dimanche 3 mai 2026

Exécution criminelle du jeune insurgé Mehrab Abdollahzadeh à Oroumieh accusé d’avoir participé au châtiment d’un milicien criminel

 Maryam Radjavi : Le régime cherche, par ces exécutions, à empêcher le soulèvement. Mais le jour de l’insurrection populaire et des règlements de comptes avec les responsables de ces crimes est proche

À l’aube de ce dimanche 3 mai 2026, le jeune insurgé et compatriote kurde, Mehrab Abdollahzadeh, 28 ans, a été exécuté par le régime des mollahs à la prison d’Oroumieh. Il était accusé d’avoir participé au châtiment d’un milicien du Bassidj criminel lors du soulèvement de 2022. Arrêté en octobre 2022 par l’Organisation du renseignement des Gardiens de la révolution, il avait été condamné à mort en septembre 2024 par le tribunal révolutionnaire d’Oroumieh, présidé par le juge Reza Najafzadeh. Aucune preuve judiciaire convaincante n’existait et Mehrab a rejeté point par point toutes les accusations.

Cependant, selon le pouvoir judiciaire des mollahs :

La hausse du coût des denrées alimentaires en Iran ; une pression cachée sur les familles nombreuses

 Le magazine d'État Niniban a publié le 29 avril un article sur la hausse des prix alimentaires. On pouvait y lire : « C'est là que la situation des familles avec un enfant unique diffère de celle des familles nombreuses ; lorsque les besoins augmentent avec le nombre de membres de la famille, l'inflation pèse encore plus lourdement sur les ménages. » Les rapports indiquent que les prix ont fortement flambé et que la part des dépenses alimentaires dans le budget des ménages, notamment parmi les ménages les plus modestes, a atteint des niveaux alarmants.

samedi 2 mai 2026

Actualités iraniennes en bref – 2 mai 2026

 « L’Iran ne pourra peut-être plus “boire le calice empoisonné” »

Cette expression remonte à la décision du Guide suprême de l'époque, Rouhollah Khomeiny , d'accepter un cessez-le-feu dans la guerre Iran-Irak – une décision qu'il qualifia lui-même de « verre empoisonné ». Ayant auparavant juré de combattre « jusqu'à la dernière maison à Téhéran », il fut finalement contraint à ce repli stratégique sous le poids de l'épuisement militaire, de l'effondrement économique et de l'isolement international. La menace croissante que représentait l'Armée de libération nationale de l' Organisation des Moudjahidines du peuple d'Iran (OMPI), positionnée le long des frontières du pays, joua également un rôle dans cette décision.

Podcast du Guardian : Le régime iranien accélère les exécutions de prisonniers politiques en pleine guerre

 Dans le dernier épisode du podcast « Today in Focus » du Guardian, le régime clérical iranien est mis à nu pour l’accélération brutale des exécutions de prisonniers politiques. Sous couvert de la guerre régionale, la dictature a pendu au moins 18 prisonniers politiques et manifestants en seulement six semaines, faisant exécuter les condamnations à mort avec une rapidité impitoyable. Le Guardian souligne comment le régime tente désespérément de projeter une image de force alors que le monde est distrait par les prix du pétrole et l’enlisement des négociations.

Le Centre statistique iranien signale une inflation alimentaire de 115 %

 Un nouveau rapport du Centre statistique iranien révèle que l’inflation alimentaire en mars et avril de cette année a atteint 115 % par rapport à la même période l’an dernier. Ce chiffre témoigne de la persistance d’une grave crise inflationniste et de la baisse sans précédent du pouvoir d’achat de la population, notamment des travailleurs et des ménages à faibles revenus.

L’Iran face à une crise économique qui s’aggrave sur fond de guerre, de blocus et d’échecs politiques

 L’économie iranienne s’enfonce dans une spirale infernale, sous le poids conjugué d’une coupure numérique prolongée, d’un effondrement de la production agricole, d’une chute vertigineuse de la monnaie et d’un quasi-arrêt des exportations de pétrole, selon de nombreux rapports nationaux et internationaux publiés ces derniers jours. Cette crise a engendré une inflation record, des pertes d’emplois massives et des retards de paiement généralisés aux agriculteurs, précipitant le pays vers ce que les analystes qualifient d’effondrement multidimensionnel.

La Plateforme des femmes du Kurdistan oriental réunit cinq organisations

 Cinq organisations de femmes kurdes ont fondé la « Plateforme des femmes du Kurdistan oriental – Jina », une structure faîtière nationale et civile militant pour la dignité, la liberté, l’égalité et les droits des femmes.

Les organisations ayant uni leurs forces au sein de cette coopération sont les suivantes :