mardi 10 février 2026

La campagne iranienne « Mardi non aux exécutions » en est à sa 107e semaine dans les prisons du pays.

 La campagne « Non aux exécutions le mardi » entame sa 107e semaine de grève. Les détenus participants ont publié cette semaine une déclaration dénonçant les conditions de détention et la situation des exécutions.

Les prisonniers politiques participant à cette campagne ont appelé leurs concitoyens iraniens, dans ces conditions, à faire entendre leur voix et à protester. Ils ont également souligné que, dans ce contexte difficile, ils aspirent à un Iran libre et égalitaire, exempt de violence et d'exécutions, où le droit à l'autodétermination soit exercé par le peuple.

Dans une autre partie de la déclaration « Mardis contre les exécutions », une forte augmentation des exécutions a été constatée durant le mois de Bahman (de fin janvier à mi-février). Parallèlement, des centaines d'autres prisonniers risquent d'être condamnés à mort ou de voir leur peine exécutée.

Texte intégral de la déclaration de campagne « Non aux exécutions le mardi »

Selon les rapports et les informations obtenus lors du soulèvement de janvier 2026, les agents répressifs du régime iranien, en plus de massacrer des milliers d'innocents, ont arrêté des dizaines de milliers de citoyens et de jeunes Iraniens, soumettant nombre d'entre eux à des pressions physiques et psychologiques pour leur extorquer des aveux forcés.

Selon ces mêmes rapports, dans le cadre de l'intensification du climat de répression et d'intimidation publique, le gouvernement, partisan de l'exécution, a arrêté un certain nombre d'avocats, de médecins et de membres du personnel médical, reflétant sa peur croissante du courageux soulèvement populaire du mois précédent de Dey (décembre-janvier).

Le régime despotique au pouvoir a exécuté plus de 207 personnes, dont deux femmes, au cours des trois dernières semaines (du 21 janvier à aujourd'hui). Outre les centaines de milliers de détenus non identifiés qui risquent la peine capitale, le prisonnier politique kurde Nasser Bakarzadeh a été condamné à mort pour la troisième fois ces derniers jours et court un risque sérieux d'exécution.

Ici, nous appelons le peuple courageux d'Iran à se faire la voix des détenus et des prisonniers politiques, et nous demandons aux familles des personnes détenues de protester contre l'oppression, l'injustice et les arrestations extrajudiciaires généralisées, et de soutenir leurs proches.

En effet ! Chers concitoyens, dans ces conditions, le silence n'est pas une option ; la seule voie vers le salut est de faire entendre sa voix et de protester. Dans ce contexte difficile, nous aspirons à un Iran libre et égalitaire, libéré de la violence et des exécutions, et où le droit à l'autodétermination est pleinement exercé par le peuple.

Les prisonniers politiques participant à la campagne « Mardis sans exécutions » sont en grève de la faim ce mardi 10 février, lors de la 107e semaine de la campagne, dans 56 prisons à travers le pays.

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