samedi 27 décembre 2025

La vague d'exécutions perpétrée par l'Iran fin décembre révèle un régime gouverné par la peur.


 Au moins 52 prisonniers ont été exécutés à travers l'Iran entre le 22 et le 26 décembre 2025, révélant l'ampleur et la coordination de la répression d'État.

L'exécution de prisonniers fin décembre 2025 a révélé une nouvelle dimension alarmante de la répression brutale du régime iranien. Entre le 22 et le 26 décembre, correspondant aux premiers jours de Dey 1404 du calendrier persan, au moins 52 prisonniers ont été exécutés dans les prisons du pays. Cette nouvelle vague s'inscrit dans une trajectoire meurtrière qui s'est intensifiée depuis le début de l'année, portant le nombre d'exécutions à des niveaux parmi les plus élevés enregistrés ces dernières décennies.

D'après un communiqué du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), le nombre total d'exécutions perpétrées depuis le début de l'année persane 1404 (mars 2025) a atteint 1 900. Ce chiffre représente plus du double du nombre enregistré l'année précédente. Rien qu'en novembre 2025, au moins 363 exécutions ont été recensées. Dès le mois de décembre, le rythme des exécutions s'est encore accéléré.

Le mercredi 24 décembre, au moins 24 prisonniers, dont une femme, ont été exécutés dans différentes prisons. Parmi eux figuraient Eskandar Bakhshoudeh, 32 ans, à Ispahan ; Ebrahim Alizadeh, 33 ans ; Yaqub Mansouri ; Mohammad Mehdi Adavi ; et Massoud Moradi, à la prison de Qezel Hesar.

À Shiraz, Ayoub Dehghani et un autre prisonnier, identifié comme Nazir, furent exécutés. Khodakaram Safapour fut mis à mort à Sabzevar, Noushad Kazemian à Malayer, et Amir Aziz ainsi que Zahra Khanzadeh à Mashhad. Un prisonnier du nom de Rastegari fut exécuté à Mahabad.

Les exécutions se sont poursuivies dans tout le pays. À Rasht, Mehdi Rajabali-Zadeh, 23 ans, Sohrab Majidi, 30 ans, et Mostafa Keyfari ont été exécutés. Nemat Khosravi et Yadollah Almasi ont été exécutés à Kashmar, Noureddin Panahi à Bushehr et Jahanshah Rashidian à Damghan. Deux prisonniers ont été exécutés à Chabahar, Mohammad Nourian à Shahrekord, Yarmohammad Saljouqi à Taybad et Behrouz Sheikhi à Behbahan.

Le mardi 23 décembre, au moins 17 prisonniers ont été exécutés. Afshin Tousi à Quchan, Milad Norouzi à Nowshahr et Jalal Taheri à Bukan figuraient parmi les victimes. Sepahr Moradi a été exécuté à Mahshahr et Houshang Amiri à Nishapur.

D'autres exécutions ont concerné deux prisonniers à Qaemshahr, Karim Yousefian à Khaf, Saman Barzegar à Birjand et Yazdan Jouzipour à Yazd. À Ilam, Shirzad Chamani et Qanbar Farhadi ont été exécutés. Safarali Sadeghi et Habib Amouri ont été exécutés à Ahvaz, Nejat Yari à Borazjan et Manouchehr Mahaki à Jiroft.

Lundi 22 décembre, au moins 11 prisonniers ont été exécutés. Outre les noms déjà annoncés, Mohammadreza Madadi, 30 ans, et Kazem Hamidi ont été exécutés à Gorgan. Un autre prisonnier, dont l'identité n'a pas été révélée, a également été mis à mort à Ispahan.

La vague d'exécutions s'est poursuivie le jeudi 25 décembre. Ce jour-là, Amin Safari a été exécuté à Bojnord, Majid Khani à Sari et Heshmat Beigi à Ferdows. Morad Karimi-Galeh et Nowruz Khalafi ont été pendus à Shushtar. L'identité des autres victimes exécutées ce jour-là n'a pas encore été formellement confirmée.

Des exécutions de cette ampleur révèlent une politique d'État fondée sur l'intimidation et la peur. Leur étendue géographique – de Mashhad à Ahvaz, de Rasht à Chabahar – démontre que cette répression ne se limite pas à une seule région. Les appareils judiciaire et sécuritaire iraniens agissent de manière coordonnée et implacable.

Les événements de fin décembre 2025 soulignent la dépendance systématique du régime aux exécutions comme moyen de survie. Ces meurtres ne sont pas une démonstration de force, mais un signe de peur de la part d'un régime qui a perdu toute légitimité. Un système qui fonde sa survie sur la potence n'offre aucune perspective d'avenir au-delà de son effondrement inéluctable face à la volonté du peuple iranien.

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