jeudi 7 mai 2026

Pourquoi la stratégie de censure iranienne représente une menace mondiale

 La lutte qui se déroule en Iran n’est plus un simple conflit interne entre un régime répressif et une population aspirant à la liberté. Elle est devenue un cas d’école pour l’avenir du pouvoir politique à l’ère numérique.

L’Iran est apparu comme un prototype d’autoritarisme numérique moderne : un État testant systématiquement la capacité d’un régime à survivre à des crises de légitimité répétées en coupant la société de la réalité.

La violence politique derrière la marque monarchie

 Comment l'intimidation toxique et le harcèlement coordonné au sein des réseaux pro-monarchistes sapent le débat démocratique sur l'avenir de l'Iran

Depuis des années, certains monarchistes iraniens tentent de se présenter à l'international comme le visage idéal d'une alternative moderne et démocratique à l'establishment clérical au pouvoir. Se drapant dans le discours de la « civilisation », du « renouveau national » et du « développement », ils affichent une image de modération et de maturité politique. Pourtant, derrière cette façade soigneusement entretenue, une réalité bien plus inquiétante a émergé : une réalité de plus en plus marquée par l'intimidation, les lynchages en ligne, les agressions vulgaires et le banditisme politique organisé.

Derrière la coupure d'Internet : le marché noir du régime iranien

 Les restrictions sévères imposées ces derniers mois aux communications, sous prétexte de guerre et de préoccupations sécuritaires, ont profondément modifié la structure économique et sociale de l'accès au cyberespace. La transformation de l'accès à Internet, d'un droit public en un privilège de classe, a engendré corruption, recherche de rentes et destruction de l'économie numérique du pays.

L’enfance transformée en arme : comment le régime iranien fait des enfants soldats des instruments de guerre

 Pour le régime iranien, la guerre n’est pas simplement une éventualité — c’est un instrument stratégique. Son importance est si centrale que même les enfants sont attirés dans son orbite, transformés en enfants soldats, des outils servant des objectifs politiques et idéologiques plus larges. Il ne s’agit pas d’un développement récent mais d’une partie d’un cycle continu qui a commencé pendant la guerre Iran-Irak dans les années 1980 et qui persiste aujourd’hui sous des formes plus sophistiquées.

Iran : le déni de soins systématique menace la vie d’une prisonnière politique

 La prisonnière politique Parisa Kamali fait face à une crise sanitaire majeure mettant sa vie en danger, alors que les autorités de la prison de Yazd instrumentalisent la négligence médicale contre les dissidents. Sous le prétexte fallacieux de « l’état de guerre », les responsables carcéraux du régime clérical misogyne privent systématiquement Mme Kamali de médicaments essentiels et bloquent son transfert urgent vers des structures hospitalières extérieures, malgré la détérioration rapide de son état de santé.

Iran : arrestation de deux avocates et aveux forcés d’une manifestante

 Dans une tentative flagrante de faire taire les défenseurs du droit, deux avocates de la défense, Elham Zera’atpisheh et Asetareh Ansari, ont été arrêtées par les forces de sécurité du régime à Chiraz. À ce jour, aucune information n’a été divulguée concernant leur lieu de détention ou les motifs précis de leur interpellation.

mercredi 6 mai 2026

Iran : Montée des pressions et des restrictions inhumaines contre les prisonnières politiques, en particulier les sympathisantes de l’OMPI

 Ces dernières semaines, le régime des mollahs a intensifié ses pressions et restrictions inhumaines, le montage de nouvelles accusations et des peines supplémentaires contre les prisonnières politiques.

Shiva Esmaïli et Elaheh Fouladi, deux détenues d’Evine soutenant les Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI/MEK), ont écopé de six mois supplémentaires dans le cadre d’une nouvelle affaire montée de toutes pièces. Elles ont été accusées d ’« outrage au Guide suprême » pour avoir protesté contre la mort de Somayyeh Rashidi, âgée de 42 ans, morte le 25 septembre 2025 au centre de torture de Qarchak, à Varamine.