mardi 2 mai 2023

Onzième jour de grève en Iran des travailleurs du pétrole, du gaz, de la pétrochimie, de l’acier, des centrales électriques et des mines de cuivre

 Touchant 113 usines et entreprises de 38 villes dans 13 provinces d’Iran

Le 1er mai, Journée internationale du Travail, la grève des travailleurs des secteurs du pétrole, du gaz, de la pétrochimie, de l’acier, des centrales électriques et des mines de cuivre, qui s’est étendue à 109 usines et entreprises dans 38 villes de 13 provinces, est entrée dans son onzième jour.

Les travailleurs iraniens et les retraités célèbrent le 1er mai par de nouvelles manifestations

– Les travailleurs iraniens et les retraités sont descendus dans les rues des villes iraniennes à l’occasion du 1er mai, la Journée internationale des travailleurs, pour protester contre l’incapacité de la République islamique à répondre à leurs demandes.

Selon les informations obtenues par IranWire, les retraités se sont rassemblés devant les départements du travail et de la sécurité sociale, le 1er mai, à Ahwaz, Shush, Dezful, Kermanshah, Kerman, Sanandaj, Sari et Rasht.

Une prisonnière politique demande à la communauté internationale de rompre ses relations avec l’Iran

– Golrokh Ebrahimi Iraee, prisonnière politique en Iran, a récemment publié un message à l’intention des gouvernements du monde entier, les exhortant à couper les liens diplomatiques avec le régime iranien, à fermer ses ambassades et à s’abstenir de soutenir les auteurs de violences contre le peuple iranien.

La prisonnière politique a été condamnée à six ans de prison pour « rassemblement et collusion » et à une peine supplémentaire d’un an pour « propagande contre l’État ».

En Iran, des militantes kurdes des droits des femmes sont contraintes de faire de faux aveux

 – Les militantes kurdes des droits des femmes en Iran subissent des pressions de la part du Département du renseignement de Sanandaj pour qu’elles fassent de faux aveux contre elles-mêmes.

Les militantes kurdes des droits des femmes en Iran subissent des pressions de la part du département des renseignements de Sanandaj pour qu’elles fassent de faux aveux contre elles-mêmes. Deux militantes, la journaliste Zhina Moddares Gorji et l’enseignante Fariba Zand Karimi, ont été placées à l’isolement et privées de tout contact avec leur famille.

Des écoles iraniennes, témoins de l’empoisonnement organisé d’écolières

– Plusieurs écoles iraniennes, dont le lycée pour filles Avini à Téhéran, l’école pour filles Niayesh à Sanandaj, l’école pour filles Qudousi et l’école pour garçons Mohammadian à Kermanshah, ont été prises pour cible le 25 avril. Les élèves ont été empoisonnés et des dizaines d’entre eux ont dû être soignés à l’hôpital.

On pense qu’il s’agit d’une tentative du régime iranien, de Khamenei et des pasdarans de réprimer le soulèvement et de se venger des filles et des femmes qui ont été à l’avant-garde des manifestations en 2022 et 2023.

lundi 1 mai 2023

Iran : Des centres de la milice du Bassidj, des séminaires et posters de Khamenei visés

 A la veille de la Journée internationale du Travail et en soutien aux travailleuses et travailleurs en Iran, de jeunes insurgés ont lancé 13 séries d’activités le 30 avril. Trois centres de la milice du Bassidj à Karadj, Dezfoul et Machad, le bureau de l’Imam du vendredi à Jounaqan et un séminaire religieux et de répression des femmes à Arak ont été visés par des jets de cocktails Molotov. Des explosions ont retenti dans les secteurs touchés. De jeunes rebelles ont également mis le feu à des affiches de Khomeiny, Khamenei et Qassem Soleimani à Sabzevar, Sari, Borazjan, Téhéran, Yazd et Qal’eh-Shour d’Ispahan, ainsi qu’à un panneau du ministère du Renseignement à Karadj.

Amplifier les voix iraniennes : l’appel à la liberté et à la démocratie au milieu des troubles politiques

 Dans un article sur Star and Stripes, le professeur Ivan Sascha Sheehan, doyen associé du College of Public Affairs (Etats-Unis), analyse les troubles politiques en cours en Iran, en mettant l’accent sur les récentes manifestations antigouvernementales à travers le pays. Malgré la répression brutale du régime, la demande inébranlable des Iraniens pour les libertés civiles et politiques n’a pas faibli. Le professeur Sheehan examine les différentes personnalités politiques de l’opposition et présente un argument convaincant contre le retour de la dictature pahlavi. Au lieu de cela, Sheehan plaide pour le plan en 10 points présenté par Maryam Radjavi, qui promeut des élections libres et équitables et la séparation de la religion de l’État. Alors que le débat sur l’avenir de l’Iran s’intensifie, l’auteur nous rappelle qu’il est crucial d’amplifier la voix des Iraniens qui luttent pour la liberté et la démocratie, et non celle de ceux qui recherchent un retour à un passé oppressif.