Suite aux appels lancés par des organisations étudiantes et des militants, des étudiants de plusieurs villes du pays, dont Téhéran, Ispahan et Yazd, ont rejoint la vague de manifestations le mardi 30 décembre.
Les étudiants de l'Université de Téhéran, pointant du doigt le dispositif de sécurité déployé autour du campus, ont appelé les citoyens à se rassembler devant l'université afin qu'ils puissent rejoindre la population.
Lors de leurs rassemblements, les manifestants scandaient des slogans tels que « Mort au dictateur », « Ni Gaza ni le Liban, je sacrifie ma vie pour l'Iran », « Mort au principe du Velayat-e Faqih » et « Mort à ce coût de la vie exorbitant, nous irons jusqu'au renversement ».
À Kermanshah et dans la rue Jomhouri à Téhéran, les citoyens manifestants ont tenu bon face aux forces de répression et ont repoussé les oppresseurs.
Les étudiants de l'université de Yazd ont également scandé mardi soir 30 décembre : « Ni les menaces ni la prison n'ont plus aucun effet. »
Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent que les forces de sécurité ont tiré des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc sur des manifestants dans le bazar de Téhéran. Les forces spéciales ont arrêté au moins onze manifestants dans le quartier de Choush à Téhéran.
Des vidéos publiées sur les réseaux sociaux montrent que des manifestants se sont rassemblés dans les rues de Kermanshah, notamment autour du bazar traditionnel, et ont exprimé leur protestation contre la hausse des prix, les fluctuations du taux de change et les problèmes de subsistance.
La situation sécuritaire intérieure du régime iranien a atteint un point critique, les griefs économiques épars se conjuguant à une contestation politique plus large. Selon ce rapport, le contexte actuel de troubles urbains témoigne de la formation d'un lien entre la classe moyenne des bazars et des pans plus importants de la société insatisfaite. La persistance de cette situation pourrait déboucher sur un soulèvement général.

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