Un nouveau rapport d' Amnesty International révèle que le régime iranien est responsable de la grande majorité des exécutions recensées dans le monde en 2025, avec au moins 2 159 exécutions au cours de cette année. Selon l'organisation, il s'agit du chiffre le plus élevé d'exécutions documentées en Iran depuis plus de quarante ans, soit plus du double du nombre enregistré en 2024.
Le rapport, intitulé « Peines de mort et exécutions 2025 » , indique qu'au moins 2 707 exécutions ont eu lieu dans le monde, dans 17 pays, en 2025, soit le nombre le plus élevé recensé par Amnesty International depuis 1981. L'Iran, à lui seul, représente la grande majorité de ces exécutions.
Amnesty International a désigné les autorités du régime iranien comme « les principaux responsables de la forte augmentation » des exécutions dans le monde. L’organisation a averti que le régime recourait de plus en plus à la peine de mort comme instrument de répression politique, d’intimidation et de contrôle social.
Les exécutions utilisées comme outil de répression politique
D’après le rapport, la forte augmentation des exécutions en Iran coïncide avec une répression politique et sécuritaire accrue, consécutive aux vastes manifestations antigouvernementales et à l’escalade des tensions régionales. Amnesty International affirme que les autorités du régime iranien ont de plus en plus recours aux exécutions pour faire taire la dissidence et consolider leur pouvoir par la terreur.
Le rapport indique que les gouvernements qui restreignent l'espace civique et répriment l'opposition ont recours de plus en plus agressivement à la peine capitale pour maintenir leur pouvoir. Amnesty International souligne que cette tendance est particulièrement grave en Iran, où de nombreuses exécutions auraient lieu dans le cadre de procédures judiciaires opaques, dépourvues des principes fondamentaux d'un procès équitable.
Agnès Callamard a condamné le recours aux exécutions par les gouvernements autoritaires, affirmant qu’une « minorité sans scrupules » d’États instrumentalisent la peine de mort pour instiller la peur, écraser la dissidence et démontrer le pouvoir des institutions étatiques sur les communautés vulnérables.
Près de la moitié des exécutions en Iran sont liées à des affaires de drogue.
Le rapport souligne également le recours massif du régime aux exécutions pour des infractions liées à la drogue. Amnesty International a recensé au moins 998 exécutions en Iran en 2025, liées à des accusations de trafic de stupéfiants, ce qui représente une part importante de toutes les exécutions connues pour ce motif dans le monde.
Les organisations de défense des droits humains ont critiqué à maintes reprises le régime iranien pour son recours à des accusations de sécurité vagues, à des aveux extorqués et à des procédures judiciaires profondément viciées dans les affaires concernant les prisonniers politiques, les manifestants et les personnes marginalisées. Les militants avertissent que le nombre réel d'exécutions pourrait être encore plus élevé en raison des restrictions imposées par le régime à la transparence et au contrôle indépendant.
Les préoccupations relatives aux droits de l'homme s'intensifient
Ces derniers mois, plusieurs organisations de défense des droits humains ont tiré la sonnette d'alarme face à l'escalade du recours aux exécutions en Iran. Selon des rapports, les prisonniers politiques, les manifestants détenus et les personnes accusées d'atteintes à la sécurité sont de plus en plus souvent condamnés à mort dans un contexte de répression croissante.
Amnesty International a conclu son rapport en appelant la communauté internationale à accroître la pression sur le régime iranien et à empêcher le recours continu à la peine de mort comme instrument de terreur politique.
L'organisation a également averti que l'ampleur réelle des exécutions en Iran pourrait dépasser les chiffres publiés en raison de l'accès limité à l'information officielle et du secret qui entoure de nombreuses affaires de peine de mort.

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