mardi 24 février 2026

Victoire de l'unité publique à Abdanan ; libération d'un enseignant détenu après des manifestations de grande ampleur

 Cette année à Abdanan, ville de la province d'Ilam, dans l'ouest de l'Iran, avant même que les cloches de l'école ne sonnent, la « première leçon » a été enseignée – non pas à partir de pages répétitives de manuels scolaires, mais dans la rue, soutenue par l'unité, l'honneur, la force et la persévérance collective.

Le samedi 21 février, un professeur réputé d'Abdanan a été arrêté sans mandat et transféré dans un lieu tenu secret. La nouvelle s'est répandue comme une traînée de poudre dans la ville, provoquant rapidement une vague de protestations. Dans un premier temps, les citoyens se sont rassemblés pacifiquement devant les institutions gouvernementales et sécuritaires du régime, exigeant sa libération, mais les agents de sécurité du régime iranien l'ont arrêté.

L'atmosphère dans la ville était tendue mais non divisée ; les gens étaient unis et déterminés, et ils n'ont pas reculé face aux promesses et aux menaces du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI).

Lors du rassemblement de protestation, les manifestants se sont dressés contre l'important dispositif de sécurité et, scandant « Mort à Khamenei » et « Mort au dictateur », ont exprimé leur colère face à la répression et aux arrestations.

Le lendemain, le 22 février, la nouvelle tomba : l’enseignant arrêté et enlevé avait été libéré. ​​Quelques heures plus tard, les rues d’Abdanan s’animèrent de célébrations publiques. La population se rassembla pour proclamer que cette victoire était le fruit de l’unité, de la persévérance et de la résistance collective.

Selon des sources locales, le procureur, revenant sur ses déclarations initiales, avait d'abord posé comme condition à la libération de l'enseignant emprisonné l'interdiction d'un accueil public. Cependant, les habitants d'Abdanan ont rejeté cette condition et, par leur forte présence, ont démontré que la liberté des enseignants est un droit fondamental de la société, et non une concession négociable.

Ce qui s'est passé à Abdanan n'était pas simplement l'arrestation et la libération d'un individu ; c'était une démonstration de la force de la société et le fruit de la résistance, de l'unité et de véritables liens sociaux. Une ville qui a triomphé grâce à la solidarité a prouvé que le véritable capital de toute société réside dans ses liens et sa persévérance face à toutes les formes de despotisme, de manipulation et de dictature.

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