D’après des informations de presse, l’incapacité des autorités à mener des opérations de désinsectisation régulières, conjuguée à la reconstruction inachevée de certaines sections de la prison endommagées après des bombardements, a considérablement aggravé l’insalubrité des halls et des zones de détention. Les prisonniers rapportent que la présence constante de rats, de blattes et d’autres nuisibles dans les cellules et les dortoirs est devenue un problème permanent, augmentant les risques de maladies infectieuses et de pathologies cutanées.
Les prisonnières politiques de la prison d’Evin seraient confrontées à des conditions encore plus rudes. Ces détenues devaient déjà supporter une humidité importante, un éclairage insuffisant, une mauvaise ventilation, un confinement dans des espaces souterrains et, de manière générale, des conditions d’hygiène précaires. Avec l’arrivée des fortes chaleurs, l’infestation croissante par les nuisibles exerce une pression physique et psychologique supplémentaire sur elles.
Des experts en santé publique avertissent que l’augmentation de la chaleur et de l’humidité pendant l’été crée des conditions idéales pour la prolifération des insectes et des vermines. Dans des établissements comme Evin, où la surpopulation, le manque d’installations sanitaires et la défaillance des systèmes de ventilation sont déjà des préoccupations majeures, l’absence de mesures saisonnières de contrôle des nuisibles peut favoriser la propagation de maladies contagieuses et dermatologiques parmi les détenus.
Les prisonniers ont protesté à maintes reprises contre ces conditions, mais aucune mesure efficace n’aurait été prise pour remédier à la crise sanitaire qui sévit à l’intérieur de la prison d’Evin. Selon les détenus, la présence de rats et d’insectes dans les quartiers et les lieux de couchage prive de nombreux prisonniers de sommeil et de confort élémentaire, les soumettant à une tension physique et émotionnelle extrême.

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