samedi 14 février 2026

Le Parlement européen adopte une résolution condamnant les violations flagrantes des droits de l'homme en Iran

 Le Parlement européen a adopté une résolution condamnant « l’oppression systémique, les conditions inhumaines et les détentions arbitraires » perpétrées par le régime clérical iranien. Le texte a été approuvé par 524 voix pour, 3 contre et 41 abstentions.

Dans leur résolution, les eurodéputés dénoncent un schéma d’arrestations arbitraires, de disparitions forcées, de torture, d’exécutions extrajudiciaires, de violences sexuelles, de châtiments collectifs et de conditions de détention abusives. Ils estiment le nombre de morts lors des récentes manifestations entre plusieurs milliers et plus de 35 000, parmi lesquels des femmes, des enfants et des personnes âgées, et des citoyens de l’UE.

vendredi 13 février 2026

Mai Sato : Les violations des droits de la défense en Iran se répètent à plus grande échelle

 La rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la situation des droits de l'homme en Iran a annoncé que les communications officielles entre elle et d'autres experts de l'ONU et le régime iranien montrent que le schéma de procès inéquitables, d'aveux forcés et de conditions de détention inhumaines qui a suivi le soulèvement de janvier non seulement s'est poursuivi, mais se répète à plus grande échelle.

Écoles sous haute surveillance : les manifestations nationales suscitent un examen idéologique

 Suite aux manifestations nationales de janvier 2026, les écoles iraniennes seraient devenues des lieux de renforcement des mesures de sécurité et de surveillance idéologique. Les établissements scolaires accueillent de plus en plus souvent des personnes extérieures au personnel enseignant, chargées d'interroger les élèves et d'exercer des pressions sur eux concernant leurs opinions politiques et sociales.

D'après un rapport du Conseil de coordination des enseignants, établi à partir de témoignages d'enseignants, de parents et d'élèves de plusieurs provinces, des membres de la milice Bassidj, des agents de sécurité en civil et des prédicateurs religieux ont pénétré dans des établissements scolaires dans le cadre d'un plan apparemment centralisé et prémédité. Ces individus mèneraient des entretiens ciblés avec les élèves afin d'évaluer et de surveiller leurs convictions et leur éventuelle implication dans les récentes manifestations.

jeudi 12 février 2026

Un témoin de l’ampleur meurtrière de la répression lors du soulèvement populaire iranien de janvier 2026

 Fardis, Karaj – Un champ de mort pour les manifestants

Les événements survenus à Fardis, à Karaj, lors du soulèvement populaire iranien de janvier 2026, dépassent le cadre d’une simple répression de rue ; ils constituent un cas manifeste de « crimes contre l’humanité » et une violation systématique du droit à la vie. Les rapports documentés et les témoignages poignants recueillis dans cette ville font état d’un « massacre organisé » au cours duquel les forces étatiques, en violation flagrante des conventions internationales, ont utilisé des armes de guerre contre des civils. En administrant des « coups de grâce » aux blessés et en enlevant les corps des victimes, elles ont commis des atrocités qui heurtent la conscience humaine. Ce rapport atteste de la transformation d’une ville en zone de guerre et de l’effort concerté des autorités pour « nettoyer » la scène du crime par des coupures de télécommunications et l’intimidation des survivants.

Le personnel médical confronté à une détention continue pour avoir soigné les blessés du soulèvement

 Dans le contexte de la répression persistante qui a suivi les manifestations nationales en Iran, des informations indiquent que de nombreux membres du personnel médical et de la communauté médicale ont été placés en détention pour avoir prodigué des soins aux manifestants blessés lors du soulèvement.

mercredi 11 février 2026

Exécution de 99 prisonniers en Iran entre les 3 et 10 février

 Le nombre d’exécutions du 21 janvier au 10 février atteint au moins 243 personnes

Khamenei et son régime sanguinaire poursuivent, avec une cruauté sans précédent, le massacre des prisonniers afin d’instaurer un climat de terreur pour contenir leur renversement inéluctable. Au cours de la troisième semaine du mois iranien de Bahman, soit entre les 3 et 10 février, au moins 99 prisonniers ont été pendus. Cela porte le nombre d’exécutions durant les trois premières semaines de ce mois iranien (du 21 janvier au 10 février) à au moins 243 personnes.

L’Iran au bord du gouffre : une contestation explosive défie la répression d’État

 L’Iran demeure une poudrière de griefs sociaux et économiques. Malgré une répression brutale suite au soulèvement national qui a culminé début janvier, le cycle de contestation se poursuit à travers le pays. Des citoyens de tous horizons – commerçants, ouvriers et étudiants – restent en conflit ouvert avec le régime. Si les manifestations de masse ont été réprimées avec violence ces dernières semaines, la tension sociale sous-jacente ne s’est pas apaisée, contraignant le gouvernement central à lutter pour maintenir une façade de contrôle à l’approche de l’anniversaire de la révolution de 1979.