mardi 24 février 2026

Les manifestations étudiantes en Iran entrent dans leur quatrième jour, signalant une escalade

 Une vague coordonnée de contestation populaire paralyse les principaux centres urbains iraniens. Les révoltes étudiantes entrent dans leur troisième jour consécutif, synchronisées avec des protestations urbaines localisés et une chute économique historique. Des couloirs des universités d’élite de Téhéran aux rues de la province d’Ilam, le peuple iranien a fait preuve d’une force de contestation sophistiquée.

La « machine de répression » du régime clérical est aujourd’hui confrontée à une crise multiforme où la rébellion universitaire, les grèves régionales et l’insolvabilité financière systémique ont fusionné en un mouvement unique pour un changement démocratique.

L’avant-garde universitaire a fondamentalement redéfini la lutte en rejetant explicitement toute forme d’autocratie. À l’Université de Téhéran, à l’Université Amir Kabir et à l’Université Sharif, des milliers d’étudiants ont adopté le cri de ralliement : « À bas le dictateur, à bas Khamenei ! »

Une autre clarification idéologique – visant à la fois le « wali al-faqih » (Guide suprême) actuel et les « figures politiques mortes » du passé – a été formalisée dans une déclaration commune des étudiants de l’Université de Téhéran, qui ont décrit le campus comme un « bastion impénétrable de la liberté ». À Mashhad, le soulèvement à l’Université Ferdowsi a vu des « jeunes rebelles » s’engager dans des affrontements physiques directs avec les paramilitaires Bassidj, scandant : « Nous n’avons pas donné de martyrs pour faire des compromis, pour glorifier le leader assassin ! »

À l’intérieur des campus, le régime a eu recours à des interdictions d’accès punitives et à des commissions disciplinaires pour tenter d’endiguer la contestation. Pourtant, les étudiants de l’Université Khajeh Nasir et de l’Université des Sciences et de la Recherche ont réagi en piétinant des portraits du Guide suprême et en scandant : « Khamenei l’assassin, ton fantasme est vain !» La persistance de ces protestations – malgré la présence d’« équipes de tournage » en civil et les agressions physiques perpétrées par les Bassidj – témoigne de l’incapacité du régime à maintenir l’ordre, même au sein de ses institutions les plus protégées.

Effondrement systémique et faillite des mollahs

La tempête politique est alimentée par une catastrophe économique sans précédent que les médias proches du pouvoir, tels que Sharq et Tose’e Irani, ne peuvent plus ignorer. La chute vertigineuse du rial iranien a fait chuter le salaire minimum mensuel à un niveau exorbitant de 66 dollars, contre 845 dollars à Oman voisin, réduisant drastiquement le pouvoir d’achat de la classe ouvrière. Des rapports du Conseil national de la santé indiquent que cette situation désastreuse a provoqué un exode massif de personnel qualifié, avec plus de 5 000 médecins ayant quitté le pays récemment. Les économistes avertissent que le régime compromet l’avenir de la nation en imprimant une monnaie sans contrepartie pour financer les importations de base, ce qui a fait grimper l’inflation à un niveau alarmant de 50 à 60 %.

Cette misère économique a dégénéré en affrontements urbains dans les provinces de l’ouest. À Ilam, la ville de Mormori s’est soulevée en soutien au soulèvement d’Abdanan, les manifestants ciblant spécifiquement la Garde prétorienne du régime et scandant « Mort aux Gardiens de la révolution » et « Mort à Khamenei ». Ces victoires régionales sont de plus en plus organisées ; les habitants d’Abdanan ont utilisé le slogan « Honorable » pour appeler à une plus large participation civile, parvenant à briser la glace et à contraindre les forces de sécurité à se replier dans plusieurs secteurs. Les médias du régime admettent eux-mêmes que l’université et la rue sont devenues les « derniers canaux de protestation », car toutes les voies institutionnelles de contestation sont paralysées.

Un front mondial pour une république démocratique

La lutte interne trouve un écho puissant sur la scène internationale, la diaspora iranienne et les organisations internationales de défense des droits humains exigeant la « reconnaissance du droit à la résistance ». À Washington D.C., des manifestants se sont rassemblés devant le Capitole, brandissant d’immenses banderoles à l’effigie des martyrs du « soulèvement de janvier 2026 », et appelant à une république « laïque et non nucléaire ». Les militants ont souligné que le peuple iranien en a « fini avec ce régime » et s’oriente désormais vers un avenir démocratique qui affranchit à la fois du « turban » clérical et du « joug » monarchique.

Retour sur le soulèvement de janvier

La coordination nationale actuelle est le prolongement direct du « soulèvement de janvier 2026 », qui a brisé l’aura d’invincibilité du régime. Le mouvement actuel tire son autorité morale du « sang de nos camarades tombés au combat », et des étudiants de l’Université de Téhéran organisent des commémorations en hommage à des martyrs comme Mohammad Reza Morad-Ali et d’autres.

En associant leurs slogans actuels – « Je jure par le sang de nos camarades, nous tiendrons jusqu’au bout » – aux batailles décisives de janvier, la résistance a assuré sa pérennité. Le « soulèvement populaire » demeure un conflit continu et croissant, et non une série d’événements isolés. Cette continuité, qui s’étend de la « jeunesse rebelle » locale à la diaspora internationale, signale la phase terminale de la dictature cléricale.

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