vendredi 8 novembre 2013

Iran : Exécutions de cinq prisonniers, après l’échec d’une tentative d’évasion

                          

 CNRI - Dans la ville de Jiroft (au sud-est de l’Iran) cinq détenus dont l’évasion a échoué ont été exécutés.
Ahmad Anjom, le président du tribunal de Kerman a affirmé à l’agence Fars : « Cinq jours durant, ces cinq prisonniers avaient creusé un tunnel d’une longueur de 15 mètres. »
Ces détenus avaient besoin de creuser 3 mètres de plus pour pouvoir s’échapper de la prison, mais leur plan a été découvert par les gardiens. « Les prisonniers avaient dissimulé la terre extraite du tunnel dans différents endroits, notamment dans des poubelles » a ajouté le président du tribunal de Kerman.
Il y a de nombreux doutes sur la véracité de la version présentée par les autorités. Ces derniers temps, le nombre d’exécution des prisonniers en Iran a augmenté de façon considérable.

jeudi 7 novembre 2013

Les Iraniens protestent contre la visite de Javad Zarif à l’UNESCO

                         
Les Iraniens à Paris ont protesté le 6 novembre contre la venue de Javad Zarif, le MAE du régime iranien à l’Unesco. 
 
Ils ont souligné que la seule mission du ministre des mollahs est de déployer des trésors de démagogie pour gonfler l’illusion de modération des mollahs et en particulier de Rohani dans le but de gagner du temps pour faire avancer les objectifs du régime iranien. 
 
L'accueil réservé à l'UNESCO intervient alors qu'en Iran :
- Une vague d’exécutions inédite, surtout de prisonniers politiques, traverse l’Iran. Ces deux dernières semaines, au moins 20 prisonniers politiques kurdes et baloutches ont été pendus dans les prisons de Zahedan (sud-est de l’Iran), Oroumieh (nord-ouest), Salmas (nord-ouest) et Saghez (nord-ouest) pour « guerre contre Dieu », à savoir l’opposition au régime dans sa totalité. Et des prisonniers politiques dans le couloir de la mort sont en grève de la faim.
 
-  Depuis l’arrivée de Rohani, 308 personnes, en moyenne une personne toutes les 8 heures, ont été exécutées en Iran. 
 
- Malgré toutes les gesticulations de modération, le programme nucléaire des mollahs pour se doter de la bombe atomique avance à grands pas.
 
- Le gouvernement irakien, à la demande de Téhéran, a exécuté 52 habitants du camp d’Achraf, des réfugiés iraniens sans défense en Irak, et pris sept autres en otages. Certaines des victimes du massacre d’Achraf étaient des journalistes, des écrivains et des artistes. 
 
- Une censure absolue sévit en Iran avec l'emprisonnement des écrivains et des artistes, la censure d’internet, l’interdiction des chaines de télévision satellites et l’interdiction de montrer des instruments de musique à la télévision. 
 
Les manifestants ont souligné que recevoir Javad Zarif ne fera qu'encourager les gesticulations de modération de façade de Rohani, donner carte blanche au régime pour réprimer les libertés, détruire la culture et l’art en Iran et s’ingérer dans les autres pays, spécialement en Syrie et poursuivre la course à l'arme atomique.

Iran : Protestations antigouvernementales dans différentes villes du pays

                                 
Ces derniers jours plusieurs villes en Iran ont été le théâtre de protestations hostiles au pouvoir de la part des ouvriers, des étudiants et des familles de prisonniers politiques.
  
A Marivan (ouest de l’Iran), les habitants se sont rassemblés pour protester contre les nombreuses exécutions de prisonniers politiques kurdes. Plusieurs manifestants ont été arrêtés. 
 
Le 4 novembre, un détenu politique kurde, Chirkou Maarefi, a été exécuté le 26 octobre, ainsi qu’un autre Habibollah Golparipour, sans que les familles ou les avocats en aient été informés.
 
A Asalouyeh (un port industriel du Golfe persique), les ouvriers ont manifesté ces derniers jours à plusieurs reprises contre la décision d’arrêter plusieurs projets d’extraction de gaz. Si cette décision est confirmée, 90 ouvriers perdront leur emploi.
 
Les étudiants de l’université de Téhéran ont perturbé le discours d’un dignitaire du régime, en scandant « mort au dictateur ». Il avait pris la parole pour vanter les réussites du régime. Dans son discours, il avait notamment prétendu que « les avancées réalisées en Iran sont 17 fois plus importantes que celles des Etats-Unis. »
 
A Bandar-Abbas (chef-lieu de Hormozgan, dans le sud de l’Iran), 300 étudiants ont manifesté le 2 novembre pour protester contre la mauvaise gestion de leur université.
 
A Ispahan, le 4 novembre, plusieurs centaines d’agriculteurs se sont rassemblés devant le gouvernorat de la ville pour protester contre le non paiement des subventions gouvernementales pour l’irrigation des terres.

68e jour de grève de la faim des opposants iraniens pour la libération des sept otages d’Achraf

                            
Aujourd’hui, la grève de la faim des habitants du camp Liberty et des Iraniens à Genève, Berlin, Londres, Ottawa et Melbourne entre dans son 68e jour. La libération des sept Achrafiens pris en otage par les forces irakiennes est leur principale revendication.  
Un médecin du camp Liberty, chargé de surveiller la santé des grévistes au jour le jour a écrit dans une lettre à la Haut commissaire des droits humains de l’ONU :   « La plupart des hommes et des femmes en grève de la faim ont perdu 20% de leur poids (…) Ils souffrent d’insomnie, de maux de tête, de vertiges, de troubles de la vue et de l’ouïe, de perte musculaire, de douleurs osseuses et articulaires, de manque de concentration.
 
« Je peux vous mentionner divers cas (…) leur vie est sérieusement en danger. Cette question concerne plus spécialement les femmes en grève de la faim. »
 
Il a ajouté que les habitants de Liberty sont « sur le point d’être victimes d’une catastrophe humanitaire, qui se déroule sous les yeux de la communauté internationale. Il est donc nécessaire que vous preniez des actions urgentes pour empêcher cette catastrophe. »
 
Parmi les grévistes de la faim se trouvent de nombreux membres des familles des otages et des victimes du massacre du 1er septembre.
 
Les manifestants réclament également une enquête indépendante sur le massacre commis au camp d'Achraf où 52 membres de l'OMPI ont été exécutés par les forces irakiennes inféodées aux mollahs d'Iran.
 

mercredi 6 novembre 2013

Iran : 55exécutions, dont 20 prisonniers politiques en 10 jours

                                    
 Le nombre des exécutions après la farce électorale de juin se monte à 308
 
 
Une vague d’exécution traverse l’Iran et aucun coin du pays n’est épargné par la répression.  Les exécutions enregistrées en 10 jours sont les suivantes :
 
- A Zahedan (sud-est de l’Iran) le 26 octobre, 16 prisonniers politiques baloutches sont exécutés. Le même jour, un détenu politique baloutche est pendu à la prison de Hamedan (ouest) et le jour suivant un autre détenu politique baloutche est exécuté à la prison de Barsilon dans la ville de Khorramabad (ouest).
 
- Dans les prisons d’Oroumieh et de Salmas (ouest), le 26 octobre également, deux prisonniers politiques kurdes sont exécutés.
 
- A Saghez (ouest), le 4 novembre, un prisonnier politique est exécuté. 
- Dans les prisons de Kerman et Bam (sud), six prisonniers sont exécutés le 4 novembre.
 
- A Racht (nord), 3 prisonniers sont pendus les 1 et 2 novembre. 
 
- A Kermanchah (ouest) 8 prisonniers sont exécutés les 31 octobre et 3 novembre à la prison de Diesel-Abad.  Le procureur de la province de Kermanchah signale également l’exécution de 5 autres prisonniers dans cette prison, sans en donner la date.
 
- A Oroumieh (nord-ouest), 11 prisonniers dont deux femmes sont pendus le 30 octobre et une autre femme le 26 octobre.
 
- A la prison de Gohardacht en banlieue de Téhéran, le 30 octobre, un homme et une femme sont exécutés. La femme, Mitra Chahrnavazi, a été pendue alors qu’elle était gravement malade.
 
- A Chiraz, le 30 octobre, 3 prisonniers sont exécutés. Le même jour un autre prisonnier est pendu à la prison Karoun d’Ahwaz. 
 
- Le 5 novembre à Ahwaz, 4 prisonniers politiques de la minorité arabe iranienne sont exécutés. Ils avaient été transférés le 3 novembre de la prison Karoun vers un lieu inconnu.
 
De cette manière le nombre des exécutions en à peine 10 jours se monte à 55 dont au moins 20 prisonniers politiques officiellement reconnus comme tels.  D’autres détenus politiques ont également été pendus sous couvert de délits de droits communs et de trafic de drogue, une méthode connue du régime. 
 
Maryam Radjavi, Présidente élue de la Résistance iranienne a estimé que la répression, la torture et les exécutions sont le dénominateur commun de toutes les factions du régime. Ils en ont besoin pour rester en place, explique-t-elle. Faire de la propagande pour la modération des barbares au pouvoir en Iran n’a d’autre but que de tromper la communauté internationale ou justifier les marchandages et la complaisance avec ce régime de sauvages, a-t-elle ajouté. 
 
Elle a appelé la communauté internationale à condamner fermement les violations systématiques des droits humains en Iran, en particulier les exécutions collectives et arbitraires. Le silence et l’inaction face à ce régime l’encouragent à continuer et à intensifier ses crimes. La seule solution est de renvoyer ce dossier devant le Conseil de Sécurité de l’ONU et de juger ses dirigeants pour crimes contre l’humanité.
 
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 5 novembre 2013 

66e jour de grève de la faim des opposants iraniens pour la libération des sept otages d’Achraf

                             
Aujourd’hui, la grève de la faim des habitants du camp Liberty et des Iraniens à Genève, Berlin, Londres, Ottawa et Melbourne entre dans son 66e jour. La libération des sept Achrafiens pris en otage par les forces irakiennes est leur principale revendication.  
 
Un médecin du camp Liberty, chargé de surveiller la santé des grévistes au jour le jour a écrit dans une lettre à la Haut commissaire des droits humains de l’ONU :   « La plupart des hommes et des femmes en grève de la faim ont perdu 20% de leur poids (…) Ils souffrent d’insomnie, de maux de tête, de vertiges, de troubles de la vue et de l’ouïe, de perte musculaire, de douleurs osseuses et articulaires, de manque de concentration.
 
« Je peux vous mentionner divers cas (…) leur vie est sérieusement en danger. Cette question concerne plus spécialement les femmes en grève de la faim. »
 
Il a ajouté que les habitants de Liberty sont « sur le point d’être victimes d’une catastrophe humanitaire, qui se déroule sous les yeux de la communauté internationale. Il est donc nécessaire que vous preniez des actions urgentes pour empêcher cette catastrophe. »
 
Parmi les grévistes de la faim se trouvent de nombreux membres des familles des otages et des victimes du massacre du 1er septembre.
 
Les manifestants réclament également une enquête indépendante sur le massacre commis au camp d'Achraf où 52 membres de l'OMPI ont été exécutés par les forces irakiennes inféodées aux mollahs d'Iran.
 

lundi 4 novembre 2013

 A l’aube du 4 novembre, le prisonnier politique kurde Chirkouh Maarefi, 32 ans, originaire de Baneh, a été exécuté à Saghez (nord-ouest de l’Iran) après cinq années de réclusion et de tortures dans les geôles des mollahs. 
 
L’appareil judiciaire qui l’a privé, comme les autres prisonniers politiques, de toute procédure équitable, l’a condamné à mort pour son soutien à l’organisation Komaleh, l’accusant de « guerre contre Dieu » Les instances internationales, comme Amnesty, avaient appelé à suspendre cette condamnation. 
 
La pendaison de Chirkouh Maarefi intervient neuf jours à peine après l’exécution de 18 prisonniers politiques kurdes et baloutches dans les prisons d’Oroumieh (nord-ouest de l’Iran), Zahedan (sud-est de l’Iran) et Salmas (ouest de l’Iran), accusés de « guerre contre Dieu ». Habibollah Golparipour, qui avait 29 ans, et Reza Esmaïli (Mamadi), âgé de 34 ans, figuraient au nombre des prisonniers politiques kurdes exécutés sous cette accusation.
 
Par ailleurs, Zaniyar et Loqman Moradi, 25 et 27 ans, deux autres détenus politiques kurdes, incarcérés à Gohardacht en banlieue de Téhéran, risquent à tout moment d’être exécutés.
 
La montée des exécutions, en particulier de prisonniers politiques, montre combien parler de modération à propos de ce régime barbare est trompeur et vide de sens. Incapable de contrer la nuée de crises qui l’assaille sur le plan intérieur et international, et alors que la guerre des loups pour le pouvoir prend chaque jour de nouvelles dimensions, le régime cherche en intensifiant la répression, en particulier les exécutions, à contenir la colère populaire et par-delà, son renversement inéluctable.
 
La Résistance iranienne appelle la communauté internationale à condamner vigoureusement ces exécutions. Elle demande le renvoi du dossier de violation sauvages des droits humains en Iran devant le Conseil de sécurité de l’ONU et de traduire en justice les dirigeants de ce régime pour crimes contre l’humanité.
 
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 4 novembre 2013