Suite à une nouvelle vague d'exécutions en Iran, le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) a annoncé qu'au moins 58 prisonniers avaient été exécutés dans diverses prisons du pays entre le samedi 14 février et le mardi 17 février 2026. Parmi les personnes exécutées figuraient deux femmes.
Selon ce communiqué, le rythme des exécutions s'est accéléré à un rythme sans précédent, des dizaines de prisonniers ayant perdu la vie rien que ces derniers jours.
Exécutions en quatre jours consécutifs
Le détail des informations recueillies est le suivant :
- Mardi 17 février 2026 : 12 exécutions
- Lundi 16 février 2026 : 15 exécutions
- Dimanche 15 février 2026 : 15 exécutions
- Samedi 14 février 2026 : 16 exécutions
Avant cette période de quatre jours, 34 prisonniers ont été exécutés les 9 et 10 février 2026, et 12 autres exécutions ont eu lieu le 12 février 2026.
Ces chiffres indiquent une augmentation brutale et concentrée de l'exécution des peines de mort sur une courte période.
Mort suspecte d'un jeune homme de 22 ans en détention
Le rapport souligne également le décès de Nima Jafari, un détenu de 22 ans, au centre de détention des services de renseignement de Bandar Abbas. Arrêté le 6 février 2026, son corps a été rendu à sa famille quelques jours plus tard.
Les autorités du régime ont affirmé que la cause du décès était un suicide. Cependant, les circonstances de sa mort soulèvent de sérieux doutes et questions, notamment au vu des antécédents documentés d'abus et du manque de transparence dans les centres de détention iraniens.
Chiffres d'exécution annuels alarmants
Les données relatives aux droits humains citées dans le rapport font état d'une augmentation dramatique des exécutions au cours de l'année iranienne en cours (1404, correspondant à mars 2025-mars 2026). Selon les chiffres publiés, le nombre total d'exécutions cette année s'élève à 2 555 cas à ce jour.
Au cours de l'année civile 2024, au moins 550 exécutions ont été enregistrées à ce jour.
Sous le régime du président Massoud Pezeshkian, 3 522 exécutions auraient été perpétrées.
Les statistiques mensuelles illustrent davantage l'ampleur de l'escalade :
- Azar (novembre-décembre 2025) : 375 exécutions
- Dey (décembre 2025 – janvier 2026), coïncidant avec des manifestations nationales : 375 exécutions
- Bahman (janvier-février 2026), jusqu'au 17 février : 321 exécutions
Le total cumulé pour ces trois mois seulement dépasse 1 100 exécutions.
Préoccupation internationale croissante
La forte augmentation des exécutions ces derniers mois a suscité de vives réactions de la part des organisations de défense des droits de l'homme et un examen renouvelé du recours à la peine capitale en Iran.
Les derniers chiffres ont une fois de plus placé la question de la peine de mort en Iran au centre de l'attention internationale, intensifiant les appels à la reddition de comptes, à la transparence et à un arrêt immédiat des exécutions.

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