vendredi 23 octobre 2020

En direct : Conférence en ligne sur le terrorisme du régime iranien en Europe

Le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) a organisé une conférence en ligne le 22 octobre sur le terrorisme du régime iranien en Europe. Cet événement a été suivi par plusieurs dignitaires politiques des deux côtés de l’Atlantique.

Farzin Hashemi, membre de la commission des affaires étrangères du CNRI

Assadollah Assadi, le diplomate terroriste iranien jugé en Belgique pour son rôle dans un complot à la bombe visant la conférence pour un «Iran libre», tenue par le CNRI en 2018, a dès le début tenté d’évoquer les Conventions de Vienne pour échapper aux poursuites. Ce complot terroriste a été ordonné et élaboré à Téhéran au plus haut niveau de la direction du régime iranien, y compris le ministère des Affaires étrangères et le ministère du Renseignement et de la Sécurité (Vevak).

Bien que l’UE ait reconnu le rôle du régime, elle s’est jusqu’à présent abstenue de prendre des mesures concrètes. Nous espérons que cela changera et que l’UE adoptera une politique plus ferme envers le régime iranien.

Mme Maryam Radjavi, présidente élue du CNRI, a envoyé un message à la conférence et a exhorté l’Union européenne à inscrire les Gardiens de la révolution (pasdaran) sur la liste noire du terrorisme. Les orateurs se sont joint à la Résistance iranienne pour appeler les gouvernements européens à condamner le terrorisme des mollahs et à fermer les ambassades du régime à la lumière du complot d’attentat à la bombe déjoué en 2018 et piloté par le diplomate-terroriste du régime Assadollah Assadi contre le rassemblement annuel du CNRI à Paris.

MARYAM RADJAVI : L’UE FACE AU DÉFI HISTORIQUE DU TERRORISME SOUS LE COUVERT DE L’ISLAM

Message de Maryam Radjavi à la conférence sur le terrorisme du régime iranien en Europe – Les obligations de l’Union européenne à Bruxelles
Je suis heureuse de participer à cette conférence qui arrive à point nommé. Aujourd’hui, nous traitons d’une affaire unique en son genre.

Pour la première fois, un soi-disant diplomate porteur de bombe est poursuivi en Europe. Comme d’habitude, le fascisme religieux au pouvoir en Iran s’est efforcé de rejeter la responsabilité sur les victimes, c’est-à-dire la Résistance iranienne. Lorsque les terroristes du régime ont assassiné le Dr Kazem Radjavi à Genève, ils ont d’abord essayé de nous faire porter le chapeau en prétendant qu’il s’agissait d’un meurtre suspect et d’une purge au sein de l’OMPI.

Le 2 juillet 2018, le ministre des Affaires étrangères des mollahs a commenté la tentative d’attentat à la bombe à Villepinte en disant qu’il s’agissait d’une « opération sous une fausse bannière » au moment où le président du régime se rendait en Autriche. Parallèlement, un diplomate-terroriste du régime, porteur d’une bombe, était arrêté.
En février 2019, lors d’une conférence à Munich, Zarif avait déclaré : « Il pourrait s’agir d’une opération sous une fausse bannière. Il pourrait s’agir d’un piège. Il pourrait s’agir d’une opération frauduleuse. »

Le ministre des Affaires étrangères des mollahs avait oublié qu’il avait nié la théorie de l’action arbitraire dans la tyrannie religieuse lors d’un discours au parlement du régime le 5 novembre 2018. Défendant l’accord nucléaire, Zarif avait déclaré à ses adversaires : « Nous ne sommes pas une institution pour agir par nous-mêmes (…) est-il possible de faire quelque chose dans ce pays sans en rendre compte ? »
Dans mon témoignage de sept heures pendant l’enquête, j’ai fourni des détails sur le processus de décision et d’habilitation de cette opération. J’ai souligné à nouveau que la décision de cette opération a été prise par Khamenei, Rohani, Zarif et Alavi, le ministre du Renseignements du régime, et qu’elle a été mise en œuvre par la suite. Ce n’est pas quelque chose de nouveau pour nous.

Le verdict du tribunal de Berlin datant d’avril 1997 sur les assassinats au restaurant Mykonos condamne Khamenei, ainsi que son président, son ministre des Affaires étrangères et son ministre du Renseignement de l’époque. Je laisse donc aux avocats éminents et compétents le soin de discuter des aspects juridiques de l’affaire.

Mais je tiens à faire ces quelques remarques :
1. Dans cette affaire, les pays européens doivent mettre de côté toute considération politique. Les dirigeants du régime iranien doivent être poursuivis et traduits en justice. C’est une mesure nécessaire et préventive contre le terrorisme sous couvert de l’islam, dont le régime clérical est le banquier central et l’exportateur.
2. Khamenei et Rohani ont pris un grand risque en envoyant un diplomate pour procéder à un attentat et un massacre. La raison en est qu’ils sont extrêmement vulnérables face aux soulèvements populaires, à l’extension de l’influence de la Résistance et au renversement de leur régime.
3. Le régime clérical s’est beaucoup enhardi ces 40 dernières années, en raison de la politique de complaisance. Tant et si bien que leur diplomate, qui a été arrêté, menace même depuis sa prison de mener d’autres opérations terroristes.
Aujourd’hui, l’Union européenne est confrontée à un défi sérieux et historique face au terrorisme sous le couvert de l’islam. Par conséquent, que va faire l’Union européenne avec l’épicentre du terrorisme ?
– Il faut désigner l’ensemble du ministère du Renseignement et du corps des pasdarans comme des entités terroristes.
– Il faut poursuivre, traduire en justice et expulser les agents du ministère du Renseignement et de la Force Qods.
– Il faut fermer les ambassades du régime et leurs soi-disant centres religieux et culturels.
Ces mesures sont indispensables pour garantir la sécurité de l’Europe, et en particulier la sécurité des réfugiés et des dissidents iraniens, ce qui suscitera l’amitié et le soutien du peuple iranien.
Lire sur : https://www.maryam-rajavi.com/fr/item/maryam-radjavi-terrorisme-islam-regime-iran-europe-bruxelles

William Bourdon, éminent avocat des droits humains et du droit pénal international
Il s’agit d’un procès sans précédent pour deux raisons. Le complot de la bombe aurait pu être dévastateur. De plus, nous savons que l’implication directe de l’État iranien dans ce crime immonde est maintenant établie. Nous ferons en sorte que la décision du juge reflète la gravité du crime. Pour tout le monde en Europe et ailleurs, il sera clair qu’à côté des quatre inculpés siègera le régime des mollahs lui-même. Nous sommes sûrs qu’il est indispensable que ce diplomate ait représenté un État.

Rik Vanreusel, avocat en droit pénal

Le 27 novembre, l’affaire sera entendue par le tribunal. L’enquête a duré deux ans. Nous avons présenté notre premier mémoire écrit et reçu les arguments de la défense. Il est un peu surprenant que l’agent secret tente d’invoquer les Conventions de Genève. Vous ne pouvez pas prétendre être un diplomate lorsque vous êtes pris en train d’essayer de bombarder une population civile.
La cinquième partie sera le régime des mollahs, et elle pourrait en fait être la première partie dans ce procès.
Nous attendons que le verdict soit prononcé fin novembre, début décembre. C’est une affaire qui symbolise la protection des valeurs européennes contre les dictateurs. Les membres de l’opposition iranienne sont des citoyens. Nous ne permettrons pas à des agents secrets de commettre des actes de terrorisme en se faisant passer pour des diplomates.

Christophe Marchand, avocat de droit pénal international
C’est l’une des affaires de terrorisme les plus importantes du 21e siècle. C’est une attaque contre la démocratie et contre les droits humains. Le fait que les victimes attaquées dans cette affaire, le CNRI, aient été la cible d’attaques systématiques de la part du régime, et aient échoué, Téhéran n’a eu d’autre réponse que d’utiliser le terrorisme pour nuire à l’opposition.

L’un des défendeurs prétend bénéficier de l’immunité diplomatique. Mais s’il le fait, alors il accepte également la responsabilité du régime pour cet acte horrible. Nous avons un système judiciaire solide, et nous n’accepterons pas que ce régime totalitaire attaque et blesse des innocents de manière aussi horrible. En fin de compte, l’immunité n’est pas l’impunité, et les personnes qui ont été responsables de cet acte seront punies.

John Sano, de l’Institut de la politique mondiale; Ancien directeur adjoint de la CIA

Assadi a passé beaucoup de temps en Irak à cibler l’OMPI et les forces américaines. Il a personnellement livré des explosifs à deux autres agents dans le cadre de l’affaire de Paris. Il devrait y avoir plus d’indignation internationale à l’égard de ce crime. Assadi a eu l’audace de menacer les autorités. Cela montre à quel point le VEVAK peut être violent.

Le VEVAK opère dans le monde entier et utilise différentes méthodes, par les canaux diplomatiques officiels et autres couvertures. Le VEVAK considère que son seul objectif est de protéger le régime. En ce qui concerne le fonctionnement du VEVAK, il s’agit d’une organisation terroriste. Ils ne sont redevables qu’au Guide Suprême. La force Qods affiliéé aux Gardiens de la Révolution (pasdaran) est tenue de faire un rapport au VEVAK.

La VEVAK est également engagée dans la désinformation. Ils tentent de manipuler l’opposition ou d’obtenir des informations. Au cours de ma carrière dans le renseignement, j’ai rencontré des agents du VEVAK. L’étendue de leur couverture et leur autorité sont inégalées. Ce sont eux qui répandent de fausses rumeurs sur le régime des mollahs et l’opposition. Ils manipulent les médias pour semer de fausses histoires dans la presse au sujet de l’opposition iranienne, l’Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran (OMPI). Même dans l’affaire Assadi, le VEVAK a tenté de faire porter le chapeau à l’OMPI.

Le VEVAK est au-dessus de la loi et ne rend compte qu’au Guide Suprême. Le Guide Suprême s’adresse souvent directement au VEVAK. Compte tenu de la peur que le régime éprouve à l’égard de l’OMPI, cela l’inquiète beaucoup. Ils sont préoccupés par leur survie étant donné les soulèvements en Iran ces dernières années. Le régime est extrêmement effrayé et voit en l’OMPI la plus grande entité qui représente un Iran libre et démocratique.
Il est important que le VEVAK et les mollahs en Iran soient tenus responsables de leurs atrocités.

L’ancien ministre italien des Affaires étrangères Giulio Terzi

Le début du procès est une occasion importante de tenir Téhéran responsable de ses crimes. Nous n’avons pas besoin d’autres preuves quant au fait que ce régime est le premier État à parrainer le terrorisme. Assadi n’est pas une exception. Il est la norme.
Le terrorisme est présent dans toutes les ambassades du régime. Il est sans précédent qu’un État souverain, membre des Nations unies, utilise son appareil diplomatique pour développer des activités terroristes. L’affaire révèle des volumes sur la nature de la théocratie iranienne. Nous ne pouvons plus attendre pour mettre en œuvre une stratégie de pression maximale contre ce régime d’assassins. Le régime doit comprendre qu’il va payer un lourd tribut.

Les ambassades iraniennes et les institutions et bureaux gouvernementaux impliqués dans ces opérations doivent être rapidement fermés. L’Union européenne ne considère toujours pas l’Iran comme une menace fondamentale contre ses citoyens. Certains opposants assassinés par le régime étaient des citoyens européens. L’Union européenne n’a pas réagi à la menace que représente Assadi pour ses autorités. L’UE doit être beaucoup plus forte et claire contre ces intimidations par des terroristes qui sont affiliés au régime criminel au pouvoir en Iran.

Robert Torricelli, ancien sénateur américain
Alors qu’un procès est en cours sur une affaire dans laquelle des diplomates étaient engagés dans une affaire de terrorisme présumé, certains des gouvernements impliqués dans l’affaire disent que l’Iran devrait être autorisé à vendre et à acheter des armes. Nous reconnaissons tous que si tous les accusés sont égaux, tous les crimes ne le sont pas. Il y a le crime contre l’individu, et puis il y a les crimes contre la société elle-même. C’est le cas ici. Cela aurait pu nous coûter la vie. Mais le choix de Paris n’est pas le fruit du hasard. C’était une attaque non seulement contre nous en tant qu’individus, mais aussi contre la démocratie européenne, contre les valeurs occidentales.

Je suis impressionné que l’affaire soit allée aussi loin. Mais en fait, il reste à déterminer si nous relevons pleinement le défi. Si vous êtes assis à Téhéran aujourd’hui, alors qu’ils n’ont pas pris nos vies, tout compte fait, jusqu’à présent, l’attaque a été un succès. Il y a eu un élément d’intimidation. Personne au sein du régime n’a été inculpé. Aucun consul n’a été fermé. Aucun diplomate n’a été renvoyé chez lui. Comparons cela avec ce que l’Albanie a fait en réponse à une tentative terroriste sur son sol. Les relations entre le régime et l’Albanie sont clairement différentes maintenant.

J’espère que le courage et les compétences de nos avocats sont à la hauteur de ceux des gouvernements concernés. Le fardeau est maintenant sur nous tous si nous voulons nous assurer que personne d’autre n’est victime du terrorisme d’État.

Robert Joseph, ancien sous-secrétaire d’État à la maîtrise des armements et à la sécurité internationale

Il nous incombe à tous de nous dresser contre le terrorisme. Si nous cherchons à complaire avec ceux qui commettent ces crimes, nous ne ferions qu’encourager davantage d’attaques, davantage de crimes, et nous serons complices de ces crimes. Cette tentative s’inscrit dans le cadre d’une campagne orchestrée visant les plus hauts niveaux du régime. Elle se poursuit aujourd’hui.

Rien qu’en Europe, des agents iraniens ont mené des tentatives meurtrières sur tout le continent. Dans le cas présent, le diplomate terroriste a été pris en flagrant délit alors qu’il remettait des explosifs à ses complices. La seule réaction de l’agent emprisonné a été de menacer de mort s’il est reconnu coupable.

Que nous apprend cette attaque terroriste planifiée sur le régime ? Il est désespéré. Il tue des gens dans les rues. Il s’est aligné sur le régime d’Assad. Tous ces actes montrent le désespoir du régime. Ce régime ne modérera pas son comportement. Et c’est un régime qui a perdu toute légitimité auprès de son propre peuple. Le peuple est maintenant la plus grande menace pour le régime.

Par principe et par politique, nous devons soutenir les droits humains et la démocratie en Iran. Nous devons soutenir l’opposition démocratique à l’intérieur et à l’extérieur de l’Iran. Nous savons que le changement de régime vient de l’intérieur de l’Iran.
Le plan en dix points du CNRI, qui appelle à la démocratie et au respect des droits humains, fournit une voie d’assurance contre un Etat en faillite. Enfin, nous ne devons pas jeter une bouée de sauvetage à Téhéran pour qu’il continue à menacer. Nous ne devons pas revenir à la politique de complaisance. Le problème central n’est pas l’absence de négociations et d’accords particuliers. Le problème central, c’est le régime lui-même.

Claude Moniquet, ancien officier de renseignement français

La décision de recourir au terrorisme est prise par le Conseil suprême de sécurité nationale du régime, où se trouvent les principaux centres de pouvoir, dont le Guide Suprême, le président, le président du Majlis (Parlement des mollahs) et le commandant des pasdaran. Toutes ces personnes sont concernées lorsque la terreur est utilisée comme un outil politique.

Le régime a essayé de dire qu’Assadi était un élément voyou. Il doit être clair que les éléments voyous n’existent pas dans le régime. Lorsqu’il s’agit de préoccupations sérieuses du régime, il n’y a pas d’éléments indépendants qui commettent des attentats terroristes.
Nous devons nous attendre à de nouvelles tentatives de terrorisme contre les États européens. Le régime exerce des pressions sur le gouvernement français pour qu’il demande à la Belgique de ne pas poursuivre Assadi. Par conséquent, la France pourrait être la cible de nouvelles tentatives de terrorisme. C’est la nature de ce régime.

Depuis les années 1980 et 1990, le régime a mené plusieurs opérations terroristes contre les intérêts européens en Europe et dans d’autres parties du monde. Il n’y a pas eu de réponse européenne ferme à ces menaces et actions, et Téhéran a compris qu’il pouvait continuer à attaquer l’Europe pour obtenir ce qu’il voulait.

La seule question qui se pose aujourd’hui est de savoir ce que l’UE devrait faire et fera après le procès, si Assadi est condamné, ce qui par extension sera le cas pour tout le régime, ils doivent être tenus responsables de ce crime.

Mohammad Mohaddessin, président de la commission des Affaires étrangères du CNRI
C’était une décision de tout le gouvernement, de tout le régime. La raison principale de ce complot, selon les documents que nous avons soumis au système judiciaire, était le rôle de l’OMPI dans les protestations et les soulèvements à l’intérieur de l’Iran.

En décembre 2017-janvier 2018, il y a eu un soulèvement très étendu dans tout l’Iran. Après le soulèvement, Khamenei et d’autres responsables ont désigné l’OMPI comme la principale source de ce soulèvement et ont promis de se venger. D’abord, ils ont planifié un attentat à la bombe en Albanie lors d’une célébration à laquelle ont participé Madame Radjavi et des dignitaires étrangers. Lorsque ce complot a échoué, ils ont lancé le plan B à Villepinte, à Paris. La cible principale de ce second complot était également Mme Radjavi. Le régime des mollahs visait Mme Radjavi, parce que son principal plan pour neutraliser les soulèvements était d’attaquer la principale opposition.

Le plan que le régime avait à Villepinte était un crime contre l’humanité de grande envergure. Ce n’était pas une opération ordinaire. Ils voulaient procéder à un massacre. En ce moment, la réaction de l’Union européenne est très importante. Si j’apprécie les activités des services de sécurité en Belgique et dans d’autres pays, je dois rappeler que les décideurs politiques de l’UE doivent avoir une réaction appropriée à ce crime majeur. Il s’agit d’un test ou d’un défi historique pour l’UE, qu’elle veuille s’appuyer sur ses normes démocratiques ou se ranger aux côtés d’un régime terroriste. Ce régime va tomber.
Nous demandons la fermeture des ambassades de ce régime. Tous les agents de ce régime doivent être expulsés des pays européens.

Struan Stevenson, ancien eurodéputé d’Écosse

Les diplomates bénéficient de privilèges particuliers. Assadi a violé chacun des principes fondamentaux de la diplomatie. Il est un agent secret connu des services de renseignements du de Téhéran. Il est clair qu’Assadi n’aurait pu agir que sur ordre des plus hauts dirigeants du régime. Les terroristes doivent faire face à la justice européenne. Mais ce procès doit aussi établir les commanditaires de ce crime. Ils doivent être inculpés.

Tahar Boumedra, ancien haut fonctionnaire de l’ONU en Irak

Pendant mon séjour en Irak, je rencontrais régulièrement l’ambassadeur iranien pour lui demander de mettre fin aux attaques contre les membres de l’OMPI dans le camp Achraf. Même après la fermeture du camp Achraf et le transfert de ses résidents vers le Camp Liberté, ceux-ci ont fait l’objet de nouvelles attaques de la part du régime. Sur la base de mon expérience, je suis arrivé à la conclusion que les autorités iraniennes considèrent l’OMPI comme la menace la plus grave pour le régime, et qu’elles voient donc la nécessité de les exterminer.

Deux éléments de base caractérisent le régime. Premièrement, la création des pasdaran. Deuxièmement, l’exportation de son idéologie. Nous avons déjà vu ce que le régime peut faire lors du massacre de 1988. Le régime s’efforce d’obtenir des bombes nucléaires. L’acte poursuivi en Belgique découle de l’idéologie du régime et a été décidé au plus haut niveau de la République islamique d’Iran.

Abolghassem Rezai, membre du CNRI

Comme l’a dit l’un des avocats, c’est l’affaire de terrorisme la plus importante du XXIe siècle. Parce que le régime est au bord du renversement, ils ont besoin de ces actes de terreur. Ils ont d’abord tenté cette attaque en Albanie, puis ils ont porté leurs crimes en France.

La diabolisation et le terrorisme sont les deux faces d’une même médaille pour le régime. Dans ce cas précis, le Vevak voulait poursuivre les deux plans en même temps. Alors qu’ils essayaient de mener cette attaque terroriste, deux agents connus du régime étaient occupés à faire des interviews et à diffuser de fausses nouvelles contre l’OMPI.

Dans ce cas, le régime a tenté de rejeter la responsabilité de l’attaque contre l’opposition iranienne.

Les États européens doivent définir leur relation avec le régime en fonction de sa nature terroriste et non de la politique de complaisance.

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