samedi 16 mai 2026

Les courageux Moradi et Younesi rejettent la clémence du bourreau

 Dans le registre moral de la tyrannie, l’offre de « clémence » d’un régime qui a trempé ses potences dans le sang des innocents n’est pas de la compassion, mais du mépris. Le 12 mai 2026, deux étudiants brillants de l’Université de technologie Sharif, Amirhossein Moradi et Ali Younesi, prisonniers politiques accusés d’appartenance à l’Organisation des Moudjahidines du peuple d’Iran (OMPI/MEK), ont remis des lettres dont l’écho résonnera longtemps après que l’encre sera sèche. Leurs mots ne sont pas des appels à la clémence ; ce sont des verdicts prononcés contre les bourreaux eux-mêmes.

Amirhossein Moradi, étudiant en physique et médaillé d’argent aux Olympiades nationales d’astronomie, écrit depuis la prison d’Evine :

Forough Taghipour : une année de prison supplémentaire à Evin

 Forough Taghipour, prisonnière politique détenue à la prison d’Evin, a été condamnée à une peine supplémentaire d’un an d’emprisonnement ferme dans le cadre de la répression judiciaire et sécuritaire continue exercée par le régime iranien contre les détenus politiques.

Selon des informations de presse, cette condamnation fait suite à la publication d’un communiqué à l’occasion de la Journée de l’étudiant. La sentence lui a été officiellement notifiée au sein de l’établissement.

Prison de Vakilabad : le sort des manifestantes et des familles

 Publication de l’identité de 30 femmes détenues à la prison de Vakilabad à Machhad

Dans le sillage de la vague d’arrestations arbitraires menée par le régime iranien, les familles des victimes tuées lors des manifestations nationales de janvier 2026, ainsi que plusieurs participantes aux récentes contestations dans les villes de la province du Khorassan-e Razavi, notamment à Machhad et Sabzevar, ont été interpellées et incarcérées par les forces de sécurité. La situation est particulièrement alarmante à la prison de Vakilabad.

Une étudiante iranienne raconte l’enfer carcéral : « Mon frère a été torturé sous mes yeux »

 Le 10 mai 2026, le Daily Mail a publié un entretien avec Shabnam Madadzadeh, ancienne prisonnière politique, membre de l’Organisation des Moudjahidines du Peuple d’Iran (OMPI) et militante des droits humains. L’entretien a été mené par Eliana Silver, grand reporter pour le service étranger. Lors de cet échange, Shabnam Madadzadeh revient sur son calvaire dans les geôles du régime des mollahs et dénonce les mécanismes de la violence, de la torture et des violations massives des droits humains dans ces centres de détention.

vendredi 15 mai 2026

Le régime iranien détient les prisonnières politiques à la prison d’Evin dans des conditions insalubres

 Alors que les températures augmentent et que les conditions de crise persistent à l’intérieur de la prison d’Evin, de nouvelles informations font état d’une grave détérioration des conditions sanitaires et d’une prolifération d’insectes et de nuisibles dans les quartiers carcéraux. Cette situation engendre de graves risques pour la santé des détenus, et particulièrement pour les prisonnières politiques.

Iran : Exécution brutale de l’insurgé, Mohammad Abbasi à la prison de Ghezel Hessar pour participation au soulèvement et meurtre d’un colonel des forces de sécurité de l’État (FSE) à Malard

 • La fille de Mohammad, Fatemeh Abbasi, condamnée à 25 ans de prison

• Mme Maryam Radjavi : Les exécutions quotidiennes témoignent de la peur du régime face à la colère populaire grandissante. Mais la tempête du soulèvement est imminente et le régime ne pourra échapper à sa chute

Le pouvoir judiciaire du régime a annoncé que le courageux insurgé Mohammad Abbasi, 55 ans, arrêté lors du soulèvement de janvier à Malard, a été exécuté par pendaison tôt ce matin, mercredi 13 mai, à la prison de Ghezel Hessar. Il était accusé de participation à des « rassemblements séditieux et à des actions contre la sécurité intérieure » et d’implication dans le meurtre du colonel Shahin Dehghan, qui a joué un rôle actif dans la répression du soulèvement. Selon l’agence de presse judiciaire du régime, Mohammad Abbasi a attaqué le colonel susmentionné à la baïonnette le 7 janvier dans le quartier de Sarasiab, à Malard.

jeudi 14 mai 2026

La machine à exécuter du régime iranien alimente la défiance plutôt que la peur

 Malgré l'intensification de la répression, les actes anti-régime et la résistance publique continuent de se propager dans les villes iraniennes.

Le régime iranien s'appuie depuis longtemps sur la peur comme principal instrument de survie. Par la surveillance de masse, un appareil sécuritaire en expansion, les exécutions publiques et une intimidation implacable, Téhéran croit pouvoir étouffer la dissidence et éteindre les braises grandissantes du mécontentement à travers le pays. Pourtant, les événements récents laissent penser que c'est l'inverse qui se produit : chaque exécution semble exacerber la colère populaire, et chaque acte de répression engendre de nouvelles vagues de résistance.