lundi 7 septembre 2026

Violations des droits humains en Iran : Au moins 82 personnes exécutées en août, dont quatre prisonniers politiques

 La revue mensuelle d’Iran News Wire sur la répression et les violations des droits humains en Iran fait état d’au moins 82 exécutions, 152 arrestations et de la mort de neuf personnes tuées par des tirs des forces de sécurité en août 2026. Quatre des personnes exécutées ont été identifiées dans cette revue comme étant des prisonniers politiques.

Le rapport publié sur les violations des droits humains en Iran montre qu’au moins 82 personnes ont été exécutées dans des prisons à travers le pays en août 2026, dont six femmes et quatre prisonniers politiques.

Rapport sur les droits humains en Iran : les exécutions, la répression politique et les assassinats arbitraires s’intensifient en août 2026

 Au moins 82 personnes ont été exécutées et 152 ont été arrêtées en Iran au cours du mois d’août, selon les informations documentées disponibles, tandis que les femmes, les prisonniers politiques, les Kurdes, les citoyens baloutches et les personnes détenues lors du soulèvement de janvier sont demeurés particulièrement vulnérables.

Une seule justice de la République islamique d’Iran, deux visages

 La participation de Gholamhossein Mohseni-Eje’i au Forum juridique des BRICS et le fossé entre la rhétorique internationale et les pratiques nationales de l’autorité judiciaire iranienne (la justice de la République islamique d’Iran)

Début septembre 2026, Gholamhossein Mohseni-Eje’i, chef de la justice de la République islamique d’Iran, a participé à la réunion des chefs des autorités judiciaires des États membres et partenaires des BRICS, à New Delhi. Au cours du sommet, il a évoqué l’État de droit, la confiance du public dans le système judiciaire, le règlement des litiges commerciaux et le rôle du système judiciaire dans la facilitation des investissements internationaux. Pourtant, quelques jours auparavant, le 31 août 2026 (9 Shahrivar 1405), Mohseni-Eje’i avait lancé une mise en garde sévère à Téhéran, déclarant que l’autorité judiciaire agirait « de manière plus décisive que jamais » pour juger et punir les manifestants, et que la réponse du gouvernement à toute nouvelle manifestation serait « plus décisive que durant toutes les périodes précédentes ».

La flambée des coûts et la reprise des protestations révèlent la crainte du régime iranien d’un nouveau soulèvement

 La crise monétaire en Iran a franchi un nouveau cap le 6 septembre, lorsque le taux du dollar sur le marché libre a brièvement dépassé les 230 000 tomans avant de redescendre à environ 226 000 tomans. Parallèlement, le centre de change du régime affichait un taux administré pour les transferts de fonds à 160 983 tomans, créant un écart de plus de 65 000 tomans entre le marché administré et le marché libre. Même après ce léger recul, le dollar est resté près de 10 % au-dessus de son niveau du début de la semaine précédente. Les médias du régime eux-mêmes reconnaissent de plus en plus les raisons de cette ruée pour se défaire des rials : l’agence Tasnim évoquait, le 5 septembre, une « peur cachée » de voir les liquidités actuelles perdre leur pouvoir d’achat demain, admettant que les injections officielles habituelles de dollars ne parviennent pas à satisfaire la demande alimentée par la volonté de préserver son patrimoine.

Crise du coût de la vie en Iran : des familles contraintes de choisir entre nourriture, logement, soins de santé et éducation

 L’inflation galopante, les loyers inabordables et la hausse des coûts des soins de santé et de l’éducation font basculer des millions d’Iraniens de la pauvreté à une lutte quotidienne pour la survie.

La crise économique iranienne a atteint un point critique : des millions de familles ne sont plus seulement confrontées à la hausse des prix. Elles sont contraintes de choisir entre les besoins essentiels qu’elles peuvent se permettre et ceux auxquels elles doivent renoncer.

Iran : Bita Ali-Hemati, une mère de deux enfants mariée, a été condamnée à mort et à cinq ans de prison

 Iran : Bita Ali-Hemati, condamnée à mort et à cinq ans de prison, risque une nouvelle condamnation à mort.

Dossier n° 10 | Identifiant du dossier : IRN-DP-1404-010 | Dernière révision : 4 septembre 2026

Bita Ali-Hemati, une mère de deux enfants mariée et résidant à Téhéran, a été arrêtée avec son mari à leur domicile, rue Jomhouri, le 9 janvier 2026. La 26e chambre du tribunal l'a condamnée à mort, à cinq ans d'emprisonnement et à la confiscation de tous ses biens. Ce jugement a été cassé le 17 mai 2026 et l'affaire renvoyée devant le tribunal de première instance. Elle risque toujours une nouvelle condamnation à mort.

dimanche 6 septembre 2026

Iran : 61ème anniversaire de la fondation de l’OMPI

 Défilé des unités de la Résistance à Karadj

30 opérations de projections murales menées à Téhéran et dans 19 autres villes

À l’occasion du 61e anniversaire de la fondation de l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI/MEK), les unités de résistance ont mené de nombreuses actions à travers le pays.
Dans le cadre de l’action la plus marquante, un détachement des unités de résistance à Karadj a organisé un défilé militaire courageux, démontrant ainsi la ferme détermination de l’OMPI et de ses unités de résistance à renverser la dictature religieuse et à instaurer une république démocratique.

Outre ce défilé, les unités de résistance ont mené à bien 30 opérations de projections murales à Téhéran et dans 19 autres villes, notamment Karadj, Machhad, Qom, Chiraz, Racht, Ahwaz, Kermanchah, Bandar-Abbas, Hamedan, Zandjan, Ilam, Sanandaj, Sabzevar, Saveh, Eyvan, Sarab, Boukan, Minab et Islamabad-e-Gharb.