Dans un rapport, une organisation de défense des droits humains a mis en garde contre une recrudescence des exécutions en Iran dans les mois à venir et a indiqué que les autorités du régime iranien avaient accéléré le processus d'exécution des prisonniers, notamment des militants politiques, suite au cessez-le-feu conclu avec les États-Unis et Israël. Selon ce rapport, au moins 101 Iraniens ont été exécutés pour le seul mois de juin.
Dans le même temps, l'agence de presse HRANA, un média iranien spécialisé dans les droits de l'homme, a rapporté que Kamal Khan-Babaei, arrêté lors des manifestations de janvier 2026 et détenu à la prison de Choobindar à Qazvin, a été condamné à mort par la première chambre du tribunal révolutionnaire de Qazvin pour « moharebeh » (« faire la guerre contre Dieu »).
Selon HRANA, l'une des accusations portées contre M. Khan-Babaei était celle d'avoir « cassé deux caméras de surveillance ».
Kamal Khan-Babaei a été arrêté le 15 janvier et a passé 10 jours dans un centre de détention géré par le ministère iranien du Renseignement, où il a été interrogé et battu dans le but de lui extorquer des aveux forcés.
Le Centre des droits de l'homme en Iran a également signalé que Mohammad Moayedi-Shakib, un prisonnier politique détenu à la prison d'Evin à Téhéran et souffrant de multiples problèmes de santé, notamment une maladie cardiaque, un trouble de la prostate et des problèmes de disques cervicaux et lombaires, a entamé une grève de la faim le dimanche 5 juillet pour protester contre le refus persistant de son transfert vers des établissements médicaux situés à l'extérieur de la prison.
Selon l'organisation de défense des droits humains, après avoir entamé sa grève de la faim, le prisonnier politique a été menacé par le directeur de la prison d'être transféré à l'hôpital psychiatrique Razi s'il poursuivait sa protestation.
Des organisations de défense des droits humains ont également exprimé leur vive inquiétude quant à l'état de santé critique et à la détérioration de l'état de santé de Rezvaneh Sadeghi, arrêtée lors des manifestations de janvier. Selon ces organisations, les plombs de fusil de chasse logés dans la tête de la prisonnière politique se sont déplacés au fil du temps ; l'un d'eux s'est notamment déplacé sous son œil, à proximité du nerf optique.
Le déplacement du projectile a provoqué une coagulation sanguine, un gonflement important s'étendant du coin de l'œil jusqu'au-dessus du sourcil, des douleurs persistantes et une perte de vision significative. Malgré les avertissements d'un gardien de prison, le personnel médical de la prison d'Evin aurait jugé son état normal et refuserait le transfert de Mme Sadeghi à l'hôpital.
Par ailleurs, dans un autre rapport, le Centre des droits de l'homme en Iran a indiqué que Rashed Emami, artiste originaire de Paveh et arrêté lors des manifestations de 2022, a été violemment interpellé lundi 6 juillet, en même temps que son épouse, Sheler Modirzadeh, par les forces du régime et emmené dans un lieu tenu secret. Aucune information fiable n'est actuellement disponible concernant les raisons de leur arrestation, les charges retenues contre eux, leur lieu de détention ou leur sort.

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