mercredi 25 septembre 2013

L'ONU appelle l'Irak à localiser les exilés iraniens disparus

New York, 24 septembre 2013 - Le bureau des Nations Unies pour les droits humains a appelé aujourd'hui le gouvernement irakien à faire tout son possible pour élucider le sort de sept anciens habitants du camp d'Achraf, disparus depuis que le camp, qui abritait les exilés iraniens, a été attaqué le 1er septembre, faisant au moins 52 morts parmi les habitants.
«Nous sommes très préoccupés par les allégations selon lesquelles sept anciens habitants du camp d’Achraf, dont six femmes, ont été enlevés au cours des événements du 1er septembre", a déclaré Rupert Colville, porte-parole du Bureau de la Haute Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH), lors d'un point de presse à Genève.
«S'ils ont effectivement été enlevés, tous les efforts doivent être déployés pour obtenir leur libération sains et saufs», a ajouté M. Colville, notant que des rapports non confirmés suggèrent qu'ils sont détenus dans un lieu inconnu en Irak et risquent d'être renvoyés de force en Iran.
Le Camp d'Achraf était composé d'exilés iraniens, membres d'un groupe connu sous le nom des Moudjahidine du Peuple d'Iran.
Plus de 3.000 habitants ont été déplacés au camp Hurriya, précédemment connu sous le nom de camp Liberty, tandis que le Bureau du Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) procède à déterminer leur statut de réfugié, et à les réinstaller à l'extérieur du pays, en ligne avec un accord signé en décembre 2011 entre l'ONU et le gouvernement irakien.
Le camp d'Achraf a été attaqué plusieurs fois, rendant la réinstallation une priorité pour la Mission d'assistance des Nations Unies pour l'Irak (MANUI). Après la dernière attaque, les habitants restants ont été transférés au camp Hurriya, mais les circonstances de l'attaque restent obscures.
« Étant donné que trois semaines se sont écoulées, nous réitérons notre appel au gouvernement de faire tout son possible pour faire la lumière sur ce qui s'est passé et d'identifier les auteurs de cette tuerie», a déclaré M. Colville, tout en se félicitant du transfert des résidents restants vers Hurriya.
Il a ajouté que le HCR et d'autres ont partagé l'inquiétude suscitée par la disparition des anciens habitants et ont appelé le gouvernement à garantir leur sécurité et empêcher leur retour involontaire en l'Iran. (...)

Les 7 otages d’Achraf transférés à la prison Charaf derrière le bâtiment du premier ministre à Bagdad


Ordre de Maliki pour la visite de l’ONU à la prison de la « division dorée » après le transfert des otages
Selon les rapports reçus de l’intérieur du régime des mollahs, les sept otages d’Achraf ont été transférés le 22 septembre de la prison de la « sale division » (division dorée) de Maliki à la prison dite de Charaf dans la zone verte de Bagdad, derrière le bâtiment du cabinet du premier ministre.
Les otages ont été transférés à bord de véhicules spéciaux qui s’étaient rendus à cet effet sur le site de la « sale division ». Charaf est une prison secrète mise à la disposition du système de la lutte contre le terrorisme de Maliki, où les agents de la force terroriste Qods ont une présence active.
Dans une mesure trompeuse, Maliki a donné l’ordre qu’immédiatement après le transfert des otages, l’ONU soit invitée dans le site de la sale division à l’aéroport de Bagdad pour l’inspecter en entier, y compris la prison et en vérifier les cahiers d’enregistrement afin de s’assurer que ces sept personnes ne s’y trouvent pas.
Rappelant la responsabilité directe des USA et de l’ONU dans la protection des habitants d’Achraf et de Liberty, la Résistance iranienne, leur demande d’intervenir de toute urgence pour aller voir les otages, empêcher qu’ils soient livrés au fascisme religieux au pouvoir en Iran et les faire libérer.
La Résistance iranienne appelle aussi l’ensemble des défenseurs des droits humains dans le monde à se joindre à la campagne pour la libération des otages et pour les sauver des tortures sauvages des bourreaux de Maliki.
Secrétariat du Conseil national de la résistance iranienne
Le 25 septembre 2013

mardi 24 septembre 2013

Des protestations dans diverses villes iraniennes

                                                
A Kermanchah, dans l’ouest de l’Iran, une manifestation d’agriculteurs a été organisée le 19 septembre devant le gouvernorat pour protester contre la politique de tarification des autorités. Une politique jugé inique, les manifestants ont pointé l'écart exorbitant entre le prix d'achat et la vente des produits, au détriment des paysans.
A Chahrekord, au centre de l'Iran, des centaines d'employés de la société d'électricité se sont rassemblés le 20 septembre devant l'enceinte de la prière du vendredi. La prière du vendredi est une cérémonie religieuse officielle du régime qui incite la population à y participer. Les manifestants qui s'étaient rassemblés ont cependant refusé d'y prendre part. Ils ont déclaré ne pas avoir été payés depuis un an pour les heures supplémentaires travaillées. Selon un manifestant, le gouvernement ferait mieux de payer le salaire des employés au lieu de faire des dépenses astronomiques pour la propagande du régime.
Au Kurdistan, dans l'ouest de l'Iran, 26 personnes ont été arrêtées pour avoir fait du prosélytisme sunnite la semaine dernière et seraient détenues à la prison d'Oroumieh. La population kurde s'indigne de voir que le régime des mollahs ne peut même pas tolérer le prêche de l'islam de la confession sunnite.
A Kamiaran, une ville de la province du Kurdistan, les chauffeurs de taxi ont manifesté devant le gouvernorat pour demander l'augmentation des tarifs du transport, vu l'extrême cherté de la vie.

Iran : des dizaines de prisonniers sunnites dans le couloir de la mort

                           
Le 22 septembre les familles de dizaines de prisonniers de confession sunnite se sont rassemblées devant le palais de justice à Téhéran pour protester contre les condamnations à mort de leurs enfants.
Dans une lettre adressée aux organisations de défense des droits humains et aux Nations unies, un avocat des prisonniers a expliqué : « Les aveux arrachés dans les bureaux des services de Renseignement, l'ont été sous la pression de tortures physiques et psychologiques. J'insiste sur le fait que les accusés ont rejeté en bloc les allégations portées à leur égard devant le tribunal.»
S'indignant de la justice pratiquée par le régime, l'avocat a expliqué qu'il n'a été autorisé à rencontrer ses clients que le jour du procès, sans pour toutefois pouvoir les défendre devant le juge.
Le 19 septembre deux dignitaires religieux de confession sunnite, Molana Abdolhamid, de Zahedan (sud-est de l’Iran) et Hassan Amini de Sanandaj (dans la province du Kurdistan) ont écrit à Ali Khamenei, le Guide suprême du régime, et au chef du pouvoir judiciaire pour leur demander d'annuler les condamnations à mort prononcée contre de 26 jeunes Kurdes. Ces derniers sont incarcérés dans la prison de Radjaï-Chahr près de Téhéran.
La minorité sunnite, qui compose 10 % des 80 millions d'Iraniens, est fortement discriminée par la dictature intégriste au pouvoir en Iran.

Les sept otages d’Achraf ont été transférés dans une prison spéciale de Maliki dans la zone verte de Bagdad

                             
Appel aux défenseurs des droits humains dans le monde pour sauver les otages
Selon des informations reçues, les sept Achrafiens pris en otages le 1er septembre par les forces irakiennes sont actuellement détenus dans une des prisons spéciales de Maliki dans la zone verte de Bagdad.
Jusqu’à dimanche 22 septembre, les otages étaient détenus dans la prison de la « sale division » (division dorée) de Maliki à l’aéroport de Bagdad. Avec la montée des appels dans le monde pour leur libération, Maliki a ordonné leur transfert dans une prison spéciale de la Zone Verte qui est sous son contrôle total pour brouiller leur piste et qu’il n’y ait plus de traces d’eux.
C’est exactement ce que Maliki avait fait en 2009 avec les 36 otages d’Achraf. Tahar Boumedra, responsable du dossier d’Achraf à l’époque, a témoigné dans une conférence au siège de l’ONU à Genève le 19 septembre 2013 : “ Quand les 36 otages en 2009 ont été emmenés d’Al Khalis, ils ont disparu et je les ai suivis là où ils sont allés. Ils étaient à Bagdad dans la zone verte, à 50 mètres du siège de la MANUI et aussi à 50 m de la présidence irakienne, dans un bâtiment qui portait le nom de "Haut conseil de l’Education nationale" et l’Education nationale était utilisée comme une prison secrète. Ils les gardaient là. Je suis allé les voir en présence d’officiers de la sécurité irakienne. Je leur ai dit qu’ils étaient désormais mes voisins et que je viendrais les voir tous les jours. Le jour suivant je suis allé les voir. On les avait déplacés.”
Fallah Fayaz, le conseiller à la sécurité nationale de Maliki, a donné l’ordre de continuer à torturer les otages dans la nouvelle prison pour leur extorquer toutes leurs informations et leur arracher de faux aveux avant de les livrer au fascisme religieux au pouvoir en Iran. 
La Résistance iranienne appelle tous les défenseurs des droits humains dans le monde à prendre des actions urgentes pour faire libérer ces otages, les sauver des tortures barbares des bourreaux de Maliki et empêcher leur déportation vers le fascisme religieux au pouvoir en Iran. 


lundi 23 septembre 2013

Millions of Iranian students deprived of education

                      Poverty has forced many children into work, therefore depriving them of any education
- With the new school year beginning in Iran, a regime official said millions of Iranian students are deprived of education.
“1.8 million children and youths in the country do not go to school,” said the deputy of the Literacy Movement Organization.
However, another regime official by the name of Hassan al-Hosseini from the Ministry of Education had said these numbers stood at 4 million in 2009.

Sur ordre de Maliki, les 7 otages d’Achraf ont été déplacés de la prison de l’aéroport de la « sale division » vers un lieu inconnu

                                  
Appel aux USA, à l’ONU et aux instances de défense des droits humains pour la libération des 7 otages
A la suite des révélations sur le lieu de détention des 7 otages d’Achraf et paniqué par la montée des appels dans le monde à leur libération, Maliki a ordonné qu’ils soient déplacés de la prison de l’aéroport vers un autre lieu.
Le 22 septembre, les forces de la « sale division » (divisons dorée de Maliki ainsi surnommée en raison de sa cruauté) ont transféré les otages de cette prison vers un lieu indéterminé.
Fallah Fayaz, conseiller à la sécurité nationale de Maliki, a ordonné de continuer à torturer les otages dans la nouvelle prison pour leur extorquer toutes leurs informations et leur arracher de faux aveux avant de les livrer au fascisme religieux au pouvoir en Iran.
Tahar Boumedra, responsable du dossier d’Achraf et directeur du bureau des droits de l’homme de la MANUI de 2009 à 2012, a déclaré dans un témoignage au siège de l’ONU à Genève le 19 septembre : « Il est impossible que la MANUI et l’ambassade américaine ne sachent pas où se trouvent les otages (...) Quand les 36 otages en 2011 ont été emmenés d’Al Khalis, ils ont disparu et je les ai suivi là où ils sont allés. Ils étaient à Bagdad dans la zone verte, à 50 mètres du siège de la MANUI et aussi à 50 m de la présidence irakienne, dans un bâtiment qui portait le nom de "Haut conseil de l’Education nationale" et l’Education nationale était utilisée comme une prison secrète. Ils les gardaient là. Je suis allé les voir en présence d’officiers de la sécurité irakienne. Je leur ai dit qu’ils étaient désormais mes voisins et que je viendrais les voir tous les jours. Le jour suivant je suis allé les voir. On les avait déplacés. »
Le HCR a souligné que ces sept personnes sont en Irak (13 septembre) et la baronne Ashton dans sa lettre du 19 septembre écrit que ces personnes sont près de Bagdad et en danger d’être déportées.
La Résistance iranienne demande l’intervention urgente du gouvernement américain et de l’ONU qui ont une responsabilité directe dans la santé et la sécurité des otages. Ils ont tous le statut de personnes protégées par la 4e convention de Genève, de demandeurs d’asile relevant de la compétence du HCR et bénéficiant de la protection internationale. L’absence d’action va permettre au gouvernement irakien de déporter les otages en Iran pour les livrer au fascisme religieux.
La Résistance iranienne appelle aussi l’ensemble des instances et des organes de défense des droits de l’homme à rejoindre la campagne pour la libération des otages.
Secrétariat du Conseil national de la résistance iranienne
Le 23 septembre 2013