lundi 23 février 2026

Des manifestants détenus en Iran font face à de graves accusations contre la sécurité et risquent l'exécution.

 Suite à la répression sanglante des manifestations de janvier, les personnes détenues sont désormais accusées de graves atteintes à la sécurité et risquent la peine de mort. Mahmood Amiry-Moghaddam, directeur d'Iran Human Rights, une organisation de défense des droits humains basée à Oslo, a souligné, lors d'un entretien avec la Deutsche Welle, la chaîne de télévision internationale allemande, la nécessité de sensibiliser l'opinion publique.

La publication de rapports alarmants concernant l'attribution de charges liées à la sécurité à des manifestants détenus et la tenue de procès précipités – sans procédure régulière et sans accès à un avocat indépendant – a suscité de vives inquiétudes quant au sort des personnes détenues.

Amnesty International a annoncé vendredi 20 février 2026, dans un communiqué, qu'au moins 30 personnes en Iran sont passibles de la peine de mort en lien avec les manifestations de janvier 2026. Selon l'organisation de défense des droits humains, huit d'entre elles ont été condamnées à mort quelques semaines seulement après leur arrestation.

Depuis les manifestations nationales de 2022, le régime iranien s'efforce d'instaurer un climat de peur et d'intimidation au sein de la société contre toute dissidence politique, en recourant à de lourdes accusations de sécurité et en exécutant rapidement certaines peines.

L'importance de sensibiliser le public pour sauver la vie des détenus.

Le nombre de détenus est très élevé, et beaucoup d'entre eux sont détenus dans des centres de détention non officiels, ce qui met leur vie en danger.

À l'heure où le régime iranien, craignant une propagation accrue des manifestations, a mené une répression violente et sans précédent, suivie de l'arrestation de milliers de personnes, la sensibilisation du public peut contribuer à briser le climat de silence et de manque d'information entretenu par les autorités.

Autrement, l'ambiguïté et le manque d'information deviendront des outils entre les mains du régime iranien pour violer davantage les droits des détenus et intensifier la répression des opposants, sans encourir de conséquences immédiates sur l'opinion publique.

Le silence et l’interruption de la circulation de l’information augmentent la probabilité de traitements arbitraires, de sorte que, du point de vue des autorités judiciaires du régime iranien, les détenus puissent servir de « leçon » à la société.

C’est pourquoi de nombreux militants des droits de l’homme estiment que le signalement continu et la désignation des détenus et des personnes tuées constituent un moyen de neutraliser cet outil ; une action qui peut maintenir la question iranienne au centre de l’attention publique et ouvrir la voie à la traduction en justice de ceux qui ont ordonné et perpétré la répression sanglante du peuple.

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