mardi 4 février 2014

Iran : L’échec du plan de distribution des « paniers alimentaires

                           

Le plan de distribution d’un panier de produits alimentaires de base a été mis en application le 2 février. Ce plan a tourné à un fiasco total pour Rohani.

Le gouvernement Rohani qui redoute une révolte sociale, a approuvé un plan de distribution gratuite aux plus défavorisés de « panier» de produits alimentaires de base. Il est composé de riz, huile, fromage, œufs et poulet. Seule une partie des citoyens bénéficieront de ce plan d’aide alimentaire. Mais beaucoup de ceux qui ont fait la queue devant les magasins distribuant ces aides, n’ont rien reçu et sont rentrés les mains vides.
Devant un magasin de Kermanchah (ouest de l’Iran), au moins une personne a été tuée lors des bousculades dans la file d’attente.

Les médias officiels ont rapporté un rassemblement de protestation contre ce plan devant le ministère du Commerce à Téhéran.

L’agence gouvernementale Fars a évoqué les rumeurs officieuses selon lesquelles plusieurs ministres seraient allés jusqu’à présenter leur démission (en raison des tensions intenses créées par ce plan). Par ailleurs, dans la soirée de 2 février, Djabbar Koutchaki-Nejad, député des mollahs, a affirmé que 40 parlementaires avaient demandé une commission d’enquête sur les conditions de la mise en œuvre de ce plan.

Beaucoup de ceux qui ont bénéficié du panier, se sont plaint de la qualité médiocre des produits distribués. Les Iraniens l’ont surnommé « le panier de la honte ».

L’agence Fars a rapporté que « les personnes qui sont allées dans les files d’attente pour recevoir leur panier ont dit avoir eu le sentiment d’être très humiliées. »

Dans une dépêche de Fars, un analyste a affirmé : « Ce plan de distribution de panier alimentaire a donné à l’Iran l’image un pays plus faible que ce qu’il est en réalité. La mis en œuvre de ce plan qui était au début un problème purement logistique s’est transformé en un problème de sécurité nationale. »
                             

lundi 3 février 2014

Iran : Protestation des ouvriers dans plusieurs villes

                     
 Dans plusieurs villes en Iran, notamment Ispahan, Boroujerd, Téhéran, Semnan et Ghazvine, les ouvriers ont participé à des actions de protestations.

Le 1er février, les ouvriers de l’usine Poly-Acryl d’Ispahan (au centre de l’Iran) ont manifesté en appelant au renversement du régime des mollahs. Les ouvriers ont protesté contre l’arrestation de plusieurs des leurs. Les manifestants disent que huit de leurs collègues sont détenus et torturés à la prison centrale d’Ispahan.
Le 2 février, le mouvement de protestation des ouvriers d’Iran Tire, une usine de production de pneus, est entré dans sa deuxième semaine. Les ouvriers protestent contre l’augmentation des cadences et les pressions accrues qu’ils subissent quotidiennement sur leur lieu de travail.  

A Ghazvine (ouest de Téhéran), les ouvriers de l’usine Ranguine Nakh ont manifesté le 1er février contre la fermeture de leur usine qui les laisse sans emploi ni ressources.
                    

Iran : Condamnation pour un poème dénigrant le tchador noir

                            
 Le 2 février, « le Tribunal spécial de la presse » à Téhéran a condamné de directeur d’un magazine littéraire qui avait publié un poème dénigrant le tchador noir imposé aux femmes en Iran.
Le magazine Boukhara, dirigé par Ali Dehbachi, avait publié en mai 2013 un poème de Mansour Oudji qui exprimait sa tristesse profonde en voyant un groupe de femmes voilées de noir.
Le Tribunal spécial de la presse a dit dans don verdict que ce poème était « une insulte envers les femmes ». La peine à laquelle le directeur du magazine Boukhara a été condamné n’a pas été précisée par les médias officiels.
Les jurés de ce tribunal sont tous nommés par Ali Khamenei, le guide suprême du régime des mollahs.
En Iran, il n’existe pas de média indépendant. Les directeurs de tous les organes de presses sont des personnes loyales au régime. La plupart des journaux et revues publiés en Iran sont financés par le pouvoir. De plus, il existe de nombreuses institutions chargées de surveiller et censurer le contenu de tous les médias, notamment de la presse écrite.
Selon un rapport des « Reporters Sans Frontières » publié en décembre 2013, depuis la prise de fonction du mollah Hassan Rohani l’été dernier, 12 revues ont été fermées et 42 journalistes emprisonnés.

Iran : pressions sur les prisonniers politiques sympathisants de la Résistance

                                
Les geôliers du régime des mollahs ont augmenté leur pressions sur les prisonniers politiques sympathisants de la Résistance iranienne.

Simayé-Azadi, la chaîne télévisée de la Résistance iranienne difusée par satellite, a rapporté le dimanche 2 février que deux prisonniers politiques, Machaallah Haeri et Mohammad Bannazadeh-Amirkhizi ont été soumis à d’intenses pressions. Ces deux prisonniers sont des parents d’habitants  du camp Liberty en Irak membres de la principale opposition iranienne (Ompi).
Machaallah Haeri a été victime d’une attaque cardiaque le 21 janvier 2014. Le régime des mollahs n’autorise pas sa famille à lui rendre visite en prison. Malgré son état de santé aggravé, ce prisonnier est constamment menoté et ligoté à son lit d’hopital.

Mohammad Bannazadeh-Amirkhizi est détenu à la prison de Gohardacht, en banlieue de Téhéran. Il s’est cassé un bras et l’omoplate et se trouve dans un état très grave, sans soin. Pourtant, les mollahs continuent de le garder en prison.

Iran: 4 student & Internet activists detained in Tehran & Mashhad

                   Rouhani increases crackdown on Internet activists
Four Internet and student activists were arrested by Iranian regime police in Tehran and Mashhad. Internet activist Moslem Bushehrian was apprehended by Revolutionary Guards anti-intelligence units on January 22nd while entering Tehran International Airport and transferred to an unknown location, the Human Rights Reporters Committee said. The reason of his arrest and his whereabouts remain unknown.
Simultaneously, Sasan and Siyavosh Jannatian, and Reza Al Nosser, three activists involved in social media were arrested on Saturday, January 25th in the city of Mashhad. Reports from news sources indicate these three activists were arrested on Saturday by regime agents while exiting the university dormitory.
Considering the events taking place in Iran, Reporters Without Borders in its reports has named this country as the world’s biggest prison for journalists and Internet activists.

4e semaine d’obstacles à l’évacuation des eaux usées du camp Liberty par les forces de Maliki

                       
pour persécuter les habitants et leur rendre la vie insupportable

Le comité chargé de la répression des Achrafiens au cabinet du premier ministre irakien fait des obstacles à l’évacuation des eaux usées du camp Liberty depuis le 9 janvier pour augmenter la pression sur les habitants du camp et les persécuter.

Le major Ahmed Khozair, aux ordres des services du premier ministre et qui a pris part aux massacres des Achrafiens en 2009, 2011 et 2013, est responsable de l’application de cette mesure répressive.  A la suite de la tuerie du 1 septembre, il a été transféré au camp Liberty et depuis, les habitants connaissent chaque jour de nouvelles difficultés qu’il créées avec ses hommes à l’entrée de Liberty.
Causer des problèmes aux chauffeurs des camions citernes de vidange septique, retarder leur travail sans la moindre raison, les insulter, déchirer leurs cartes d’identité et les battre, sont des actes qu’Ahmed Khozair et ses hommes répètent chaque jour.

Ces nouvelles restrictions sur l’évacuation des eaux usées entrainent des débordements. Et comme ces citernes sont délabrées, le retard dans les vidanges fait que la pression à l’intérieur fend les parois et cause des fuites qui contaminent l’environnement. C’est pourquoi les habitants sont forcés de réduire leur consommation d’eau pour des raisons sanitaires, ce qui augmente à son tour des problèmes de santé et la multiplication de maladies dans le camp. Le gouvernement irakien empêche le remplacement de ces citernes délabrées par celles qui se trouvent à Achraf et qui sont en bon état ou neuves.

La Résistance iranienne attire l’attention du gouvernement américain et de l’ONU et de ses divers organes, spécialement l’OMS, sur ces mesures répressives qui enfreignent les normes humanitaires et menacent gravement la santé des habitants. Elle appelle à l’expulsion de Liberty de criminels comme Ahmed Khozair qui préparent à travers ces provocations le terrain à de prochaines attaques et de nouveaux massacres.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 1 février 2014

Il faut transférer les opposants iraniens de Liberty aux USA, selon d'anciens responsables américains

                     
Le gouvernement américain doit respecter ses engagements vis-à-vis de la protection des 3000 opposants iraniens du camp Liberty, en Irak, a déclaré le général James Jones, conseiller à la sécurité nationale de la Maison-Blanche (2009-2011).

Il s'exprimait dans une conférence au Sénat à Washington le 29 janvier en présence de plusieurs anciens responsables du présent gouvernement. " A mon avis le régime iranien ne souhaite pas qu'ils puissent quitter l'Irak. Car, le fait d'être regroupé dans un lieu réduit, fait d'eux une cible plus facile. Surtout quand le gouvernement irakien participe à ces actes ou ferme les yeux sur ce que fait l'Iran pour éliminer ces 3000 personnes. Sur le plan moral c'est tout à fait odieux et contraire à nos valeurs. Nous nous ne voulons pas que cela puisse arriver", a déclaré l'ancien chef de l'OTAN.
" En 2003, les États-Unis ont demandé aux Moudjahidine du Peuple d'Iran de remettre leurs armes et de se regrouper dans un camp, celui d'Achraf. À chacun d'entre eux nous avons remis un engagement écrit pour assurer leur protection. Mais ensuite les États-Unis ont transféré la responsabilité du camp au gouvernement irakien et depuis 2009 le camp a été visé par sept attaques meurtrières. Quatre attaques contre le camp Liberty et trois attaques contre le camp d'Achraf ont fait 116 tués et 1200 blessés", a déploré le général américain.

L'autre intervenant éminent à la conférence était Howard Dean, ancien président du Parti démocrate américain (2004-2009). "Il y a 3000 opposants iraniens au camp Liberty, dont plus d'une centaine a été tuée dans des attaques sauvages, s'est-il indigné. Nous leur avons pris leurs armes et nous leur avons dit que nous allions les protéger. Nous n'avons pas tenu notre promesse. Ce que je demande au Congrès et au gouvernement c'est de respecter les engagements des États-Unis. Le temps presse. Nous leur avons donné des promesses successives que nous n'avons pas tenues. Il ne reste pas d'autre solution que de les aéroporter aux Etats-Unis. Ensuite, ils pourront aller où ils veulent dans le monde".

Le célèbre démocrate a martelé : "Ce n'est pas le moment de transformer la politique étrangère des États-Unis en une politique mesquine et étroite. Le président a déclaré hier soir dans son intervention à la nation, qu'il est temps de se dresser pour l'honneur et la grandeur des États-Unis. La première chose que nous devons faire pour nous dresser pour l'honneur et la grandeur des États-Unis c'est de respecter notre engagement vis-à-vis de la protection des 3000 opposants iraniens en Irak."