mardi 17 février 2026

La campagne des mardis contre les exécutions en Iran marque sa 108e semaine de grève de la faim dans 56 prisons

 À l'occasion du quarantième jour de commémoration des martyrs des manifestations nationales de janvier 2026, la campagne « Mardi sans exécutions » a publié un communiqué exprimant sa solidarité et son soutien indéfectibles au soulèvement du peuple iranien et aux familles des victimes. Dans ce communiqué, tout en exprimant sa sympathie aux familles qui, loin de se laisser abattre, ont décidé de poursuivre le combat jusqu'à la victoire, il a été souligné que les membres de la campagne incarcérés observent une grève de la faim ce jour-là, pour protester contre la vague d'exécutions et les lourdes peines prononcées contre les détenus.

Poursuite de la campagne « Mardis sans exécutions » pour sa cent huitième semaine dans 56 prisons différentes

En ce quarantième jour de commémoration des martyrs du soulèvement de janvier, et avec nos plus sincères condoléances aux familles et au courageux peuple qui, lors des cérémonies commémoratives du quarantième jour en l'honneur de leurs proches, honorent la mémoire de ces martyrs avec une détermination sans faille et, au lieu de se lamenter, ont résolu de poursuivre le combat jusqu'à la victoire, les membres de la campagne « Mardis contre les exécutions » déclarent également leur solidarité et leur soutien indéfectibles au soulèvement du peuple iranien et aux familles des victimes.

Les documents, vidéos et photos diffusés progressivement ces derniers jours, révélant des aspects du crime odieux de janvier perpétré par le régime oppressif, confirment la déclaration inquiétante de Khamenei : « Le Dieu d'aujourd'hui est le même que celui des années 1980. » Ce niveau de criminalité nous rappelle une fois de plus l'horreur et l'ampleur des crimes contre l'humanité et des exécutions extrajudiciaires commises dans les prisons entre 2000 et 2009 – des atrocités restées à l'abri des regards. Des crimes dont l'étendue reste encore à révéler.

Oui, des dizaines de milliers de personnes détenues lors des récentes manifestations subissent actuellement des pressions et des actes de torture, et des procédures sont en cours pour prononcer des condamnations à mort et de lourdes peines de prison à leur encontre. Nous appelons toutes les instances internationales à intervenir immédiatement pour sauver ces prisonniers. Par ailleurs, depuis le 21 janvier, plus de 300 prisonniers, dont trois femmes, ont été pendus.

Selon des informations publiées, Saleh Mohammadi, un lutteur de 18 ans arrêté lors des manifestations de janvier, risque la peine de mort à la prison de Qom et sa vie est en grave danger.

Les membres de la campagne « Mardis non aux exécutions » appellent le peuple iranien, et en particulier les familles des détenus, à ne pas rester silencieux, à diffuser les informations et les noms de leurs proches et à se faire leur porte-parole.

Les prisonniers politiques membres de la campagne « Mardis sans exécutions » sont en grève de la faim ce mardi 17 février, pour la 108e semaine de la campagne, dans 56 prisons différentes.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire