vendredi 24 avril 2026

Affaibli par des crises internes, le régime iranien persiste dans sa politique du bord du gouffre

 Les dernières agressions navales et menaces belliqueuses du régime iranien ont balayé toute idée que sa crise se limitait aux souffrances du peuple iranien. Jadis oppresseur de l’intérieur, la dictature cléricale est désormais devenue une menace directe pour le commerce international, la sécurité énergétique et le bien-être économique de milliards de personnes à travers le monde. Alors même qu’il est ébranlé par des pertes catastrophiques, le régime attise délibérément les flammes de la confrontation, prouvant qu’il ne peut plus être considéré comme le problème d’autrui.

La guerre et son impact sur l'éducation des enfants en Iran

 Les fermetures répétées d'écoles durant la guerre entre les États-Unis et le régime iranien ont fortement dégradé la qualité de l'éducation dans le pays. Cette situation critique a considérablement nui au niveau d'apprentissage, notamment au primaire et chez les élèves de CP. Les conditions actuelles compromettent non seulement l'avenir scolaire des élèves, mais posent également de nombreux défis aux parents.

 Parallèlement, trois autres prisonniers politiques, Abolfazl Rahbar, Omid Rahbar et Farshid Dolatyari, ont été transférés de Fashafouyeh à Ghezel Hessar ; ils sont accusés d’appartenance à l’OMPI

Le lundi 13 avril 2026, les agents judiciaires du régim ont transféré de manière violente et brutale sept prisonniers politiques détenus dans le quartier 7 de la prison d’Evine, dont Mir Youssef Younessi, né en 1955 (âgé de 71 ans), vers l’isolement cellulaire de l’unité 3 de la prison de Ghezel Hessar. Mir Yousef Younessi a été arrêté en janvier 2023 et condamné à cinq ans de prison.

Iran : Un détenu tué, d’autres disparaissent après leur transfert vers des lieux inconnus

 Une mort en détention et des transferts vers des lieux non divulgués ont intensifié les craintes concernant des détenus disparus et le manque de transparence en Iran.

Un détenu a été tué en détention en Iran, tandis que d’autres ont disparu après avoir été transférés vers des lieux inconnus, selon HRANA et Hengaw. Parmi les personnes disparues figurent Saghar Gholami, 19 ans, ainsi que Mohsen Pirayesh et MirYousef Younesi, qui ont été déplacés depuis la prison d’Evin sans aucune information officielle sur leur localisation.

Iran : le meurtre d’une fillette de 9 ans scandalise le Baloutchistan

 Le corps mutilé et carbonisé d’une fillette de neuf ans, identifiée comme Fatemeh Zahra Hosseinbar, a été découvert quatre jours après son enlèvement dans la ville de Gascht, située dans le district de Saravan dans le sud-est de l’Iran.

Le vendredi 17 avril 2026, cette fillette aurait été enlevée par des individus armés circulant à bord d’un véhicule Peugeot non immatriculé. Sa dépouille a été retrouvée ultérieurement parmi des tas d’ordures à la périphérie de la ville, où elle avait été brûlée.

Iran : 25 ans de prison pour Fatemeh Abbasi après des aveux forcés

 Des aveux forcés conduisent à une peine de 25 ans de prison pour une mère de famille après les manifestations en Iran

Fatemeh Abbasi, une mère de famille de 34 ans qui compte parmi les milliers de personnes interpellées lors des manifestations de janvier 2026 en Iran, a été transférée à la prison d’Evin. Arrêtée aux côtés de son père, elle vient d’être condamnée à une lourde peine de 25 ans de réclusion criminelle suite à l’extorsion d’aveux sous la torture.

Son père, Mohammad Abbasi, encourt quant à lui la peine capitale dans le cadre de la même affaire.

Des aveux extorqués sous la torture

Des informations accablantes concernant la détention de Fatemeh Abbasi indiquent qu’elle a été soumise à de graves pressions physiques et psychologiques pour la contraindre à passer des aveux forcés. En se fondant sur ces déclarations extorquées sous la torture et dépourvues de toute valeur juridique, l’appareil judiciaire l’a condamnée à 25 ans de prison au terme d’un procès sommaire, faisant fi des principes les plus fondamentaux du droit à un procès équitable.

Selon des sources informées, la procédure a été entachée d’importantes irrégularités judiciaires, aucune preuve crédible n’ayant été présentée pour étayer les chefs d’accusation. La famille de Mme Abbasi soutient que le dossier repose sur un récit fabriqué de toutes pièces par les services de sécurité. Les proches soulignent qu’aucune preuve ne permet de la situer sur les lieux de l’incident et que les enregistrements vidéo présentés au tribunal ne démontrent en rien sa présence sur place.

Prison d’Evin et vives inquiétudes de la famille

Le récent transfert de Fatemeh Abbasi intervient après une période éprouvante de disparition forcée. Ce traitement constitue une tactique systématique fréquemment employée contre les personnes arrêtées lors des manifestations nationales en Iran, dans le but de briser leur détermination par l’isolement prolongé et la torture. Laissée dans l’ignorance de son lieu de détention pendant des semaines, sa famille est aujourd’hui gravement préoccupée par son intégrité physique et mentale, compte tenu des sévices qu’elle a subis lors de ses interrogatoires.

L’héritage du soulèvement de janvier : 50 000 détenus

Les manifestations de grande ampleur de 2026 ont éclaté pour la première fois fin décembre 2025 à Téhéran, sur fond de crise économique marquée par l’effondrement de la monnaie et une inflation galopante. La contestation a rapidement dégénéré en une insurrection antigouvernementale plus large qui s’est étendue à de nombreuses villes.

Si des milliers de personnes ont été tuées par des tirs directs alors que les forces de sécurité du régime iranien s’employaient à écraser la révolte, l’ampleur de la répression a été encore plus vaste. Des sources officielles de la Résistance iranienne font état de 50 000 arrestations au cours du soulèvement.

Parmi ces détenus figurent des milliers de jeunes femmes. Certaines informations font état d’une crise humanitaire à l’intérieur des prisons, où de nombreuses personnes arrêtées lors des manifestations en Iran demeurent privées d’accès à un avocat.

jeudi 23 avril 2026

700 000 emplois perdus en Iran à cause de la guerre

 Alors que l'issue du conflit dans la région demeure incertaine, des informations en provenance d'Iran font état d'une grave crise des moyens de subsistance pour la population. Alireza Mahjoub, secrétaire général de la Maison des travailleurs (une organisation syndicale proche du régime) en Iran, a annoncé mercredi 22 avril que plus de 700 000 emplois avaient été perdus lors de la récente guerre entre le régime iranien et les États-Unis et Israël.

L'économie iranienne ravagée par la guerre et l'impasse structurelle