mardi 14 juillet 2026

Avertissement concernant l'exécution imminente du prisonnier politique Aref Khoshkar en Iran

 Suite au transfert du prisonnier politique Aref Khoshkar, condamné à mort, dans une cellule d'isolement de la prison de Ghezel Hesar à Karaj, les inquiétudes quant à son exécution imminente se sont accrues. Selon les informations recueillies, Khoshkar, actuellement détenu dans l'unité 3 de la prison de Ghezel Hesar, a été transféré dans une cellule d'isolement le 9 juillet. Des sources bien informées ont averti que son exécution pourrait avoir lieu dans les prochains jours.

Aref Khoshkar a été arrêté lors des manifestations nationales de 2022 et condamné à mort pour le meurtre d'un membre du Bassidj, la milice paramilitaire du régime iranien affiliée au Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI). Sa famille et ses proches ont exprimé leur profonde inquiétude quant à son sort et ont appelé les organisations internationales de défense des droits humains et l'opinion publique à se pencher d'urgence sur son cas.  129e semaine de la campagne « Mardi non aux exécutions » dans 58 prisons à travers l'Iran

L'arrestation d'Aref Khoshkar et la procédure judiciaire

D'après les informations disponibles, le samedi 8 octobre 2022 au soir, lors de manifestations publiques dans le quartier de Fallah à Téhéran, un membre de la milice Basij, affiliée aux Gardiens de la révolution, a été tué. Selon des articles de presse, Aref Khoshkar a été arrêté environ un mois plus tard, le 11 novembre 2022, et incarcéré à la mi-décembre 2022 pour meurtre avec préméditation.

Allégations d'aveux forcés sous la torture

D'après les informations recueillies, Aref Khoshkar a subi de graves pressions physiques et psychologiques durant sa détention et a été torturé afin de lui extorquer des aveux. Il a également été rapporté que des agents de sécurité ont arrêté son jeune frère et l'ont menacé d'agression sexuelle pour contraindre Khoshkar à endosser la responsabilité du meurtre d'un membre des forces de sécurité du régime.

Des sources proches du dossier ont souligné que les aveux attribués à Khoshkar ont été obtenus dans de telles conditions et sous une forte pression sécuritaire et qu'ils n'ont donc aucune valeur juridique.

D'après les informations publiées, Aref Khoshkar était représenté par un avocat commis d'office, et sa famille était constamment incitée à ne pas divulguer les détails de son affaire.

Des sources bien informées ont également indiqué que Khoshkar avait été condamné à mort sans avoir bénéficié d'une défense efficace, sans avoir pu choisir librement son avocat et sans procès public. Selon ces mêmes sources, il n'a même pas eu la possibilité de se défendre véritablement lors de la procédure judiciaire.

Inquiétudes croissantes suite à son transfert en isolement

Le transfert d'Aref Khoshkar à l'isolement à la prison de Ghezel Hesar a accru les craintes d'une exécution imminente. Dans les prisons iraniennes, le placement des condamnés à mort à l'isolement est généralement considéré comme l'une des dernières étapes avant l'exécution. Cependant, les autorités judiciaires et pénitentiaires n'ont encore publié aucune déclaration officielle concernant son statut.

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