mardi 23 juin 2026

Boris Johnson dénonce l’interdiction du rassemblement en France et soutient l’opposition démocratique iranienne

 L’ancien Premier ministre britannique Boris Johnson s’exprime lors du Sommet mondial « Iran libre » 2026, le 20 juin 2026.

PARIS — L’ancien Premier ministre britannique Boris Johnson a vivement critiqué la décision du gouvernement français d’interdire un grand rassemblement prévu en soutien à l’opposition iranienne. S’exprimant lors du Sommet mondial « Iran libre » 2026 à Paris, le 20 juin 2026, Johnson a qualifié les justifications officielles des autorités — allant de préoccupations météorologiques à des menaces pour la sécurité — d’« absurdités totales » et de « pathétiques ».

126e semaine de la campagne « Non aux exécutions le mardi » dans 57 prisons

 Lors de la 126e semaine de la campagne de protestation « Mardi sans exécutions », des prisonniers politiques de 57 prisons à travers l'Iran ont de nouveau exprimé leur opposition au maintien des condamnations à mort par une grève de la faim le mardi 23 juin. Avec l'adhésion de la prison de Kerman à ce mouvement, le nombre de prisons participantes atteint désormais 57, un chiffre qui témoigne de l'ampleur et de l'influence croissante de cette revendication parmi les détenus dans différentes régions du pays.

Iran : Entraînement militaire de mineurs – le programme des « Adolescents Combattants » au service de la survie du régime

 Comment la République islamique d’Iran viole-t-elle les conventions internationales et les droits fondamentaux des enfants pour assurer sa propre pérennité ? Des rapports alarmants font à nouveau état de violations systématiques des droits de l’enfant sous une forme particulièrement préoccupante. L’affaire de la formation au maniement des armes de jeunes adolescents à Dishmok (ville de la province de Kohguilouyeh-et-Boyer-Ahmad) met en lumière un programme gouvernemental structuré connu sous le nom de « Adolescents Combattants » (Combatant Youths).

20 juin 2026 : quand une mobilisation historique contre les exécutions en Iran a été empêchée

Le 20 juin 2026 devait marquer une mobilisation exceptionnelle en faveur des droits humains en Iran. Des dizaines de milliers de personnes, venues de toute la France et de nombreux pays européens, étaient attendues à Paris pour dénoncer l’escalade des exécutions, soutenir les prisonniers politiques et rappeler que le silence de la communauté internationale coûte des vies. Il devait y avoir 100 000 personnes Place Vauban.

Des cars avaient quitté Amsterdam, Bruxelles, Berlin, Rome. Des familles iraniennes venues de toute l’Europe portaient les portraits de leurs proches, des fils, des filles, des mères, exécutés par le régime de Téhéran.

Manifestations des étudiants en Iran : la jeunesse défie le régime

 Le lundi 22 juin 2026, les manifestations des étudiants en Iran ont franchi une nouvelle étape avec des rassemblements massifs de lycéens et d’étudiants dans plusieurs villes du pays, notamment à Téhéran, Ilam et Khorramabad. Bravant les politiques discriminatoires du régime clérical et des décisions académiques arbitraires, les jeunes sont descendus dans la rue pour exiger justice. Parallèlement, le personnel de l’Université des sciences médicales de Kermanchah s’est mobilisé pour dénoncer des conditions de vie de plus en plus précaires face à une inflation galopante.

L’Université de technologie de Charif expulse sept étudiants et les prive d’éducation

 En juin 2026, sept étudiants de l’Université de technologie de Charif à Téhéran, dont deux jeunes femmes, Fatemeh Khakpour et Parnian Khodabakhshi, ont été officiellement expulsés par le comité disciplinaire de l’établissement. Ces sanctions, qui incluent une interdiction d’étudier allant jusqu’à cinq ans, s’inscrivent dans une vague de répression sans précédent contre le milieu universitaire iranien suite au soulèvement national de janvier 2026.

Prononcées sans procès équitable, ces mesures visent exclusivement à étouffer la contestation étudiante au cœur de la capitale.

dimanche 21 juin 2026

Crise de l'eau en Iran : les femmes en première ligne d'une catastrophe silencieuse

 La crise de l'eau en Iran n'est plus seulement un défi environnemental ou économique ; elle est devenue l'une des menaces sociales et humanitaires les plus graves du pays. Depuis des années, les experts alertent sur les conséquences d'une mauvaise gestion des ressources en eau, d'un prélèvement excessif dans les nappes phréatiques, du changement climatique et de politiques inefficaces. Aujourd'hui, cependant, les effets de cette crise sont plus visibles que jamais dans le quotidien des Iraniens, et notamment des femmes.

L'Iran figure désormais parmi les pays confrontés à un stress hydrique extrême. Selon le World Resources Institute, l'Iran compte parmi les 25 pays les plus touchés au monde par ce stress. Cela signifie qu'une part importante des ressources en eau renouvelables du pays est consommée chaque année, une tendance qui menace gravement la pérennité de ses approvisionnements en eau.