samedi 19 septembre 2026

Le trafic routier à la frontière de Khosravi est complètement paralysé, passant de 600 à 80 camions par jour


 Le poste frontière de Khosravi, entre l'Iran et l'Irak, est récemment devenu un sujet de préoccupation pour les transporteurs et les exportateurs de l'ouest iranien. De nombreux chauffeurs routiers et commerçants travaillant à ce poste protestent contre les retards excessifs des poids lourds et le manque d'infrastructures de base. Selon eux, certaines cargaisons sont bloquées à Khosravi depuis près d'un mois. Cette situation a alourdi les charges financières des chauffeurs et suscite des inquiétudes quant à leur santé et leur sécurité d'emploi.

Des camions bloqués à la frontière de Khosravi pendant des jours, voire près d'un mois.

D'après des témoignages de terrain, certains camions transportant des marchandises destinées à l'exportation restent bloqués à la frontière de Khosravi pendant plusieurs jours. D'autres chauffeurs indiquent que leur temps d'attente atteint près d'un mois. Ces retards prolongés perturbent l'acheminement des marchandises vers les marchés irakiens. Ces retards répétés perturbent également la planification des entreprises exportatrices.

Les entreprises affirment que les arrêts prolongés à ce poste frontière n'affectent pas seulement les chauffeurs. Les denrées périssables risquent d'être endommagées, tandis que les coûts d'entreposage des marchandises augmentent. Certains petits exportateurs se plaignent également d'une perte de compétitivité sur le marché irakien. Ces inquiétudes sont exacerbées par la baisse simultanée du nombre de camions franchissant la frontière.

Le manque d'infrastructures de base et d'installations sanitaires est la principale préoccupation des chauffeurs.

Une part importante des protestations des chauffeurs concerne le manque d'infrastructures de base dans l'aire d'attente pour camions. Ils affirment que le parking du poste frontière ne dispose ni de douches standard adéquates ni de toilettes en nombre suffisant. Ce manque d'infrastructures accentue les difficultés rencontrées par les chauffeurs par temps chaud. Certains sont même contraints de passer la nuit dans leur cabine.

Le manque d'aires de repos adéquates est un autre grief fréquent. Les conducteurs qui passent plusieurs jours à attendre leur tour évoquent la fatigue et une baisse de leur concentration. Cette situation accroît également le risque d'accidents de la route après la frontière de Khosravi. Le manque de commerces et de services de restauration complique encore le voyage.

Forte baisse du trafic journalier : de 600-700 camions à 80

Les chiffres fournis par certains transporteurs dressent un tableau préoccupant de l'activité d'exportation. Ils indiquent qu'auparavant, environ 600 à 700 camions franchissaient chaque jour la frontière de Khosravi en direction de l'Irak. Ce chiffre est tombé à environ 80 camions par jour. D'après ces données, le trafic routier quotidien à ce terminal commercial a chuté de près de 88 %.

Les douaniers de Khosravi continuent d'affirmer que les exportations se poursuivent et que les procédures douanières restent inchangées. Cependant, les témoignages des chauffeurs faisant état d'une forte baisse du trafic, de files de camions et de retards prolongés dressent un tableau bien différent de la situation à la frontière.

Le gouvernement ne cesse de faire des promesses ; les automobilistes restent bloqués.

Le problème à la frontière de Khosravi ne se limite pas à un simple goulot d'étranglement administratif. Les experts en transport pointent du doigt le manque de coordination entre les agences gouvernementales et l'absence d'un système de planification intégré, des problèmes qui peuvent allonger les files d'attente de camions et les temps d'attente.

Les transporteurs internationaux critiquent l'absence d'incitations à l'exportation, les problèmes liés aux procédures douanières et les capacités de réception limitées du côté irakien. Par ailleurs, la coordination complète entre les autorités douanières, l'Organisation de l'entretien des routes et des transports et le ministère de l'Intérieur reste à mettre en place.

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