vendredi 23 octobre 2026

Iran : En septembre, 78 % du salaire minimum ont été consacrés à l'alimentation

 La hausse de l'inflation a, d'une part, restreint le pouvoir d'achat des ménages et, d'autre part, aggravé la récession qui frappe les entreprises, en augmentant les coûts de production et en affaiblissant la demande. Selon les données du Centre statistique iranien, l'inflation alimentaire annuelle a atteint 121,8 % en septembre 2026. Dans ce contexte, près de 78 % du salaire minimum d'un ménage de quatre personnes est consacré à l'alimentation. Parallèlement, les chiffres du département de recherche de la banque centrale iranienne indiquent que l'activité industrielle et minière a chuté de 8 % au cours du trimestre s'achevant en août 2026 par rapport à la même période de l'année précédente. La hausse des coûts des intrants, les contraintes énergétiques, les pénuries de liquidités et la faiblesse de la demande ont réduit la capacité de production des entreprises. Dans ces conditions, sans une maîtrise durable de l'inflation, les aides à la subsistance perdront progressivement de leur efficacité, tandis que la persistance de la récession accentuera le risque de baisse de la production et de hausse du chômage.

Renforcement du contrôle sur les campus face à la montée des tensions économiques et sécuritaires

 Les autorités iraniennes renforcent leur contrôle sur les universités, alors que la rentrée universitaire s’annonce comme une nouvelle source d’inquiétude pour la sécurité intérieure. Des sources universitaires ont rapporté le 21 octobre que les responsables de la sécurité de l’Université de Téhéran avaient intensifié les convocations ces deux dernières semaines, mettant en garde les étudiants contre ce qu’ils ont qualifié de « situation explosive » au sein de l’université. Certains étudiants ont déclaré que des agents du ministère du Renseignement avaient participé à des interrogatoires et utilisé des informations personnelles détaillées pour dissuader toute activité de protestation.

Scandale des téléphones portables en Iran : les consommateurs paient pour un système que l’État n’a pas su contrôler

 Des milliers d’Iraniens ayant acheté des téléphones portables sur le marché intérieur constatent que leurs appareils peuvent soudainement perdre l’accès au réseau. Non pas qu’ils les aient trafiqués, mais parce que le système d’enregistrement étatique iranien n’a pas réussi à bloquer les appareils non conformes avant leur vente.

jeudi 22 octobre 2026

Iran : Arrestation de M. Ali Alipour, père de Babak Alipour, membre de l’OMPI exécuté

 Le mardi 20 octobre 2026, vers 8 h, les forces répressives du régime ont arrêté à son domicile à Racht M. Ali Alipour, père de Babak Alipour, membre de l’OMPI qui a été exécuté. Il a été transféré au centre de détention de « Shohada-e Gomnam » (Martyrs anonymes). Les agents ont également confisqué tous les appareils électroniques et téléphones portables appartenant à M. Alipour et aux autres membres de la famille.

Iran : Peine de mort de Manouchehr Fallah confirmée pour appartenance à l’OMPI

 Appel à sauver la vie de Manouchehr Fallah et des autres prisonniers politiques condamnés à mort

La Cour suprême du régime a confirmé la condamnation à mort de Manouchehr Fallah, détenu à la prison de Racht, pour appartenir à l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI), et a transféré son dossier au service chargé de l’application des peines à Racht.

Iran : les exécutions, les condamnations à mort, les arrestations et les peines de prison se poursuivent (manifestations de janvier 2026)

 Amnesty International alerte sur le risque d’exécution imminent d’au moins 20 manifestants : la Cour suprême iranienne a confirmé les condamnations à mort d’au moins 20 manifestants de l’insurrection de janvier 2026, sous les accusations d’« inimitié envers Dieu », de « corruption sur Terre » et d’« espionnage ». Parmi eux figurent 8 accusés dans l’affaire « Meydan Alikhani » à Ispahan, 4 dans l’affaire de « Pakdasht » et 8 dans des affaires individuelles.

Les universités iraniennes face à une crise qui s’aggrave : les frais de scolarité flambent et les conditions de vie des étudiants se détériorent

Une augmentation de 230 % des frais de scolarité dans une université de médecine, la hausse des coûts des résidences universitaires, la dégradation des services de restauration et l’augmentation des dépenses de la vie quotidienne rendent l’enseignement supérieur de plus en plus inaccessible aux étudiants issus de familles à faibles revenus.

Les universités iraniennes sont confrontées à une crise d’accessibilité financière qui s’aggrave, alors que la flambée des frais de scolarité, la hausse des coûts du logement et la détérioration des services aux étudiants rendent l’enseignement supérieur inaccessible à un nombre croissant de familles. Ce qui était autrefois largement considéré comme une voie vers l’évolution professionnelle et l’ascension sociale devient de plus en plus une charge financière qui contraint les étudiants à choisir entre poursuivre leurs études et couvrir leurs dépenses essentielles.