mercredi 22 juillet 2026

Les unités de résistance étendent leur soutien national aux « Mardis non aux exécutions » alors que le régime iranien intensifie les exécutions


De Téhéran à Tabriz, les Unités de Résistance ont lancé des actions de solidarité coordonnées avec les prisonniers en grève de la faim à Qezel Hesar, exigeant la fin des exécutions et justice pour les prisonniers politiques.

Alors que le régime iranien poursuit son escalade des exécutions, les unités de résistance à travers le pays ont lancé une nouvelle vague d'actions coordonnées en soutien à la campagne « Non aux mardis des exécutions » et à la grève de la faim en cours menée par les prisonniers de la prison de Qezel Hesar.

Cette initiative nationale témoigne d'une solidarité croissante envers plus de 1 500 condamnés à mort qui protestent contre le recours accru aux exécutions par le régime comme outil de répression. À travers des banderoles, des affiches, des hommages floraux, des actions photographiques et des messages publics, de jeunes militants ont porté la voix des manifestants emprisonnés dans les villes iraniennes, exigeant un arrêt immédiat des exécutions.  

Une campagne nationale contre les exécutions

Ces dernières actions se sont déroulées simultanément dans de nombreuses villes, démontrant l'influence croissante des Unités de Résistance malgré l'important appareil sécuritaire du régime.

Les participants ont rendu hommage aux personnes exécutées par le régime, exprimé leur solidarité avec les prisonniers en grève de la faim à Qezel Hesar et exhorté le public à soutenir le mouvement croissant contre la peine capitale.

Leurs activités allaient de la distribution de tracts de protestation et du déploiement de banderoles à l'organisation d'hommages floraux symboliques aux victimes des exécutions du régime.

Hommage aux figures de la Résistance tombées au combat

À Ispahan, les unités de la Résistance ont déposé des paniers de fleurs en hommage à Behrouz Ehsani et Mehdi Hassani, saluant leur sacrifice et soulignant que leur chemin vers la liberté continue d'inspirer les générations futures.

Les hommages ont déclaré que leur mémoire reste vivante et que leur combat se poursuivrait jusqu'à la victoire.

Ces actes symboliques reflétaient un effort plus large visant à préserver la mémoire des personnes exécutées tout en transformant le souvenir en une résistance renouvelée.

Messages de solidarité à travers l'Iran

Les unités de résistance ont organisé des actions coordonnées dans des villes comme Mashhad, Karaj, Shiraz, Téhéran, Chalous, Sowme'eh Sara, Eslamshahr, Kermanshah, Rasht, Tabriz et Ramsar.

Les slogans véhiculaient un message cohérent :

  • « Non aux exécutions. »
  • « Les prisonniers politiques doivent être libérés. »
  • « La justice ne peut être rendue par les exécutions. »
  • « Arrêtez les exécutions. »
  • « Soutenez la grève de la faim des prisonniers de Qezel Hesar. »
  • « Les exécutions de prisonniers révèlent la peur du régime face au soulèvement et au renversement. »

À Téhéran, des militants ont explicitement exprimé leur soutien aux prisonniers en grève de la faim, louant ceux qui, selon leurs propres termes, « se sont dressés contre l’oppression les mains vides ».

Plusieurs actions ont également condamné les exécutions d'Aref Khoshkar et de Mohammad Amini, les décrivant comme de nouveaux exemples du recours du régime à la peine capitale pour faire taire la dissidence.

La grève de la faim de Qezel Hesar suscite une résistance plus large

La grève de la faim en cours à la prison de Qezel Hesar est devenue un point de ralliement pour le militantisme anti-exécution dans tout l'Iran.

Les prisonniers participant à la grève ont protesté contre l'augmentation spectaculaire des exécutions perpétrées par le régime iranien, avertissant que la peine capitale était devenue l'un de ses principaux instruments d'intimidation de la société et de répression de l'opposition politique.

À l'extérieur des murs de la prison, les Unités de Résistance ont relayé ce message en exhortant les citoyens à devenir la voix des prisonniers condamnés à mort et en appelant à une plus grande attention internationale sur les violations des droits de l'homme commises par le régime.

La campagne a de plus en plus lié le sort des militants emprisonnés à la lutte plus large pour la liberté, arguant que la défense des condamnés à mort est indissociable de la défense des droits humains fondamentaux.

Résistance organisée face à une répression croissante

L'ampleur de ces actions coordonnées illustre à la fois la persistance de la résistance organisée et la dépendance croissante du régime à l'égard des exécutions pour maintenir son contrôle.

Loin de faire taire la dissidence, chaque nouvelle exécution a alimenté des manifestations de solidarité plus larges à travers le pays. Les unités de résistance ont réagi en maintenant une visibilité publique grâce à des actions décentralisées difficiles à réprimer totalement par les forces de sécurité.

Leurs activités soulignent également l'évolution du rôle de la campagne « Non aux exécutions le mardi », qui s'est étendue au-delà des murs des prisons pour devenir un mouvement national unissant prisonniers, familles, militants et unités de résistance autour d'une revendication commune : la fin des exécutions.

Un défi croissant pour le régime

Alors que le nombre d'exécutions ne cesse d'augmenter, le régime iranien recourt de plus en plus à la peur pour dissuader l'opposition publique. Pourtant, la participation croissante à la campagne « Non aux exécutions le mardi » laisse penser que cette stratégie produit l'effet inverse.

Des hommages floraux symboliques aux banderoles publiques en passant par des actions de protestation coordonnées, les Unités de Résistance démontrent que chaque exécution renforce la détermination du public au lieu de l'éteindre.

Leur message reste le même dans toutes les villes et provinces : la campagne contre les exécutions ne vise pas seulement à défendre les prisonniers individuellement, mais s'inscrit également dans une lutte plus large pour la justice, la dignité humaine et un avenir démocratique pour l'Iran.

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