran, un certain nombre de prisonniers sont graciés à l'occasion du 11 février, anniversaire de la révolution de 1979. Gholamhossein Mohseni Ejei, chef du pouvoir judiciaire iranien, a ordonné que les noms de toutes les personnes liées de près ou de loin aux récents « problèmes de sécurité » soient retirés de la liste des personnes graciées et que cette mesure annuelle, appliquée sur ordre d'Ali Khamenei, le guide suprême du régime, ne les concerne pas.

Mahnaz Roshani, une prisonnière, exécutée à la prison de Dastgerd, à Ispahan

 Selon le rapport de CNRI Femmes ; Selon des rapports récemment publiés, Mahnaz Roshani, une habitante de Chahinchahr, a été exécutée à l’aube du samedi 31 janvier 2026, à la prison de Dastgerd, à Ispahan.

Jusqu’à présent, aucun rapport officiel ni aucun média n’a divulgué les accusations portées contre Mahnaz Roshani.

Au moment de la rédaction, l’exécution n’a pas été annoncée officiellement ni confirmée par les autorités pénitentiaires ou les institutions étatiques compétentes.

Avec l’exécution de Mahnaz Roshani, le nombre

La répression en Iran s’intensifie après les événements de janvier, tandis que le régime clérical célèbre sa survie

 Après le soulèvement de janvier et la répression qui a suivi, les dirigeants cléricaux iraniens intensifient leur double stratégie habituelle : multiplier les arrestations et les pressions judiciaires à l’intérieur du pays, tout en incitant à des manifestations publiques massives de loyauté pour asseoir leur contrôle. Des déclarations et confirmations récentes, relayées par des plateformes officielles et proches de l’État, montrent que les hautes autorités présentent le pays comme étant sous une menace coordonnée, exigent des poursuites judiciaires plus rapides et élargissent le dispositif de sécurité aux figures dites réformistes — des mesures qui témoignent d’une inquiétude persistante face à une reprise des troubles.

La campagne iranienne « Mardi non aux exécutions » en est à sa 107e semaine dans les prisons du pays.

 La campagne « Non aux exécutions le mardi » entame sa 107e semaine de grève. Les détenus participants ont publié cette semaine une déclaration dénonçant les conditions de détention et la situation des exécutions.

Les prisonniers politiques participant à cette campagne ont appelé leurs concitoyens iraniens, dans ces conditions, à faire entendre leur voix et à protester. Ils ont également souligné que, dans ce contexte difficile, ils aspirent à un Iran libre et égalitaire, exempt de violence et d'exécutions, où le droit à l'autodétermination soit exercé par le peuple.

lundi 9 février 2026

Noms de 156 autres martyrs du soulèvement national, dont 14 femmes et 22 enfants et adolescents

 • L’OMPI a annoncé les noms de 2 411 martyrs à ce jour

• Le vice-ministre de la Santé du régime a admis que 100 étudiants ont été tués lors du récent soulèvement.

Après vérification et identification, l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI/MEK) a annoncé ce 9 février, les noms de 156 autres glorieux martyrs du soulèvement national du peuple iranien. Quatorze de ces martyrs sont des femmes, et 22 dont l’âge a été déterminé sont des enfants et des adolescents entre 11 et 17 ans.
À ce jour, l’OMPI a annoncé les noms de 2 411 martyrs du soulèvement, dont 259 femmes. Parmi les martyrs dont l’âge a été déterminé, on compte au moins 174 enfants et adolescents de moins de 18 ans. Le nombre réel de mineurs est nettement plus élevé et sera annoncé après vérification de leur âge.

La répression croissante par Khamenei témoigne d’une crainte grandissante de révolte et d’effondrement du régime

 Alors que l’Iran est confronté à une agitation intérieure croissante et à un isolement international grandissant, le guide suprême du régime, Ali Khamenei, a supervisé une répression de plus en plus intense qui s’étend désormais au-delà des manifestants de rue pour toucher les propres rangs politiques du régime. Un schéma se dégage des reportages liés à l’État et des arrestations confirmées, suggérant une direction agissant sous l’effet d’une peur et d’un désespoir profonds.

Les manifestations en Iran persistent, le régime admettant craindre une résistance organisée et un effondrement social

 Malgré la répression brutale qui a suivi le soulèvement national de janvier 2026, la situation instable de la société iranienne reste manifeste, comme en témoignent les manifestations qui ont éclaté dans tout le pays durant la deuxième semaine de février. Alors que le régime tente de maintenir son emprise, les témoignages de terrain et les aveux de responsables de l’État révèlent une crise qui s’aggrave, alimentée par la ruine économique et une peur palpable de l’opposition organisée.