lundi 7 septembre 2026

Iran : Bita Ali-Hemati, une mère de deux enfants mariée, a été condamnée à mort et à cinq ans de prison

 Iran : Bita Ali-Hemati, condamnée à mort et à cinq ans de prison, risque une nouvelle condamnation à mort.

Dossier n° 10 | Identifiant du dossier : IRN-DP-1404-010 | Dernière révision : 4 septembre 2026

Bita Ali-Hemati, une mère de deux enfants mariée et résidant à Téhéran, a été arrêtée avec son mari à leur domicile, rue Jomhouri, le 9 janvier 2026. La 26e chambre du tribunal l'a condamnée à mort, à cinq ans d'emprisonnement et à la confiscation de tous ses biens. Ce jugement a été cassé le 17 mai 2026 et l'affaire renvoyée devant le tribunal de première instance. Elle risque toujours une nouvelle condamnation à mort.

Informations clés sur l'affaire

CatégorieInformation
Nom et prénomBita Ali-Hemati
Date de naissanceInconnu
ÂgeInconnu
Occupation avant l'arrestationNon précisé dans les informations disponibles
Statut familialMariée ; mère de deux enfants
Date et lieu de l'arrestation9 janvier 2026, son domicile avec son mari, rue Jomhouri, Téhéran
FraisRassemblement et collusion contre la sécurité nationale ; action opérationnelle présumée menée au nom d’un État hostile ; accusations liées à des manifestations
Tribunal26e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran
JugeIman Afshari
AvocatInconnu
PhraseCondamnation à mort, cinq ans d'emprisonnement et confiscation de tous les biens ; le jugement est annulé et l'affaire renvoyée pour un nouveau procès.
Lieu de détention actuelPrisons de Téhéran ; emplacement exact inconnu

Contexte humain et personnel

Bita Ali-Hemati est une mère de deux enfants, mariée et résidant à Téhéran. Elle est l'épouse de Mohammad-Reza Majidi-Asl, l'un des accusés dans cette affaire. Son âge, sa date de naissance, sa profession, son niveau d'études et son état de santé sont inconnus.

Arrestation, procès et condamnation

Des agents de sécurité auraient fait irruption à son domicile, rue Jomhouri à Téhéran, vers 3 heures du matin le 9 janvier 2026 et l'auraient arrêtée violemment, ainsi que son mari. Trois autres personnes ont été arrêtées simultanément. Les informations concernant son transfert, son interrogatoire et son accès à un avocat restent incomplètes.

La 26e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran, présidée par la juge Iman Afshari, l'a condamnée à mort, à cinq ans de prison et à la confiscation de tous ses biens pour des actes présumés commis au nom d'un État hostile. Le jugement mentionnait des manifestations, des slogans, des jets de projectiles, des dégradations et l'utilisation d'explosifs, sans toutefois établir clairement son rôle personnel ni présenter de preuves indépendantes.

Le 17 mai 2026, le jugement aurait été annulé et l'affaire renvoyée devant la chambre du juge Afshari.

Déclarations de prison ou de la famille

Aucune déclaration directe de Bita Ali-Hemati, de sa famille ou de son avocat n'est disponible.

Réponse et conduite du gouvernement

Les autorités judiciaires n'ont pas fourni d'explications transparentes concernant les preuves, l'accès à un avocat ni les motifs de l'annulation du jugement. Les allégations de pressions et d'aveux extorqués nécessitent une enquête indépendante.

Réactions internationales

Aucune déclaration officielle spécifique des Nations Unies, des rapporteurs spéciaux de l'ONU ou d'Amnesty International n'a été identifiée.

État actuel et risque d'exécution

Bien que le jugement initial ait été cassé, le renvoi de l'affaire devant le tribunal de première instance l'expose à une nouvelle condamnation à mort. Son lieu de détention exact à Téhéran demeure inconnu.

Analyse des droits de l'homme et du procès équitable

Droit à la vie : Imposer la peine de mort pour des allégations liées à des manifestations, sans preuve claire d’homicide intentionnel ou de menace directe contre la vie, est incompatible avec le critère des « crimes les plus graves ».

Droit à un procès équitable

L'incertitude concernant les preuves, son rôle individuel et son accès à un avocat soulève de sérieuses inquiétudes quant au droit à la défense et à la présomption d'innocence.

Interdiction de la torture et des aveux extorqués : les allégations de pression et d’aveux extorqués doivent faire l’objet d’une enquête rapide et indépendante.

Conclusion

Bita Ali-Hemati a été condamnée à mort, à cinq ans de prison et à la confiscation de ses biens dans une affaire liée aux manifestations de janvier. Malgré l'annulation du jugement, cette affaire reste susceptible d'entraîner une nouvelle condamnation à mort.

Appel urgent

Les instances des Nations Unies, les gouvernements et les organisations internationales de défense des droits humains sont exhortés à protéger les droits de Bita Ali-Hemati et à empêcher son exécution.

Arrêtez immédiatement toute mesure en vue de l'exécution et divulguez le statut judiciaire actuel.

Garantir un accès immédiat et confidentiel à un avocat de son choix et à des moyens adéquats pour la défense.

  • Enquêter sur les allégations de pression, de torture et d'aveux extorqués.
  • Veiller à ce que tout nouveau procès se déroule devant un tribunal indépendant, sans recours à la peine de mort.
  • Garantir des contacts familiaux réguliers et l'accès aux soins médicaux nécessaires.
  • Publier le jugement, les preuves et les fondements juridiques de la sentence lorsqu'ils ne sont pas accessibles au public.
  • Mener une enquête indépendante et impartiale sur les violations signalées, le cas échéant.
  • Veiller à ce que tout nouveau procès se déroule devant un tribunal indépendant et impartial, sans recours à la peine de mort.
  • Garantir des contacts familiaux réguliers et l'accès aux soins médicaux nécessaires.


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