jeudi 5 février 2026

Des responsables du régime iranien ont perpétré des massacres de masse, selon un rapport d'un organisme de défense des droits humains.

 Human Rights Watch, une organisation internationale de défense des droits humains, a déclaré dans son rapport annuel que les responsables du régime iranien, en 2025, faisant référence aux massacres de masse survenus à la suite de manifestations nationales en Iran, ont procédé à des arrestations massives et arbitraires et intensifié la répression sous prétexte de sécurité nationale.

Dans son rapport publié le mercredi 4 février , Human Rights Watch, faisant référence à la répression meurtrière des manifestations à travers le pays, notamment aux massacres de manifestants et de passants par les forces de sécurité du régime iranien, a écrit :

Le régime iranien renforce l’étau sécuritaire, tout en tolérant quelques « critiques autorisées »

 La réponse de l’État aux récentes manifestations est de plus en plus marquée par une contradiction fondamentale et déstabilisatrice : les autorités affirment rétablir l’ordre, mais leur propre rhétorique et leurs choix politiques trahissent un système qui perçoit la société comme une menace, un « ennemi » à contenir plutôt que comme des citoyens à représenter. Ces dernières 48 heures, les responsables de la sécurité et du système judiciaire ont amplifié un discours présentant la colère populaire comme une violence organisée, tandis que des membres influents du pouvoir mettent en garde contre le risque que la répression de la dissidence transforme les manifestations en un phénomène bien plus dangereux.

Ahwaz a connu des jours de soulèvement et de bain de sang alors que les forces du régime réprimaient la population

 Du 31 décembre 2025 au 13 janvier 2026, la ville d’Ahwaz a été le théâtre d’affrontements de rue prolongés, d’un soulèvement massif et d’une répression croissante, alors que les habitants défiaient ouvertement l’autorité du régime iranien.

Le bâtiment du gouvernorat incendié

Le 31 décembre 2025, les habitants d’Ahwaz ont organisé une vaste manifestation qui a rapidement dégénéré en confrontation ouverte avec les forces de sécurité du régime. Les manifestants ont bloqué plusieurs rues en allumant des feux et, à la suite d’affrontements avec les agents du régime, ont incendié le bâtiment du gouvernorat d’Ahwaz. Cet acte a marqué une escalade décisive du soulèvement dans la ville et un défi direct à l’autorité administrative du régime.

Mort et dignité : quand les corps des martyrs se vengent des dictateurs iraniens

 Des corps volés aux tombes profanées, les dictateurs iraniens craignent la mémoire plus que la résistance — et y perdent à chaque fois.

Quand la mort n’est pas la fin, mais le début de l’effacement

Il existe une face plus sombre encore de la mort sous une dictature — là où mourir n’est pas l’ultime moment de la vie, mais le commencement d’un nouveau crime.

En Iran, sous le régime clérical, de jeunes courageux — filles et garçons, manifestants et prisonniers — sont tués dans les rues et dans les prisons. Pourtant, la véritable bataille du régime commence après la mort. Le corps devient otage. Les familles sont rackettées sous le prétexte grotesque de « frais de balles ». Le deuil est criminalisé. Les noms sont censurés. Et au sommet de cette faillite morale, les familles sont contraintes de signer de faux aveux affirmant que leur enfant était un « Bassidji tué par le peuple » — sous peine de ruine financière.

Le prisonnier politique Akbar Bagheri : Depuis la prison de Qezel Hesar, je soutiens le soulèvement jusqu'à son renversement

 Un message de défi émanant de la prison de Qezel Hesar rend hommage aux martyrs du soulèvement iranien de janvier 2026 et réaffirme un engagement indéfectible dans la lutte contre le régime clérical.

Une voix derrière les barreaux

En janvier 2026, le prisonnier politique Akbar Bagheri a publié une déclaration forte depuis la prison de Qezel Hesar, exprimant sa solidarité avec le soulèvement national iranien et rendant hommage à ceux qui ont affronté les forces du régime dans les rues.

Ouvrant son message par un hommage empreint de respect, Bagheri a salué le peuple qui s'est dressé sans armes contre la machine répressive :

Résistance organisée et armée : le cauchemar inavoué du régime iranien

 La panique croissante du régime face à la jeunesse, aux armes et à la résistance organisée

Alors que l’attrait pour une confrontation directe avec le Corps des Gardiens de la Révolution islamique (les pasdarans) s’intensifie, la panique s’est propagée tant parmi les cercles internes du régime que chez ses fidèles périphériques. La perspective de jeunes Iraniens se tournant vers les armes, ainsi que l’expansion de cellules de résistance organisée, a profondément ébranlé l’establishment au pouvoir. Ce qui semblait autrefois impensable est désormais ouvertement évoqué — parfois même par les héritiers du régime eux-mêmes.

mercredi 4 février 2026

Au moins 341 exécutions en janvier 2026 : pour le 4e mois consécutif, le nombre d’exécutions dépasse les 300

 Exécutions d’au moins 72 prisonniers entre le 28 janvier et le 3 février

Selon des informations reçues jusqu’au matin de ce 4 février, les bourreaux de Khamenei ont pendu au moins 72 prisonniers entre le 28 janvier et le 3 février.

Le mardi 3 février, 15 prisonniers ont été pendus : Khalil Hemmati à Chiraz, Pouya Lachni à Sabzevar, Morad Beyg Haghighat à Birjand, un prisonnier à Bam, Eshagh Miri à Jiroft, Kourosh Niri à Yazd, Majid Sohrabi à Malayer, Hirman Sadri à Mahabad, Ali Haghighat-Doust à Lahijan, Tahmasb Mehrjou à Khaf, Afchine Maleki à Ilam, Hedayat Mirza’i à Borazjan, Bahram Bani-Assad à Ahwaz, Ayoub Lashkari à Racht et Saïd Rohani à Sirjan.