Mardi 21 juillet, les prisonniers ont achevé neuf jours de grève de la faim et de sit-in continus. La situation est devenue encore plus critique après que plusieurs participants se sont cousu les lèvres et ont entamé une grève de la faim sèche, refusant à la fois de la nourriture et de l'eau pour protester contre ce qu'ils qualifient d'inaction du pouvoir judiciaire et de poursuite des exécutions par le régime.
Selon des informations provenant de l'intérieur de la prison, plusieurs détenus souffrent actuellement d'une chute dangereuse de leur tension artérielle, ce qui suscite des inquiétudes quant à leur santé alors que la protestation s'intensifie.
Des prisonniers avertissent que six détenus risquent une exécution imminente.
Dans un communiqué publié la veille, les prisonniers grévistes ont exprimé leur vive inquiétude quant au sort de six codétenus qui avaient déjà été transférés en isolement en vue de leur exécution.
S'adressant directement au peuple iranien, les prisonniers ont écrit :
« Dans ces circonstances critiques, ce n’est pas le moment de se taire, car la vie des enfants de cette patrie est en danger. Faites entendre nos voix. »
Ce message reflète les craintes croissantes que des exécutions puissent avoir lieu pendant la poursuite de la grève de la faim.
Des banderoles de protestation rejettent les exécutions
Dans le hall de la prison où se déroule le sit-in, les détenus ont déployé deux grandes banderoles portant des messages forts contre le recours à la peine capitale par le régime.
On peut lire :
« Le droit de la jeunesse iranienne n'est pas la prison et l'exécution. »
Le second déclare :
« Nous disons non aux exécutions – oui à la vie, à la justice et à la dignité humaine. »
Ces slogans font écho à l'opposition croissante à l'échelle nationale contre les exécutions, qui sont devenues l'un des principaux outils du régime pour réprimer la dissidence et intimider la société.
Les exécutions demeurent un instrument central de répression
La manifestation de masse à Qezel Hesar survient dans un contexte de recrudescence alarmante des exécutions à travers l'Iran. Les organisations de défense des droits humains ont maintes fois averti que le régime utilise la peine de mort non seulement comme châtiment pénal, mais aussi comme une arme politique pour réduire l'opposition au silence et instaurer un climat de terreur au sein de la société.
La participation de 1 500 condamnés à mort à une grève de la faim coordonnée représente l'une des plus importantes manifestations carcérales connues contre les exécutions ces dernières années et souligne la profondeur du désespoir des détenus confrontés à la menace constante d'exécution.
La décision de certains prisonniers de se coudre les lèvres et de refuser même l'eau illustre les mesures extrêmes auxquelles ils ont eu recours pour attirer l'attention sur leur sort.
Appels à une action internationale urgente
La Résistance iranienne a une nouvelle fois appelé les Nations Unies, les organisations internationales de défense des droits de l'homme et les gouvernements engagés dans la défense des droits de l'homme à condamner publiquement le recours croissant aux exécutions par le régime et à soutenir les prisonniers en grève.
Elle a également renouvelé sa demande d'envoi immédiat d'une mission internationale indépendante d'enquête pour visiter les prisons iraniennes et rencontrer directement les détenus, en particulier ceux condamnés à mort.
Alors que la grève de la faim entre dans son dixième jour et que la santé de nombreux participants continue de se détériorer, on craint de plus en plus que tout retard supplémentaire de la part de la communauté internationale n'ait des conséquences irréversibles pour les prisonniers dont la vie est en jeu.

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