mercredi 30 janvier 2019

Iran: Le régime avoue des crimes pour lesquels il avait accusés la Résistance


Par Mahmoud Hakamian

Les crimes commis par le régime iranien ont été révélés au cours d'un débat entre d'anciens responsables iraniens issus de factions rivales diffusées dans les médias du régime, censés discuter de questions d'État et de l'histoire du pouvoir iranien.

Mostafa Tajzadeh, ancien adjoint du ministère de l'Intérieur sous la présidence de Mohammad Khatami, lié au camp dit « réformiste », a contesté l'ancien député Alireza Zakani, connu pour ses liens avec la faction « principaliste », qui est proche du chef suprême des mollahs, Ali Khamenei, sur deux questions qui hantent le régime depuis des années.
Il s’agit des « meurtres en série » de dissidents et d’intellectuels iraniens dans les années 1990, que Khamenei avait précédemment imputés à des « ennemis étrangers », et de l’attentat à la bombe perpétré en 1994 contre le sanctuaire de l’imam Reza, un des descendants du Prophète Mohammed à Machhad, que le régime a imputé à la Résistance iranienne malgré l'absence de preuves. À la suite de cet attentat, le régime a arrêté des soi-disant membres de la Résistance et a diffusé des aveux forcés - probablement extorqués sous la torture - de personnes prétendant avoir été commandées par les chefs de la Résistance. Ces aveux étaient faux.

Tajzadeh a déclaré : « En ce qui concerne les meurtres à la chaîne, ils ont suggéré à M. Khatami de mener un programme similaire à celui de Mashhad, trouver deux soi-disant [membres de l’OMPI] et dire que c’est eux qui l'avaient fait. Ils voulaient obtenir des aveux d’une manière qu’ils savent faire, pour ensuite les exécuter. »

Cela est une tactique récurrente du régime iranien qui consiste à commettre des crimes contre et les imputer à la résistance organisée et démocratique. C'est un moyen de diffamer la résistance sur le plan national et international. Le régime a utilisée à plusieurs reprises ces méthodes perfides et criminelles au cours des dernières années.

Les responsables du régime ont affirmé que la Résistance avait mené des attaques de missiles sur leurs propres bases en Irak et en Albanie, où elles avaient été obligées de s’installer après que les attaques du régime soient devenues trop violents, et avaient organisé des attentats à la bombe lors de leurs propres conférences en Europe en 2018, pour lesquels un diplomate iranien a été arrêté par les autorités européennes. Le fondateur du régime et ancien Guide suprême, Rouhollah Khomeiny, a même affirmé que la Résistance avait mis le feu aux champs et aux cultures des paysans iraniens.

Cela montre que le régime sait qu'il faut craindre la Résistance iranienne qui va bientôt forcer les mollahs hors du pouvoir et à instaurer la démocratie en Iran.

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