lundi 18 juillet 2022

Iran. 61 responsables ont été ajoutés à la liste noire du régime

 Dans un geste tout à fait ridicule, la théocratie au pouvoir en Iran a mis à jour sa liste noire des responsables américains qui ont soutenu l’Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran (OMPI). Il semble que ces personnalités et législateurs ne puissent pas passer leurs vacances en Iran, pays qui détient le record mondial de pendaisons par habitant !

Quelque 61 responsables ont été ajoutés à la liste noire du régime, dont l’ancien Secrétaire d’État américain Mike Pompeo, le sénateur démocrate Robert Menendez du New Jersey, son collègue républicain, le sénateur Ted Cruz du Texas et plusieurs membres de la Chambre des représentants des États-Unis, dont le chef de la minorité de la
Chambre, Kevin McCarthy. Certaines de ces personnalités ont réagi à cette désignation, notamment l’ambassadeur Nathan Sales, ancien ambassadeur itinérant du Bureau du contre-terrorisme du Département d’État. « Fier de rejoindre ce club illustre », a écrit l’ambassadeur Sales sur Twitter.

Ces sanctions, qui visent des dizaines d’Américains, permettent au régime de saisir tous les avoirs qu’ils détiennent en Iran. Mais comme les responsables américains cités n’ont rien en Iran, ces mesures « seront probablement symboliques », comme le décrit Reuters dans un rapport du 16 juillet.

L’Etat parrain du terrorisme dans le monde a imposé des sanctions à des responsables américains pour avoir soutenu l’OMPI, tandis que le diplomate-terroriste du régime, Assadollah Assadi, a été appréhendé en juillet 2018 pour avoir comploté de faire exploser le « Sommet mondial d’Iran Libre » de la Résistance iranienne à Paris. De nombreux hommes politiques et d’éminents législateurs américains figurant sur la liste noire ont pris part au rassemblement de 2018, et certains sont des plaignants dans l’affaire Assadi.

Les nouvelles sanctions de Téhéran sont dénuées de sens et constituent plutôt un geste grotesque pour sauver la face après avoir reçu plusieurs coups durs de la part de la Résistance iranienne. Ce geste pathétique intervient quelques jours après qu’un tribunal suédois a condamné à la prison à vie Hamid Noury, un responsable pénitentiaire qui a participé au massacre en 1988 de 30 000 prisonniers politiques, pour la plupart membres de l’OMPI.

De plus, alors que le régime avait bon espoir que son traité avec la Belgique pour l’échange de prisonniers pourrait aboutir à la libération d’Assadi, la mobilisation mondiale de la Résistance iranienne a empêché le gouvernement belge d’appliquer ce traité jusqu’à présent.

Dans une déclaration du 16 juillet, diffusée sur la télévision par satellite Simay-e Azadi de l’opposition iranienne, M. Massoud Radjavi, chef de la Résistance iranienne, a commenté la désignation terroriste par le régime de dizaines de législateurs américains bipartisans et de personnalités éminentes.

« Ces 61 personnalités faisaient partie des plaignants dans l’affaire de terrorisme en Belgique qui impliquait un terrorisme dirigé par le fascisme religieux au pouvoir en Iran. C’est une autre raison pour laquelle le gouvernement belge ne doit pas libérer le diplomate poseur de bombe et ses complices. Compte tenu de la désignation par le régime de personnalités américaines, libérer Assadi et ses complices est une violation flagrante du droit international, et en particulier de la résolution 1373 du Conseil de sécurité de l’ONU », a déclaré M. Radjavi.

Le régime des mollahs est confronté à une société volatile. Le 16 juillet, des retraités et des pensionnés ont organisé des manifestations dans tout l’Iran, appelant à la démission des dirigeants du régime, principalement du président Ebrahim Raïssi. Les manifestations se multiplient dans le pays en raison de l’augmentation des crises sociales et économiques résultant de la corruption, de la mauvaise gestion et de l’inaptitude du régime. En outre, de plus en plus de jeunes iraniens sont attirés par l’OMPI, et le nombre croissant d’activités des Unités de Résistance de l’OMPI à travers le pays a terrifié le régime.

D’autre part, après plusieurs cycles de négociations nucléaires futiles avec la théocratie au pouvoir en Iran au sujet de son programme nucléaire clandestin, il semble que les puissances occidentales perdent tout espoir de relancer l’accord nucléaire officiellement connu sous le nom de Plan d’action global conjoint (JCPOA). Par conséquent, le régime est confronté à la possibilité d’un isolement international accru.

Ces crises ont un impact considérable sur les membres du régime et démoralisent ses forces. Pour leur remonter le moral, Téhéran fait des gestes vides de sens, comme sanctionner des responsables américains ou prendre des otages étrangers, et poursuit son extorsion nucléaire pour obtenir davantage de concessions de la part de l’Occident.
Mais ces actions témoignent de la faiblesse du régime, et non de sa puissance. Comme l’a dit M. Radjavi, la communauté internationale doit répondre fermement au terrorisme rampant du régime et cesser de complaire avec les ayatollahs en Iran.

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