mercredi 9 septembre 2026

Les États-Unis imposent des sanctions à toutes les compagnies aériennes restantes du régime iranien

 Le département du Trésor américain a intensifié la pression économique sur le secteur aérien iranien en inscrivant toutes les compagnies aériennes restantes du régime sur sa liste de sanctions. Cette mesure vise 36 personnes et entités liées à l'industrie aéronautique iranienne.

Le mardi 8 septembre, le département du Trésor américain a annoncé que des compagnies aériennes du régime iranien, jusque-là non visées par les sanctions de Washington, étaient désormais soumises à des sanctions. Au total, 27 compagnies aériennes iraniennes et plusieurs sociétés et entités apparentées dans d'autres pays, notamment aux Émirats arabes unis, en Turquie, en Malaisie et au Kazakhstan, ont été ajoutées à la nouvelle liste.

Selon certaines sources, Qeshm Air, Kish Air, Taban, Zagros, Aseman et Iran Airtour figurent parmi les compagnies aériennes iraniennes visées par cette nouvelle vague de sanctions.

Le département du Trésor américain a déclaré que le régime iranien utilise l'industrie aéronautique pour transporter des armes, du personnel et des marchandises illicites.

Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a également déclaré que ces nouvelles sanctions s'inscrivent dans le cadre d'une campagne de pression économique contre le régime iranien. Selon lui, les entreprises qui continuent de soutenir Mahan Air sont également visées par ces sanctions.

Bessent a averti les entreprises et les particuliers qui coopèrent avec les compagnies aériennes restantes du régime iranien que cette coopération pourrait les exposer au risque de perdre l'accès au système financier mondial.

L'Office de contrôle des avoirs étrangers (OFAC) du département du Trésor américain a également sanctionné plusieurs sociétés basées dans des pays tiers. Washington accuse ces sociétés d'avoir participé à des activités liées à Mahan Air, notamment l'acquisition illicite d'aéronefs d'origine américaine et la prestation de services pour les vols de la compagnie aérienne.

La compagnie aérienne Mahan Air avait déjà fait l'objet de sanctions américaines. Washington l'accusait de faciliter les activités du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI).

Pressions supplémentaires sur l'industrie aéronautique

Ces dernières années, le secteur aéronautique iranien a subi de fortes restrictions en raison des sanctions imposées sur l'achat d'aéronefs, de pièces détachées, ainsi que sur les services de réparation et de maintenance. Les nouvelles sanctions américaines visent désormais également toutes les compagnies aériennes restantes du régime iranien.

Par ailleurs, Farzaneh Sadegh, ministre iranienne des Routes et du Développement urbain, a déclaré mi-août qu'une centaine d'avions civils avaient été endommagés ou détruits lors des attaques américaines et israéliennes menées pendant les quarante jours de guerre. Selon elle, huit de ces appareils avaient été entièrement détruits.

Le département du Trésor américain a souligné que ces mesures visent à intensifier la pression économique sur le régime iranien et à restreindre les sources de financement et de soutien aux secteurs qui lui sont liés. Si elles sont pleinement appliquées, les sanctions imposées à toutes les compagnies aériennes restantes pourraient aggraver les restrictions financières et opérationnelles déjà en vigueur dans le secteur aérien iranien.

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