samedi 9 mai 2026

Iran : des manifestantes maintenues dans un flou juridique dans des conditions déplorables

Des manifestantes maintenues dans un flou juridique depuis plus de trois mois à la prison de Vakilabad, à Machhad, font face à des traitements de plus en plus rudes. Ces femmes, arrêtées lors des manifestations nationales de janvier 2026, demeurent dans une situation judiciaire indéterminée, sans qu’aucun verdict clair n’ait été rendu.

Selon des publications sur les réseaux sociaux, Azadeh (Masoomeh) Yaghoubi, résidente de Machhad, a été interpellée par les forces de sécurité le 3 février 2026. Elle est actuellement détenue au quartier de quarantaine de la prison de Vakilabad.

Par ailleurs, Samira (Fatemeh) Rezvanifar, également arrêtée lors du soulèvement national de janvier 2026, est incarcérée à la prison Vakilabad depuis près de quatre mois. Interpellée le 17 janvier 2026, elle a été transférée au quartier de quarantaine de l’établissement. Plus de 100 jours plus tard, son statut judiciaire demeure incertain.

Conditions physiques du quartier Aramesh

Le quartier Aramesh est une structure semblable à un entrepôt située en sous-sol, à un niveau inférieur aux autres sections de la prison et faisant face au quartier 1. Sa conception semi-souterraine contribue à la dureté des conditions de vie. Une manifestante récemment libérée a décrit ce quartier comme ressemblant à un « nid de fourmis ».

Les plafonds bas, le manque de ventilation et le nombre insuffisant de fenêtres rendent la respiration difficile pour les détenues, provoquant de fréquentes détresses respiratoires et des crises de panique. La porte du quartier reste fermée, sauf en cas de nécessité absolue, et les prisonniers des autres sections ne sont pas autorisés à y pénétrer.

Parmi les problèmes signalés dans le quartier Aramesh figurent une pénurie de couvertures et d’oreillers, des systèmes de chauffage et de climatisation défaillants, ainsi que des conditions sanitaires déplorables, notamment l’absence de toilettes et de douches proportionnellement au nombre de détenues.

Pour des raisons inexpliquées, une odeur d’égout imprègne le quartier, causant un inconfort majeur aux prisonnières. L’absence de ventilation adéquate aggrave encore cette situation.

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