mardi 1 septembre 2026

Les États-Unis attaquent des positions du CGRI sur l’île de Larak

 Selon certaines informations, les forces américaines ont attaqué deux rampes de lancement appartenant au Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) iranien sur l’île de Larak, près du détroit d’Ormuz. Le CGRI a également signalé que plusieurs personnes avaient été tuées ou blessées lors de cette attaque.

10 manifestants condamnés à mort dans l’affaire de la place Shohada à Ispahan

 La première chambre du Tribunal révolutionnaire d’Ispahan a prononcé des peines de mort à l’encontre de 10 personnes arrêtées lors des manifestations de janvier, dans le cadre de l’affaire dite de la « place Shohada d’Ispahan ». Six autres accusés dans ce dossier ont également été condamnés à de lourdes peines de prison. Des sources liées aux droits humains font état de restrictions concernant l’accès des avocats au dossier, d’actes de torture durant les interrogatoires et de l’absence d’enquête appropriée sur la plainte déposée par l’une des femmes détenues concernant une agression sexuelle subie en détention.

La campagne « des mardis contre les exécutions » marque sa 136e semaine dans 62 prisons à travers l’Iran

 Pour la 136e semaine de la campagne en cours « des mardis contre les exécutions i », des détenus de 62 prisons du pays ont entamé une grève de la faim ce mardi 1er septembre, protestant une fois de plus contre le prononcé et l’exécution de peines capitales.

La prison d’Iranshahr rejoint les établissements participant à la campagne
En plus de trois ans d’activité ininterrompue, la campagne « des mardis contre les exécutions » s’est étendue au-delà d’un petit nombre d’établissements pour devenir l’un des mouvements de protestation organisés les plus vastes au sein des prisons iraniennes contre la peine de mort. Poursuivant cette dynamique, la prison d’Iranshahr a également rejoint les établissements participant à la campagne, portant le nombre total de prisons participantes à 62.

L’augmentation progressive du nombre de prisons participant à ce mouvement témoigne de la demande croissante des détenus pour l’arrêt des exécutions et de la transformation de cette initiative en une protestation collective soutenue.

Dans la déclaration de cette semaine, les détenus — évoquant le prononcé et l’exécution de peines de mort à l’encontre de manifestants, la répression persistante et la pression accrue sur les prisonniers politiques — ont réaffirmé la nécessité de s’opposer à la peine capitale et ont appelé à l’élargissement de cette protestation et de la solidarité à travers le pays.

Voici le texte intégral de la déclaration :

La prison d’Iranshahr rejoint la campagne « des mardis contre les exécutions » pour sa 136e semaine

La campagne « des mardis contre les exécutions » s’étend à 62 prisons différentes
Alors que l’inflation galopante et la chute sans précédent de la valeur de la monnaie nationale ont fait basculer les conditions de vie et le pouvoir d’achat de la majeure partie de la société sous le seuil de pauvreté, les crises liées aux moyens de subsistance s’aggravent. Nous assistons actuellement à une profonde crise économique et sociale ainsi qu’au creusement des inégalités de classe entre, d’un côté, une minorité qui a le sang de la majorité sur les mains et, de l’autre, le reste de la population ; le régime iranien n’a pris aucune mesure pour améliorer le bien-être de la population ou résoudre ses problèmes, cherchant uniquement à assurer sa propre survie et celle de la classe sociale qui en dépend. Parallèlement, pour empêcher toute contestation de la part d’une population indignée, le gouvernement soumet la société et les détenus à une répression sévère. En conséquence, nous assistons quotidiennement à l’exécution de peines capitales inhumaines ou au prononcé de nouvelles condamnations à mort. Rien qu’au cours de la dernière semaine d’août, le gouvernement répressif a exécuté au moins 32 personnes, dont deux femmes. Par ailleurs, un grand nombre de personnes arrêtées lors du soulèvement national de janvier ont été condamnées à mort ou risquent de l’être. Parmi elles figurent les 10 accusés de l’affaire de la « place Shohada » à Ispahan, la prisonnière politique Leila Abolhosseini (détenue à la prison de Dowlatabad, à Ispahan), ainsi qu’Ali-Asghar Peyghambari, dont la condamnation à mort a été confirmée alors qu’il est incarcéré à la prison de Ghezel Hesar. Toutes ces personnes ont été victimes d’injustice, privées de droit à la défense ou d’un procès équitable, et leur vie est en danger.

Dans ce contexte, il est crucial et nécessaire de résister à la peine de mort — une pratique inhumaine — et de s’y opposer. C’est pourquoi cette campagne appelle tous les militants politiques, les défenseurs des droits humains, les syndicalistes et les acteurs de la société civile, ainsi que toutes les consciences éveillées à travers l’Iran, à s’opposer à une machine à tuer qui, chaque jour et sans relâche, fauche la vie de citoyens et de prisonniers politiques sur la base d’accusations fabriquées de toutes pièces.

Cette semaine, un groupe de détenus de la prison d’Iranshahr, dans la province du Sistan-et-Baloutchistan, a également rejoint la campagne « des mardis contre les exécutions », étendant ainsi la portée du mouvement à 62 prisons différentes.  

Le mardi 1er septembre, à l’occasion de la 136e semaine de la campagne, les participants au mouvement « des mardis contre les exécutions » ont entamé une grève de la faim dans 62 prisons à travers le pays.

À Téhéran, 70 % des élèves d’une école ont abandonné leur scolarité

 Dernier signe en date de l’effondrement du système éducatif en Iran, il a été rapporté que 70 élèves d’une école de Téhéran comptant 400 inscrits n’ont pas pu poursuivre leur scolarité ; cela représente 17,5 %, soit plus d’un sixième des élèves de cet établissement.

Un nombre important de ces enfants et adolescents étaient scolarisés en classes de 7e, 8e et 9e année (équivalentes aux niveaux allant de la 5e à la 3e en France) ; à cet âge, l’abandon scolaire peut les précipiter directement vers le travail forcé, une pauvreté tenace et des fléaux sociaux.

Le prix du ciment en Iran a augmenté de 90 % en six mois

 Le président de l’Association des vendeurs de matériaux de construction a annoncé que les prix du ciment ont grimpé de plus de 90 % depuis le mois de mars, le prix du sac atteignant environ 3 millions de rials (soit près de 1,50 dollar) sur le marché de détail.

Parallèlement, Esmaeil Kazemi Ghahi a fait état d’une grave récession dans le secteur de la construction, soulignant que le ralentissement de l’activité a empêché toute hausse significative de la demande en matériaux de construction.

lundi 31 août 2026

Saisie en mer Rouge d’une cargaison d’armes du régime iranien destinée aux Houthis

 Les forces du gouvernement yéménite internationalement reconnu ont saisi, en mer Rouge, une cargaison d’armes envoyée par le régime iranien aux miliciens houthis. La cargaison contenait des équipements et des composants destinés à la fabrication et à la modernisation de drones suicides.

Les forces de la « Résistance nationale yéménite », affiliées au gouvernement internationalement reconnu, ont indiqué que la cargaison avait été interceptée et saisie le 24 août, après l’identification et la surveillance d’un réseau de contrebande lié au Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI).

Le régime iranien fait état d’attaques contre des bases américaines en représailles à la frappe sur Larak

 À la suite de l’attaque américaine contre des positions du CGRI (Corps des gardiens de la révolution islamique) sur l’île de Larak — qui a tué et blessé plusieurs membres du CGRI ainsi que des habitants locaux —, le régime iranien a annoncé des attaques de représailles contre des positions américaines dans la région. Ces déclarations interviennent dans un contexte de tensions persistantes concernant la sécurité du détroit d’Ormuz.