lundi 11 octobre 2021

Des prisonniers politiques battus dans la terrible prison de Téhéran


 CSDHI – Des criminels ont, il y a deux jours, gravement battu et blessé plusieurs prisonniers politiques du pénitencier du Grand Téhéran. Ce sont les autorités carcérales qui les avaient engagés pour faire cette sale besogne.

Des détenus engagés par les autorités carcérales attaquent des prisonniers politiques

Les détenus engagés ont attaqué les prisonniers politiques avec des machettes et des couteaux. Les prisonniers politiques se trouvaient illégalement dans un quartier où se trouvent des détenus condamnés pour des crimes dangereux dans la prison de Qarchak.

Au cours de l’attaque, Shapour Ehsani Rad, Pouya Ghobadi, Esmail Gerami, Akbar Bagheri et Akbar Faraji ont été blessés et emmenés à l’infirmerie de la prison.

Akbar Bagheri, Akbar Faraji et Pouya Ghobadi reçoivent des coups à la tête

Akbar Bagheri, Akbar Faraji et Pouya Ghobadi ont reçu des coups à la tête avec des couteaux et des flasques. Tous les trois sont dans un état critique. Les prisonniers ont fermé les portes de la cafétéria pour que les prisonniers ne puissent pas s’échapper. Lorsque le passage à tabac a pris fin et qu’on a ouvert les portes de la cafétéria, le directeur de la prison attendait derrière la porte.

Les prisonniers politiques ont déposé plusieurs fois des plaintes pour leur transfert dans d’autres sections en raison des conditions d’insécurité. Mais elles sont restées sans réponse.

Shapour Ehsani Rad est un militant ouvrier que la justice a condamné à six ans de prison. Malgré son état physique critique, il s’est vu refuser un congé médical.

Pouya Ghobadi est un prisonnier politique de 27 ans. Les juges iraniens l’ont condamné à cinq ans de prison. Le pouvoir judiciaire l’a accusé d’avoir mené une guerre contre Dieu ou « moharebeh ».

Esmail Gerami, 67 ans, est également un militant ouvrier, condamné à cinq ans de prison, 74 coups de fouet et une amende de 2 millions de tomans pour « rassemblement et collusion contre le régime ».

En 2018, un tribunal a condamné Akbar Bagheri à neuf ans de prison. Les autorités l’ont accusé pour son appartenance aux groupes d’opposition et « diffusion de propagande contre le régime ».

Akbar Faraji est un activiste sur internet et on l’a arrêté en 2018. Il purge une peine de six ans de prison.

Les autorités doivent séparer les prisonniers en fonction du type et de la durée de leur peine

L’article 69 du règlement de l’organisation des prisons stipule que : « Tous les condamnés, lors de leur admission dans les prisons fortifiées ou les centres de réhabilitation, seront séparés. Cette séparation se fera en fonction du type et de la durée de leur peine, de leurs antécédents, de leur caractère, de leur moralité et de leur comportement, conformément aux décisions prises par le Conseil de classification des prisonniers. »

Mais les autorités placent délibérément les prisonniers politiques à côté des criminels, mettant ainsi leur vie en danger.

En juin 2018, le prisonnier politique Alireza Shirmohammadali meurt, au pénitencier du Grand Téhéran, après sa détention illégale dans un quartier avec des détenus condamnés pour des crimes violents.

Source : Iran HRM

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