lundi 20 juillet 2026

Huitième jour de grève de la faim pour 1 500 prisonniers à la prison de Ghezel Hesar

 La grève de la faim et le sit-in d'environ 1 500 prisonniers condamnés à mort dans l'unité 2 de la prison de Ghezel Hesar à Karaj sont entrés dans leur huitième jour lundi 20 juillet. Les prisonniers, protestant contre le maintien des peines de mort, ont appelé à la fin de ce qu'ils décrivent comme la « machine à exécuter » du régime iranien.

D'après les informations publiées, les prisonniers grévistes ont organisé un sit-in la semaine dernière, brandissant des pancartes où l'on pouvait lire notamment : « La prison et l'exécution ne sont pas les droits de la jeunesse iranienne ». Ils ont déclaré soutenir la campagne « Non aux exécutions le mardi » et ont souligné qu'ils poursuivraient leur mouvement de protestation jusqu'à ce que leurs revendications soient satisfaites.

La grève se poursuit, tandis que des informations font état de la privation de certains services essentiels pour les détenus et d'une détérioration de l'état de santé de plusieurs grévistes de la faim. Il semblerait également que l'administration pénitentiaire ait tenté d'empêcher la diffusion d'informations sur la protestation en restreignant les communications des détenus avec l'extérieur.

Alors que le sit-in entrait dans son huitième jour, des centaines de proches de condamnés à mort se sont rassemblés la veille devant la prison de Ghezel Hesar, réclamant l'arrêt des exécutions et la grâce des prisonniers. Scandant des slogans contre les exécutions, les manifestants ont exhorté les instances internationales et les organisations de défense des droits humains à intervenir pour empêcher l'application de ces peines capitales.

Selon les informations recueillies, les forces de sécurité et les gardiens de prison ont été déployés pour disperser les manifestants et ont tenté d'empêcher la poursuite du rassemblement, mais les familles ont persisté dans leur protestation malgré la pression des forces de sécurité.

Dans le même temps, le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) a, dans un communiqué, appelé les Nations Unies, les rapporteurs spéciaux des Nations Unies sur les droits de l'homme et d'autres organismes internationaux à soutenir les prisonniers grévistes et à prendre des mesures pour mettre fin à l'exécution des peines de mort et à dépêcher une mission internationale d'enquête dans les prisons iraniennes.

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