mardi 18 février 2014

Répression - Iran : Pressions intensifiées sur le religieux Kazemeni Boroujerdi

                                         
Les persécutions du prisonnier religieux, M. Kazemeni Boroujerdi, redoublent d’intensité. Les agents des services de renseignement pour le Clergé tentent de le faire plier.

Déjà transféré à plusieurs reprises de la prison d'Evine de Téhéran aux salles de tortures de Zafaranieh (au nord de la capitale), il voit désormais ses proches harcelés, convoqués et interrogés. Il a également échappé des assassinats prémédités en de nombreuses occasions.
Il n'a pas droit à des soins médicaux malgré son état de santé critique. Il a également été privé d’avocat indépendant tout au long de ses huit années d'incarcération.

Répression - Iran : une militante persécutée pour délit de filiation

                                     
Les services de renseignement de Marand (dans le nord-ouest d'Iran) ont fait une descente au domicile de Mme Hamideh Madadzadeh, dont une partie de la famille se trouve au camp d’Achraf et Liberty en Iran, qui abrite l’opposition iranienne, les Moudjahidine du peuple d’Iran.
L’accusant du délit de filiation, c’est à coups d’insultes et d’humiliations, qu’ils ont perquisitionné le domicile, confisquant son ordinateur et les photos de son frère Akbar et de sa sœur Mahdieh, tous deux tués lors de l’attaque des forces irakiennes sur le camp d’Achraf en avril 2011.
Les agents l'ont aussi interrogée sur sa visite à son frère Farzad récemment libéré de prison.
                               

Répression - Iran : Trois prisonniers en grève de la faim à la prison Ghezel Hessar

                              
Trois prisonniers ont entamé une grève de la faim contre les pressions inhumaines dont ils sont victimes et leur isolement cellulaire, à Ghezel-Hessar, pénitencier tentaculaire de la banlieue de la capitale iranienne.

Mohsen Amani a entamé sa grève de la faim le 21 janvier ; Abdolhossein Emami et Hossein Babaï l'ont entamée le mercredi 5 février.
Le sous-directeur de la prison, Kefayati, qui est responsable de ces pressions inhumaines, a tué jusqu'à présent des dizaines de prisonniers de droit commun sous la torture et à coups de matraque.

Iran - prisonniers politiques : Coupure d'eau chaude en prison en plein froid hivernal

                            
Les agents de la prison de Gohardacht près de Téhéran ont coupé l'eau chaude, la première semaine de février, de la section des prisonniers politiques. Même l'eau froide n'est disponible qu'à très faible pression.
Étant donné les chutes de neige et le froid glacial en cette saison, les prisonniers connaissent actuellement des conditions très dures.

En réponse aux prisonniers qui protestaient, le gardien de la section a déclaré : « Vous êtes punis en raison de vos protestations récentes. » 

Iran: dix prisonniers politiques courageux signent une lettre commune

                             
  CNRI - "L'abolition de la peine de mort est une revendication pouvant être au centre de la coordination et de l'unité de toutes les forces pro-démocratie en Iran", ont déclaré dix prisonniers politiques courageux dans une lettre commune.

  Voici des extraits de leur lettre envoyée depuis la prison de Radja'i Chahr de Karaj (près de Téhéran ):

  La révolution de 1979 a pris forme autour des revendications de liberté, d'indépendance, de justice et de progrès sociale (…) La population s'attendait à ce que le respect des libertés et du principe progressiste de la séparation des pouvoirs, notamment avec une justice indépendante du pouvoir politique, puisse concrétiser les nobles objectifs de la révolution constitutionnelle du siècle dernier: la création d'une " maison de justice" et la primauté du droit sur le pouvoir individuel du monarque. Ainsi, la souveraineté populaire émanant de la volonté nationale aurait pu garantir les acquis de la nouvelle révolution.
  Or, les mollahs au pouvoir au nom de la religion et s'appuyant sur le principe du "Guide suprême", ont instauré une dictature théocratique, la forme la plus brutale des dictatures. Le lot pour la population au cours des 35 dernières années n'a été que dévastation, misère, corruption, prostitution, toxicomanie, divorce, violence sociale, régression, désolation, pendaison et torture.

  Par ailleurs, nous avons été témoins des privations systématiques des libertés et des violations des droits humains, ainsi que le ruine de l'éducation, des moeurs et des valeurs du travail. La créativité a  tarie et les créateurs dans les domaines économiques, culturels, éducatifs et techniques ont été marginalisés et vivent dans le dénuement.

  En politique étrangère, dans l'absence de plébiscite populaire ou de mandat légal international, le pouvoir s'est lancé dans une politique désastreuse d'ingérence dans les pays de la région, notamment en Syrie. Causant de lourdes pertes humaines et portant atteinte à nos intérêts nationaux. Si le peuple syrien fait la distinction entre le pouvoir agresseur et le peuple iranien, nous portons cependant une responsabilité nationale de vigileance à cet égard.

  Par ailleurs, la politique de terreur se poursuit à l'intérieur avec les pendaisons, les arrestations des intellectuels, des minorités religieuses, des militants pro-démocratie et même des avocats de la cour, accompagné de toutes sortes de discriminations sexuelles, religieuses, ethniques, sociales et politiques.

  De plus, en menant une politique aventuriste dans le domaine nucléaire, le pouvoir en place est la cause de sanctions internationales dévastatrices contre la nation iranienne, ajoutant à sa misère. Alors que le pays regorge de ressources énergétiques, la population ne veut pas de telles politiques irresponsables et bien trop coûteuses.

  Dans de telles conditions, la solution réside dans l'unité de toutes les forces pro-démocratie cherchant à instaurer un système démocratique sur la base de la laïcité et des principes modernes émanants de la Déclaration universelle des droits de l'Homme et des conventions internationaux. Cette unité est réalisable autour de revendications nationales précises, notamment autour de l'abolition de la peine de mort. Cette revendication peut être au centre de la coordination et de l'unité de toutes les forces pro-démocratie en Iran.

  Février 2014, prison Radja'i-chahr

 1.    Mohamad Amir-Kheiri
 2.    Rassoul Badaghi
 3.    Hamid-reza Barahani
 4.    Khaled Herdan
 5.    Chahrokh Zamani
 6.    Mohamad Yousefzadeh
 7.    Hechmatollah Tabarzadi
 8.    Saleh Kohandel
 9.    Firouz Mansour
 10.  Nasseh Youssefi

Iran / Irak: des parlementaires britanniques, canadiens, italiens, australiens et néerlandais fustigent l'inhumation secrète des victimes d'Achraf

                   
 - Des parlementaires britanniques, canadiens, italiens, australiens et néerlandais ont fustigé l'inhumation secrète des 52 martyrs d'Achraf par le gouvernement irakien et ont appelé à une enquête internationale indépendante sur ce "crime contre l'humanité" et la prise d'otages de sept personnes le 1er septembre dernier au camp d'Achraf.

"C'est une stratégie humaine, une violation flagrante des conventions internationales, une conséquence de l'inertie des USA, de l'UE et de l'ONU, et une preuve patente de la complicité du gouvernement irakien avec le régime iranien", ont-ils estimé dans des communiqués séparés. Selon eux, l'objectif de cette inhumation secrète est de détruire les preuves du crime et soustraire les coupables à la justice.
Selon les parlementaires, cette action du gouvernement irakien est en violation des provisions du droit international humanitaire qui exige le respect des morts et des dépouilles des victimes de guerre. Cette action révèle la vraie nature inhumaine du gouvernement irakien et sa complète subordination au régime iranien.


«Refuser de livrer les dépouilles des victimes à leurs familles et à leurs amis à Liberty, leur inhumation secrète, refuser de donner des informations sur la date et sur le lieu de l'enterrement et empêcher la publication des résultats de l'autopsie, sont autant de signes révélateurs de la responsabilité totale du gouvernement irakien dans le crime du 1er septembre à Achraf, qui chasse toute doute à ce propos.

« L'action du gouvernement irakien - qui s'inscrit dans une litanie de crimes contre l'humanité . Le silence et l'inaction de l'ONU, de l'UE et des USA vis-à-vis des massacres de juillet 2009 et d'avril 2011 a encouragé le gouvernement irakien de commettre le massacre de septembre 2013, et l'absence d'une réaction proportionnée à ce crime, notamment le refus incompréhensible des Nations unies et du conseil de sécurité de mener une enquête, a encouragé le gouvernement irakien à détruire les évidences incriminantes».

Les parlementaires ont appelé le conseil de sécurité des Nations unies à exiger une investigation indépendante par la Cour pénale internationale.

Iran: Three prisoners hanged in Qazvin


 The authorities in the main prison in the city of Qazvin on Tuesday hanged three prisoners of drug related charges, the state run Fars news agency without giving any further information.
The Iranian regime has been executing prisoners with a rapid pace after Hassan Rouhani took office in last June.
The number of executions in the first five weeks of this year reaches 107. Many have been hanged in Public.
Four prisoners were hanged on Monday in Nowshahr and Zanjan, Mehr news agency reported.
Two men were hanged in public in the city of Karaj on Monday. And two others were hanged in public in city of Shiraz on Thursday.
Wave of executions in many cities particularly in deprived regions demonstrates the fear of the detested clerical regime of the uprising of the peoples of these regions that are under intolerable pressures.