La crise persistante des salaires impayés des ouvriers sur les chantiers sous-traités fait de nouveau la une chez Makran Steel à Chabahar. Plusieurs employés de l'entreprise affirment n'avoir perçu aucun salaire depuis neuf mois et subissent des conditions de travail extrêmement difficiles, sans aucun soutien juridique ni réponse claire de la direction. Cette situation pèse lourdement sur les familles des ouvriers et pousse nombre d'entre eux au bord de la ruine.
D'après un article paru jeudi 28 mai dans les médias locaux, des ouvriers de l'aciérie Makran Steel à Chabahar ont signalé que leurs salaires n'avaient toujours pas été versés. L'entreprise, située en face de la station-service sur la route de Konarak, en direction de Chabahar, est active dans le secteur de l'électricité. Le maître d'œuvre du projet a été identifié comme étant la société Savan Sanat.
Les travailleurs affirment n'avoir pas été payés depuis juillet dernier. Ils ont contacté à plusieurs reprises la direction de l'entreprise et fait le suivi de leurs réclamations, mais sans succès. Selon eux, les chefs de projet n'ont fait que des promesses répétées et ont sans cesse reporté le paiement des salaires.
Le non-paiement des salaires des ouvriers de ce projet a engendré une crise grave. Selon les informations recueillies, 13 ouvriers figurent toujours sur la liste de paie officielle de l'entreprise, mais n'ont perçu aucun salaire depuis neuf mois. Ils soulignent n'avoir reçu aucune explication claire quant à la situation financière du projet, ni aucun calendrier précis pour le règlement de leurs créances.
Salaires impayés et fortes pressions économiques
Les ouvriers de Makran Steel affirment avoir rencontré de graves difficultés financières durant cette période. Le coût du loyer, des soins de santé, de l'alimentation et de l'éducation de leurs enfants a mis leur vie à rude épreuve.
D'après les travailleurs, une partie des obligations financières du projet a déjà été versée par l'employeur à l'entrepreneur, mais leurs salaires restent impayés. Cette situation a accru leur frustration et leur inquiétude et soulève de sérieuses questions quant à la gestion des ressources financières du projet.
Les travailleurs décrivent également un climat de travail précaire sur le chantier. Ils expliquent que la peur du licenciement et l'absence de protections juridiques efficaces les empêchent de manifester ouvertement. Nombre d'entre eux se sentent contraints au silence pour ne pas perdre leur emploi, déjà fragile.
Contrats de travaux et crise récurrente des salaires impayés des travailleurs
Ce qui s'est passé chez Makran Steel à Chabahar illustre la situation plus générale des travailleurs employés sur les chantiers sous-traités de la province du Sistan-et-Baloutchistan. Ces dernières années, de nombreux rapports ont fait état de retards importants dans le versement des salaires. Sur de nombreux chantiers, les travailleurs baloutches sont confrontés à des contrats précaires, une couverture d'assurance insuffisante et des conditions de travail difficiles.
Les militants syndicaux affirment que la structure contractuelle utilisée dans de nombreux projets a créé des conditions qui facilitent les violations des droits des travailleurs. Dans ces conditions, les travailleurs ont très peu de moyens de faire valoir leurs droits et choisissent souvent de subir des conditions difficiles plutôt que de se retrouver au chômage.
La crise des salaires impayés à Chabahar persiste, l'inflation et la hausse du coût de la vie accentuant les difficultés économiques. De nombreuses familles ouvrières sont désormais confrontées à de graves problèmes de subsistance, et la prolongation de cette situation pourrait avoir des conséquences sociales importantes.
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