mardi 5 mai 2026

Répression et violations des droits de l'homme en Iran – avril 2026

 Ce qui caractérise plus que jamais les pages de l'histoire iranienne en ce début d'année 2026, c'est l'émergence du soulèvement de janvier, qui reflète la colère populaire contre un pouvoir dirigeant tyrannique et hostile aux droits de l'homme.

Les images des corps entassés des victimes du soulèvement dans des entrepôts et des morgues débordant de dépouilles humaines ont laissé une empreinte amère et révélatrice dans l'histoire iranienne. Aujourd'hui, les mêmes auteurs de ces massacres, qui ont abattu des jeunes lors du soulèvement, tentent d'empêcher tout nouveau mouvement en exécutant quotidiennement des participants au soulèvement et des jeunes dissidents.

La vérité assiégée : guerre, censure et effondrement du journalisme en Iran

 Alors que le conflit s’intensifie, le régime iranien resserre son emprise sur l’information — laissant le journalisme pris au piège entre le contrôle de l’État, les coupures numériques et des risques personnels croissants.

Pour les journalistes en Iran, la vérité est devenue de plus en plus une question de sécurité nationale — une question qui comporte des risques tangibles. Dans un pays longtemps classé parmi les environnements médiatiques les plus restrictifs au monde, la récente guerre avec Israël et les États-Unis a fait basculer les conditions dans une phase plus dangereuse. L’accès à l’information s’est encore réduit, tandis que le coût de la publication de reportages indépendants a fortement augmenté.

Implosion économique d’après-guerre et spectre de la désintégration sociale

 Le paysage intérieur iranien est actuellement marqué par une profonde rupture socio-économique, le pays étant aux prises avec les conséquences catastrophiques d’un conflit militaire de quarante jours, qui s’ajoute à quatre décennies de corruption systémique, de pillage et de négligence. Cette crise se caractérise par un effondrement simultané du marché du travail et un contexte d’hyperinflation qui a poussé les infrastructures de l’État à leurs limites. Selon Ahmad Meydari, ministre du Travail, les répercussions immédiates ont entraîné l’inscription de plus de 150 000 citoyens à l’assurance chômage en quelques semaines seulement, marquant le début d’un important déplacement de population active.

La 119e semaine de la campagne « Non aux mardis des exécutions » dans 56 prisons

 Lors de la 119e semaine de la campagne « Non aux exécutions le mardi », des prisonniers politiques incarcérés dans 56 prisons à travers l'Iran ont de nouveau entamé une grève de la faim le mardi 5 mai, malgré les pressions sécuritaires et les restrictions importantes qui leur sont imposées. Cette action de protestation intervient alors que, ces dernières semaines, les autorités pénitentiaires ont tenté d'empêcher les détenus de participer à la campagne par des menaces, des pressions et des restrictions supplémentaires.

Iran : privation de visites pour des prisonnières politiques à Evin

 Le régime iranien prive des prisonnières politiques de visites familiales à la prison d’Evin

Selon des informations émanant de la prison d’Evin, la pression s’accentue sur les prisonnières politiques : sept d’entre elles ont été privées de visites familiales en raison de leur participation à la campagne de protestation « Non aux exécutions du mardi ». Cette mesure intervient dans un contexte de durcissement des dispositions à l’encontre des détenus politiques.

lundi 4 mai 2026

Le CENTCOM annonce le lancement d'un plan pour le passage sécurisé des navires dans le détroit d'Ormuz

 Le Commandement central des États-Unis (CENTCOM) a annoncé qu'environ 15 000 militaires américains participeront à l'opération « Projet Liberté », qui débutera lundi dans le détroit d'Ormuz. Cette opération, ordonnée par le président américain Donald Trump, vise à garantir le passage en toute sécurité des navires et de leurs équipages en provenance de pays non belligérants à travers ce point de passage maritime stratégique.

Les enfants d'Iran ; les victimes silencieuses de la guerre

 Les enfants n'analysent pas la guerre ; ils la vivent principalement sur le plan émotionnel. Autrement dit, ce que les adultes perçoivent comme un événement extérieur devient pour l'enfant un sentiment intérieur, souvent un sentiment d'insécurité. En psychologie, il existe un concept appelé « confiance fondamentale », qui désigne la conviction profonde de l'enfant que le monde est prévisible et sûr en temps normal. En temps de guerre, cette confiance est gravement ébranlée.