jeudi 27 août 2026

Un manifestant de 25 ans condamné à mort à la prison de Vakilabad à Mashhad

 Hossein Nazari, un citoyen de 25 ans arrêté lors des manifestations iraniennes de janvier 2026, a été condamné à mort par la première chambre du tribunal révolutionnaire de Mashhad.

Selon un rapport de HRANA, le prisonnier protestataire était accusé notamment de « communication avec des gouvernements et des groupes hostiles » et de « rassemblement et collusion en vue de commettre des crimes contre la sécurité nationale ». Sa condamnation à mort a été prononcée en juillet.

Hossein Nazari, né en 2001, a été arrêté par les forces de sécurité lors des manifestations de janvier et, après avoir été interrogé et avoir comparu devant un tribunal, a été transféré à la prison de Vakilabad à Mashhad. Il y est actuellement incarcéré.

Iran : 23 exécutions en quatre jours, soit une exécution toutes les quatre heures

 Trois femmes parmi les victimes

Les bourreaux des mollahs ont pendu 23 prisonniers ces quatre derniers jours, soit pratiquement une pendaison toutes les quatre heures. Parmi les personnes exécutées, on compte trois femmes.

Le mercredi 26 aout, trois prisonniers ont été exécutés : Mostafa Vossoughi à la prison centrale de Khorramabad, ainsi que Massoud Hemmati et Esmaïl Ajamï à la prison centrale de Sari.

La crise de pénurie de carburant en Iran et ses conséquences

 L'aveu, par de hauts responsables du régime iranien, qu'une hausse des prix de l'essence est inévitable témoigne de la profondeur de la crise financière que traverse le régime.

Mohammad-Jafar Ghaem-Panah, vice-président exécutif du président iranien Massoud Pezeshkian, a reconnu qu'une hausse des prix de l'essence était inévitable et a souligné le coût élevé des importations de carburant. Évoquant l'impact du blocus naval, il a insisté sur l'insuffisance de la production nationale d'essence pour couvrir les besoins du pays et sur la nécessité de mettre en œuvre de nouvelles mesures de gestion. Ces déclarations interviennent alors que de nombreux témoignages font état de longues files d'attente devant les stations-service à travers le pays. Craignant une explosion de protestations liées aux moyens de subsistance, similaires à celles de 2019, les autorités n'ont pas encore annoncé de décision définitive quant au calendrier et à l'ampleur de cette augmentation de prix. 

Iran : Hausse du dollar, la population est choquée par la flambée des prix

 Suite à l'annonce de nouvelles sanctions américaines contre le régime iranien, on observe une nouvelle hausse du dollar et une flambée des prix.

La hausse soudaine et astronomique des prix des appareils électroménagers sur le marché iranien a une fois de plus mis en lumière l'incompétence économique flagrante du régime. Selon certaines sources, le prix d'un réfrigérateur a augmenté de 700 millions de rials en seulement trois jours. Cette flambée sans précédent a rendu l'achat de biens de première nécessité impossible pour une large partie de la population. Le pillage des biens publics, destiné à assurer la survie du régime iranien, est considéré comme la principale cause de cette inflation galopante.  Les manifestations pour les moyens de subsistance déferlent à nouveau sur les rues d'Iran

Données empiriques et révoltes populaires : les priorités malavisées du régime iranien, véritable moteur du désastre économique

 L’Iran traverse une crise économique d’une ampleur sans précédent. L’inflation galopante, la faillite des usines et les taux de pauvreté alarmants ne sont pas de simples statistiques abstraites ; ce sont les réalités douloureuses qui définissent le quotidien des Iraniens ordinaires. Pourtant, la population n’impute pas ses souffrances aux sanctions étrangères, mais au véritable architecte de ce désastre : le régime lui-même.

5 ans de prison pour une étudiante en journalisme : Maryam Javadi

 L’étudiante en journalisme Maryam Javadi, condamnée à cinq ans de prison par le tribunal révolutionnaire d’Ispahan, purge sa peine au quartier deux des détenues condamnées de la prison de Dowlatabad, à Ispahan, en violation du principe de séparation des catégories de délits.

mercredi 26 août 2026

Pourquoi le régime iranien a-t-il choisi la guerre et le blocus économique plutôt qu’un accord idéal ?

 Dans le long et pénible lendemain de la guerre Iran-Iran de 2026, une rare ouverture diplomatique s’est présentée. Le mémorandum d’Islamabad offrait à Téhéran une chose extraordinaire : un arrêt immédiat des opérations militaires sur tous les fronts, des engagements à respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale iraniennes, une voie vers la levée des sanctions (y compris les mesures unilatérales et de l’ONU), la réouverture du détroit d’Ormuz selon des conditions négociées et un cadre de 60 jours pour des négociations nucléaires plus larges.