lundi 20 juillet 2026

La députée italienne Naike Gruppioni : Les démocraties doivent se tenir aux côtés du peuple iranien

 Lors de l'ouverture de la conférence du Parlement italien sur l'Iran, la députée Naike Gruppioni a appelé les nations démocratiques à rejeter l'indifférence et à soutenir la lutte du peuple iranien pour la liberté et les droits de l'homme.

Lors de l'ouverture de la conférence internationale « Iran : Au-delà de la guerre – Les droits de l'homme et le pouvoir du peuple comme solution », qui s'est tenue au Parlement italien le 16 juillet, la députée italienne Naike Gruppioni a appelé les gouvernements démocratiques à placer la lutte du peuple iranien pour la liberté et les droits de l'homme au centre de l'attention internationale.

S'adressant aux parlementaires, aux diplomates, aux représentants de la société civile et aux membres de la communauté iranienne, Gruppioni a affirmé que la défense de la liberté n'est pas simplement un choix politique, mais une responsabilité morale et institutionnelle partagée par toutes les démocraties.

Une conférence axée sur la liberté et les droits de l'homme

Gruppioni a commencé son discours en remerciant le vice-président Fabio Rampelli d'avoir accueilli la conférence au Parlement italien et a transmis les salutations de Galeazzo Bignami, chef du groupe parlementaire Frères d'Italie à la Chambre des députés, qui n'a pas pu y assister.

Elle a déclaré que la conférence visait à attirer l'attention de la communauté internationale sur l'importance de protéger les droits de l'homme, la liberté et la dignité humaine en Iran.

Selon Gruppioni, les discussions sur l'avenir d'une nation impliquent des obligations qui dépassent le cadre politique.

« Chaque fois que ce Parlement débat du destin d’un peuple, il ne se contente pas d’accomplir un acte politique ; il affirme une responsabilité morale, civique et institutionnelle. »

Hommage à Maryam Rajavi

Gruppioni a chaleureusement accueilli Maryam Rajavi, présidente élue du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), soulignant que sa présence représentait bien plus que celle d'une dirigeante politique.

Elle a décrit Rajavi comme un symbole d'espoir pour des millions d'Iraniens qui aspirent à vivre dans un pays libre, démocratique et pacifique.

« Votre présence représente les espoirs de millions d’Iraniens et d’Iraniennes qui aspirent à vivre dans une nation libre, démocratique et pacifique. »

Elle a salué l'engagement de longue date de Rajavi en faveur de la démocratie, de l'État de droit, de la séparation de la religion et de l'État, de l'égalité des sexes et du respect des droits fondamentaux de la personne.

Gruppioni a également décrit le plan en dix points de Rajavi comme une vision politique crédible pour un Iran futur fondé sur le pluralisme, la démocratie et le respect de la dignité humaine.

Les droits de l'homme appartiennent à toutes les démocraties.

Évoquant la portée plus large de cette réunion, Gruppioni a remercié les parlementaires, les ambassadeurs, les diplomates, les universitaires et les représentants de la société civile présents.

Elle a souligné que la défense des droits de l'homme transcende les divisions politiques et doit être considérée comme une responsabilité partagée par les nations démocratiques.

Selon Gruppioni, la forte participation à la conférence a démontré que les préoccupations concernant l'Iran ne se limitent pas à un seul mouvement politique, mais trouvent un écho dans l'ensemble des institutions démocratiques.

« L’indifférence devient complicité »

L'un des thèmes centraux de son discours était le danger de rester silencieux face à l'oppression.

Gruppioni a averti que l'histoire a montré à maintes reprises comment l'indifférence face à l'injustice peut finalement la favoriser.

« Lorsqu’une femme risque sa vie pour la liberté, lorsqu’un jeune demande simplement à vivre sans peur, et lorsqu’un peuple revendique le droit de choisir son propre avenir, le silence n’est pas de la neutralité, c’est de la capitulation. »

Elle a fait valoir que le débat sur l'Iran reflète un principe universel plus large : chaque individu a le droit de vivre librement, d'exprimer ses idées sans crainte et de participer démocratiquement à la vie politique de son pays.

L'avenir appartient au peuple iranien

Au-delà de la crise actuelle, Gruppioni a déclaré que parler de « l'Iran du futur » n'est pas simplement une expression d'espoir, mais une reconnaissance du droit du peuple iranien à déterminer son propre destin.

Elle a déclaré qu'un tel avenir devrait reposer sur la participation démocratique, le pluralisme politique, l'égalité entre les femmes et les hommes, la liberté religieuse et le plein respect des droits fondamentaux.

Selon Gruppioni, l'objectif de la conférence n'était pas simplement d'analyser l'actualité, mais de réaffirmer le soutien international aux aspirations du peuple iranien à un changement démocratique.

Une responsabilité partagée par les démocraties

En conclusion de son discours, Gruppioni a exhorté les gouvernements démocratiques à passer de l'observation à un soutien actif en faveur des principes de liberté, de justice et de paix.

Elle a soutenu que la force des démocraties se mesure à leur volonté de se tenir aux côtés des peuples qui luttent pour la liberté plutôt que de détourner le regard de leur sort.

« La liberté, la démocratie, la dignité humaine et les droits de l’homme n’appartiennent pas à une seule nation, ils appartiennent à toute l’humanité. »

Ses remarques ont établi le message central de la conférence : l’avenir de l’Iran doit être façonné par son peuple, et la communauté internationale a une responsabilité à la fois morale et politique de soutenir sa quête de liberté, de démocratie et de droits fondamentaux.

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