lundi 27 juillet 2026

La grève de la faim menée par 1 500 condamnés à mort à la prison de Ghezel Hesar entre dans son 15e jour

 La grève de la faim menée par environ 1 500 condamnés à mort de l'unité 2 de la prison de Ghezel Hesar est entrée dans son quinzième jour lundi. Des reportages et des vidéos diffusés depuis l'intérieur de la prison font état de la détérioration de l'état de santé de plusieurs grévistes, ainsi que de l'indifférence persistante des autorités judiciaires et pénitentiaires iraniennes face à leur santé et à leurs revendications.

Détérioration de l'état de santé et inaction persistante des responsables du régime iranien

La grève de la faim des prisonniers, entamée pour protester contre le maintien des condamnations à mort, se poursuit depuis plus de deux semaines. Selon les détenus, aucune mesure concrète n'a été prise à ce jour pour répondre à leurs revendications ni pour améliorer leur état de santé.

Dans l'une des vidéos diffusées depuis l'intérieur de l'unité 2 de la prison de Ghezel Hesar, un prisonnier déclare que malgré 15 jours de grève de la faim, aucun responsable du pouvoir judiciaire iranien ni aucun administrateur de la prison n'a visité le quartier pour évaluer l'état des grévistes.

Des sources bien informées ont également fait état d'une aggravation de l'état de santé de nombreux détenus. Faiblesse extrême, hypotension, perte de poids, fatigue, vertiges et diminution de la force physique figurent parmi les symptômes rapportés. Certains grévistes de la faim sont désormais largement incapables d'accomplir leurs activités quotidiennes en raison de la prolongation de la grève.

D'après ces sources, malgré la dégradation de l'état de santé des détenus, aucune équipe médicale indépendante n'a été dépêchée pour les examiner. L'administration pénitentiaire et l'infirmerie de la prison n'ont pas non plus pris de mesures efficaces pour améliorer la situation des grévistes de la faim. Ces derniers ont averti que la persistance de cette situation pourrait mettre gravement en danger la santé et la vie de nombre d'entre eux.

Grève de la faim en signe de protestation contre les exécutions ; inquiétudes exprimées par les familles et les organisations de défense des droits humains

La grève de la faim des détenus de la prison de Ghezel Hesar a débuté en signe de protestation contre le maintien des exécutions capitales et le transfert des condamnés à mort en isolement cellulaire. La protestation, initialement lancée dans l'unité 2, s'est ensuite étendue par des sit-in, la publication de messages de protestation, l'affichage du slogan « Non aux exécutions » et même la suture des lèvres de plusieurs détenus – un acte largement relayé par les médias et les militants des droits humains.

Des vidéos diffusées depuis l'intérieur de la prison montrent que les détenus persistent dans leur grève de la faim jusqu'à ce que leurs revendications soient satisfaites. Parallèlement, leurs familles et des organisations de défense des droits humains s'inquiètent de leur état de santé et préviennent que la poursuite de la grève sans accès à des soins médicaux adéquats pourrait avoir des conséquences irréversibles. Les détenus insistent également sur le fait que leur action vise à protester contre le maintien des condamnations à mort et à exiger un examen judiciaire équitable des cas des condamnés.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire