dimanche 7 juin 2026

Des sources proches du régime admettent que la majorité des Iraniens sont insatisfaits.

Hossein Marashi, secrétaire général du Parti des dirigeants de la construction, reconnaît l'existence d'un fossé social entre le peuple iranien et le régime. Alors que, ces dernières années, les autorités ont cherché à imputer les vastes manifestations populaires à des acteurs étrangers ou à des mouvements d'opposition, les récentes déclarations de Marashi ont de nouveau mis en lumière les racines internes des crises politiques et sociales que connaît l'Iran. Ses propos, tenus lors d'un entretien avec le journal d'État Etemad et repris ensuite par divers médias, ont suscité un large débat sur l'ampleur du fossé social entre le gouvernement et la société.

Manifestations étudiantes nationales : Téhéran brise l’illusion de contrôle

 Une vague massive de manifestations étudiantes coordonnées a déferlé aujourd’hui sur des dizaines de villes iraniennes, transformant un mécontentement local face aux politiques éducatives en une vaste manifestation de défiance populaire. Lycéens sont descendus dans les rues de Téhéran, Mashhad, Shiraz, Ispahan, Qom, Tabriz et de nombreuses autres capitales provinciales pour exprimer leur vive opposition à une loi controversée qui impose que la moyenne générale du lycée représente soixante pour cent de la note finale du très sélectif examen d’entrée à l’université. Familles et étudiants affirment que ces réglementations en constante évolution accroissent la pression psychologique et anéantissent toute notion d’égalité des chances dans l’éducation, laissant la jeune génération face à un avenir profondément incertain.

Des manifestations des lycéens dans des dizaines de villes en Iran

 Des manifestations des lycéens dans des dizaines de villes en Iran

avec des slogans :
« lycéens hausse la voix, fait valoir tes droits ! », « N’ayez pas peur, n’ayez pas peur, nous sommes tous ensemble ! » ou « Le lycéen meurt, mais ne se soumets pas ! »

Dans les provinces suivantes : Téhéran, Azerbaïdjan, Khorassan, Ispahan, Kermanshah, Lorestan, Alborz, Markazi, Fars, Khouzestan, Guilan, Mazandaran, Hamedan, Ghazvine, Yazd, Kerman, Ardebil et ailleurs…
Mme Maryam Radjavi a appelé les lycéens, les enseignants et les étudiants universitaires de tout le pays à soutenir le mouvement lycéen et a déclaré :

vendredi 5 juin 2026

Paris 2026 : Un rassemblement pour l'avenir démocratique de l'Iran

 Alors que les Iraniens et les partisans de la liberté s'apprêtent à se rassembler à Paris le 20 juin, cet événement sert non seulement de commémoration des sacrifices passés, mais aussi de déclaration selon laquelle ni la dictature religieuse ni le pouvoir héréditaire ne représentent l'avenir de l'Iran.

Soheil Arabi, prisonnier politique de la prison de Ghezel Hesar : « Cet endroit sent la mort et l’exécution. »

 Soheil Arabi, un ancien prisonnier politique récemment libéré de la prison de Ghezel Hesar à Karaj, a décrit les conditions de détention des opposants au régime iranien dans la « Suite 35, Unité Trois » de la prison dans une lettre intitulée « Emprisonnement en temps de guerre ; Lutte pour survivre à la prison de Ghezel Hesar ».

Dans sa lettre, il évoquait la présence de prisonniers condamnés à mort, l'atmosphère morbide qui régnait dans le quartier, les restrictions sévères en matière de communication, notamment la privation d'appels téléphoniques et de visites, ainsi que le comportement violent et tortionnaire des responsables de la prison.

Yaghoub Derakhshan, prisonnier partisan de l’OMPI à Racht, condamné à mort pour la deuxième fois en Iran

 Appel urgent à sauver les prisonniers politiques condamnés à mort

Le pouvoir judiciaire des mollahs a condamné à mort pour la deuxième fois Yaghoub Derakhshan, prisonnier politique et sympathisant de l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI), actuellement détenu à la prison de Lakan, à Racht. Cette sentence a été prononcée et signifiée par la deuxième chambre du tribunal révolutionnaire de cette ville présidée par Mohammad-Ali Darvish-Goftar, à l’issue d’un procès en ligne, expéditif et sans la présence d’un avocat. Yaghoub Derakhshan est ainsi exposé à un risque imminent d’exécution.

Iran : Des arrestations arbitraires et des exécutions politiques de masse témoignent de l’intensification de la répression

AMNESTY INTERNATIONAL – Les autorités iraniennes prétextent des « conditions de guerre » pour intensifier leur répression de la dissidence par des arrestations arbitraires de masse, des procédures judiciaires accélérées et manifestement iniques, des exécutions motivées par des considérations politiques, de lourdes peines d’emprisonnement et des saisies de biens, a déclaré Amnesty International ce jeudi 28 mai.