jeudi 23 avril 2026

700 000 emplois perdus en Iran à cause de la guerre

 Alors que l'issue du conflit dans la région demeure incertaine, des informations en provenance d'Iran font état d'une grave crise des moyens de subsistance pour la population. Alireza Mahjoub, secrétaire général de la Maison des travailleurs (une organisation syndicale proche du régime) en Iran, a annoncé mercredi 22 avril que plus de 700 000 emplois avaient été perdus lors de la récente guerre entre le régime iranien et les États-Unis et Israël.

L'économie iranienne ravagée par la guerre et l'impasse structurelle

Iran : 2 femmes condamnées à la prison et au fouet à Chiraz

 2 femmes condamnées à 74 coups de fouet et sept ans de prison en Iran

L’appareil judiciaire iranien a condamné 2 femmes à un total de sept ans de prison et 74 coups de fouet suite à leur participation aux manifestations nationales de janvier 2026.

Iran : vague d’arrestations de femmes, torture et opacité judiciaire

 Femmes et jeunes filles détenues en Iran : torture et absence de clarté juridique

Dans le sillage d’une vague croissante d’arrestations visant des femmes et des adolescentes dans plusieurs villes iraniennes, de nombreuses informations font état des conditions d’interpellation, de détention et du statut juridique des personnes arrêtées. Ces arrestations, souvent marquées par l’ambiguïté, le déni d’accès à un avocat et l’absence de notification aux familles, accentuent les graves inquiétudes concernant les violations des droits humains et l’état des prisons en Iran. Le présent article revient sur les procédures d’arrestation et la situation actuelle de plusieurs de ces personnes.

mercredi 22 avril 2026

Comment le régime a utilisé Pahlavi comme couverture pour détourner l'attention du soulèvement de 2026

 Comment l'émergence soudaine de Reza Pahlavi lors du soulèvement de janvier 2026 a remodelé le discours, unifié la base divisée du régime et fait dérailler une tentative coordonnée de changement démocratique

Au début de janvier 2026, les rues de Téhéran et de Mashhad étaient imprégnées de bien plus qu'un simple smog hivernal : elles s'imprégnaient de l'odeur d'un régime à l'agonie. Les manifestations étaient différentes de celles des années précédentes. Disciplinées, elles étaient menées par des « Unités de Résistance » et des réseaux organisés qui s'étaient préparés pendant des années à ce moment précis d'effondrement systémique. À la mi-janvier, les slogans n'étaient plus de simples expressions de deuil, mais des revendications tactiques pour une république démocratique. Pourtant, le 19 janvier, l'atmosphère changea. Soudain, les réseaux sociaux et certaines chaînes internationales furent inondés d'images du fils du Shah déchu, Reza Pahlavi, revendiquant la tête d'un mouvement qu'il n'avait pas fondé. La question qui hante désormais les suites de cette révolte réprimée est glaçante : comment un mouvement aspirant à un avenir libéré a-t-il pu se retrouver mêlé aux fantômes d'un passé révolu, et qui a réellement profité de cette situation ?

Des eurodéputés exigent la fin du silence sur les exécutions en Iran et la reconnaissance du CNRI

BRUXELLES, 22 avril 2026 — Alors que les exécutions politiques en Iran atteignent un seuil critique, une conférence de haut niveau au Parlement européen a plaidé aujourd’hui pour un changement de paradigme fondamental dans l’approche de l’Union européenne vis-à-vis de Téhéran. L’événement, intitulé « Iran : Agissez pour mettre fin aux exécutions – Quelle est la position de l’UE ? », a réuni une large coalition transpartisane de parlementaires et de personnalités internationales afin d’aborder ce qu’ils ont décrit comme la « fragilité existentielle » du régime clérical et l’impératif pour l’UE de soutenir la résistance organisée du peuple iranien. Les intervenants ont rejeté à la fois la théocratie actuelle et tout retour à un régime monarchique, soulignant que le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) et son Plan en dix points représentent la seule voie viable vers une république démocratique et non nucléaire.

Paralysie économique de l’Iran : 54 jours de blocus numérique et effondrement post-guerre

 Les secteurs numérique et industriel iraniens sont quasiment paralysés par une coupure d’Internet de 54 jours, qui s’ajoute aux ravages d’un conflit régional de 39 jours. Cette double crise a coupé le pays de l’économie mondiale, laissant des millions de citoyens sans ressources et perturbant le fonctionnement même de l’État. Le mercredi 22 avril 2026, le fossé entre le discours officiel du gouvernement et la réalité du terrain a atteint un point de rupture, alors que l’administration tentait de gérer les conséquences de ce que les observateurs qualifient de plus longue interruption des communications de l’histoire du pays.

L’effondrement des moyens de subsistance à Téhéran ; le loyer est devenu un cauchemar

 Un examen des annonces de location dans les 4e et 5e arrondissements de Téhéran montre que les loyers moyens demandés en avril ont atteint environ 10 milliards de rials pour le dépôt de garantie et 310 millions de rials pour le loyer mensuel (environ 6 700 $ et 205 $) ; des chiffres lourds et choquants qui démontrent clairement la profondeur de la crise du logement et l'incapacité croissante des ménages à se loger.

Dans le même temps, le salaire minimum d'un travailleur ayant deux enfants atteint à peine 100 dollars par mois.

Crise du logement locatif dans le contexte de la guerre ; impasse pour les locataires iraniens