samedi 29 août 2026

Exportations pétrolières de l’Iran : le détroit d’Ormuz n’est plus un levier pour Téhéran

 Les responsables du régime iranien ont maintes fois tenté de laisser croire que le sort des flux énergétiques mondiaux dépendait de Téhéran. Toutefois, les données du marché pétrolier et le suivi des pétroliers dressent un tableau bien différent.

De nouvelles données fournies par Kpler indiquent que le trafic de pétroliers dans le détroit d’Ormuz demeure très faible. Mardi 25 août, seuls cinq navires-citernes ont emprunté cette voie maritime, alors que la moyenne sur dix jours s’établit à 15 navires.

Deux manifestantes iraniennes fouettées à Sanandadj

 Le samedi 22 août 2026, les autorités du régime iranien ont infligé des coups de fouet à deux manifestantes iraniennes détenues lors du soulèvement de janvier 2026, avant de les envoyer en prison pour commencer à purger leurs peines. Neda Dedehjani et Setayesh Sarabi, résidentes de Qorveh dans l’ouest de l’Iran, ont reçu chacune 31 coups de fouet après s’être présentées suite à une convocation au tribunal correctionnel de Qorveh. Elles ont ensuite été placées en détention et transférées à la prison de Sanandadj, dans la province du Kurdistan.

Arrestations massives pour raisons de sécurité par le régime iranien dans plusieurs villes

 Le ministère iranien du Renseignement a annoncé l'arrestation de 30 citoyens dans les districts de Mahallat et Nimvar. Les services de sécurité ont accusé les personnes arrêtées d'avoir mené les manifestations de janvier et d'être liées à des réseaux à l'étranger. Les médias d'État ont présenté ces arrestations comme faisant partie des opérations de sécurité menées par le régime pour réprimer les protestations populaires. Cette vague d'arrestations s'inscrit dans une stratégie visant à instaurer un climat de peur et d'intimidation dans la province de Markazi.

Le déversement illégal de déchets menace la réserve de biosphère de Miankaleh en Iran

 La diffusion de vidéos montrant des dépôts sauvages  de déchets sur les terres de Baso-Qareh Tappeh, au sud-ouest de la zone humide de Miankaleh, a ravivé les inquiétudes des militants écologistes quant aux menaces qui pèsent sur cette réserve de biosphère. Des militants et plusieurs habitants de Qareh Tappeh, village du comté de Behshahr, dans la province de Mazandaran, ont adressé un courrier au procureur de Behshahr exigeant l'arrêt immédiat des déversements d'ordures sur ces terres. Un compte Instagram nommé « Qareh Tappeh - Behshahr » a publié la lettre, précisant que les autorités locales s'étaient engagées à résoudre ce problème de gestion des déchets. 

Les politiques du régime iranien ont provoqué une hyperinflation structurelle

 Le Centre statistique iranien a fait état d'une hausse de 128,6 % des prix des produits alimentaires en août par rapport à l'année précédente. L'huile de cuisson a enregistré la plus forte augmentation, avec une hausse de 258 %. Les prix des produits protéinés, des produits laitiers, des carburants et des services de transport ont également augmenté de plus de 100 %. Cette tendance à la hausse témoigne d'une crise des moyens de subsistance qui s'aggrave et de l'incapacité du régime iranien à maîtriser l'inflation.

Mojtaba ordonne aux factions iraniennes de cesser les luttes intestines tandis que Pezeshkian veut relancer les négociations

 factions au sein du régime iranien ne devienne un spectacle public. Dans un message publié par l’agence de
presse Tasnim, proche du pouvoir, le 28 août 2026, il a déclaré que « tout ce qui nuit à la cohésion sociale est interdit », mettant en garde notamment contre les déclarations « décourageantes » et les arguments clivants sur « la guerre ou la négociation » et « le compromis ou la bellicisme ».

Le piège du prix du carburant en Iran et l’inflation de 84 %

 L’establishment religieux iranien fait face à plusieurs crises simultanées, mais le trait le plus dangereux est que chacune alimente les autres. La détérioration économique réduit la marge de manœuvre du gouvernement, alors même que les dirigeants sont divisés sur la question de savoir si les négociations avec Washington constituent une nécessité tactique ou une capitulation politique. Le 25 août 2026, le site officiel de la présidence a cité Masoud Pezeshkian affirmant que les ennemis ciblaient « les problèmes sociaux et le mécontentement économique » pour pousser l’Iran vers des troubles, tout en insistant sur le fait qu’un accord récent n’était « ni le fruit de la peur ni une capitulation »..