mercredi 8 avril 2026

Se félicitant du cessez-le-feu, Mme Radjavi espère qu’il conduira à la fin de la guerre et ouvrira la voie à la paix et la liberté

 Mme Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) pour la période du transfert de la souveraineté au peuple iranien, s’est félicitée du cessez-le-feu, en particulier de la suspension des attaques contre les infrastructures et les installations civiles. Elle a déclaré qu’il s’agissait là de la décision la plus appropriée prise par les États-Unis à ce moment particulièrement sensible. Elle a souligné que le mot d’ordre de la Résistance iranienne et du gouvernement provisoire a toujours été, et reste, la paix et la liberté.

Le rôle du régime théocratique et des monarchistes dans la crise de 2026 en Iran

 La guerre iranienne de 2026, qui a éclaté le 28 février et s’est conclue par les fragiles accords d’Islamabad début avril, a mis en lumière une dure réalité : les deux principaux prétendants au pouvoir en Iran ne partagent pas une vision commune, mais ils n’hésitent à sacrifier le pays lui-même pour asseoir leur pouvoir.

D’un côté, l’establishment clérical a démontré – une fois de plus – que son seul principe directeur est la survie à tout prix. De l’autre, Reza Pahlavi et son camp monarchiste ont montré que leur accession au pouvoir repose non pas sur la société iranienne, mais sur la force militaire étrangère – même au prix de la destruction totale du pays, y compris ses infrastructures et sa population.

Aucun des deux ne représente un avenir viable. Tous deux sont prêts à voir l’Iran s’embraser pour régner sur ses cendres.

La machine à exécuter du régime iranien fonctionne sans relâche.

 Moins de trois semaines après le début des attaques américaines et israéliennes contre l'Iran, une vague d'exécutions de prisonniers politiques a commencé avec la pendaison de Kourosh Keyvani, un Iranien de nationalité suédoise, accusé d'espionnage. Il a été exécuté le 18 mars, deux jours avant le Nouvel An iranien (Nowruz).

Le lendemain, la veille de Nowruz, trois détenus des manifestations nationales de janvier à Qom — Mehdi Ghasemi, Saleh Mahmoudi et Saeed Davoodi — ont été exécutés.

Iran : 115e semaine de grève de la faim contre les exécutions

 La campagne « Non aux exécutions du mardi », marquée par des grèves de la faim hebdomadaires menées par les détenus, entame désormais sa 115e semaine. Ce jalon intervient dans un contexte sombre, marqué par l’exécution de six de ses membres de longue date. Malgré une pression croissante, les participants ont réaffirmé leur engagement à poursuivre tant les grèves de la faim que leur contestation de la peine de mort.

Iran : libération de Maryam Akbari Monfared après 17 ans de prison

 La prisonnière politique Maryam Akbari Monfared enfin libre après 17 ans dans les geôles iraniennes

L’une des plus anciennes détenues politiques d’Iran n’a bénéficié d’aucune permission de sortie durant toutes ces années.

Maryam Akbari Monfared a été libérée le 8 avril 2026 de la prison de Qarchak après avoir purgé près de 17 ans de détention, sans avoir jamais obtenu un seul jour de congé.

La prisonnière politique Maryam Akbari Monfared libérée après 17 ans de détention

 Maryam Akbari Monfared, prisonnière politique, a été libérée après avoir purgé 17 ans de prison, alors que selon les lois du régime iranien, elle aurait dû être libérée il y a trois ans.

Elle a été arrêtée lors des manifestations de janvier 2010 à Téhéran et condamnée à 15 ans de prison pour des accusations incluant « atteinte à la sécurité nationale », « propagande contre le régime » et « inimitié envers Dieu par appartenance à l'Organisation des Moudjahidines du peuple d'Iran (OMPI/MEK) ». Akbari Monfared a trois enfants.

Le chef du pouvoir judiciaire du régime iranien appelle à accélérer et à intensifier les condamnations à mort

mardi 7 avril 2026

Les tensions liées à la guerre en Iran s'intensifient à l'approche de l'échéance fixée par les États-Unis.

 Donald Trump a de nouveau mis en garde le régime iranien et a appelé à une résolution du conflit. Il a insisté sur la réouverture du détroit d'Ormuz d'ici mardi. Trump a également averti que si aucun accord n'était trouvé pour mettre fin aux combats, alors, selon ses propres termes, toute civilisation pourrait être anéantie ce soir.

Faisant référence à la révolution iranienne de 1979, Trump a écrit que 47 années de menaces, de corruption et de mort allaient enfin prendre fin.

Le chef du pouvoir judiciaire du régime iranien appelle à accélérer et à intensifier les condamnations à mort