vendredi 1 mai 2026

Iran : Un pays dangereux pour les journalistes

 Selon Reporters sans frontières (RSF), la liberté de la presse dans le monde a atteint son niveau le plus bas depuis 25 ans. En Iran, la situation des journalistes s’est alarmante dégradée, le pays occupant désormais la 177e place du classement mondial. Malgré une perte d’une place, l’Iran demeure parmi les environnements les plus dangereux pour l’activité des médias. Ce déclin structurel témoigne des pressions constantes exercées sur ceux qui sont chargés d’informer le public. Les rapports internationaux soulignent que seuls l’Érythrée, la Corée du Nord et la Chine présentent un classement plus défavorable que l’Iran en matière de liberté de la presse.

Le juge de la mort se moque de l’indignation internationale et accélère l’exécution des combattants de la liberté iraniens

 Le 30 avril 2026, Gholam-Hossein Mohseni-Eje’i a proféré une violente diatribe devant de hauts responsables du pouvoir judiciaire, diffusée en direct par l’agence de presse Mizan, organe du régime. « L’appareil politique et de propagande de l’ennemi agresseur prétend que tel ou tel criminel ne devrait pas être puni ni exécuté », tonna-t-il. « Qui êtes-vous pour tenir de tels propos ?! Vous avez tort de dire qu’un criminel dont les mains sont tachées du sang de notre cher peuple… ne devrait pas être exécuté. » Il jura que le pouvoir judiciaire « appliquerait toute peine permise par la loi », « sans tenir compte » des critiques extérieures, et ordonna l’identification, le jugement et l’exécution rapides de toute personne qualifiée de « soldat ennemi », aussi bien en Iran que dans la diaspora.

L'Iran intensifie la pression sur les familles des prisonniers de l'OMPI dans un contexte de répression croissante.

 Les soeurs d’Akbar Daneshvarkar arrêtées à Karadj, ainsi que Massoumeh Ajini, sœur d’une victime du massacre de 1988, arrêtée en banlieue de Gorgan

Appel à la libération des proches des Moudjahidine du peuple

Mmes Akram et Azam Daneshvarkar, sœurs d’Akbar Daneshvarkar, Moudjahidine du peuple exécuté le 30 mars 2026, ont été arrêtées le 18 avril 2026. Elles ont été incarcérées alors qu’elles effectuaient leurs démarches répétées et leurs visites quotidiennes à la prison de Ghezel Hessar, au bureau médico-légal et auprès des autorités judiciaires pour récupérer la dépouille de leur frère.

Iran : 1,2 million de travailleurs au chômage, les femmes en première ligne

 En Iran, les femmes paient le prix fort alors que 1,2 million de travailleurs perdent leur emploi à cause de la guerre

À l’occasion de la Fête internationale du Travail, des informations alarmantes révèlent que les femmes et leurs familles supportent le fardeau le plus lourd d’une crise économique qui s’aggrave, alors que la guerre et la récession ont laissé 1,2 million d’ouvriers du bâtiment sans emploi. Ce chômage de masse a plongé les foyers dans un cycle de pauvreté et de précarité, tandis que les coupures simultanées d’Internet ont davantage paralysé les moyens de subsistance des personnes handicapées, notamment de nombreuses femmes qui dépendaient de l’économie numérique pour survivre.

jeudi 30 avril 2026

Journée internationale des travailleurs en Iran : une journée de protestation, pas de célébration

 Pour les travailleurs iraniens, la Fête du Travail symbolise l'aggravation des inégalités, l'exploitation systémique et l'absence de droits fondamentaux du travail.

La Journée internationale des travailleurs est-elle un moment de dignité et de reconnaissance pour les travailleurs en Iran ? Les travailleurs iraniens célèbrent-ils cette journée mondiale avec un sentiment d’unité et de fierté nationale ?

Guerre, mauvaise gestion et dégradation de l'emploi des femmes en Iran

 L'escalade militaire et les perturbations économiques ont entraîné un effondrement silencieux de la participation des femmes au marché du travail, révélant de profondes inégalités structurelles sur le marché du travail iranien.

Le cycle incessant de tensions militaires et d'aventurisme stratégique du régime iranien a une fois de plus plongé le pays dans l'instabilité économique, avec des conséquences concrètes et inégalement réparties. La dernière vague de conflit, conjuguée à une coupure d'internet prolongée de 60 jours, a gravement fragilisé une infrastructure économique déjà précaire. Il en résulte non seulement des pressions récessives, mais aussi l'émergence d'un chômage massif, qui touche de manière disproportionnée les femmes du marché du travail.

Mettre fin à l'apaisement, non par la guerre : ce que le peuple iranien attend du monde

 Face à la multiplication des exécutions et au silence international croissant, les Iraniens appellent à un changement radical, passant d'une diplomatie passive à une pression fondée sur des principes.

Quel est le problème le plus urgent et déterminant pour le peuple iranien dans le domaine des relations internationales ? Qu’attend-il de la communauté internationale, et notamment de l’Europe et des États-Unis, acteurs exerçant une influence décisive sur la politique internationale ?