vendredi 12 juin 2026

Les femmes iraniennes sur le front caché de la guerre en Iran

 Le fardeau inégal des difficultés liées aux moyens de subsistance, à la santé et à l'éducation dans le récent conflit

La récente guerre en Iran ne se limite pas aux lignes de front. Ses répercussions se font sentir dans les foyers, les budgets familiaux, les écoles, les lignes téléphoniques coupées et les corps épuisés. Face à l'insécurité croissante, à l'inflation et à l'instabilité économique, les femmes iraniennes supportent une part disproportionnée du coût de la crise. Ce coût ne se mesure pas à l'augmentation de la pauvreté ; il se traduit par un surmenage, une alimentation insuffisante, une précarité accrue et une invisibilité grandissante.

De nouvelles manifestations éclatent en Iran

 Ces derniers jours, l'Iran a connu des changements fondamentaux dans la nature des protestations populaires. Le mouvement, initialement axé sur des revendications économiques et de subsistance, s'est transformé en revendications politiques directes, puis en vastes manifestations étudiantes rassemblant étudiants et lycéens, regroupant l'ensemble de ces griefs. Les protestations se sont propagées dans des dizaines de villes, de Téhéran, la capitale, à Mashhad, Ahvaz, Tabriz et Ispahan.

Ameneh Bayraghdari : une mère de 61 ans en état critique à la prison de Vakilabad

 MACHHAD, Iran. Le 9 juin 2026, Ameneh Bayraghdari, une mère emprisonnée de 61 ans, a subi une grave dépression nerveuse au sein de la sinistre prison de Vakilabad. En détention depuis le 2 mai 2026, son état de santé est jugé critique après qu’elle a appris que son mari, victime d’un AVC suite à son arrestation, est plongé dans le coma depuis plusieurs mois.

Simultanément, elle a été informée que son fils lutte contre un cancer de la moelle osseuse. Militante de longue date originaire de Fariman, elle subit un acharnement judiciaire qui la prive du droit de soutenir ses proches gravement malades.

Criminalité croissante et effondrement social après 47 ans de régime clérical en Iran

 Alors que le régime iranien a consacré une grande partie de ses ressources et de ses moyens, pendant plus de quatre décennies, à réprimer ses opposants, à faire taire les défenseurs de la liberté, à exécuter ses détracteurs et à diaboliser l'opposition, les conséquences de ces politiques sont aujourd'hui visibles non seulement dans la sphère politique, mais aussi à travers des indicateurs sociaux et criminologiques. La hausse des vols, l'aggravation des violences sociales, l'augmentation du taux de divorce, l'affaiblissement du tissu social et l'aggravation des crises économiques ne sont pas des phénomènes qui peuvent être imputés uniquement au comportement individuel des citoyens.

Les prisons iraniennes révèlent un régime en guerre contre son propre peuple

 L’escalade des mauvais traitements infligés aux prisonniers politiques n’est pas un signe de force, mais la preuve d’un système dirigeant qui craint de plus en plus la dissidence, la résistance et un nouveau soulèvement national.

Les derniers rapports en provenance des prisons iraniennes révèlent bien plus que de simples cas isolés de mauvais traitements. Ils mettent au jour un système politique de plus en plus dépendant de la répression pour se maintenir au pouvoir.

jeudi 11 juin 2026

Sanctions de l'Union européenne contre le régime iranien et crise du détroit d'Ormuz

 Dans le contexte tendu des relations entre Téhéran et Bruxelles, la question des sanctions de l'Union européenne est de nouveau au cœur des débats. Cette fois, la décision de l'UE d'imposer des restrictions à deux ressortissants iraniens et à une unité militaire, invoquant des menaces à la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz, a déclenché une nouvelle vague de tensions politiques et sécuritaires dans la région.

Selon un article de Reuters du 8 juin, l'Union européenne a annoncé que ces mesures ont été prises dans le cadre de son nouveau mécanisme destiné à protéger la liberté de navigation. C'est la première fois que ce mécanisme est activé directement contre l'Iran. Dans ce contexte, le commandement provincial d'Hormozgan de la marine du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a également été inscrit sur la liste des sanctions. Les noms de Mohammad Akbarzadeh et Hamid Hosseini figurent également parmi les personnes sanctionnées. Cette décision place une fois de plus les sanctions de l'Union européenne au cœur des développements diplomatiques.

Fox News : L’Iran accélère sa campagne d’exécutions contre les dissidents au milieu des coupures d’Internet

La dictature cléricale qui gouverne l’Iran a fortement intensifié l’exécution de dissidents politiques et d’activistes anti-régime à la suite des soulèvements populaires généralisés, selon un récent rapport publié par Fox News. Les organisations de défense des droits humains avertissent que Téhéran utilise une censure systématique d’Internet ainsi qu’un ralentissement délibéré des connexions afin de dissimuler l’ampleur réelle du bain de sang en cours.