Nouveaux détails sur la fatwa de mort
Selon le *New York Times*, les procureurs ont indiqué qu’en mai 2022, Hadi Matar avait envoyé un message à un individu en Iran identifié comme « Kamyar ». D’après l’accusation, Matar écrivait qu’il connaissait l’endroit où se trouvait Rushdie mais qu’il s’interrogeait sur la manière de mener l’attaque.
Selon ces mêmes documents judiciaires, Matar a également demandé si la fatwa de mort visant Salman Rushdie était toujours en vigueur. Les procureurs affirment qu’après que l’individu lui a assuré que la fatwa était toujours d’actualité, Matar a décidé de passer à l’acte. Ces allégations ont été présentées au tribunal dans le cadre des éléments de preuve et des arguments juridiques de l’accusation, et le *New York Times* a fondé son rapport sur ces documents.
L’attaque contre Salman Rushdie
Le 12 août 2022, Salman Rushdie a été poignardé alors qu’il s’apprêtait à prendre la parole à la Chautauqua Institution, dans l’État de New York. Hadi Matar a fait irruption sur scène et a agressé l’écrivain, lui infligeant plusieurs coups de couteau.
Rushdie a été grièvement blessé lors de l’attaque. Il a perdu l’usage d’un œil et a subi de graves lésions nerveuses à l’une de ses mains. Le personnel de sécurité présent sur place a immédiatement maîtrisé l’agresseur, et des poursuites pénales ont été engagées par la suite.
Contexte de la fatwa de mort
Les origines de l’affaire remontent à 1989. À la suite de la publication des *Versets sataniques*, Rouhollah Khomeini, alors dirigeant du régime iranien, a émis une fatwa appelant au meurtre de Salman Rushdie ainsi que des éditeurs ayant sciemment diffusé l’ouvrage. Depuis lors, la fatwa appelant au meurtre est demeurée l’un des sujets les plus controversés dans les relations entre l’Iran et les pays occidentaux, attirant à maintes reprises l’attention internationale au fil des décennies.
Un récent article du *New York Times* a de nouveau braqué les projecteurs sur cette affaire. Les procureurs estiment que les échanges présumés entre Hadi Matar et un individu en Iran pourraient éclairer la préparation de l’attaque. Toutefois, ces allégations ont été présentées dans le cadre de la procédure judiciaire en cours ; il appartient au tribunal d’examiner les éléments de preuve et d’en évaluer la validité.
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