lundi 25 juin 2018

#Iranprotests; Iran : Mahnaz Amouri reste en détention pour avoir aidé sa nièce


Mahnaz Amouri Selon des informations communiquées le 22 juin dernier, Mahnaz Amouri reste en détention pour avoir aidé sa nièce, Ma'edeh Shabani-Nejad, alors que les autorités judiciaires refusent de la libérer. Elle est détenue à la prison Sepidar d'Ahwaz, capitale de la province du sud-ouest du Khuzistan.
 Mahnaz Amouri, 36 ans, est mariée et mère d’un petit garçon de 8 ans et vit à Abadan. Elle partage la même affaire que sa nièce, Ma'edeh Shabani-Nejad. Elle a été arrêtée avec elle par les services du renseignement d'Abadan, le 25 janvier 2018.

 Abadan est la deuxième plus grande ville du Khouzistan où se trouve la plus grande raffinerie de pétrole du pays.
 Mahnaz Amouri reste en détention parce que les autorités judiciaires d'Ahwaz ont bloqué sa liberté car elle a donné refuge à sa nièce de 15 ans, Ma'edeh Shabani-Nejad.
 Elle a passé 15 jours sous interrogatoire et a subi des tortures psychologiques, ensuite, elle a été transférée au quartier des femmes de la prison Sepidar d'Ahwaz, où Mahnaz Amouri est enfermée et condamnée à payer une caution de 403 euros, juste pour avoir donné refuge à sa nièce.
 La vie de Mahnaz Amouri a été détruite à la suite de son arrestation et elle a fait une dépression nerveuse. Sa famille a rassemblé le montant de la caution et s’est rendue chez le contôleur du tribunal révolutionnaire pour obtenir sa libération, mais celui-ci a refusé de la remettre en liberté.
Mahnaz Amouri reste en détention dans une situation indéterminée depuis cinq mois.
 Ma'edeh Shabani-Nejad (Amouri) est née en 2003. Elle est étudiante en première année au collège de filles de Reyhaneh. Elle est une étudiante exemplaire à Abadan. Elle écrit des poèmes patriotiques et épiques en arabe et a été active sur les médias sociaux. Pour cette raison, elle a été arrêtée le 25 janvier 2018, avec un certain nombre de ses proches, y compris sa tante, et transférée à la prison de Sepidar. Ma'edeh Shabani-Nejad a été arrêtée et soumise à des interrogatoires, le 17 octobre 2017, avant d'être libérée sous caution.
 Source : CNRI, Comité des femmes

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