Suite aux massacres des 8 et 9 janvier, une vague d'arrestations visant des infirmières a déferlé sur plusieurs villes d'Iran. Les médias d'État n'ont que peu évoqué ces arrestations. Des sources populaires avaient auparavant rapporté que plusieurs infirmières avaient été détenues pour avoir prodigué des soins médicaux à des personnes blessées lors des manifestations. Aucune statistique officielle n'a été publiée et le statut juridique des personnes détenues demeure flou. Cette ambiguïté soulève de sérieuses questions.
D'après les propos de Mohammad Sharifi-Moghaddam, secrétaire général de la Maison des infirmières iraniennes, publiés le 11 février par l'agence de presse officielle Tosee Irani, plusieurs infirmières ont été arrêtées à Téhéran, Ispahan et dans d'autres villes. Il précise : « Je ne dispose pas de statistiques précises. Les appels de familles et de collègues sont ma seule source d'information. Les arrestations d'infirmières se sont poursuivies même après les manifestations. La semaine dernière, une infirmière travaillant dans un centre de soins à domicile a également été arrêtée à son domicile. »




