Selon l’annonce de la justice du régime iranien, les deux hommes ont été exécutés ce matin à la prison de Dastgerd, à Ispahan.
Amirhossein Maleki et Amirhossein Ebrahimi avaient été condamnés à mort avec dix autres jeunes dans une affaire connue sous le nom de « dossier de la place Alikhani » à Ispahan. Cette affaire avait été ouverte à la suite de la mort de quatre membres des forces spéciales chargées de réprimer les manifestants lors des protestations de décembre 2025.
La justice du régime iranien avait retenu contre eux les accusations de « guerre contre Dieu (moharebeh) par le recours aux armes », de « corruption sur terre (efsad fel-arz) » et d’« atteinte à la sécurité nationale ».
Avec l’exécution d’Amirhossein Maleki et d’Amirhossein Ebrahimi, le nombre de personnes exécutées dans le cadre de cette affaire s’élève désormais à neuf. Au total, douze personnes avaient été condamnées à mort dans ce dossier.
L’affaire dite de la « place Alikhani » avait été ouverte après les manifestations de décembre 2025. Les condamnations à mort prononcées contre les accusés avaient suscité de vives inquiétudes quant à la procédure judiciaire et au recours à la peine capitale contre des manifestants.
L’exécution de ces deux prisonniers constitue une nouvelle illustration des préoccupations persistantes concernant l’application de la peine de mort contre des manifestants et des prisonniers politiques en Iran, ainsi que de son utilisation comme instrument de peur et de répression.

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