Dans une tentative flagrante de faire taire les défenseurs du droit, deux avocates de la défense, Elham Zera’atpisheh et Asetareh Ansari, ont été arrêtées par les forces de sécurité du régime à Chiraz. À ce jour, aucune information n’a été divulguée concernant leur lieu de détention ou les motifs précis de leur interpellation.
Elham Zera’atpisheh
Le 4 mai 2026, les forces de sécurité ont intercepté et arrêté Elham Zera’atpisheh devant le palais de justice chargé de l’application des peines de Chiraz. Elle a ensuite été transférée vers une destination inconnue. Cette avocate avait déjà été prise pour cible et détenue par les forces de sécurité lors des manifestations nationales de 2022.
Asetareh Ansari
Le dimanche 3 mai 2026, les forces de sécurité ont perquisitionné le domicile de l’avocate Asetareh Ansari avant de la placer en détention et de la transférer vers un centre inconnu. Depuis son arrestation, aucune précision n’a été apportée sur les charges pesant contre cette avocate basée à Chiraz. Malgré les démarches répétées de la famille Ansari pour localiser la juriste et s’assurer de son intégrité physique, leurs demandes sont restées sans réponse. Asetareh Ansari possède une longue expérience dans la défense de clients impliqués dans des dossiers politiques et de « sécurité » sensibles. Comme sa consœur, elle avait également été arrêtée lors du soulèvement national de 2022.
La paranoïa du régime : le cas de la « meneuse d’émeute »
Shadi Mousavi-Rak’ati, une jeune femme de 18 ans originaire d’Izeh, dans la province du Khouzistan, demeure dans un flou juridique total à la prison de Sepidar, à Ahvaz, plus de quatre mois après son arrestation.
Les médias officiels ont commencé à diffuser des aveux forcés de l’adolescente, une manœuvre calculée pour légitimer artificiellement le prononcé imminent d’une lourde peine. Dans une vidéo diffusée ces dernières semaines, l’appareil d’État l’a présentée comme une « meneuse des émeutes d’Izeh ». Ces prétendus aveux ont été extorqués à Mme Mousavi-Rak’ati sous une pression psychologique intense et par la torture au sein de centres de détention de sécurité.
La diffusion d’aveux forcés est un scénario récurrent orchestré par la justice du régime pour justifier de longues peines d’emprisonnement et faciliter des accusations passibles de la peine capitale, telles que la « corruption sur Terre » (Mofsed-e-filarz), contre de jeunes manifestants. Terrifié plus que jamais par l’écho de la contestation, le régime déploie toutes les méthodes de répression pour empêcher l’éruption d’un soulèvement encore plus vaste que celui de janvier 2026.


Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire