Alors que de nombreuses familles sont confrontées à la crise économique, à l’inflation, à la pauvreté et aux difficultés de satisfaire les besoins essentiels de leurs enfants, et que de nombreux enfants restent privés de leur droit à l’éducation, la priorité du système scolaire devrait être de garantir des conditions d’apprentissage dignes, de soutenir les enfants défavorisés et d’améliorer la qualité de l’enseignement. Elle ne devrait certainement pas être d’organiser la participation des élèves à des rassemblements gouvernementaux.
Une question fondamentale se pose : pourquoi les établissements scolaires sont-ils mobilisés à des fins politiques et de propagande, au lieu de se concentrer sur la qualité de l’enseignement, le manque de moyens des écoles, les difficultés des familles et l’avenir éducatif des enfants ?
Aucun enfant ne devrait subir de pressions en raison des convictions de sa famille, de sa situation économique ou de son opposition aux politiques du pouvoir. Aucun élève ne devrait non plus être contraint de participer à un rassemblement qui ne correspond ni à ses convictions, ni à sa volonté, ni à celle de sa famille.
Il ne s’agit pas simplement d’une question éducative. C’est une question qui touche directement aux droits de l’enfant, à la liberté de pensée, au droit de choisir et à la dignité humaine.
Les principes de la Convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant établissent que l’intérêt supérieur de l’enfant doit être une considération primordiale dans toutes les décisions qui le concernent. Le droit à l’éducation, la liberté de pensée et la protection contre toute forme d’exploitation doivent également être garantis.
La responsabilité du pouvoir et des institutions éducatives est de protéger les enfants et de leur offrir les conditions nécessaires à leur développement. Elle n’est certainement pas d’utiliser leur présence et leurs émotions comme des instruments au service d’objectifs politiques.
L’avenir de l’Iran appartient à des enfants qui doivent grandir avec le savoir, la conscience, la liberté de pensée et la capacité de faire leurs propres choix. Aucun pouvoir politique n’a le droit de transformer leur enfance en instrument de propagande ou de démonstration de force.
L’école doit être un lieu de savoir et de connaissance, et non une plateforme de propagande politique. Les enfants d’Iran ont besoin d’éducation, de sécurité, de liberté et d’un avenir digne, pas de contraintes ni d’instrumentalisation politique.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire