vendredi 13 février 2026

Écoles sous haute surveillance : les manifestations nationales suscitent un examen idéologique

 Suite aux manifestations nationales de janvier 2026, les écoles iraniennes seraient devenues des lieux de renforcement des mesures de sécurité et de surveillance idéologique. Les établissements scolaires accueillent de plus en plus souvent des personnes extérieures au personnel enseignant, chargées d'interroger les élèves et d'exercer des pressions sur eux concernant leurs opinions politiques et sociales.

D'après un rapport du Conseil de coordination des enseignants, établi à partir de témoignages d'enseignants, de parents et d'élèves de plusieurs provinces, des membres de la milice Bassidj, des agents de sécurité en civil et des prédicateurs religieux ont pénétré dans des établissements scolaires dans le cadre d'un plan apparemment centralisé et prémédité. Ces individus mèneraient des entretiens ciblés avec les élèves afin d'évaluer et de surveiller leurs convictions et leur éventuelle implication dans les récentes manifestations.

Ce projet de « filtrage idéologique » a exercé une pression psychologique considérable sur les élèves. Nombre d'entre eux se sentent, selon les témoignages, sous surveillance constante. Pour ceux qui ont subi des violences lors des manifestations, le climat qui règne dans les établissements scolaires a exacerbé les traumatismes existants, engendrant une détresse psychologique accrue.

Ces mesures, qui semblent systématiques et appliquées à l'échelle nationale, ont entraîné un désengagement croissant de la vie scolaire. Les élèves se sentent de plus en plus éloignés du milieu éducatif et perdent confiance dans les enseignants et le personnel administratif. Nombre d'entre eux ont le sentiment d'être passés du statut d'élèves à celui de « sujets de sécurité » au sein d'un appareil de contrôle étatique.

Mohammad Habibi, membre du Conseil de l'Association des enseignants, a annoncé que le nombre d'étudiants tués lors des manifestations nationales de janvier 2026 a atteint 200.

Le pouvoir en place sous Ali Khamenei, largement critiqué pour privilégier la préservation du régime avant tout, a effectivement sécurisé les écoles, à l'instar des universités, des hôpitaux et des bureaux gouvernementaux, les transformant en environnements contrôlés incompatibles avec les besoins développementaux, éducatifs et psychologiques des enfants.

Ces événements confirment l'illégitimité du régime au sein de la société iranienne. La communauté internationale, en reconnaissant la lutte du peuple iranien, et notamment la résistance de la jeunesse face à ce régime répressif, peut contribuer à endiguer et à mettre fin à ce climat d'intimidation et de contrôle.

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