mardi 1 septembre 2015

Iran - Deuxième anniversaire du massacre de membres de l'OMPI dans le camp d'Achraf

L'équipe du SWAT irakien qui a assassiné des membres de l'OMPI (Mujaheddin-e-Khalq, MeK) au camp d'Achraf le 1er septembre 2013
CNRI - Mardi a marqué le deuxième anniversaire du massacre du camp d'Achraf. Cinquante-deux dissidents iraniens non armés et sans défense, tous membres du principal groupe d'opposition iranien, l'Organisation des moudjahiddines du peuple d’Iran - OMPI (Mujaheddin-e-Khalq, MeK), ont été abattus et sept autres personnes, dont six femmes, ont été enlevées par les forces irakiennes à la demande du régime de Téhéran.
Les forces militaires du Premier Ministre irakien de l'époque, Nouri al-Maliki, ont ainsi exécuté de nombreux habitants au cours du massacre du 1er septembre 2013, via leur modus operandi habituel : en leur attachant les mains derrière le dos. Les résidents blessés, ceux qui avaient le statut de "personnes protégées" en vertu de la Quatrième Convention de Genève et ceux dont la sécurité était "garantie" sous la protection des Etats-Unis et des Nations Unies, ont ensuite été abattus y compris dans la clinique du camp.
Le 1er septembre, au moment du massacre, un très haut fonctionnaire de Washington, a reconnu dans un courriel, que l'administration Obama avait été alertée de l'attaque dès le début et était en contact avec l'ambassade des Etats-Unis à Bagdad à ce sujet.
Le lendemain du massacre, György Busztin, représentant spécial adjoint du Secrétaire Général des Nations Unies pour l'Irak, visita le camp d'Achraf, et le 3 septembre, l'UNAMI (United Nations Assistance Mission for Iraq ndt) déclara: " la délégation a constaté la présence de 52 corps dans une morgue improvisée à l'intérieur du camp. Tous les défunts semblaient avoir succombé à des blessures par balles, la majorité d'entre elles dans la tête et le haut du corps, et plusieurs avaient les mains attachées. La délégation a également constaté plusieurs bâtiments endommagés, dont un brûlé, et a pu observer une grande quantité d'explosifs."
Le 19 septembre 2013, Catherine Ashton, représentante de l'Union Européenne pour les affaires étrangères de l'époque, a confirmé que les otages étaient effectivement détenus dans une prison irakienne et étaient confrontés à une menace d'extradition vers l'Iran en violation du principe de non-refoulement. Le 19 novembre 2013, Amnesty International publia une Action Urgente : "les sept exilés iraniens enlevés le 1er septembre sont détenus par les forces de sécurité irakiennes dans un centre de détention non-officiel dans le centre de Bagdad. Ils risquent d'être torturés, de subir d'autres mauvais traitements et pourraient être renvoyés de force en Iran."
Struan Stevenson, ancien Président de la Délégation pour les relations avec l'Iraq au Parlement Européen (2009-2014) et actuel Président de l'Association européenne pour la Liberté de l'Irak (AELI), a relaté de manière authentique le massacre du 1er septembre 2013 dans son livre "Self-Sacrifice: Life with the Iranian Mojahedin", publié en juin 2015. Dans le chapitre "Achraf : l'ultime cruauté", M. Stevenson raconte :
"Avec l'accord de l'ONU et des Etats-Unis, 101 habitants étaient restés dans le camp d'Achraf pour gérer les propriétés mobiles et fixes du camp, équivalent d'une valeur de plusieurs millions de dollars. Les avocats employés par les résidents d'Achraf pour négocier la vente de leurs propriétés ont été menacés et intimidés par le régime irakien, pendant que le Premier Ministre al-Maliki, agissant sous les instructions de ses commanditaires à Téhéran, et a coupé l'approvisionnement du camp en eau, en nourriture et en électricité fin août, pour tenter de chasser les habitants restants et pouvoir piller leurs biens.
"Le samedi 31 août 2013, vers minuit, plusieurs bataillons des forces militaires et spéciales du SWAT irakien, agissant directement sous les ordres du Premier Ministre Nouri al-Maliki, ont pris d'assaut le camp sous le couvert de l'obscurité. L'attaque a commencé à 6 heures du matin le 1er septembre. Des grenades antichars et des mortiers lance-roquettes ont été tirés dans les dortoirs du camp de réfugiés, et les résidents qui ont tenté de fuir ont ensuite été mitraillés et froidement abattus par des coups de grâce. Résultat : 52 morts et des dizaines de blessés graves. Beaucoup de résidents ont été menottés puis exécutés sommairement par une balle derrière la tête. Neuf résidents grièvement blessés ont été transportés à la clinique du camp par leurs collègues, mais ont ensuite été exécutés par des militaires irakiens sur leur lit d'hôpital. Sept résidents blessés, six femmes et un homme, ont été enlevés.
"Leur mission était clairement de prendre quelques otages et tuer tous les autres. Les 42 survivants étaient ceux que les tueurs n'avaient pas réussi à trouver, ce qui explique pourquoi le Général Jamil Shemeri, commandant de la police de Diyala qui avait personnellement pris part à cette opération, en apprenant qu'il y avait des survivants, avait exigé de savoir 'comment diable ils avaient pu survivre ?'
"Le massacre méthodique se poursuivit le dimanche 1er septembre pendant quelques heures, et malgré des appels répétés à l'ONU et aux Etats-Unis pour les faire intervenir, aucun n'a réagit et n’est intervenu. Pendant les attaques, les résidents d'Achraf, eux, ont directement téléphoné à l'UNAMI, à l'ambassade américaine et au siège du CNRI à Paris.
En effet, certains des corps retrouvés plus tard, avaient encore un portable à la main. Le deuxième secrétaire à l'ambassade américaine de Bagdad, qui a été informé du massacre 30 minutes après son début, a répondu qu'il suivrait cette affaire de toute urgence. Mais ce ne fut que 12 heures plus tard, qu'un responsable local de l'ONU s'est finalement rendu sur les lieux.
Le massacre avait alors déjà pris fin. A ce moment-là, le gouvernement irakien était déjà en train de nier la présence de son armée dans le camp. Les médias internationaux, alors concentrés sur la guerre civile qui se déroule à ce moment-là en Syrie, ont complètement ignoré cette nouvelle atrocité à Achraf, pour laquelle il n'y a alors eu que peu ou pas de couverture. J'ai regardé des vidéos horribles, filmées lors des atrocités d'Achraf par certains résidents.
Dans l'un de ces films, on peut voir des soldats irakiens tirer à mort sur des civils non armés, puis repérer le caméraman et courir vers lui en lui tirant dessus. On peut aussi y voir des soldats défoncer une porte derrière laquelle le cameraman s'était caché. Sur la dernière image, on les voit élever leurs kalachnikovs et tirer directement sur la caméra, qui tombe alors au sol. Ce brave résident d'Achraf est mort en filmant ses propres assassins.
"Cet ultime massacre à Achraf était à la fois évitable et prévisible ; moi-même, ainsi que de nombreux membres du Parlement, des membres du Congrès, des sénateurs et des personnalités judiciaires et militaires en Europe et en Amérique, avertissions depuis des mois de l'imminence du massacre.
Fin août, les rapports de renseignement au sein de l'Iran ont clairement indiqué que les Mollahs ont vu dans la crise syrienne et dans l'inefficacité de l'Occident, une couverture idéale pour leur frappe brutale. Malgré les avertissements du Secrétaire d'Etat américain John Kerry et d'autres personnalités de l'inévitabilité d'une attaque, aucune mesure n'a été prise pour protéger les hommes et les femmes non armés d'Achraf, qui ont perdu la vie par la suite.
"Après qu'ils aient atteint leurs objectifs à Achraf et tandis que l'Occident continuait de débattre et de tergiverser sur la crise en Syrie, j'ai mis en garde sur la possibilité qu'ils prennent des mesures préventives similaires contre les 3000 résidents du camp Liberty.
Malgré le fait qu'ils soient théoriquement sous la protection de l'ONU, ces réfugiés avaient subi plusieurs attaques vicieuses au mortier, ayant engendré 10 décès. Toutes les preuves ont montré l'implication du régime irakien et de leurs alliés iraniens dans ces attaques.
"J'ai averti que si Ban Ki-moon, Ashton et Obama se tordent les mains en signe d'impuissance, l'assassinat d'innocents se poursuivra au même rythme. Téhéran et Bagdad, tous deux partisans du régime brutal d'el-Assad en Syrie, se réjouissaient du fait que l'Occident puisse simplement ignorer le gazage à l'aide d'armes chimiques de plus de 1400 personnes à Damas et l'assassinat par brûlure au napalm d'enfants dans une école d'Alep.
Quelle parfaite couverture pour leur propre assaut sauvage contre Achraf ! Je pense que le fait d'ignorer cette attaque criminelle et barbare contre Achraf équivaut à donner le feu vert pour un massacre à grande échelle au camp Liberty. Le supplice d'Achraf aurait pu être évité si l'Occident avait tenu compte des différents avertissements.
La liquidation du camp Liberty suivrait inévitablement, sauf si al-Maliki et ses commanditaires iraniens rendent des comptes. 'Al-Maliki et ses voyous nazis doivent être inculpés pour crimes de guerre,' dis-je. 'L'Occident doit interrompre toute ai
de à l'Irak jusqu'à ce qu'al-Maliki soit arrêté.'
"L'affaire des sept otages n'a pas encore été résolu. Leur sort reste un mystère. Malgré des preuves claires indiquant qu'ils étaient détenus à Bagdad par le gouvernement irakien après le massacre, les Américains n'ont pas pris les mesures appropriées pour obtenir leur libération."
Malgré la brutalité du massacre et le chœur des condamnations internationales, aucune enquête n'a jamais été menée par les Nations Unies et personne n'a jamais été tenu responsable, même si les identités des instigateurs et principaux coupables étaient évidentes dès le départ. "
Au cours des deux dernières années, la Résistance iranienne a appelé à plusieurs reprises le Secrétaire Général des Nations Unies et le Haut-Commissaire aux Droits de l'Homme à mener une enquête indépendante et exhaustive du massacre du 1er septembre, à traduire les coupables en justice et à ne pas permettre à Nouri al-Maliki et à Ali Khamenei (le Guide Suprême du régime iranien) de dissimuler ce grand crime contre l'Humanité.

Conférence en ligne: Où en est la situation des droits de l’homme en Iran après l’accord sur le nucléaire ?

Conférence en ligne: Où en est la situation des droits de l’homme en Iran après l’accord sur le nucléaire ?
Débat en ligne avec:
Alejo Vidal Quadras, président du Comité international pour l’application de la justice (ISJ), ancien vice-président du PE
Jean-Pierre Michel, parlementaire honoraire, co-fondateur du Comité français pour un Iran démocratique (CFID).
Pierre Bercis, président des Nouveaux Droits de l’Homme (NDH).
Mercredi 2 septembre 2015 à 15h
à suivre sur www.ncr-iran.org/fr
Vous pouvez poser vos questions en ligne
Suivre sur twitter : @CNRIFrance et @IranLiberte #StopExecutionsEnIran

Iran - Message du prisonnier politique Ali Moezzi, (Massacre du 1er septembre 2013 à Achraf)

Iran - Message du prisonnier politique Ali Moezzi, (Massacre du 1er septembre 2013 à Achraf)
La résistance courageuse du dernier groupe des habitants d’Ashraf a envoyé à tout le monde un appel à la résistance. Ce summum de dévouement et de sacrifice nous a bouleversés. Ces 52 martyres qui ont sacrifié leur vie vont éclairer notre chemin jusqu’à l’éternité. Que le Dieu bénisse les âmes pures de ces martyres.
Cet événement a montré encore une fois qu’aucun obstacle ne peut empêcher l’avancement de la lutte des Modjahédine pour obtenir les droits inaliénables du peuple iranien.
Ces martyres sont tombés pour la liberté et pour l’instauration d’une véritable démocratie en Iran. Ils ont été tués à cause de l’attitude irresponsable des instances internationales.
Après le massacre, le régime iranien a diffusé sur ce sujet de nombreux mensonges. La télévision de ce régime a d’abord prétendu que ces personnes ont été tuées lors d’un conflit interne entre les habitants du camp d’Achraf. Quelques heurs plus tard, cette même télévision a prétendu que les assaillants étaient irakiens. Ensuite, il s’est avéré que ce crime a été commis par des forces spéciales aux ordres de Nouri AL-Maliki avec la collaboration du régime iranien.
Il n’y a aucun doute que les ennemies du peuple iranien vont subir un échec historique et les Modjahédine du peuple d’Iran triompheront.
Ali Moezzi
Le 1er septembre 2015
A la prison centrale de la ville de Karaj

Les manifestants demandent au Premier ministre britannique à agir sur les violations des droits de l'homme en Iran

D’anciens prisonniers politiques iraniens vivant au Royaume-Uni se sont rassemblés samedi dernier devant la résidence du Premier ministre britannique pour attirer son attention vers les flagrantes violations des droits de l’Homme par le régime de Téhéran, à la veille de la réouverture de l’ambassade du Royaume-Uni dans la capitale iranienne, a rapporté Church Times cette semaine.
Le président de l’Association des prisonniers politiques iraniens (en exil) a adressé à David Cameron une lettre dans laquelle il a dénoncé « l’augmentation alarmante du nombre des exécutions en Iran au cours des douze derniers mois, en particulier au cours des semaines qui ont suivi la signature de l’accord nucléaire avec l’Iran. »
Il a demandé au gouvernement britannique de condamner publiquement cette hausse du nombre des exécutions et d’agir au sein de l’ONU pour l’adoption des mesures fortes pour stopper les violations des droits de l’Homme en Iran.
D’après les rapports des organisations internationales de défense des droits de l’Homme, depuis le début de cette année, le régime iranien a exécuté plus de six cent cinquante personnes, dont certains avaient été mineurs au moment de la commission des faits qui leur sont reprochées.
Le ministre britannique des Affaires étrangères, Philip Hammond, a rouvert l’ambassade du Royaume-Uni en Iran dimanche dernier, quatre ans après la fermeture de cette ambassade à la suite d’une attaque par une foule. Philip Hammond est le premier ministre anglais des Affaires étrangères qui a visité la capitale iranienne depuis 12 ans et le troisième ministre anglais à effectuer une visite en Iran depuis la révolution de 1979.
L’Organisation des Moudjahidine du Peuple l’Iran (OMPI), principal mouvement d’opposition au régime des mollahs, continue d’alerter les opinions publiques sur les exactions du régime iranien, lesquelles sont quelque peu oubliées et mises au second plan depuis la signature de l’accord nucléaire avec ce régime. A de nombreuses reprises, l’OMPI a appelé la communauté internationale à redoubler ses efforts pour stopper les violations des droits de l’Homme en Iran.

Iran : seize exécutions en trois jours

Le régime iranien accélère le rythme des exécutions en Iran avec seize nouveaux cas les 26, 27 et 29 aout dans diverses villes en Iran. Le 26 août, outre l’exécution criminelle du prisonnier politique Behrouz Alkhani à Oroumieh, douze autres prisonniers ont été mis à mort par groupes dans les prisons de Kermanchah et d’Oroumieh, dans l’ouest de l’Iran. Le régime s’est cependant abstenu de publier des informations à ce sujet.
Le 27 août, Jamal Jafari, originaire de Sanandaj, a été pendu dans la prison centrale de cette ville au bout de quatre ans de détention. Le 29 août, deux prisonniers ont été exécutés dans les prisons de Bandar-Abbas et de Khoramabad. Abdollah Zareï qui a été pendu dans cette dernière prison, avait 25 ans. Par ailleurs, on est sans nouvelles d’un autre prisonnier de 23 ans, placé en même temps qu’Abdollah Zareï en isolement.
Ces exécutions qui visent à instaurer la terreur et contenir les protestations populaires croissantes, ne constituent qu'une infime partie de la répression qui s'abat sur la population avec une intensité redoublée depuis la présidence du président soi-disant « modéré » Hassan Rohani. En effet le nombre de pendaisons sous son mandat a dépassé les 2000.
Le silence de la communauté internationale, notamment de l'Union européenne, vis-à-vis des violations flagrantes des droits humains en Iran, quelles qu'en soient les raisons, relève de la complicité dans la répression du peuple iranien.Toute relation avec le régime des mollahs doit être subordonnée à la fin des exécutions en Iran et à la libération de tous les prisonniers politiques.

Message de Maryam Radjavi au rassemblement de Berlin en mémoire des victimes du massacre de 1988 en Iran


 La dirigeante de la Résistance iranienne, Maryam Radjavi, a envoyé le 30 aout un message au rassemblement de la communauté iranienne à Berlin en mémoire des victimes du massacre des prisonniers politiques en 1988 en Iran. Voici le texte de son message: 
En ce 27e anniversaire du massacre de 30.000 prisonniers politiques, nous commémorons des héros et héroïnes qui sont les symboles éclatants de la persévérance contre le fascisme religieux.
En 1988, après avoir accepté le cessez-le-feu dans la guerre Iran-Irak, Khomeiny a lancé une fatwa ordonnant de massacrer par groupes entiers les prisonniers OMPI et d'autres détenus politiques parce qu'ils refusaient de se soumettre à la dictature religieuse. En restant inflexibles, ils ont écrit un chapitre remarquable de l'histoire de l'Iran.

Aujourd'hui, les images des atrocités perpétrées par Daech suscitent l'indignation du monde entier face à la brutalité des intégristes religieux. Il y a trois décennies, cependant, c’est Khomeiny qui a jeté les bases de ce genre de barbarie en massacrant des milliers et des milliers de jeunes Iraniens sur des fatwas fanatiques.
A cette époque, l'actuel Guide suprême des mollahs, Ali Khamenei, était président. Il a approuvé publiquement le massacre de 1988 en disant : «nous exécutons des prisonniers et nous n’avons aucune divergence à ce sujet. » L’actuel président du régime, Hassan Rohani, était alors temps l'adjoint du commandant en chef des forces armées et un haut responsable du régime. Le ministre de la Justice de Rohani était un membre de la «Commission de la mort» qui a prononcé les décrets d'exécution.
Au fil des ans, les mollahs ont fait tout leur possible pour se laver des preuves de ce terrible crime contre l'humanité, mais il leur sera simplement impossible d’effacer cette gigantesque tragédie de l'histoire de l’Iran. Le sang de ces martyrs continue de nourrir la lutte et le soulèvement de la jeune génération iranienne pour renverser le régime oppressif des mollahs.
Chers amis,
Dans trois jours, le 1er septembre, ce sera le deuxième anniversaire du massacre d’Achraf, où 52 membres courageux de l'OMPI ont été assassinés par des mercenaires et des agents du régime iranien en Irak. Quelle incroyable coïncidence !
L’attaque contre Achraf a eu lieu malgré un accord quadripartite entre les habitants d'Achraf, l'administration américaine, les Nations Unies et le gouvernement irakien. Sur la base de cet accord, une centaine de membres de l'OMPI pouvaient rester à Achraf jusqu'à ce que soit réglé le dossier des biens d’Achraf. Il n'y avait aucune restriction à cet égard. Cependant, comme cela a été révélé par la suite, sous la pression sociale croissante, ce criminel de Khamenei a accepté de s’asseoir à la table des négociations sur le programme nucléaire. Aussi s’est-il empressé avant tout de viser son principal ennemi pour neutraliser le danger d'être renversé, en ordonnant à son homme de paille Maliki de lancer une attaque contre Achraf et d’y massacrer les membres de l'OMPI.
Les cinquante-deux héroïnes et héros tués dans cette attaque ont élevé la détermination d'Achraf à son plus haut point et brisé l’étau du désespoir et de la soumission. Ils ont maintenu leur engagement à la liberté et déjoué par leur bravoure les intrigues de l’ennemi. Voilà comment ils ont établi l'épicentre stratégique de la lutte et la source d'inspiration pour le peuple iranien, voilà comment ils ont semé les graines d'un millier d'Achraf, d’un millier de bastions de la liberté à travers toute la nation.
Un an après, en août 2014, le pantin Maliki, auteur des massacres des Moudjahidine, a été renversé. Sa chute a porté un coup stratégique au régime du guide suprême. Les mollahs ont tout fait pour sauver Maliki jusqu’au dernier jour. A présent, nous voyons comment les Irakiens descendent dans la rue tous les jours pour exiger que Maliki soit tenu responsable de tous ses crimes.
Quel que soit le degré avec lequel les mollahs tuent, torturent et asservissent la population en Iran et quel que soit le degré avec lequel ils répandent le terrorisme et la guerre dans la région, ils ne pourront pas échapper à leur sort d'être renversé. Parce que l'océan de sang versé par les plus vaillants enfants de l'Iran, de l'OMPI et d'autres militants, a privé à jamais ce régime de légitimité et de stabilité.
Et c’est le grand engagement de la Résistance iranienne d’assurer le triomphe de leur cause.
Comme l'a dit Massoud Radjavi (le dirigeant de la Résistance iranienne) dans son dernier message : « rien de moins que le renversement de la dictature religieuse et l'instauration de la liberté et de la souveraineté populaire ne pourra satisfaire le peuple iranien. »
Le renversement du calife de l'intégrisme islamiste, des élections libres et la rédaction de la Constitution d'une nouvelle République par l'Assemblée nationale constituante et législative sont les droits inaliénables du peuple iranien.
Saluons la mémoire des martyrs du massacre de 1988.

Iran: woman political prisoner in dire condition at Evin Prison


The physical conditions of Ms. Sedighe Moradi, a political prisoner who was also thrown behind bars back in the 1980s due to her political affiliation, has been reported as dire. However, Evin Prison authorities are preventing her transfer to a hospital outside of prison or any medical treatment at all.
On Saturday, August 29th political prisoner Sedighe Moradi, 55 years of age and the mother of one child, suddenly suffered a severe drop in blood pressure for unknown reasons. Her blood reached the risky level of 6 over 4 and she was left in very critical and dangerous conditions.
Her cellmates rushed her to the Evin clinic yet she was returned to the ward after a short while without receiving any serious treatment. Ministry of Intelligence interrogators had prevented her transfer to a hospital outside of prison.
Despite the fact that the physical conditions of political prisoner Sedighe Moradi is currently very chronic and considered dangerous, she has been left to be in her prison cell.
This political prisoner, with a history of being thrown to jail back in the 1980s by the Iranian regime, is already suffering from numerous illnesses such as severe bone pains in the wrist and knee.