La grande majorité des personnes arrêtées ou tuées sont des citoyens ordinaires, y compris des enfants, issus de toutes les provinces et de divers milieux ethniques et religieux, ainsi que des ressortissants afghans. Parmi eux figurent des avocats ayant cherché à représenter des manifestants, des professionnels de santé ayant soigné des blessés, des journalistes, des écrivains, des artistes et des défenseurs des droits humains. Ces dernières semaines, les bahaïs auraient également fait face à une recrudescence d’incitations à la haine et de détentions.
L’écart entre les chiffres officiels et les estimations issues de la société civile ne fait qu’approfondir l’angoisse des familles à la recherche de leurs proches. En l’absence de transparence, un récit dévastateur commence à se dessiner — avec l’émergence de rapports non vérifiés faisant état de sites d’inhumation et d’exécutions secrètes, tandis que des semaines de restrictions d’Internet continuent d’entraver toute vérification indépendante de la situation sur le terrain.
Lorsqu’un État refuse de rendre compte du sort de sa population, d’autres combleront ce vide — et l’image qui en ressortira définira cette période de l’histoire de l’Iran.
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